Webzine de Jeux Vidéo PC et Consoles
Invité

The Witcher 2 : Assassins of Kings

Console : Xbox 360
Éditeur : Namco
Développeur : CDProjekt
Date de sortie : 17 avril 2012
Multijoueurs : non
Public : 18 ans et +

Note des membres
3 votes (4.00 / 5)
Posté le Samedi 05 Mai 2012 par Zefi
La fantasy ou sa « dérive » heroic m’apporte depuis ma plus tendre enfance de longues heures de dépaysement mais également de très nombreux voyages à travers des mondes tous plus fantastiques les uns que les autres. Quel que soit le domaine, c'est-à-dire le cinéma, les livres ou le jeu vidéo, ce thème ne cesse de m’attirer au point de sortir sur les champs d’à côté et de me prendre pour un véritable Héros tel Aragorn, Odin ou encore Geralt. Comme vous vous en doutez, c’est sur ce dernier que je vais me pencher aujourd’hui et autant vous dire que l’univers mis en place avec The Witcher 2 m’enchante depuis la première seconde et cela n’a de cesse d’augmenter au fur et à mesure des heures.


Je t’aime…


Premier titre de la licence à voir le jour sur console de salon (on se rappelle cependant de l’annulation de The Witcher : Rise of the White Wolf), ce second volet de la licence, rattaché comme son grand frère à une multitude de roman, émerveille de part le monde mis en place. Un véritable hommage à la Fantasy depuis ses débuts qui cependant offre une mythologie bien personnelle. Autant vous le dire tout de suite, se lancer dans the Witcher 2 sans posséder la moindre connaissance concernant l’univers créé par Andrzej Sapkowski ne s’avère pas fatale mais peut se révéler par moment dérangeant pour la compréhension des événements. Surtout si le premier jeu vidéo intitulé sobrement The Witcher ne fait pas partie de la liste des jeux terminés !

Tout simplement car Assassins of Kings est la suite direct de son prédécesseur certes avec un minimum de recherche, on peut aisément se lancer dans le bain sans grosse crainte malgré quelques zones d’ombres du scénario. Surtout que The Witcher 2 se base sur une intrigue simple de prime abord mais qui nous tient en haleine notamment par une qualité d’écriture d’exception. Les titres d’une telle justesse dans la « plume » se font rares et lorsqu’un jeu assume son statut d’œuvre « pour adulte », il en résulte un petit bijou narratif que l’on n’aperçoit pas tous les quatre matins. Ce soin apporté à la narration ne se contente pas à l’histoire principale mais à travers tous les dialogues savoureux qui parsèment l’aventure. Qu’il s’agisse d’échanges liés au scénario initial ou à la quête annexe la plus discrète qui soit, on se régale à la moindre discussion. Certes un certain aspect grossier parfois mal intégré à cause d’une justification pas toujours aisée peut éventuellement déranger mais la tournure des phrases ainsi que l’humour qui se dégage de ces discours rendent le tout bien savoureux.


A la folie !


Les développeurs ne se cachent pas derrière une intrigue édulcorée - notamment quand on voit certains propos bien crus et l’aspect sexuel fortement représenté dans des scènes finalement dénudée d’intérêt - offrant par la même occasion une intrigue d’une richesse incommensurable. Une franchise qui incitera bon nombre de joueurs à se pencher un peu plus en profondeur dans ce monde sans retenue mais diablement intelligent à travers les différents romans parus. A l’image de Geralt, à mille lieux du protagoniste lisse et propre sur lui, l’histoire contée regorge de trahison, de guerre et donc de politique. Les coups d’états sont monnaie courante et donnent encore plus de relief aux événements racontés. Pas toujours évident à suivre tel un bon bouquin The Witcher 2 tout comme son prédécesseur demande de l’attention pour éviter de faire fausse route. Un élément très important qui incite à recommencer l’aventure pour en comprendre tous les aboutissants vu la pléthore de nom à retenir à la fois nombreux et pas toujours facile à garder en mémoire. Entre les lieux, les races, les personnages et autres joyeusetés, on se plait à faire le lien entre chaque élément scénaristique tout en les remettant dans leurs contextes et résoudre le pourquoi du comment, l’homme mutant aux cheveux blancs en est arrivé là !

