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The Amazing Spider-Man

Console : Playstation 3
Éditeur : Activision
Développeur : Beenox Studio
Date de sortie : 29 juin 2012
Multijoueurs : non
Public : 16 ans et +

Note des membres
1 vote (3.50 / 5)
Posté le Samedi 11 Août 2012 par Yonnix
Spider-Man, et les jeux vidéo, ont rarement fait bon ménage par le passé. Adaptations, souvent bâclées, parues à l'occasion de blockbusters ciné plutôt inspirés, eux. Il en allait de même pour les dernières itérations numériques en date : Shattered Dimensions et Edge of Time, qui, si entités à part entière non liées à quelque objet cinématographique, n'avait su créer de consensus critique. Les fans n'auraient donc plus que leurs yeux pour pleurer ? Que ces derniers sèchent leurs larmes. Avec The Amazing Spider-Man, Beenox Studios semble avoir trouvé le talent nécessaire au divertissement de qualité. Non sans s'être fortement inspiré d'un certain chef d’œuvre made in Rocksteady.

Logiquement, personne ne voyait d'un très bon œil l'arrivée d'un jeu vidéo dont l'existence même ne tenait qu'à la sortie du film éponyme en salle. The Amazing Spider-Man. Se veut épilogue à l'histoire narrée sur grand écran par Marc Webb et ses équipes. Une bonne chose, à première vue, le studio demeurant libre de développer son propre récit. La mission semblait toutefois risquée, au vue du temps de travail qui leur était alloué: il ne s'écoule en effet que huit mois entre la sortie de Spider Man : Edge of Time et The Amazing Spider-Man . Et comme la coutume veut que le budget de ce genre de titre ne soit pas mirobolant, les conditions n'ont en apparences rien d'idéales. Pourtant, les petits gars de chez Beenox ont su composer avec ses hypothétiques contraintes. Leur produit est digne. Digne de l'univers Marvel. Digne du personnage arachnéen. Et digne d'être acheté, nonobstant ses nombreuses imperfections. Explication.

Amazing épilogue


Promit, aucun élément important de l'intrigue de The Amazing Spider-Man, le jeu comme le film, ne sera dévoilé ici. Énonçons, brièvement, le pitch général. L'histoire du titre prend place immédiatement après celle du film. Peter Parker, pleinement en possession de ses capacités d'homme-araignée, arpente en compagnie de la ravissante Gwen Stacy les entraves d'un bâtiment de la société Oscorp. La caméra est subjective. L'introduction n'est pas interactive, rappelle celle de Deus Ex : Human Revolution, permet à l’œil d'appréhender le niveau visuel. Ni très beau, ni très laid. Parti-prit classique d'un mélange esthétique alliant aspect comics et réaliste. La modélisation des visages est peu poussée, le minois de notre amie Stacy tente vainement de coller à celui d'Emma Stone, qui l'incarne au cinéma. La visite se poursuit. Les salles se succèdent, et avec elles les visions de mutants, enfermées dans des cages aux vitres certifiées incassable. Les chercheurs de la société ont poursuivi les travaux du professeur Norman Osborn sur la génétique. L'ambiance est légère, Parker ayant ce ton, inhérent au bande dessinée, à la fois adolescent insouciant et insolent. Soudain, l'une des créatures réagit à la présence de l'étudiant, lui-même génétiquement modifié. Prit d'un excès de violence, elle brise les vitres de sa prison, et instigue une pagaille incommensurable.

