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Invité

Team ICO Collection

Console : Playstation 3
Éditeur : Sony
Développeur : Sony
Date de sortie : 28 septembre 2011
Multijoueurs : non
Public : 12 ans et +

Note des membres
2 votes (4.75 / 5)
Posté le Samedi 08 Octobre 2011 par Yonnix
Deux chefs d’œuvres, voilà à quoi s'est attaqué Sony lorsqu'il s'est décidé à réaliser les remakes des titres du génial Fumito Ueda. Ico, Shadow of the Colossus... Deux noms évocateurs. Véritablement encensés par la critique lors de leurs sorties respectives, ils ont acquis depuis bien longtemps un statut privilégié, une aura d'excellence bien méritée. Reconnus entre autre pour leur style tellement singulier, ils n'avaient malheureusement pas rencontrés le succès commercial qu'ils méritaient. La faute, très probablement , à un concept trop original pour le public de l'époque. Depuis, les années ont passées et les deux titres ressortent en grande pompe sur Playstation 3. Le marché a évolué et plusieurs questions se posent alors : les joueurs actuels sont-ils prêts à céder à l'appel de cette remasterisation ? Les améliorations apportées sont-elles conséquentes ? Faut-il oui ou non se procurer le soft, qu'on y ait joué à l'époque ou pas ? Beaucoup de questions pour encore plus de réponses dans les lignes qui suivent !

Mystique coopération


Aaah Ico... Que de souvenir sur le premier titre de Fumito Ueda. Expérience visuelle, sensorielle, émotionnelle ! Ico est un jeu unique, bien loin de tout ce que l'on avait pu voir auparavant. Peut-être Shadow of the Colossus partage cela à bien des égards, mais pas autant qu'Ico. Tout chez lui est original, à commencer par son pitch. Sans trop rentrer dans les détails, d'une car je ne voudrais pas vous gâcher quoi que ce soit, de deux car les évènements de l'aventures se doivent d'être vécus manettes en mains ; Donc... Vous voilà placé dans la peau d'Ico, jeune garçon à cornes qui, contraint à l'exil par ses pairs de par ses dites-cornes, se voit être emprisonné à l'intérieur d'une mystérieuse forteresse. C'est dans cette tour qu'il fera la rencontre de Yorda, jeune fille aussi fantomatique qu’intrigante. Très différents l'un de l'autre, la rencontre de ces deux personnalités est bordée d'incompréhension. Ne partageant ni langage commun, ni coutume familière, leur coopération n'était pas gagné. Et pourtant, la relation qui les unie va s'enrichir au fil de l'aventure, à un point qu'aucun jeu vidéo n'aura atteint et n'atteindra avant longtemps (The Last Guardian, prochain titre de Ueda ?). Luttant tout deux pour le même objectif : parvenir à sortir de cette tour maudite ; les deux protagonistes n'auront de cesse de s'entraider. Une armée d'ombres maléfiques étant aux trousses de Yorda, c'est à nous joueur incarnant Ico de les repousser. Découleront de cette aventure de nombreux sentiments, de la complicité s'installera même petit à petit entre elle et nous. Au début carrément gauche dans ces actions et mouvements, notre amie prendra de plus en plus d'assurance au cours de la progression, viendra alors le moment où elle se montre utile dans la résolution d'énigme. On s'amusera de la voir de temps en temps s'occuper de toute autre chose que de l'aventure, pendant que nous nous effectuons mille taches relatives à notre quête. Tandis qu'on s'émouvra de la voir prendre la main du garçon, une fois tout danger écarté. Une relation loin d'être figée donc, pleine d'émotion, en évolution constante, artifice d'une expérience bouleversante... Conclue par un final titanesque, mettant un point final magnifique à une aventure qui l'est tout autant !

S'il me fallait résumer Ico à une seule chose, ce serait sa narration. Arriver à faire naître autant de sensations chez un joueur de la sorte est une prouesse incroyable. Ce serait néanmoins extrêmement réducteur d'agir ainsi, tant le jeu excelle dans d'autres domaines ! Niveau jeu pur, Ico est un savant mélange de réflexion, d'action et de plate-forme. La tour-prison dans laquelle nous sommes détenus est une sorte de gigantesque amas de puzzle, formant un ensemble particulièrement ingénieux. Ainsi, notre progression sera jalonné de nombreux mécanismes, d'actions à actionner/ effectuer judicieusement, selon la situation. Jamais vraiment difficile, il faudra néanmoins bien observer, fouiner et faire preuve d'ingéniosité pour venir à bout des problèmes les plus retorses. Surtout qu'il faut sans arrêt garder à l’œil Yorda, les ombres pouvant apparaître à tout moment. Il est impératif de les repousser car si il parvienne à capturer notre partenaire, c'est game over. Les combats contre ces monstruosités ne sont pas des plus compliqués, Ico n'étant qu'un enfant, il n'est pas censé être maitre en l'art du maniement des armes, en l'occurrence un simple bâton au début de l'aventure. Les affrontements sont le plus souvent basique, on préfèrera d'ailleurs la fuite dans la plupart des cas, l’intérêt étant ailleurs. Quant à la bande-son, on touche là encore a du sublime ! C'est simple, mis à part aux quelques instants clés, vous n'entendrez aucune mélodie ! Le souffle du vent, tantôt assourdissant, tantôt apaisant, le ruissellement de l'eau... voilà qui constitue l'incroyable ambiance sonore d'Ico. Et comme si ça ne suffisait pas, les quelques thèmes présents sont juste sensationnelles. De quoi donner encore plus de cachet à un jeu qui en regorgeait déjà tellement. Enfin, en ce qui concerne le visuel et la réalisation, rendez-vous en fin d'article pour un point global sur ce qu'apporte cette ré-édition.

