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Warhammer 40000 : Dawn Of War 2

Console : PC
Éditeur : THQ
Développeur : Relic Entertainment
Date de sortie : 20 février 2009
Multijoueurs : oui
Public : 16 ans et +

Note des membres
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Posté le Lundi 02 Mars 2009 par philyra
Dans le domaine des STR (jeux de stratégie en temps réel) Dawn of War premier du nom est devenu une référence incontournable du genre. La licence issue du célèbre jeu de plateau Warhammer 40 000 s’engage aujourd’hui dans un nouveau tournant car les développeurs ont décidé de miser sur la variété des gameplay. À un point tel d’ailleurs qu’on se retrouve presque avec deux jeux en un. L’intérêt est donc redoublé et ce test compte bien vous décrire toutes les qualités, et les défauts s’il en est, de ce titre qui a été très attendu.

Une épopée aux côtés des Space Marines

Loin d’être une jeune recrue issue de la lie des Spaces Marines, vous commencez la campagne en la personne d’un commandant. Constituant un corps d’élite, celui-ci se retrouve en charge de protéger des planètes de recrutement stratégiques pour le Chapitre. Le scénario est habilement construit autour de cette faction, ce qui occulte l’idée d’incarner une autre armée. Après votre période d’initiation au jeu, vous vous lancerez plus avant dans une aventure à part entière dans laquelle on est en droit d’espérer d’intéressantes révélations sur les Marines, mais on saura tenir notre langue soyez rassurés. Pour résumer, vos ennemis héréditaires, les Orks, se révèleront au fil de l’histoire des adversaires secondaires par rapport aux Eldars, eux-mêmes lancés dans une guerre pour se protéger des Tyranides. Ces derniers arrivent en masse dans ce second épisode et représente un véritable fléau en mal de nourriture.
À partir de la carte du monde tel qu’on la voit à bord du vaisseau Space Marines nommé Armaggedon, plusieurs missions s’offrent à vous, obligatoires ou facultatives. Les objectifs se construisent souvent selon un nombre de plans similaires (destruction d’un boss, protection d’un point stratégique…), mais ce qu’il faut surtout savoir c’est que la force brute ne vous sera d’aucun secours. L’aspect stratégique prend toute son ampleur dans cette partie du jeu car vous serez la majorité du temps plus efficace si vous établissez un angle d’attaque avant de foncer tête baissée dans l’action. Chaque temps de chargement avant une mission est alors l’occasion de vous dévoiler une astuce ou de vous présenter un aspect du jeu, personnage ou autre.

Votre groupe repose sur des chefs de guerre, outre votre commandant, aux pouvoirs bien définis… Aucune construction de baraquements n’est prévue, vous atterrissez sur le terrain avec vos troupes et vous devez faire avec jusqu’au bout du chemin. Seul quelques bornes de télécommunication vous procureront un apport de renfort mais jamais en excès du nombre d’unités de départ. Pour limiter les pertes vous pouvez parfaitement utiliser le décor à votre profit, en vous protégeant derrière des barricades ou en investissant un bâtiment. Il faut juste apprendre à se méfier des grenades car tout l’environnement est destructible. 54 missions vous attendent sur plusieurs planètes différentes, ce qui augure de plus d’une vingtaine d’heures de durée de vie. Cependant il faut noter que les parties ne s’éternisent jamais au-delà de trente minutes, voire moins pour la majorité. Pour ce qui est de varier les décors, les développeurs ont intelligemment utilisé les éléments naturels pour renouveler des terrains qu’on aurait pu juger peu variés. Ainsi vous aurez droit à une jungle ensoleillée et luxuriante pendant une mission, et puis après celle-ci pourra devenir totalement humide au point que de la brume se sera formée sur le sol, ou que de la pluie vienne troubler votre écran.

4 modes de difficulté sont disponibles (Recrue, Sergent, Capitaine et Primarque) et dans l’ensemble on soulignera la grande accessibilité du jeu. En effet, l’interface est claire et précise, et l’écran de jeu n’est brouillé d’aucune information inutile. La carte est détaillée en bas à gauche de votre écran, et les héros que vous dirigez dans la lignée à droite avec leurs pouvoirs et objets à disposition. Sur le côté droit on retrouve les avatars de chaque commandant pour une meilleure visibilité de leur état de santé, tandis qu’en haut à gauche s’activera parfois une fenêtre où un personnage entamera le dialogue par vidéo. Le système global fonctionne selon un décompte de jours ainsi qu’avec un pourcentage d’infestation Tyranides. Les Eldars et les Orks viendront aussi vous provoquer sur les champs de bataille et vous serez forcé de naviguer entre les planètes pour remettre de l’ordre au fil des missions.

