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Invité

Super Mario Sunshine

Console : GameCube
Éditeur : Nintendo
Développeur : Nintendo
Date de sortie : 2 Octobre 2002
Multijoueurs : non
Public : 3 ans et +

Note des membres
6 votes (4.17 / 5)
Posté le Mardi 01 Novembre 2011 par itokiry
Depuis le tout premier épisode, la série Mario a fait un bout de chemin considérable, et a connu une avancée dont elle est sortie la tête haute, contrairement à bien d'autres, la 3D, après avoir expérimenté moult procédés dans la plateforme 2D. Premier opus à se servir de ce nouvel outil que l'on annonce déjà révolutionnaire : Super Mario 64, considéré par bon nombre comme le meilleur Mario de tous les temps, voire même comme l'un des dix tout meilleurs jeux tous supports confondus. Puis on enterra la Nintendo 64 et sa 3D hésitante pour voir naître une Gamecube clinquante aux processeurs plus performants. Et là ce fut le choc. Si la première année seul un Luigi's Mansion sympathique arbore les couleurs du moustachu et de ses camarades sur la console géométrique, très vite on annonce un Super Mario Sunshine, qui finit par débouler en trombe dans les échoppes en 2002. Nouvel opus très attendu, et pas décevant, il reste gravé dans la mémoire des possesseurs de la machine en forme de cube de l'époque, et nous allons voir pourquoi !

Du soleil, des nanas, et un plombier moustachu... ça va être torride !


Après Super Mario 64, épisode encensé par la critique et véritable succès commercial, Nintendo aurait très bien pu se contenter de nous sortir un Super Mario 64 2.0, reprenant tout du premier mais en changeant quelques détails simplets, histoire de prendre le moins de risque possible. Mais contre toutes attentes, il se produisit l'inverse. Les équipes se chargeant de ce nouveau jeu Gamecube s'attelèrent à la construction d'un tout nouveau monde, beaucoup plus ensoleillé que le précédent, ainsi qu'à la mise au point d'un gameplay plus simple, d'une caméra moins hésitante, et d'un objet autour duquel tout le jeu et toutes les mécaniques vont tourner : le J.E.T. Bref, Super Mario Sunshine fut un véritable choc. Là où l'on pensait que la série allait stagner, elle innove encore, et de surcroît de très belle manière. Le J.E.T. est un jouet aux propriétés très amusantes, puisqu'il permet de projeter de l'eau de diverses manières, afin, entre autres, de pouvoir voler quelques instants, ou encore d'être propulsé dans les airs à une hauteur et une vitesse impressionnantes. Tout ceci bien sûr, servira à la résolution d'énigmes plus ou moins complexes, et viendra supporter Mario durant les phases de plates-formes qui ont pris un petit coup de jeune, afin de devenir plus exaltantes. Et d’emblée, la plupart des joueurs s'accordaient à dire qu'il s'agissait d'un outil révolutionnaire, polissant l'image de notre bon vieux plombier à la moustache battante.

Il faut dire aussi que l'épisode 64 avait un peu fait le tour de la plates-formes 3D basique, et que de l'eau avait coulé sous les ponts, procréant de multiples jeux usants des mêmes procédés, voire les développant. Du coup, un Mario similaire à cet opus, sans quelconque innovation que ce soit, aurait reçu un accueil moins chaleureux de la part des joueurs Gamecube. Nintendo fit donc le meilleur choix, comme souvent. Grâce à ce nouvel outil, apportant moult possibilités dans un univers aussi fleuri que celui de Shigeru Miyamoto, il était évident que l'aventure allait être totalement innovante. De plus, le J.E.T. étant une machine des plus intéressantes, offrant à la fois un appui lors des combats, ainsi qu'une aide précieuse lors des phases de plates-formes, il était encore plus évident que les gentils développeurs en charge de cette perle allaient nous pondre un jeu exaltant que l'on aurait du mal à lâcher. Une fois de plus, leur travail est remarquable, exemplaire, démentiel, tant la différence entre Mario 64 et Mario Sunshine semble infime, les deux gameplay de base se ressemblant beaucoup et le but étant le même, et pourtant est immense. On a d'abord l'impression qu'il s'agit du même soft lorsque l'on démarre une partie, mais ce nouveau ci nous ramène vite a la réalité, puisque beaucoup plus fouillé, plus complet, et bien plus jouable. Le changement de décors fait aussi un bien fou à la série, qui ne cessa ensuite de changer régulièrement de paysage.

