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White Knight Chronicles : Origins

Console : Playstation Portable
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : Sony Computer Entertainment
Date de sortie : 8 Juin 2010
Multijoueurs : oui
Public : 12 ans et +

Note des membres
3 votes (1.33 / 5)
Posté le Mardi 12 Juillet 2011 par itokiry
Après un épisode quelque peu décevant sur Playstation 3, on aurait pu croire que la licence White Knight Chronicles se serait éteinte pour de bon, laissant place à d’autres plus convaincantes. Pourtant, en juin nous remettions le couvert pour deux opus, l’un sur la console de salon de Sony, suite du premier, et l’autre sur sa machine portable, présentée comme une préquelle. Sobrement nommé White Knight Chronicles Origins, ce dernier n’est plus développé par Level 5, mais par la firme l’accueillant sur son support. Bonne ou mauvaise nouvelle ? On vous dit tout dans notre test.


De White Knight à mercenaire


Dans le premier opus, il était question d’un certain chevalier blanc, sorte d’armure géante en laquelle nous pouvions nous transformer pour terrasser du gros méchant qui sent mauvais. On aurait pu penser qu’il en serait de même ici, mais c’était sans compter sur les choix douteux que peuvent effectuer Sony et son équipe de développement. Donc au lieu de cela, nous incarnons les ennemis de ces fameuses armures géantes, mais dix mille ans dans le passé. Mais pas des ennemis classieux au ton de la voix suave et aux habits gothiques brodés… Non, non… Dans White Knight Chronicles Origins, nous dirigeons une équipe de mercenaires miteux à la réputation incertaine et au charisme inexistant, vivant dans un train (normal quoi !). De quoi réjouir tous les fans du premier épisode qui ne souhaitaient qu’une chose : revêtir une fois encore la White Knight pour procéder à des combats jouissifs et grandioses, comparables à ceux d’un certain Monster Hunter, avec l’aspect RPG enjolivant le tout ! Enfin, on se doute bien que Sony n’est pas assez téméraire pour ne pas remplacer cette fonctionnalité. A la place donc, nous pouvons nous habiller d’une armure simple et à taille humaine, augmentant quelque peu notre force et nos aptitudes… Décevant quoi !

Mais la déception ne s’arrête pas là, puisque, comme indiqué plus haut, nous ne dirigeons plus des personnages de la faction représentant le bien dans le premier opus. A la place, nous devons vivre dans la peau d’une bande de mercenaires qui manque cruellement de crédibilité, et fait un peu bizounours sur les bords, à cause de l’accoutrement idiot et bariolé de ses membres. Du coup, on se retrouve avec un scénario qui n’a plus grand-chose à voir avec l’original, ce qui aurait pu passer si cela avait été bien fait. Mais vous vous doutez bien qu’il a fallu que ça soit loupé, nous contraignant à suivre une trame lente et diablement inintéressante, aux protagonistes dénués de charme et de charisme. Et comme Level 5 ne s’occupe plus du projet, Sony s’est senti obligé de changer le déroulement de l’aventure, pour nous proposer quelque chose de similaire à Monster Hunter, pour ne citer que lui. Ce qui veut dire que nous allons devoir sans cesse revenir au train dans lequel nous sommes sensés vivre, pour choisir une nouvelle mission et partir l’effectuer. C’est là que ça se complique ! Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que l’histoire n’avance qu’avec de très rares missions scénarisées, et lorsque l’on lance l’une d’entre elles, les révélations qui nous y sont faites sont clairement décevantes et ne font pas bouger grand-chose.


