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Spore

Console : PC
Éditeur : Electronic Arts
Développeur : Maxis
Date de sortie : 4 septembre 2008
Multijoueurs : non
Public : 12 ans et +

Note des membres
1 vote (4.00 / 5)
Posté le Samedi 27 Septembre 2008 par YAZORIUS
Ambiance légère et colorée pour un jeu qui se décrit plus profond que son aspect enfantin le laisserait penser. Bien peu de jeux proposent en effet un challenge aussi grand que celui de Spore : refaire l’Evolution suivant ses propres critères (restreints par les nécessités darwiniennes) en partant du premier stade de la vie (la cellule dans le « Bouillon Originel ») et l’amenant à la grandeur d’un peuple dominant sa planète entière et établissant alliances et colonies dans les systèmes solaires plus ou moins proches. Un jeu qui promet donc des heures de jeu passionnant autour des 5 phases bien délimitées de l’Evolution : la cellule, la créature, la tribu, la civilisation, l’espace. Chacun de ces stades est régi par « l’Atelier », un éditeur extrêmement puissant et très simple d’utilisation qui permet de réaliser sa propre créature ainsi que bâtir la moindre des constructions (maisons, usines, bateaux, vaisseaux, …), dans le but évident de personnaliser au maximum l’univers gravitant autour de sa créature. Mais finalement, face aux descriptifs officiels et officieux de ce jeu, le ressenti du joueur peut être tout autre, et bon nombre de tests/avis totalement opposés sur ce jeu ont été déjà vu le jour sur Internet, preuve que ce titre possède des caractéristiques bien particulières qui scinde la communauté des joueurs en deux positions bien tranchées.

Il est certes important de bien distinguer les 5 phases d’évolution proposée, car au-delà de proposer un « niveau » différent, il s’agit bel et bien de jeux complètement différents, avec des graphismes différents, des buts différents, une ergonomie différente, bref, une expérience à chaque fois renouvelée. Certains apprécieront cette diversité vidéoludique au sein d’un même titre, d’autres, plus enclin à approfondir chaque stade d’évolution, se sentiront floués par le survol indéniable de chaque étape. Ici, point de grande prise de tête afin d’apprendre comment structurer une société stable, point de crainte face à des challenges impossibles à relever, point de panique à l’idée de voir sa cellule, créature, tribu, civilisation et/ou alliance réduite à néant face à des attaques constantes issues d’une Intelligence Artificielle redoutable. Il est important de savoir qu’avant tout, ce jeu propose un grand moment de divertissement, simple, abordable, aussi sympathique qu’agréable, mais surtout aussi peu rebutant qu’il est possible de le faire. « Spore » s’adresse donc aux habitués des genres vidéoludiques traités qui désirent juste se divertir sur des phases relativement basiques mais variées, ainsi qu’aux néophytes qui se prendront au jeu rapidement et facilement, sans avoir à se perdre dans les finesses et subtilités stratégiques complexes ou de gestion/simulation.

La phase « Cellule » est principalement réalisée afin de prendre les commandes en douceur, via un jeu particulièrement orienté arcade. Il s’agit ici de créer une cellule, de choisir son « orientation gastronomique », et de se lancer dans le Bouillon Originel pour apprendre à survivre, à s’alimenter, à récupérer ADN permettant l’évolution primaire (évolution accessible via l’Atelier grâce auquel on peut ajouter petit à petit des outils de défense, de vitesse, d’attaque, …). Ce stade du jeu est relativement assez aisé et, si ce n’est par les beaux graphismes ronds, colorés et naïfs, fait indéniablement songer au jeu « Flow » sur PS3. Certes bien moins esthétiquement artistique, « Spore » propose dans ce premier stade de l’évolution un jeu au but similaire, avec franchissement de palier dans le Bouillon originel : les créatures qui nous attaquent deviennent rapidement petites et insignifiantes, et les immenses formes floues du fond se révèlent alors être nos nouveaux prédateurs. Ludique, malgré un petit côté répétitif dû au concept-même de ce type de jeux. Les niveaux sont d’ailleurs assez peu nombreux et se franchissent rapidement (sitôt qu’on a accès au poison ou autre système de défense, ce stade d’évolution devient relativement aisé). Il est en revanche, comme dans 5 grandes étapes de jeux proposées dans « Spore », très amusant de se retrouver face à des créatures similaires à celle que l’on a créée et faite évoluer, aussi bien arrivées au même stade d’évolution que sa cellule/créature/civilisation actuelle ou restées à des stades inférieurs.