Colossaux affrontements


Quatre ans après la sortie d'Ico, Fumito Ueda revenait avec un second titre : Shadow of the Colossus. Et bim, nouveau jeu culte ! Cependant, la recette a quelque peu changé. Bien que l'ambiance et la narration de "Shadow" reste peu ou prou similaire à celles de Ico, le style de ces dernières étant pour ainsi dire la signature du sieur Fumito, son orientation est clairement plus orientée vers l'action. Et quelle action ! Rarement un jeu nous aura proposé des séquences aussi gargantuesques que celles de Shadow of the Colossus. Rappelons brièvement le contexte avant de rentrer dans les détails des affrontements. Nous incarnons Wanda, un jeune guerrier qui, dans l'optique de "récupérer l'âme" de sa bien-aimée, se rend sur les terres de Dormin, divinité aux motivations plus que douteuses qui aurait le pouvoir de faire revenir celle qu'il aime. Sauf que le bougre ne compte pas nous rendre service sans rien demander en retour. Non, il nous demande pour accéder à notre requête d'éliminer les seize puissants colosses vivant dans la région. Pourquoi ? On ne le sait pas (au début). Bien évidement, désireux de sauver son amie, Wanda accepte et se met immédiatement en quête de ces terribles géants. Ca, c'est ce que l'on sait au départ. Par la suite, tout va s’épaissir, se compliquer. Les conséquences de nos actions vont commencer à nous inquiéter. On s'interroge, faut-il réellement tuer ces colosses ? Un sentiment de mélancolie s'installe alors au fil de l'aventure, les émotions fusent, progressivement, jusqu'au final, aussi bouleversant que celui d'Ico !

A l'inverse d'Ico, qui lui excelle à mon sens plus grâce à la force de son propos et de sa narration, Shadow of the Colossus nous fait craquer d'une part pour les mêmes raisons que son ainé, et d'autre part grâce à la maestria grandiloquente des seize joutes qui le composent. Absolument ahurissants, chacun des seize colosses que l'on rencontre représente un"niveau" à part entière. Tous carrément impressionnant, de styles et de formes complètements différents, les colossus sont Les vrais héros du jeu. Chaque fois que l'on en découvre un nouveau, c'est la même chose, on reste coi devant tant de grandeur et d'esthétisme. Bien entendu, ce sentiment cède vite sa place à la réflexion. Ben oui, il faut trouver quels sont leurs points faibles à ces malheureux ! Et si la tâche apparaît facile pour certains (les premiers du jeu principalement), elle pourra s’avérer des plus ardues pour d'autres. D'abord, il faut trouver un moyen de monter sur eux. Rester attentif à leurs mouvements, remarquer une éventuelle faille. Hop, nous voilà sur la bête, il faut ensuite s'accrocher, et au sens propre du terme ! Des séquences de jeu totalement folles, alternant systématiquement avec la phase "bulle d'oxygène" de recherche des colosses à travers le monde très ouvert mais vide du jeu. Vide, on peut le dire puisque tuer et récupérer de pauvres petits reptiles (pour augmenter notre jauge de vie) est la seule activité possible dans ce vaste espace. Mais qu'importe, là n'est pas l’intérêt de Shadow of the Colossus, des missions annexes n'auraient à mon sens pas eu leur place dans le soft. Enfin, comme pour Ico, j’achèverai ce paragraphe en abordant les différents thèmes et musiques qui composent la bande-son. Pour vous faire une idée quant à sa qualité, je dirai simplement qu'elle fait partie des plus belles soundtrack du jeu vidéo. Ni plus ni moins ! Toujours difficile de décrire ce que l'on ressent à l'écoute de telle ou telle mélodie. Celles de "Shadow" sont fantastiques. Point. Elle s'adapte parfaitement à la situation, change en fonction de nos actions en combat, savent apaiser lors de nos chevauchées... Du grand art.

Divine remasterisation ?