Affrontements en puissance pour le multi

La campagne peut se jouer intégralement en coopération pour peu qu’on invite un ami à nous rejoindre sur notre profil par l’intermédiaire du service Games for Windows – LIVE (dont je vous invite à lire le dossier pour plus de précisions). Une fois que celui-ci a accepté de vous rejoindre on peut alors commencer une campagne. L’hôte doit choisir sa sauvegarde ou en créer une, puis il doit la ncer la mission qu’il souhaite jouer avec son compagnon de fortune. La répartition est simple, en mode Histoire, vous pouvez au envoyer maximum 4 chefs d’escouade sur le terrain (il arrive que vous finissiez à 5 pour des raisons scénaristique) donc en coopératif vous vous les partagez. Par exemple, l’un peut diriger les personnages avec la force brute tandis que l’autre les personnages un peu plus tactiques. Autrement tout fonctionne de même qu’en solo, sans difficulté supplémentaire mais avec un besoin évident de coordination entre les membres de l’équipe pour espérer arracher la victoire des mains de l’ennemi. Ce dernier possède d’ailleurs une IA tout à fait convenable selon le mode choisi, même cela n’ira pas jusqu’à surprendre un vieux baroudeur de l’espace.

Les parties multijoueurs sont accessibles en public, en privé ou un réseau. Les factions, au nombre de quatre, se révèlent un peu trop limitées quand on y réfléchit bien et les cartes, limitées elles aussi, proposent des combats 1vs1 ou 3vs3. De la deuxième option résulte souvent un certain chaos sur le terrain pour peu que toutes les places soient prises par des joueurs, ce qui rend l’ensemble nerveux et fun dans la pratique. En début de partie vous devez faire le choix entre trois héros. Ce dernier constituera un des piliers de votre armée. Car en effet, de ce côté du jeu vous disposez d’un quartier général capable de générer des troupes en contrepartie de ressources et d’énergie. Et même s’il n’est pas question de gérer vos apports, vous devrez en disposer avec ingéniosité pour espérer créer une armée digne de ce nom.
Deux objectifs s’offrent alors à vous pour remporter la victoire. Il y a le principe d’anéantissement ou le contrôle des points de victoire. Dans le premier cas c’est détruire la ou les armée(s) adverse(s) qui compte, pour le deuxième c’est s’approprier des points stratégiques qui compte. Ces points stratégiques sont des sortes de tours, au nombre de trois sur le terrain, et il vous faudra en posséder deux au minimum pour faire baisser les 500 points de votre ennemi pour que ceux-ci atteignent le zéro, synonyme de défaite cuisante.

Pour en revenir aux ressources, même si vous n’avez pas à vous occuper de les engranger le rythme des apports sera proportionnel au nombre de points d’énergie ou de rendements dont vous disposez sur la carte. Pour espérer créer des troupes en suffisance, améliorer votre QG et donner des pouvoirs à vos unités et à votre héros il vous faudra prendre en considération ces points stratégiques auxiliaires aux points de victoires. Petite faiblesse de gameplay qu’il faut noter d’ailleurs à propos de la création de troupes, impossible de placer un point de ralliement sur une unité, le héros notamment. Rien de très frustrant cependant, on s’y fait vite, et une fois les parties remportées ou perdues, on se soucie plus de son scores que de son drapeau. Des scores qui peuvent s’afficher ensuite sur l’historique des parties comme points de classements si vous étiez en train d’effectuer une recherche par zone de jeu (partie multijoueur personnalisée).

De la figurine au grand écran

Au sujet des cinématiques et de la bande-son qui va avec, on peut dire que les développeurs ont fait un travail superbe. La mise en scène est impeccable et l’ambiance s’instaure très rapidement grâce à des séquences parfois courtes mais très rythmées. Les voix des dialogues donnent également une véritable présence aux personnages qui s’animent sur notre écran, il faut dire que les célèbres figurines ont gagné en charisme.
Le jeu leur fait d’ailleurs un vibrant hommage dans l’onglet multijoueur, avec la section création d’armée qui va retenir notre attention ici. Il en effet possible d’améliorer une armée avec des couleurs personnalisées. Voilà qui fera pleurer de joie les inconditionnels des peintures estampillées Citadel, mais que les initiés se rassurent, le rendu des couches sera instantané. De manière générale cela fonctionne en deux zones dont on choisi les tons en accord avec les types de couleurs issus de la branche Games Workshop. Un Space Marine peut par exemple être coloré jaune d’un côté et noir de l’autre, avec l’ajout d’emblème ou non parmi une sélection. Cela aura pour effet de changer l’aspect de vos troupes en multijoueur pour peu que vous réutilisiez le même nom d’armée préalablement choisi pour identifier vos couleurs. Votre Gamertag, l’identifiant Game for Windows – LIVE aura alors tôt fait de s’illuminer grâce au déblocage d’un succès. Un principe en soi assez gadget mais qui est un très bon point pour se sentir maître incontesté de son armée préférée.