Après quelques modifications cellulaires, ajouts d’armes et autres altérations proposées en cours de jeu et installées/appliquées via l’Atelier, voici que la cellule d’origine peut enfin rencontrer la terre ferme. On peut alors ajouter des jambes/pattes à sa créature, lui enlever les éléments devenus superflus (la vie sait autant ajouter les éléments indispensables au nouveau stade d’évolution qu’abandonner ceux qui sont devenus inutiles et risqueraient d’être un fardeau). Sitôt la créature jugée « valable », un clic suffit pour passer à l’étape d’évolution supérieure (tout en sachant qu’il sera en revanche totalement impossible de revenir au stade précédent, et qu’il faudra alors tout reprendre sur une nouvelle planète pour retrouver le plaisir de barboter dans le Bouillon Originel).

Chaque moment important de l’évolution est alors illustré par une petite vidéo utilisant le moteur graphique du jeu : il est alors fort divertissant de voir sa propre création prendre vie naturellement au cours de ces moments non-interactifs, comme si le jeu avait toujours prévu que la créature allait évoluer ainsi. L’intégration de moindres changements structurels, d’habillement ou autres réalisés dans l’Atelier, se fait instantanément dans le jeu en lui-même ainsi que dans toutes les vidéos. Les options du jeu permettent au joueur désireux d’avoir quelques souvenirs des phases du jeu de pouvoir capturer des images à tout moment (touche « C »), mais aussi des vidéos complètes de ce qui se passe à l’écran (touche « V »). Des images animées (de type « gif ») sont aussi automatiquement réalisées lors d’interventions dans l’Atelier et résument les évolutions apportées à la créature ou aux bâtiments afin de pouvoir les utiliser en tant qu’avatars sur des fora. Une exportation automatique des vidéos sur un compte Youtube (déjà créé, ou à créer directement depuis l’interface du jeu) est aussi proposée à la fin de la capture.

Quatre grandes étapes attendent encore le joueur et sa créature, quatre étapes correspondant à quatre types de jeux différents. Décrire méticuleusement chaque étape reviendrait à bouder le plaisir de découverte du joueur, mais il est important ce connaître l’essentiel de ce que le jeu réserve afin d’être certain de ne pas bloquer sur une étape de l’évolution qui rebuterait le joueur dans son principe : la phase « Créature » est héritée des jeux d’action en vue à la troisième personne et une navigation réalisée dans un monde entièrement en 3D grâce à la souris principalement. Il est à noter que parcourir l’intégralité de la planète n’est pas vain, car bon nombre d’outils d’évolution (défense, marche, mains, charme, …) sont disséminés un peu partout. En revanche, attention à ne pas tomber sur les ogres, immenses créatures impossible à charmer et qui ne font qu’une bouchée des créatures face à elles. La troisième étape, orientée stratégie à la « Populous 3 », met le joueur à la tête d’une petite tribu et proposera des missions basiques comme impressionner ou plaire à d’autres créatures en chantant, dansant, … Plus il y a de types de créatures charmées, plus on accède vite à l’étape d’évolution suivante. Les étapes d’évolution s’enchaînent assez vite (2 heures ou plus si le joueur cherche à trouver le plus de bonus possible), et l’on arrive relativement rapidement aux deux dernières phases de l’évolution.