Mario is Mario !


Personne n'oserais cracher impunément sur le gameplay de Super Mario 64, de peur de se faire taper sur les doigts par les fanboys considérant ce jeu excellent comme le meilleur Mario de tous les temps, à raison ou non d'ailleurs, mais nous n'ouvriront pas le débat. Pourtant, il y bien entendu quelques défauts à souligner, comme de gros problèmes de caméra, ainsi qu'une certaine lourdeur lors de phases de plates-formes tendues ou lors de combats demandant une dextérité supérieure à la norme. Super Mario Sunshine reprend le gros de la jouabilité de son prédécesseur, et lui implante bien entendu de nouvelles caractéristiques sensés manger les défauts précédemment cités. On commence par la caméra, beaucoup plus simple à manier, ne nécessitant qu'un léger mouvement du pouce droit sur le joystick C pour tourner proprement autour du personnage, et non de manière saccadée et bâclée comme auparavant. Certes, elle reste parfois hésitante, et devient littéralement folle dans de trop petits endroits, mais on ne peut pas lui enlever son ergonomie décuplée en comparaison à celle de l'opus 64. Ensuite, Mario est plus léger, il court en permanence, et s'avère immensément plus facile à manier lors des passages plates-formes. Le joystick de la Gamecube y est aussi pour quelque chose, puisque plus permissif et mieux conçu que celui de la Nintendo 64, un peu rustique vous l'avouerez.

Le plus inquiétant reste sans doute l'utilisation du J.E.T. dans le jeu. Et là encore, difficile de reprocher quoi que ce soit aux développeurs, mis à part, peut-être, encore de petites lourdeurs pas vraiment gênantes. Deux fonctions de base lui sont attribuées, c'est à dire le vol et le tir, et les deux sont extrêmement simples d'utilisation. Une simple pression sur la gâchette R et Mario tire ou s'envole à faible hauteur. Pour switcher entre les deux, là encore rien de bien compliqué, puisqu'il suffira d'appuyer sur la touche X. Mais certains passages demanderont une dextérité plus élevée, et une rapidité l'étant aussi. Pour le coup, Nintendo pensa à tout ! Pour marcher tout en envoyant de l'eau, une faible pression sur R devra être effectuée. Pour pouvoir s'arrêter et viser à peu près correctement, il faudra enfoncer complètement R. Et si l'on a besoin, ou juste envie, de très bien viser tout en s'arrêtant, alors il faudra presser la touche Y. Ça fait effectivement beaucoup de touches à retenir, surtout si l'on compte ensuite les autres servant aux déplacements. Mais une fois la manette bien en main, cela n'est plus vraiment un problème, d'autant plus que l'on ne met pas de temps à s'habituer à la bonne maniabilité du soft. Le J.E.T. a deux autres capacités qu'il pourra obtenir en temps et en heure, elles aussi très simples d'utilisation et amusantes. Bref, l'utilité de cet outil dans le jeu n'est pas à prouver, puisqu'il lui permet de se démarquer de Super Mario 64 avec une certaine classe, en innovant.

Bravissimo !!!


