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STALKER : Call of Pripyat

Console : PC
Éditeur : NC
Développeur : GSC Game World
Date de sortie : 5 février 2010
Multijoueurs : oui
Public : 16 ans et +

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Posté le Mardi 02 Mars 2010 par philyra
Stalker – Call of Pripyat est la seconde extension officielle de Stalker – Shadow of Chernobyl. Cette fois-ci, les évènements se déroulent dix ans après l’arrivée de Strelok dans la Centrale de Chernobyl. Autant dire qu’il y a pas mal de changements en perspective même si l’esprit de la série reste inchangé. C’est donc avec un plaisir évident que l’on va pouvoir arpenter de nouveau la zone le détecteur dans une main et la kalachnikov dans l’autre…

Un militaire dans la zone…


Call of Pripyat vous propose d’incarner le major Degtyarev dans son enquête qui le mènera jusque dans la ville de Pripyat. Se faisant passer pour un simple stalker de passage, le major est chargé d’élucider les circonstances du crash de cinq hélicoptères militaires à divers endroits de la Zone. Tout comme dans les épisodes précédents, vous serez amené à vadrouiller aux quatre coins de la carte sachant que seule votre progression au sein de l’intrigue principale vous permettra d’accéder à de nouvelles aires de jeu. Par contre, une des grandes différences par rapport aux précédents opus concerne les missions secondaires qui s’avèrent bien plus prenantes et lourdes de conséquences. On reviendra dessus par la suite.

Pour démarrer votre mission, vous disposez d’une kalachnikov et de pas mal de medikits et autres pansements. Cet armement aide à surmonter aisément les difficultés liées au début du jeu et on se surprend à découvrir très rapidement de nouvelles armes sur les cadavres de bandits ou de stalkers tombés au champ d’honneur contre les mutants. En fait, on se rend vite compte que les développeurs ont pris le parti de faciliter la tache du joueur par rapport aux précédents opus: non seulement vous disposez d’un armement rapidement très conséquent, mais les bandits ne vous cherchent plus des ennuis à la moindre apparition.

Call of Pripyat, plus simple qu’avant ?!?


Autant être clair dès le départ, Stalker – Call of Pripyat est certainement plus facile d’accès que les précédents jeux de la série qui pouvaient se révéler très difficiles sur le début de l’aventure. Cependant, plus facile ne veut pas dire moins riche en gameplay, bien au contraire. Il faut aussi souligner qu’avoir déjà joué à la série permet de mieux gérer les combats et entraine certains automatismes comme partir le plus vite possible à la recherche d’artefacts pour renforcer directement sa protection contre les méfaits de la Zone ou pour se faire pas mal d’argent, les marchands étant désormais un peu plus généreux quand il s’agit de racheter ces précieux items !

Autre point important, l’interface du jeu a encore significativement progressé et est désormais bien plus claire avec une mini-carte plus lisible, des indicateurs de son et de visibilité plus nets et un système de raccourcis plutôt bien pensé. Ainsi, par défaut, on peut utiliser via un raccourci indiqué à l’écran un médikit ou un pansement et savoir combien il en reste sans avoir à passer par l’inventaire, ce qui est un plus très agréable au quotidien. Dans le même esprit, le type de munition et le nombre de balles pour chaque type sont désormais clairement affichées. De plus, la molette permet maintenant de switcher proprement entre les différentes armes. Les puristes auront aussi remarqué qu’il devient possible d’avoir accès à deux armes lourdes en même temps et non plus seulement à un pistolet et une arme lourde, une modification très appréciable en combat !

Quoi de neuf, major ?


Pour guider le major dans la première région du jeu, Zaton, la carte du GPS s’avère très pratique et des cercles blancs marquent les zones d’intérêt comme les bâtiments principaux du jeu et les concentrations d’anomalies qui contiennent bien souvent des artefacts. On démarre ainsi près d’un lac asséché en marais et truffé d’épaves de navires. Encore une fois, on remarque la diversité des environnements qui impliquent souvent des structures désaffectées de grandes dimensions comme la Carrière ou l’Usine Jupiter vers le milieu du jeu. Ces environnements regorgent de passages sombres et de caches secrètes. Tiens, en parlant de caches secrètes, les fameuses « planques », ces dernières sont désormais systématiquement associées à des récompenses de missions secondaires et tant qu’elles ne sont pas découvertes, elles restent visibles en vert sur la carte.

J’en viens à un point clé de cet opus, les missions secondaires. Non seulement elles sont variées mais en plus, elles sont parfois liées entre elles et conduisent parfois à des dénouements très surprenants. Comme si cela ne suffisait pas, elles ouvrent de nouvelles options de dialogue et il n’est pas rare que certaines missions vous mènent à plusieurs endroits de la carte. Stalker – Call of Pripyat introduit d’ailleurs la présence de stalkers itinérants sur la carte qui se révèlent des guides improvisés vers certaines zones ou vers n’importe quelle zone de la carte, cela dépend sur qui vous tombez. Il va sans dire que ce service est payant et même parfois très cher (jusqu’à 5000 roubles pour revenir à Pripyat !!!). Un dernier mot sur les missions secondaires : certaines d’entre elles auront un impact sur la conclusion du jeu !

Pripyat, l’oasis du Stalker ? Pas si sûr !