Si la quatrième phase est somme toute assez proche des évolutions précédentes (une étape axée « simulation » à la Caesar, avec construction de bâtiments et autres moyens de transport), la dernière étape n’est pas des moindres car demandera de très longues heures de jeu pour en venir à bout (une quinzaine environ) : ici, les missions s’enchaîneront, proposées par la base principale installée sur la planète d’origine, ou par des civilisations rencontrées sur d’autres planètes. Il est alors possible de gagner de l’argent qui permettra d’acheter des outils de terraformation, afin de coloniser de nouvelles planètes, découvrir d’autres systèmes solaires, établir des relations commerciales et alliances auprès d’autres civilisations, … Chaque action/mission jugée réussie apportera son lot de médailles et d’argent, augmentant peu à peu le champs d’action de la navette, le grade de son capitaine et le nombre de vaisseaux les accompagnant.

Attention en revanche de bien alimenter la navette en énergie, armes et autres dispositifs de réparation, car les risques de tomber sur des civilisations hostiles est grand, surtout si, pour des besoins d’une civilisation de votre alliance vous avez pillé/détruit des vestiges vénérés d’une civilisation encore inconnue mais qui l’aura très mal pris et saura vite le faire comprendre. Une partie de jeu, donc, très vaste, très variée, où il est possible à désir de visiter tel ou tel système solaire et de descendre au raz du sol de chaque petite planète pour voir ce qui s’y trouve, faire des analyse, capturer des créatures, … Vu le nombre de niveaux à franchir pour terminer cette 5ème étape du jeu, il devient assez évident que les quatre étapes précédentes n’étaient là que pour crédibiliser l’évolution, permettre d’utiliser l’éditeur afin de personnaliser ses créatures et leurs créations. Tout le centre du jeu réside finalement dans cette dernière étape qui, malgré le côté toujours accessible et naïf des autres étapes de « Spore », offre de très nombreux challenges à relever, et cumule des phases de simulation de navette à la « V2000 » et des phases stratégiques et de gestion spatiales à la « Ogame».

VERDICT

Avantages

- Accessibilité : la difficulté de chaque type de jeux traités est absente, pour ne garder que le plaisir de jeu sans la frustration de l’échec cuisant.
- « L’ Atelier » est aussi un atout considérable dans ce jeu et peut prendre beaucoup de temps et d’attention pour les architectes désireux de maîtriser chaque structure et texture.
- Variété des « niveaux » qui changent le principe-même du jeu à chaque fois.

Inconvénients

- La pauvreté de profondeur des challenges risque fort de rebuter les habitués qui ne verront dans ce jeu qu’un pastiche naïf et surfait des grands classiques des jeux d’action/stratégie/gestion.
- Beaucoup de répétitivité dans chaque étape du jeu.