Super Mario 64 faisait partie des tout premiers jeux de la Nintendo 64, et pourtant il reste un modèle de beauté sur cette console jusqu'à son extinction. Magnifique jusqu'au bout des ongles, cet opus devint un véritable modèle de technique graphique sur la machine. Évidemment, Sunshine ne sera pas doté du même moteur, puisque dépassé lors de la mort de la console précédente, mais pour Nintendo, il semble que l'excellence visuelle soit un cachet indispensable, surtout pour un Mario. Par conséquent, ce nouveau-ci sera lui aussi magnifique, et encore une fois un modèle de technique jusqu'à l'enterrement de la Gamecube. Certes, le jeu n'est, lui, pas sorti exactement en même temps que la console, mais la longévité de son aspect visuel impressionne clairement. Au moment de sa sortie, n'ayons pas peur des mots, il est le plus beau jeu sur son support. Il le restera d'ailleurs sur le plan artistique pendant quelques mois, jusqu'à la sortie d'un Resident Evil qui cassera la baraque, mais dans un registre très différent toutefois. L'aspect quelque peu cartoon de ses décors comme de ses personnages lui confère un capital sympathie des plus élevés, accentué de surcroît par un afflux de couleurs en continue, propre aux titres estampillés Mario. Le design est particulièrement attachant, et chacun des personnages comme des environnements est léché et re-léché pour une qualité au top. L'équation nous donne une mixture qui, encore aujourd'hui, est très agréable à l’œil, ce qui n'était pas facile à réaliser. On notera l'effort fourni par Nintendo pour que le bestiaire en entier soit renouvelé, lui aussi doté de ce cachet cartoonesque magnifique. Que l'on aime ou pas, impossible de cracher dessus !

L'une des particularités de cet opus est qu'il est le premier Mario à proposer un véritable scénario, construit autour de l'enlèvement de Peach, certes, mais aux tenants et aux aboutissants quelque peu changés, et surtout aux personnages complets aux caractères divers et reconnaissables. On avait seulement droit à un semblant d'histoire par le passé, et cet opus est véritablement le premier à écrire quelque chose de consistant. Toutefois, n'allez pas vous imaginer quelque chose d'aussi grandiose qu'un Metal Gear, ou tout autre jeu à la trame extraordinaire. Ici, seules les mésaventures du plombier nous seront contées, de surcroît de manière assez concise, afin de rendre cohérents ses déplacements, et surtout d'expliquer la raison de l'énième enlèvement de la princesse du royaume champignon, sans plus. Tout avance par de petites cinématiques bien tournées, plutôt drôles comme à l'habitude de la série. En bref, on apprend que le fils de notre ennemi juré, Bowser, est persuadé que Peach est sa mère, et il décide de l'ôter des griffes de Mario, ce fourbe, qui d'après lui est celui qui a pris en otage la demoiselle. Pour l'écarter de sa chère mère, il va tenter de le faire mettre en prison, en taguant l'île Delfino déguisé en plombier à salopette. Le pauvre Mario, aucunement fautif dans l'histoire, se retrouve affilié à des travaux d'intérêts généraux, et devra nettoyer tous les recoins pour pouvoir repartir des plages ensoleillées de ce paradis peinturluré.

VERDICT

Avantages

- Très beau
- Long
- C'est un Mario !!!
- Gamecube forever !!!
- Innovant
- Maniabilité agréable
- Un must en matière de plates-formes 3D !
- Un incontournable de la Gamecube !

Inconvénients

- Difficulté trop variable
- Mario est encore parfois un peu lourd
- Scénario trop sommaire

