On se retrouve parfois avec un titre dont on attend absolument rien, c’est un peu mon cas avec la sortie plus ou moins récente de WWE 12. Un véritable jeu de catch qui sent la sueur, le spectacle, la comédie et par moment le ridicule à plein nez. Je ne crierais pas trop vite à une infamie et je vais tenter par un odieux précédé qu’est-la critique plus ou moins subjective d’un joueur à l’encontre d’un produit, d’y trouver quelques raisons suffisantes à son existence. Une tache qui s’annonce particulièrement ardue mais pas impossible !
Quelques petits mots avant de partir à la quête au bon point, la dernière adaptation de ce « sport » -tant apprécié des bambins- que j’ai pu toucher de mes propres mains remonte à l’époque de la Nintendo 64. Un temps révolu je vous l’accorde, pourtant le plaisir éprouvé lors de nombreuses séances diminua l’appréhension de vivre des heures laborieuses dans un futur proche. Pour ne rien vous cacher, je n’ai toujours pas oublié les différents matchs à quatre, tous réunis autours de la télévision pour un seul et même objectif sortir vainqueur d’une lutte acharnée. Tout n’était pas définitivement joué d’avance avec l’arrivée de ce titre dans ma boite aux lettres.
Des hormones à foison !

Vous vous demandez certainement quel est ce fameux titre dont je fais allusion dans l’introduction, alors le voici : WCW vs. nWo: World Tour. Un nom compliqué et si vous êtes en train de faire quelques recherches, vous vous apercevrez rapidement que le principe reste le même qu’aujourd’hui. Défoncer une tonne de muscles saillants ou des jolies demoiselles à fortes poitrines dans un ring à l’aide de prises et de projections spectaculaires. Comme à l’époque, quel plaisir d’utiliser des ustensiles extérieurs tels que des chaises pour abréger les souffrances adverses et adoucir ses pulsions meurtrières.
Toutes les bon points d’antan en somme sauf que je me retrouve plus d’une dizaine d’année après avec de nombreux défauts autrefois pardonnables mais qui aujourd’hui agacent légèrement lors de chaque affrontement. L’animation globale manque de liant et la décomposition des mouvements en souffrent également. Alourdissant une jouabilité pas complètement mauvaise en soit avec différentes possibilités de choppes et de coups. Un malheur ajouté à une précision qui laisse à désirer quel que soit la manœuvre ou l’action que l’on souhaite effectuer, ne fait pas bon ménage. Il faut me voir en train d’essayer tant bien que mal à frapper dans la direction voulue, où d’envoyer mon adversaire dans le coin du ring. Pas toujours évident, souvent frustrant, l’action manque clairement de fluidité pour satisfaire pleinement !
Un contenu d’une richesse impressionnante !

Même après plusieurs heures, difficile d’outrepasser ces défauts contraignants notamment lorsqu’une multitude de bugs complète une liste qui commence à sentir le roussi. Pour confirmer mes propos, différentes vidéos circulent sur LINETERNETE et méritent le coup d’œil afin d’apercevoir la finition exécrable de ce dernier né et le manque de sérieux vis-à-vis du développement. Certes, proposer une expérience qui se rapproche des Shows Américains comme on peut en voir sur les chaines adéquates, rend l’expérience plus immersive mais ça ne suffit clairement pas à combler pleinement le joueur. Derrière l’aspect artificiel avec des entrées surprenantes, des feux d’artifices éblouissants et une modélisation pour la plupart des protagonistes réussites, on s'ennui bien trop rapidement.
Comme le dirait mon arriéré de grand-père-arrière-arrière, « Ce n’est pas ta tasse de thé, mon fils ». Je lui accorde facilement car je ne regarde jamais de telles comédies et je n’apprécie pas les hommes musclés qui se câlinent violemment. Même si vos critères correspondent à l’inverse des miens –tous les gouts sont dans la nature, les bons et les mauvais- vous ne trouverez peut-être pas votre bonheur. Pourtant certains éléments tels qu’un véritable mode carrière du nom d’univers, offre divers situations, évènements, affrontements liées à la fédération de catch. Une ribambelle d’options appréciables qui offrent une durée de vie hallucinante. Ce n’est pas tout on peut également suivre l’histoire de trois catcheurs différents dont un fictif à travers divers combats « scénarisés» qui s’étalent sur dix-huit mois.

Je me retrouve à suivre un scénario sans embranchements possibles, linéaire et finalement moins plaisant qu’attendu. Même avec l’apparition de confrontations dans les coulisses ou les vestiaires, on reste sur notre faim surtout que ces dernières souffrent d’une caméra capricieuse bien plus qu’entre les cordes. La richesse du titre contribue à s’intéresser un tantinet à ce volet si le concerné apprécie la discipline. A l’aide d’un nombre de mode de jeu ahurissant donc mais également d’un casting amplement suffisant avec pas moins d’une soixante-dizaine de personnages jouables dont quatorze demoiselles en rognes, le choix se révèle gargantuesque. Si avec tout cela, vous n’êtes pas suffisamment comblé un éditeur permet de créer des entrées, des combattants, des rings… De quoi faire durant les douze prochains mois ? Je ne vous le fais pas dire.
L’heure du bilan arrive et avec lui un sérieux gout non pas de déception mais d’anticipation. Je ne m’attendais certainement pas à la révélation de l’année, ni encore de la génération. Je pense sincèrement que les amateurs de cette activité ne trouveront pas automatiquement chaussure à leurs pieds tant le titre regorge d’écueils difficiles à oublier. Le contenu comblera les aficionados s’ils parviennent à réellement outrepasser des défauts liés au gameplay. Ce que je n’ai visiblement pas pu faire malgré les efforts consentis ! Tristesse…