Le jeu a beau être plus abordable, il faudra trouver beaucoup d’indices concernant le crash des hélicoptères avant d’espérer atteindre la ville de Pripyat. Souvenez-vous, en désactivant le lobotomisateur dans le premier opus, Strelok a ouvert la voie vers le centre de la Zone et donc par voie de fait, vers la ville de Pripyat. Si le passage à travers la ville était assez court et meurtrier dans le premier opus, la situation est différente ici et la ville est effectivement truffée d’artefacts très prisés et de créatures mortelles. On remarque d’ailleurs que la faune s’est considérablement diversifiée dans ce dernier opus avec l’apparition de nouveaux ennemis comme les domovoi, des nains agressifs dotés de pouvoirs étonnants ou les chimères qui s’avèrent des ennemis redoutables au corps à corps. Pour avoir enchainé rapidement deux chimères, quelques sangsues et pas mal d’adeptes du monolithe vers la fin du jeu, le tout de nuit à la lampe torche, je peux vous assurer que les combats promettent bien du plaisir !

Au fait, pour résister à tout ce beau monde, cet opus propose un armement toujours plus riche et toujours aussi fabuleux en termes d’optimisation. Cependant, ce serait trop simple si le premier marchand du jeu vous proposait déjà toutes les optimisations (même au prix fort) et les développeurs ont intégré la quete de trois types d’outils afin de corser les choses. Ainsi, par ordre d’amélioration croissant, vous aurez les outils rudimentaires, les outils de précision et enfin les outils de calibrage, sachant que j’ai découvert les outils de calibrage avant les outils de précision, ce qui est particulièrement frustrant. Je peux vous assurer que ces outils sont généralement assez bien cachés et il vous faudra ratisser l’aire de jeu pour espérer les découvrir tous !

Question équipement, l’armement à disposition reprend celui des précédents opus s’enrichit d’un fusil à pompe extraordinaire baptisé « éliminator » qui s’avère absolument jouissif en combat rapproché, même le bruit est impressionnant. Les armures restent sensiblement identiques avec des casques un brin différents. Le nombre d’artefacts différents est encore en hausse et si vous menez à bien une quête secondaire bien spécifique, vous aurez même accès au tout dernier modèle de détecteur d’anomalies, celui qui vous indique la localisation des artefacts et des anomalies ! Oui, vous qui avez galéré des heures en essayant tant bien que mal d’éviter ce foutu vortex, vous allez enfin pouvoir respirer un peu ! Dire qu’il a fallu attendre le troisième épisode pour le dénicher…

Au final…


Alors oui, je le reconnais bien volontiers, cet opus de la série des Stalkers ne renouvelle pas le genre, bien au contraire puisqu’il s’appuie sur ce qui fonctionnait bien auparavant et l’améliore nettement, je pense en particulier à l’interface qui est beaucoup plus fonctionnelle. Et si les familiers de la série auront remarqué que Call of Pripyat est plus abordable en termes de gameplay, il est aussi un peu plus riche, mieux fini et bien moins buggé que ses prédécesseurs. Pour tous les autres, le scénario pourra sembler parfois obscur mais le plaisir de jouer à un des meilleurs FPS de 2010 sera bien là.

Enfin, je glisse une petite indication sur la configuration qui a permis d’extraire les images de ce test : Processeur Pentium Dual Core E5200, 4 Go de RAM DDR2 PC8500 et une carte graphique ATI Radeon HD 4770 dotée de 512 Mo de GDDR5. Ces composants permettent de profiter pleinement du jeu en poussant modérément les détails.

VERDICT

Avantages

- Un scénario musclé par les missions secondaires
- Une interface clairement améliorée
- Des environnements innovants et mieux délimités
- Une ambiance prenante, toujours aussi géniale de nuit
- Une bande-son de qualité avec de bons doublages
- Des graphismes de qualité
- Evolutivité et réalisme de l’armement
- Moins buggé qu’avant

Inconvénients

- Peu novateur au final
- Gourmand en qualité élevée

Graphismes
4,5 étoiles
9.0 / 10
Les environnements sont de qualité, il n'y a rien
Jouabilité
4,5 étoiles
9.0 / 10
La prise en main et l'interface sont définitivement mieux pensées.
Durée de vie
5 étoiles
9.5 / 10
La durée de vie est véritablement excellente grâce aux missions secondaires et à une difficulté mieux dosée.
Bande Son
4,5 étoiles
9.0 / 10
La musique reste discrète mais ce sont les bruitages et les doublages qui assurent, mention spéciale la nuit.
Scénario
4,5 étoiles
9.0 / 10
Le scénario restera obscur pour les novices mais il est riche en surprises.
Note Globale
4,5 étoiles
8.5 / 10
Même si Stalker – Call of Pripyat est finalement peu novateur puisque l’on retrouve les environnements, le gameplay et les anomalies qui ont fait le succès des précédents épisodes, on se surprend à arpenter avec beaucoup de bonheur une aire de jeu inconnue, le tout dans les bottes du charismatique major Degtyarev. Évidemment, on pourra regretter une difficulté un poil moins ardue qu’auparavant mais ce serait passer à côté d’un des meilleurs FPS du moment, vendu d’ailleurs à un tarif raisonnable. Pourquoi se priver?
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Commentaires

02 Mar. 2010 | 22h53


Vinz
Arrggn le temps me manque, c'est bien dommage que je l'aurais bien tater un peu.
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