Du gameplay plat


Sur Playstation 3 nous avions droit à une prise en main classique et manquant quelque peu d’ergonomie, mais se laissant dompter par les mains moites des gamers que nous sommes sans le moindre problème. Ici, la donne à un peu changée (est-ce parce que Level 5 ne s’occupe plus du projet ?). On a quelque chose se rapprochant pas mal du gameplay original, mais dans le fond, celui-ci est moins jouissif et plus complexe. Il y a bien un tutorial qui nous explique tout en détail au fur et à mesure que l’histoire avance, mais il est bien trop conventionnel, et au final barbant. On a guère envie de le lire, et on peut même finir par passer vite fait les pages d’explications qu’il nous sert froidement, espérant vaguement pouvoir suivre sans. Sauf que ce sera difficile, puisque les trop nombreux éléments dont il faudra se soucier pour voir le bout de ce White Knight Chronicles puniront toute attitude désinvolte. Parmi eux, les deux jauges hyper importantes sur lesquelles il faut continuellement garder un œil, sous peine de se voir incapable de combattre ou de gagner une bataille, j’ai nommé la jauge de magie et celle de PA. La première vous permettra, une fois remplie, de vous transformer en chevalier en armure (mais à taille humaine, rappelons le), ce qui s’avère bien utile contre les ennemis un peu trop puissants, bien que beaucoup moins jouissif qu’auparavant. La seconde est, tout naturellement, celle qui vous limite dans vos attaques, pour que vous ne puissiez pas dessouder un ennemi en utilisant des coups surpuissants à tour de bras.

Enfin globalement, si l’on écoute (ou plutôt, si l’on lis) attentivement ce que ce tutorial a à nous dire, on ne se perd pas trop dans les commandes, et ce surtout parce que le tout est classique, trop d’ailleurs. A tel point que l’on en vient à se demander quelles sont les nouveautés de cet épisode, mis à part un cadre, une époque et des personnages différents. Parmi les choses qui ont changées, on pourra noter un outil bien pratique, permettant de voir apparaître un cercle de couleur orange/rouge autour de notre personnage lorsque celui-ci est la cible d’une attaque qu’il aurait plutôt intérêt à éviter. Et comme on ne peut toujours pas faire de roulade sur le côté pour que ces coups spéciaux nous manquent, il faudra compter sur la plus grosse et la plus fonctionnelle des innovations : la parade. Oui, il sera enfin possible de parer les coups de nos assaillants, afin de voir les dégâts de ceux-ci descendre en flèche. C’est d’ailleurs un véritable soulagement que de découvrir cela, tant nos protagonistes semblent chétifs sans l’utilisation de l’ancien et non moins regretté White Knight.


Loin de la HD


Jusqu’à preuve du contraire, la Playstation Portable ne possède pas la même puissance que la Playstation 3, ce qui la limite considérablement quand à ce genre d’adaptations. Car après un épisode sur console de salon plutôt joli et affichant des environnements ouverts et détaillés en HD, on peut avoir du mal à s’adapter à une réalisation portable pas impressionnante pour un sous. D’autant plus que même pour de la PSP, ce White Knight Chronicles est laid, tant artistiquement que techniquement. Tout d’abord, on n’aura aucun mal à remarquer que les personnages, amis comme ennemis, n’ont aucun charisme, et semblent vides dès le premier regard. Leur allure infantile contraste grandement avec leurs intentions se voulant matures et violentes, et rien que pour cela cet opus déçoit sur le plan visuel. A côté de cela, rien de bien grandiose, puisque l’on a seulement droit à des textures pauvres et des animations basiques. Le tout n’est d’ailleurs pas aidé par des environnements vides et très restreints, coupés par de longs temps de chargement dont seule la Playstation Portable a le secret. S’ajoute à ceci des effets visuels navrants puisque dépassés sur le plan technique, et un bestiaire trop peu fourni et, dans l’ensemble, raté.

Heureusement, l’ambiance musicale, elle, a reçu une attention toute particulière, bien que très inspirée. On retrouve des sonorités provenant de toutes part, mais surtout de jeux comme Monster Hunter (décidément, il devient une habitude de le citer dans ce test), Valhalla Knights ou encore Final Fantasy. Bien que plutôt répétitifs, les morceaux passent bien, s’insérant sans peine dans le jeu, surtout grâce à une diversité appréciable des sonorités. Mais tout dans cette bande son ne pouvait être parfait, et il a fallu que Sony comète une bourde de plus (une de plus ou de moins, on ne voit plus la différence !) en n’offrant aux dialogues aucun doublages. Ce qui fait qu’en plus d’être ennuyeux de naïveté et d’inutilité, ces derniers ne sont aucunement vivants.