Concernant la partie solo, les héros conservent aussi un aspect figurine par l’intermédiaire de l’interface des améliorations orientée jeu de rôle. Disponibles lors des inter-missions, vous devez vous y occuper de l’équipement de vos chefs de guerre. Votre intérêt portera principalement sur les armures et les armes dont le style diffère selon la classe de vos personnages, mais aussi sur les pouvoirs disponibles. Tout cet attirail s’obtient pendant les missions et particulièrement à la fin de celles-ci, lorsque vos scores sont établis. Ces derniers déterminent à la fois votre vitesse, votre résistance et votre fureur qui équivaut aux dégâts que vous avez causés. Tout cela vous permet d’obtenir des points d’expérience supplémentaires pour vos personnages. Le passage de niveau vous octroie alors 2 points à attribuer selon votre stratégie à quatre types de compétences, ce qui place les possibilités de personnalisation au plus haut point possible compte tenu du genre dans lequel se place ce titre.


Petite note de fin de parcours :
Toutes les images du test sont issues de la configuration de mon ordinateur qui est la suivante :
- processeur athlon 64X2 4000+ (2.1 Ghz)
- 3G de RAM (DDR2 667 Mhz)
- carte graphique GeForce 9600 GT (512 Mo)

VERDICT

Avantages

- superbes cinématiques
- ambiance immersive
- décors destructibles
- nerveux et dynamique
- des parties rapides
- l’amélioration des héros
- deux jeux en un
- fidèle aux figurines
- la personnalisation des armées
- l’aspect coopératif
- le jeu se lance sans cd

Inconvénients

- installation laborieuse
- les crashs des serveurs
- une armée imposée en solo
- relativement peu d’unités

Graphismes
5 étoiles
9.8 / 10
C'est merveilleux de fluidité et beau à voir, du bonheur en boîte.
Jouabilité
5 étoiles
9.8 / 10
Très accessible même pour les nouveaux joueurs grâce à une interface claire et détaillé. Un point d'une efficacité à toute épreuve.
Durée de vie
5 étoiles
10.0 / 10
Les missions vous occuperont plus d'une vingtaine d'heures. Et que dire du multijoueur si vous vous faites happer par le système...
Bande Son
5 étoiles
9.5 / 10
Les musiques collent parfaitement à l'ambiance grand spectacle du jeu et les dialogues donnent une réelle identité aux personnages.
Scénario
4,5 étoiles
9.0 / 10
L'aventure est extrêmement bien construite par rapport aux Spaces Marines. Par contre il ne faut pas non plus s'attendre à autre chose que sauver les planètes.
Note Globale
5 étoiles
9.5 / 10
Un jeu de stratégie accessible pour tous qui frôle la perfection au point de devenir une valeur incontournable, voire beaucoup plus, pour bon nombre de joueurs. En témoigne des parties multijoueurs qui pointent leur bout de nez de partout et même une partie perdue nous laisse un seul mot de contentement sur les lèvres. Quant à l'ambiance et la nervosité de l'aventure solo, que dire si ce n'est qu'on reste conquis devant son écran au point de trouver la campagne presque trop courte, et qu'on part la refaire avec un ami. Et puis les amateurs du jeu de figurines ne sont pas en reste avec le côté un poil RPG du soft, très à propos pour renforcer son contrôle sur ses unités. En définitive voilà une pure réussite qui balaie la concurrence, pour peu que Dawn of War 2 soit comparable à n'importe quelle autre expérience.
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Commentaires

07 Mar. 2009 | 18h50


Zefi
Le premier était monstrueux, Star Craft II devra frapper un grand coup alors.

09 Mar. 2009 | 02h28


Vinz
En même temps tu parles de Blizzard là.
Ils ont quasiment les même délais que Duke Nukem for ever lol :-)

09 Mar. 2009 | 17h58


Zefi
C'est vrai... Dommage !
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