En définitif, oui Ico et Shadow of the Colossus sont deux titres exceptionnels. La ressortie des deux est l'occasion pour moi, par l'intermédiaire de ce test de le rappeler. Cependant, qu'en est-il des ajouts apportés ? C'est bien beau de les commercialisés, encore faut-il que cela soit justifié. Soyons clair, mis à part l'aspect graphique, rien d'autre qui n'est été sur les disques PS2 n'a été ajouté. C'est dommage, mais dans la mouvance de ce qui se fait ces temps-ci. Pourquoi se serait-il fatiguer après tout. Donc... contentons nous de ce que nous avons, soit une remise au gout du jour visuelle. Est-elle vraiment remarquable ? Avouons-le, clairement. Est-ce au-delà même de nos espérances ? Non. C'est à une simple conversion HD au-quelle nous avons à faire. Et ça passe franchement pas mal, les titres originaux faisant partis du haut du panier des jeux Playstation 2. Ico garde son formidable style visuel singulier, et Shadow of the Colossus voit son frame rate asthmatique d’antan disparaître, bien qu'il reste quelque problème de clipping, cela reste sans commune mesure avec la version d'origine. Une conversion propre en somme, les deux titres étant désormais aisément jouable par n'importe quel joueurs d’aujourd’hui. Néanmoins, on regrettera que certaines features de nos jours dépassées n'est pas été arrangées. Le système de sauvegarde d'Ico étant particulièrement irritant, bien que poétique. Le fait de revenir parfois dix minutes de jeu en arrière suite à un game over ou une fausse manipulation est assez rageant, surtout sur un titre aussi porteur d'émotion. Bien entendu, tout ça n'est que broutille. Il est évident que l'on incite très (très) fortement les joueurs qui n'auraient jamais touché ces deux titres de foncer se procurer cette version remasterisée. Pour les autres, qui ont depuis longtemps cédés, la réponse est légèrement plus nuancée. Cela dépendra de chacun. Avouons quand même que refaire les deux œuvres de Fumito Ueda a été un véritable plaisir, un bonheur de tous les instants prescriptible à tous, en attendant The Last Guardian...

VERDICT

Avantages

- Deux chefs d’œuvres du jeu vidéo !
- L'ambiance envoutante
- L'expérience indispensable
- Le gigantisme de Shadow of the Colossus
- La superbe d'Ico
- Graphisme HD et 3D

Inconvénients

- Clipping de Shadow of the Colossus
- Système de sauvegarde dépassé d'Ico
- Aucun contenu supplémentaire

Graphismes
4 étoiles
8.0 / 10
Simple conversion HD, cette remasterisation permettra aux joueurs actuels de gouter aux doux plaisir de ces deux titres cultes dans de bonnes conditions. Le superbe visuel des oeuvres originales est intact.
Jouabilité
4,5 étoiles
8.5 / 10
Deux registres totalement différents, Ico propose du classique et séduit grâce à son savant mélange de réflexion, d'action et de plate-forme. Tandis que "Shadow" impressionne en nous offrant des affrontements titanesques variés. Deux totales réussites !
Durée de vie
4 étoiles
8.0 / 10
Comptez 5-7 heures pour terminer Ico, et 8-10 heures pour Shadow of the Colossus. Sachant que les deux disposent d'un bon potentiel de re-jouabilité.
Bande Son
5 étoiles
9.5 / 10
Magnifique ! L'ambiance sonore est sidérante, aussi bien pour Ico que pour Shadow of the Colossus. Les thèmes musicaux de ce dernier étant carrément mythiques.
Scénario
4,5 étoiles
9.0 / 10
Si les scénarios des deux titres sont pour ainsi dire peu développés, la puissance des émotions que le joueur éprouve grâce à la narration est gargantuesque.
Note Globale
4,5 étoiles
9.0 / 10
Traversant les âges et les générations, les deux joyaux ludiques que sont Ico et Shadow of the Colossus n'ont clairement rien perdu de leur superbe d'époque. Effaçant les rares défauts des originaux, cette remasterisation HD sublime littéralement les deux œuvres de Fumito Ueda, leur offrant ainsi une seconde jeunesse. Bien heureux les joueurs actuels qui pourront goûter dans les meilleurs conditions à ces fantastiques expériences ! Deux chefs d’œuvres, une compilation... qui espérons-le permettra enfin à ces titres d'exceptions de connaître le succès commercial qu'ils méritent tant.
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Commentaires

09 Oct. 2011 | 14h32


Zefi
Qu'il est si bon de jouer à nouveau à SoC sans acuns ralentissements ! Même en le connaissant par coeur, y retoucher sans le plus gros défaut de la PS2 est une aubaine pour tous joueurs adeptes de sensations, d'émotions et de plaisirs visuels. Malgré le fait que certains défauts n'étaient pas flagrant auparavant, les quelques lissages et autres brouillards qui ont plus ou moins disparus, on aperçoit un clipping plus prononcé.

09 Oct. 2011 | 20h53


rayne
ce jeu est super sauf quelque difficulete pour certain colosse mais sinon il est pas mal ;)
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