Graphismes
4,5 étoiles
9.0 / 10
Doté d'une patte graphique cartoonesque à souhait, Super Mario Sunshine nous emmène sur une île magnifiquement ensoleillée, au design intéressant. Les environnements étant tous très différents, c'est un véritable plaisir que de découvrir ou redécouvrir chacun d'entre eux. De plus, le bestiaire est totalement nouveau, conférant à cet opus un vent de fraîcheur éternel.
Jouabilité
4,5 étoiles
8.5 / 10
Le J.E.T. est un outil diablement efficace et innovant qui réussit à marquer une frontière immense entre Mario 64 et Sunshine. Cet opus est de surcroît doté d'une maniabilité un poil plus facile d'accès, d'un Mario plus léger qu'auparavant, et surtout d'une caméra moins désinvolte, plus facile à maîtriser. Les fans seront contents de pouvoir jouer avec Yoshi, alors que ce n'était pas possible dans l'opus précédent.
Durée de vie
3,5 étoiles
7.0 / 10
Si parvenir à réunir les 70 soleils nécessaires à l'achèvement de l'histoire prendra déjà pas mal de temps, si vous décidez de vous atteler à la collecte de chacun des 120 dissimulés partout dans l'île Delfino, vous risquez bien de passer plus de quarante heures devant votre télévision. Dommage que la difficulté soit si aléatoire, trop basse lors des niveaux lambda, et trop élevée lors des phases de plates-formes sans le J.E.T.
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
Outre l'apparition de voix pour illustrer les dialogues, Super Mario Sunshine est l'occasion de revisiter la plupart des grands thèmes musicaux de la série à la sauce soleil et sable chaud, sur fond d’accordéon, pour une raison encore inconnue. Si les doublages sont très caricaturaux, ils collent toutefois incroyablement bien à l'ambiance décalée d'un Mario. Les morceaux sont de surcroît de très bonne qualité, mais leurs sonorités partageront les joueurs.
Scénario
1,5 étoiles
3.0 / 10
Premier Mario à offrir à la série un réel scénario, Sunshine ne donne pas moins dans la sous-enchère, avec une trame très basique et pas foncièrement intéressante. Elle ne sert que de prétexte mal déguisé à l'aventure, et aurait gagnée à être moins concise. On a d'ailleurs un peu l'impression qu'elle aurait mieux fait de ne pas exister, puisque trop sommaire.
Note Globale
4,5 étoiles
8.5 / 10
Super Mario Sunshine est la preuve avant l'heure que la série de Shigeru Miyamoto en a dans le ventre, et ne cessera d'innover et d'évoluer à jamais. Les jeux marquants sur Nintendo Gamecube sont nombreux, et celui-ci vient rejoindre la liste. Son gameplay, bien qu'un peu rustique par moments, est soutenu par des mécaniques construites autour d'un tout nouvel objet, ce qui lui procure un réel détachement par rapport à Super Mario 64, et cela est particulièrement plaisant puisque lui offrant une identité propre. De surcroît, sa patte graphique aussi magnifique qu'innovante lui confère une vitalité de choix, le rendant encore attirant à une heure où les consoles next gen vivent au mieux. Sa durée de vie ne sera ébréchée que par une trop grande facilité lors des phases banales d'exploration, contrastant avec une difficulté irritante lors de rares passages de plates-formes sans le J.E.T. Bref, ce Super Mario Sunshine est une perle comme on aimerait en voir encore à l'heure actuelle. Côté plates-formes, seuls quelques excellents jeux estampillés Mario se battent encore en duel avec de rares Sonic et autres noms plus récents, ce qui fait regretter à beaucoup l'ère Gamecube, durant laquelle nous avons eu droit à une platée de titres exceptionnels dont celui-ci. Si vous n'avez encore jamais foulé l'île Delfino et que vous avez encore sous la main votre vieille Gamecube ou une Wii en état de marche, alors foncez vous procurer ce soft qui, certes, a vieilli, mais conservera à jamais un cachet et un intérêt ludique extraordinaire.
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Commentaires

01 Nov. 2011 | 18h30


TeddyWayne
Ahah j'avais surkiffé cet épisode ;-)

02 Nov. 2011 | 00h14


itokiry
Un jeu inoubliable de la Gamecube... Tout simplement sublime quoi ^^

02 Nov. 2011 | 21h31


Vinz
Quel kiff ce titre à l'époque :-)

02 Nov. 2011 | 21h38


itokiry
Encore aujourd'hui :D
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