C'est la panique. Les créatures mutantes se libèrent une à une, et une infection se propage. Spider-Man doit impérativement entré en scène, et sauver tout ce petit monde. Gwen Stacy est infectée. Un grand nombre de scientifiques pareillement. Bientôt au tour de la population de Manhattan. Il lui faut un antidote, et un seul homme est à même d'en concocter un... Le postulat est peu original, et l'aventure qui en découle possède d'étroits liens de concordances avec les événements du film. Le scénario sera, la plupart du temps, cousu de fils blancs. Se suit sans passion, sans ennuie également. Là ou le film laisse une large place aux sentiments et émotions de ses personnages, le titre de Beenox se contente d'une intrigue de série B, à des années lumières de la puissance narrative des œuvres dont il s'inspire allègrement : Batman Arkham Asylum et Arkham City. Les protagonistes, dont Spider-Man, manquent désespérément de consistance ; en causes l'écriture et la mise en scène des dialogues. Plats, et animés avec paresse. Rappelant sans cesse que The Amazing Spider-Man n'est qu'un jeu vidéo dénué de prétention émotionnelle. Premier coup de pelle clair, d'un fossé séparant le soft de Beenox des grands jeux de cette génération. Heureusement, il restera parmi les titres plaisant à jouer, et seulement à jouer.

Batman : Manhattan City


L'une des choses qui manquait le plus aux opus Shattered Dimensions et Edge of Time étaient les séquences extérieurs. Elles font ici leur retour, et de quelle manière ! Jamais se balancer virtuellement à travers les grattes-ciels de Manhattan n'aura été si grisant, si jouissif, si instinctif. Facile, qui plus est. De simples pressions, plus ou moins longues et maintenues, sur le bouton R2, suffisent à vire-volter dans les airs. Dès lors, les sensations sont fluides, organiques, rafraîchissantes. Idée lumineuse, usitée aussi bien lors les scènes de voltiges que dans les séquences confinés en intérieurs : appuyer sur R1 permet de passer en vue subjective, de ralentir fortement le temps, et de sélectionner, à l'aide du stick, les emplacements où se projeter, se positionner etc. Parfaitement intégré, ce système empêche toute action brouillonne ou indésirable de s’insinuer dans sa progression, rendant le tout on ne peut plus dynamique. A tel point qu'on en vient à regretter amèrement qu'il n'y ait pas plus de mission en extérieur à effectuer. En effet, la majeure partie de la campagne principale vous incombera comme aire de jeu les intérieurs stériles et bien génériques des laboratoires Oscorp.

Linéarité, est le mot qui sied au déroulement de ses missions. Spidey reçoit un appel, doit se rendre, pour X ou Y raisons, dans un lieu donné. Lieu dans lequel se trouvera évidement nombre d'ennemi profondément obstiné à vous faire la peau. Qu'ils soient soldats (les mutants doivent être exterminés, et vous en êtes un), robots, ou mutants, vos ennemis opposeront différents types de résistances, donnant lieu à deux schémas de jeu : l'infiltration, ou l'affrontement direct. Dans le premier, qui s'impose lorsque confronté à des armes à feu, ou autres projectiles à distances, il faudra jouer la carte de la prudence et de la furtivité. En cela, la propension de l'arachnide à marcher et s'accrocher aux murs, et plafonds, sera fort utile. Ainsi, il éliminera une à une et en silence les cibles par le biais d'interventions furtives et de jets de toiles savamment utilisés. Une manière de faire, qui n'est pas sans rappeler celle de Batman dans le jeu de Rocksteady, leur pouvoir et gadget différant évidement. La copie est évidente, mais n'atteint pas le degré d'excellence de l'original. L'intelligence artificielle des cibles étant pour le moins perfectible : si l'une d'elles devaient vous repérer, appuyez rapidement sur L1 vous projettera dans l'un des coins de la pièce ; répétez l'action plusieurs fois, et l'idée même de votre présence s'évaporera de l'esprit de vos proies. Regrettable, et ce quelque soit le niveau de difficulté. Il n'empêche néanmoins que cet aspect infiltration fonctionne convenablement.