Graphismes
3,5 étoiles
7.0 / 10
Mignons, colorés, agréables, un peu naïfs. L’idée de pouvoir tout créer soi-même est aussi un avantage et inconvénient : la beauté et l’unité graphique peu dépendre du goût et de l’imagination du joueur. Attention aussi à bien régler les paramètres vidéo soi-même afin de trouver le meilleur compromis entre vitesse du jeu et beauté. N’hésitez pas à monter au maximum la qualité des textures, mais baisser totalement les détails de lumière, par exemple.
Jouabilité
3,5 étoiles
7.0 / 10
Très changeante, car dépend de la phase d’évolution en cours, mais en revanche entièrement et constamment à la souris. Un petit souci peut arriver avec la molette qui possède deux fonctions différentes dans le jeu, fonctions qui s’entraînent matériellement l’une-l’autre (défilement : abaisse/monte la navette et clic : rotation de la caméra). Un peu perturbant au départ, surtout lors du pilotage de la navette spatiale au niveau planétaire, qui plus est s’il y a des ennemis à viser (clic droit pour avancer et ne pas les perdre, clic gauche pour leur tirer dessus, clic de la molette et déplacement de la souris pour tourner la caméra … on a vite fait de faire défiler la molette, et donc de s’aplatir au sol ou quitter la planète).
Durée de vie
4 étoiles
8.0 / 10
Relativement élevée, surtout si le joueur est en quête de récompenses bonus, d’objets rares, ou aime peaufiner ses créations dans l’Atelier dédié … « Spore » réserve environ une vingtaine d’heures de jeu pour les joueurs « pressés » et ceux qui connaissent déjà. Et comme chaque nouvelle partie est sensiblement différente des précédentes (et profite des créatures des anciennes parties), la durée de vie de « Spore » peut nettement dépasser les 30 heures pour tout joueur curieux.
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
Irréprochable, tant pour la musique (discrète et même personnalisable grâce à un petit éditeur très simple de mélodie et un petit choix d’instruments ou de styles d’accompagnements musicaux) que pour les bruitages, très nombreux et de qualité, ou les doublages « évolutif s » qui passent de petits cris bizarres à des propos étranges mais cohérents à la Sims.
Scénario
4 étoiles
8.0 / 10
Ici, pas de réel scénario, mais une idée, une idée excellente et assez bien exploitée. Les challenges sont variés et progressifs en difficulté. Tout est parfaitement étudié, malgré la nette volonté de rester constamment accessible au plus grand nombre de joueurs.
Note Globale
4 étoiles
7.5 / 10
Le divertissement et l’accessibilité sont les maîtres-mots de ce jeu qui survole l’ensemble de la notion d’évolution pour surtout s’attarder sur la cinquième et dernière étape, la phase « spatiale ». Très loin de concurrencer chaque grand représentant de chaque catégorie vidéoludique traitée, « Spore » offre tout simplement une bouffée d’air frais par un jeu accessible, agréable, amusant, varié, qui s’adresse à toute personne, néophyte ou non, désireuse de s’amuser sans aucune prise de tête à l’horizon. Un grand jeu plein de petits challenges, de couleurs, de surprises, où tout gravite autour d’un excellent logiciel d’édition de créatures et bâtiments, et fourmillant d’options aussi futiles et divertissantes que l’élaboration de son propre hymne musical. Un jeu qui a tout pour plaire, le temps qu’on n’attend de lui que ce qu’il propose : de l’accessibilité, de la variété, le plaisir pur de l’interactivité et de la découverte, avec des possibilités aussi vastes que chaque nouveau départ sur une nouvelle planète est différent. Certains puristes penseront que « Spore » n’est que beaucoup de bruit médiatisé pour pas grand-chose d’innovant, mais finalement toutes les promesses de ce jeu ont été tenues. De plus, Internet n’est en reste avec « Sporepedia » qui propose d’uploader toutes ses créations et créatures afin de les faire partager à tous les utilisateurs de « Spore », ou de découvrir/télécharger leurs propres réalisations et les intégrer dans la partie en cours. Le site anglophone est aussi une merveilleuse base de données passionnante à compulser et intégrer « off line » : www.spore.com/sporepedia.
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Commentaires

28 Sep. 2008 | 12h00


Vinz
Moi je ne pouvais même pas essayé l'éditeur de monstres, la carte graphique de mon Macbook ne le supportait pas mdr :-p
Jeu un peu étrange, pas désagréable mais pas non plus hors normes.

29 Sep. 2008 | 15h52


Ganon
A part Sim City, et encore, les jeux de Will Wright me sortent pas les trous de nez. :(

01 Oct. 2008 | 01h03


Vinz
Ha le bon vieux Sim City :-) et Sim Tower aussi ! j'ai vraiment adoré ce jeu quand j'étais gosse ^^ enfin bon, c'est une autre période :p

03 Oct. 2008 | 17h39


chaise
je l'ai pas mais j'ai des codes(pour ce que ça demange) sinon tres bon test
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