Une aubaine quand on sait que the Witcher 2 possède plusieurs degrés de lecture selon les choix qui nous sont soumis durant l’aventure. Selon les réponses ou les actes choisis, l’arc scénaristique changera en fonction de ces derniers. Délivrant un cheminement, jusqu’à la fin elle-même, bien différent selon les événements précédents. Des décisions lourdes de conséquences immergeant le joueur un peu plus dans un récit savamment orchestré ! Cependant, outre cet aspect narratif immersif au possible, The Witcher 2 distille un univers fantastique sublimé par une ambiance d’exception. Chaque lieu émerveille grâce à des couleurs distillées à la perfection, ces dernières jouent un très grand rôle dans l’appréciation de l’univers. Bien loin de terres lorgnée de neige, de gris et de cailloux, on assiste à un véritable déluge d’environnements colorés, aux teintes qui différent fortement d’un lieu à un autre. Malgré un déroulement très linéaire, le voyage n’en est pas moins plaisant, au contraire selon moi. Chaque ville possède une architecture propre, les forêts font profiter de leur végétation même si l’aspect couloir saute très rapidement aux yeux, les vallées sombres n’augurent rien de bon avec une brume peu rassurante, un soin bien particulier qui n’aurait sans doute pas été le même avec une surface de jeu trop extensible comme on peut le voir dans d’autres RPG même récents.


Passionnément.


Cette diversité s’étend également à la profusion de PNJ même si l’on assiste à de très nombreux doublons. Sans oublier un répertoire des phrases ridicules et dont certaines ne cessent de se répéter inlassablement. En voulant rendre leur monde bien vivant, CDprojekt manque le coche et la répétitivité ou le non-sens de ces répliques laissent un arrière gout de déception. Quand on entend en plein milieu d’une bataille, « salut l’ami », il y a de quoi rester béat devant ce genre de comportement tout sauf logique. Cependant ce genre d’aléas s’étend jusqu’à la réaction des protagonistes non-joueurs ou lors de certaines séquences complètement improbables. Un manque de cohérence qui dure tout le long du jeu et dont le travail fourni laisse par moment à désirer. Si l’on ajoute à cette fâcheuse tendance des animations douteuses et une décomposition des mouvements hasardeuses, l’immersion en prend un sacré coup. De la même manière la mise en scène souffle le chaud et le froid, par moment cette dernière insuffle un réel aspect héroïque alors que pour d’autres séquences, l’effet tombe littéralement à plat. La perfection n’est pas de ce monde, il est vrai mais pour The Witcher 2 l’ambition semble parfois trop élevée.

Une problématique influençant un rythme pas du même acabit du début jusqu’à la fin, certaines quêtes principales présentent peu d’intérêts et atténuent l’envie de continuer. Le système de jeu n’aidant pas. Bien que purement personnel comme avis, les affrontements et les règlements de comptes à l’épée et à la magie manquent de précision. L’intelligence artificielle accentue la déception à cause d’un manque flagrant de réaction ou de limitation bien visible. De nombreux cas déplorables se manifestent tout au long de l’aventure, il ne se passe pas une dizaine de minutes sans en déplorer un cas. A tel point, qu’on remarque aisément un champ d’action pour l’ennemi. Il suffit de quitter ce « cercle » pour qu’il retourne là où il se trouvait auparavant laissant derrière lui toute action contre votre personne même si vous venez de le brûler à l’aide d’un sort. Malheureusement outre ce vilain défaut, le manque de sensations ne redresse aucunement la barre. Le système se basant sur du temps réel voulait certainement rendre les affrontements dynamiques mais la lourdeur des échanges ne coïncide que trop peu avec cette volonté. Pourtant les idées ne manquent pas comme le fait de pouvoir concocter soi-même ses potions à effets divers selon certains ingrédients ramassés au préalable ou la possibilité de fabriquer quelques pièges destructeurs. Le joueur se spécialise également dans l’art de tuer à l’arme blanche, d’améliorer l'aspect magique de son protagoniste en multipliant les caractéristiques de ses sorts disponible. Trois arbres de compétences donc, à compléter selon notre volonté à l'aide de points d'expériences obtenus à chaque niveau d'expérience franchis.