Les affrontements directs, quand à eux, sont encore une fois les mêmes que ceux de Batman : Arkham City. Et le plaisir ressenti, est au rendez-vous. La formule, fonctionne du tonnerre. On presse le bouton d'attaque tout en indiquant la direction de l'ennemi visé, et le coup part immédiatement. Lorsqu'une icône apparaît au-dessus de notre tête, il suffit d'actionner la touche parade. Une fois le système compris, les joutes se transforment en de véritables chorégraphies guerrières, sacrément plaisantes à orchestrer. Plus le compteur de combos s'affolent, et plus la tension augmente, en théorie, car les mécaniques de jeu de Beenox sont moins exigeantes que celles de Rocksteady. Et les possibilités, comme utiliser ses gadgets en plein combat, moins prégnantes. Plus facile à appréhender, mais moins technique sur la durée. Tel s'avère être le système de combat de The Amazing Spider-Man. Loin d'être déméritant, mais pas aussi prenant que son modèle. Reste que le plaisir de jeu est là, que Spider-Man n'aura jamais été aussi agréable et intéressant à incarner.

Digne Spider-Man ?


Au-delà de ses objectifs principaux, un nombre conséquent de missions annexes seront disponibles aux quatre coins de l'aire de jeu. Mais quantité, ne rime pas nécessairement avec qualité ici, et la plupart de ces à-cotés vous laisseront de marbre de par leur caractère simplistes et répétitifs. Civils infectés à transporter à l’hôpital, séquence de baston, en sont les représentants les plus insipides. Les courses à balises, limitées par un chrono, ne sont guère plus intéressantes. Reste les différents éléments spéciaux, à photographier, clins d’œils à certains éléments de l'univers Marvel, plutôt sympathiques. Mais dans l'ensemble, tout ça sent clairement le remplissage caractéristique des jeux à monde ouvert, implémenté dans le seul but de prolonger une durée de vie par ailleurs tout à fait honnête. Sept à huit heures de jeu seront nécessaires à la complétion des missions principales en niveaux de difficulté normal. Divertissement honnête, The Amazing Spider-Man met fin à une longue période de disette forcée pour les fans. Épilogue loin d'être indispensable pour ses qualités scénaristiques, mais au moins recommandable pour ses aspects ludiques. Non sans erreurs, Beenox a su, en reprenant les systèmes de jeu des Batman de Rocksteady, se montrer à la hauteur de la plus célèbre licence Marvel. Preuve du talent du studio, qui ne demande qu'à grandir et s'épanouir à l'avenir !

VERDICT

Avantages

- Séquences de voltige jouissives !
- Système de combat réussi
- Phase d'infiltration plaisante
- Visuellement agréable
- Quelques numéro de comics à débloquer

Inconvénients

- Mise en scène paresseuse
- Scénario peu inspiré
- Missions annexes redondantes
- Aucune prétention émotionnelle

Graphismes
3,5 étoiles
7.0 / 10
Visuellement, le titre mélange aspect réaliste et comics. Le tout est agréable, sans être transcendant.
Jouabilité
3,5 étoiles
7.0 / 10
Les systèmes de jeu sont tirés directement des Batman de Rocksteady. L'inspiration est salvatrice ! Quant aux séquences de balancement, elles sont grisantes.
Durée de vie
3,5 étoiles
7.0 / 10
Comptez sept à huit heures pour boucler la campagne principale. Et beaucoup d'autres, pour venir à bout de missions annexes très répétitives.
Bande Son
3 étoiles
6.0 / 10
Entièrement en VF, les doublages sont de qualités très inégales. Oscillant du moyen au médiocre. Les thèmes sont quant à eux dans le ton de l'univers.
Scénario
2,5 étoiles
5.0 / 10
Peu original, cousu de fil blanc... le scénario ne brille pas par ses qualités, et renie pleinement le propos émotionnel du film dont il tire son nom.
Note Globale
3,5 étoiles
7.0 / 10
Divertissement honnête, The Amazing Spider-Man met fin à une longue période de disette forcée pour les fans. Épilogue loin d'être indispensable pour ses qualités scénaristiques, mais néanmoins recommandable pour ses aspects ludiques. Non sans erreurs, Beenox a su, en reprenant les systèmes de jeu des Batman de Rocksteady, se montrer à la hauteur de la plus célèbre licence Marvel. Preuve du talent du studio, qui ne demande qu'à grandir et s'épanouir à l'avenir !
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