Du online sur PSP


L'intérêt de cet opus semblait bien être le multijoueur, puisque, à l'instar d'un Phantasy Star Online, il devait permettre de faire les missions à plusieurs. Effectivement, c'est bien le cas, mais cela n'apporte pas grand chose à l'aventure. Car que l'on joue avec des PNJ ou de vrais joueurs, les problèmes de gameplay sont là, et rien ne change. Alors certes, le multi est un poil plus pêchu, et il constitue un attrait supplémentaire au titre qui en manque cruellement, mais sa construction trop classique dégoûte presque plus qu'autre chose. Au moins, grâce à lui, on peut se donner bonne conscience en se disant que l'on est pas asocial puisque l'on joue avec d'autres personnes... Mais bon, ça fait léger comme consolation...

VERDICT

Avantages

- Une bande sonore agréable et éclectique
- Une bonne durée de vie
- Un gros contenu
- Un mode Online plutôt complet...

Inconvénients

- ... Mais trop classique
- Une histoire sans queue ni tête et inintéressante
- Des personnages non crédibles
- Changement de camp
- On ne joue plus le chevalier blanc
- Une réalisation décevante
- Un gameplay trop classique et complexe
- Un bestiaire sommaire

Graphismes
2,5 étoiles
5.0 / 10
Le titre affiche des textures pauvres et des environnements vides et petits, ce qui contraste grandement avec ce que l’on pouvait voir dans le premier épisode sur PS3. Les animations ne sont pas non plus ce qu’il y a de plus abouti sur la machine. Pour finir, le soft est loupé sur le plan artistique, proposant un mixe de couleurs et de styles plutôt désagréable.
Jouabilité
2,5 étoiles
5.0 / 10
Une difficulté assez élevée et une prise en main longue à venir viennent ternir la jouabilité d’origine déjà loin de la perfection. De plus, l’ensemble est trop classique.
Durée de vie
3,5 étoiles
6.5 / 10
Si vous avez suffisamment de courage pour daigner aller au bout de l’aventure, il vous faudra une quinzaine d’heures en ligne droite, et dix de plus si vous vous attardez sur les missions non scénarisées. C’est honnête, même si les temps de chargement y sont pour beaucoup.
Bande Son
3,5 étoiles
7.0 / 10
Bien que dénué de doublages, White Knight Chronicles Origins convainc à l’aide de thèmes musicaux inspirés et de bruitages moyens.
Scénario
1,5 étoiles
2.5 / 10
L’histoire du premier épisode n’était déjà pas des plus intéressantes, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que cet opus bat des records.
Note Globale
2 étoiles
4.0 / 10
Si le premier épisode sur Playstation 3 était quelque peu décevant à plus d’un titre, on peut dire qu’avec cet opus, Sony a bien envie d’enterrer pour de bon la saga. Entre un gameplay complexe, une réalisation banale au possible et un scénario pas intéressant pour un sous, et surtout n’apprenant pas grand-chose à ceux attendant de grandes révélations sur l’univers de White Knight Chronicles, le soft peine à nous garder éveillé devant l’écran de notre PSP. De plus, même si on en a l’habitude sur le support, les temps de chargement sont longuets et ne font attendre que de minuscules parcelles de terrain vides et laides. Bref, si l’on avait pas été convaincu auparavant par la saga, on ne le sera pas grâce à ce nouvel opus. Cela provient-il du fait que les développeurs ne soient pas ceux qui se sont occupés du premier ? Peut-être, mais toujours est-il que ce White Knight Chronicles : Origins ne parvient pas à égaler les meilleurs RPG de la console et tombe vite dans l'oubli une fois cette dernière éteinte. Mauvaise pioche donc...
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