Beaucoup…


Tous ces éléments serviront à progresser à travers des pics de difficultés frustrants. Si les débuts peuvent s’avérer difficiles, la fin n’oppose que trop peu de résistance. On n’échappe cependant pas à quelques passages bien retords ne coïncidant pas du tout avec les événements précédents en terme de challenge. A l’image des différents boss et notamment du tout dernier, si peu aisé à abattre d’autant plus si notre équipement ne concorde aucunement avec ce qu’il aurait du être à ce moment précis. Parole d’expert ! Des tares, The Witcher 2 les accumulent, au point d’appréhender chaque porte (entrainant un temps de chargement) puisque Geralt possède cette fâcheuse manie de ne pas toujours répondre aux commandes demandées ! Monter sur une paroi, en descendre ou sauter d’une plate-forme à une autre, toutes ces actions demandent une concentration et un doigté d’exception, saupoudrées ces dernières d’une caméra par moment capricieuse et l’on obtient quelques désagréments bien fâcheux. Puisque je suis en train de citer les carences qui tapent directement à l’œil, autant les énoncer. Pour commencer de nombreux soucis de collisions pendant ou en dehors des joutes se dévoileront constamment, l’interface trop confuse n’épargnera pas non plus le joueur se révélant trop fouillis. Plus grave encore, des quêtes qui ne se lancent pas tout de suite, ou donnant de mauvaises indications sur la carte. En sachant que cette dernière n’est que trop peu compréhensible, je vous laisse imaginer par moment le calvaire que c’est.

The Witcher 2 ne s’avère pas parfait, loin de là même pourtant l’expérience prend aux trips tel un bon roman. On n’échappe cependant pas aux archétypes de la fantaisie comme on le voit depuis des lustres mais même avec ses inspirations non dissimulées (une conversation particulièrement alléchante et drôle à l’encontre du Seigneur des Anneaux de J.R.R Tolkien), cette seconde itération surprend et enchante. On reste omnibulé par un tel récit malgré l’impossibilité de nier tous les écueils du titre !

VERDICT

Avantages

-Un Design élégant
-Des Musique enivrantes
-Des panoramas ravissants
-Un scénario adulte et entraînant
-Le monde de The Witcher (2)
-OST intégrée dans le jeu de base !

Inconvénients

-Une jouabilité approximative
-Des carences graphiques par moment déplorables
-Un inventaire confus
-L'intelligence artificielle peu convaincante !

Graphismes
4 étoiles
8.0 / 10
Techniquement, CDProjekt accouche d’un bien joli rejeton même si l’on regrette un aliasing à de nombreuses occasions trop prononcé, du Clipping relativement visible ou encore des textures par moment tout simplement affreuses. Pourtant on reste subjugué par les différents paysages offerts en compensassions !
Jouabilité
3 étoiles
6.0 / 10
Véritable calamité pour ma part, aucun choix entrepris avec The Witcher 2 ne trouvent grâce à mes yeux. Même les bons côtés du système de jeu souffrent d’une interface pas très claire et inutilement encombrée. Geralt ne se présente pas non plus comme un modèle de contrôle que ça soit lors des combats ou non.
Durée de vie
4 étoiles
8.0 / 10
La longévité du titre dépend de l’attachement au scénario initial, puisque l’aventure prend en compte vos actes précédents pour fournir une aventure évoluant selon vos choix, de quoi tenter à nouveau l’expérience pour y découvrir d’autres événements jusque là inconnus. Néanmoins, une trentaine d’heures sera suffisante pour terminer le jeu et toutes ses quêtes annexes.
Bande Son
4,5 étoiles
9.0 / 10
Les voix françaises restent audibles sans forcément faire chavirer tous les cœurs contrairement aux différents thèmes musicaux aussi sublimes qu’envoutants! Une réussite incontestable que l’on trouve entièrement sur un troisième CD. Un geste généreux qui mérite tout le respect qui se doit.
Scénario
4,5 étoiles
9.0 / 10
Bien que l’appréciation varie de tout un chacun, j’ai été frappé par l’intérêt porté aux dialogues et à l’écriture du monde dans lequel Geralt évolue. La encore, quelques écarts peuvent être signalés mais la quasi justesses de l’histoire et des échanges verbaux comblera de très nombreuses attentes en la matière !
Note Globale
4 étoiles
8.0 / 10
Un voyage savoureux invitant quiconque à prolonger l'expérience à travers d'autres médias.
Vous appréciez cet article ?
Partagez le auprès de votre réseau pour le faire connaître !
Commentaires
Encore aucun commentaire :-( Soyez le premier !
Poster un commentaire
Vous devez être inscrit pour pouvoir poster un commentaire : Inscription Rapide
PC - XBOX 360 - PS3 - WII - PSP - NDS
Jeux à surveiller
Crysis 2
Duke Nukem Forever
Marvel vs Capcom 3 : Fate of Two Worlds
Jeux qui plaisent
Little Big Planet
Les Sims 3
World of Warcraft : Cataclysm
Articles à suivre
Resident Evil
Survival Horror
Nintendo 3DS
Réseau
Faire un Crédit
Jeux Video
LesJeuxVideo Version 8.0.4 Copyright 1999-2017 | Toute copie est totalement interdite | CNIL : 1025900 | CGU