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Splinter Cell : Conviction

Console : Xbox 360
Éditeur : Ubi Soft
Développeur : Ubi Soft Montreal
Date de sortie : 15 avril 2010
Multijoueurs : oui
Public : 18 ans et +

Note des membres
1 vote (4.00 / 5)
Posté le Lundi 17 Mai 2010 par Zefi
Retour d'une légende de l'infiltration. Fort d'un long développement et d'un remaniement d'une «première» version qui ne convenait pas; Splinter Cell Conviction fait table-rase du passé et s'oriente vers une approche plus explosive. Un choix divisant les joueurs, mais qui risque de toucher un public plus large. Une «Casualisation» comme certains aiment le dire ? En quelque sorte...

Série culte pour toutes personnes appréciant l'infiltration, Splinter Cell s'impose depuis quelques années comme la référence dans le registre «réaliste». Bien loin d'un Background complètement surréaliste d'un Metal Gear, Sam Fisher et sa bande surplombaient depuis belles lurettes les sommets, en particulier depuis l'apparition du troisième opus Chaos Theory, véritable perle dans le genre !

La question que l'on peut se poser est la suivante : Comment surprendre à nouveau ? Alors que la précédente aventure nommée Double Agent, manquait de nouveautés et n'arrivait pas à procurer des sensations supérieurs (ou équivalente) que son prédécesseur. Délicate interrogation dont la surprise fut à son paroxysme en 2007 avec la première vidéo diffusée. Beaucoup plus action, plus libre, plus vaste dans les airs de jeux, avec une foule permettant de dissimuler notre héros, à la manière d'Assassin's creed, autre production de ce développeur.

Reboot !
Abandonnant ces nouvelles idées, reprenant le développement quasiment à zéro, Ubi a finalement préféré le retour en arrière, mais avec une partie bien plus action. L'idée de départ, est de donner aux joueurs la possibilité de faire usage de son armement, de ses capacités physiques ou de sa légendaire discrétion pour mener à bien un objectif. Au final, dans la plupart des missions, on peut ou non faire usage de son pistolet, de sa mitraillette et autres joyeusetés. Néanmoins, à certains moment le titre nous impose d'éliminer tout un groupe d'opposants pour avancer dans la zone suivante. Cette volonté, d'avoir une aventure plus spectaculaire mais aussi plus rythmée dans son déroulement en découle certaines séquences de fusillade obligatoires, qui sans être mauvaises sont plutôt dérangeantes.

Bien plus facile que par le passé, la progression dans les niveaux est aidée par une intelligence artificielle ridicule par moment et tricheuse sur les bords, en particulier lors des ses phases «closes» où l'on vous repère même lorsque vous êtes dans l'obscurité la plus totale. Ils ne vous cherchent même pas, à peine rentrer dans la pièces, vos poursuivants crient à hautes voix qu'ils vous ont trouvé alors qu'ils ne regardent même pas dans la direction dans laquelle vous vous trouvez. Crispant. Un peu à la manière de ses éclairages incassables dont il est impossible de contourner et qu'il faut impérativement franchir, alors qu'une ronde ne vous laisse que trop peu de temps pour franchir cette zone lumineuse.

Le plus simple ? Éliminer le garde qui surveille sans cesse, pour éviter qu'il alerte ses compagnons. Là encore difficile de ne pas faire usage de son pistolet et de loger une balle dans sa tête, sous peine d'avoir très peu de chance de passer en toutes discrétion. Et encore, vous n'êtes pas à l'abri de laisser planer le doute sur votre présence, car il est dorénavant impossible de porter les cadavres pour les déposer dans des coins sombres. Une approche des plus étranges, d'une part par l'utilisation de son arsenal qui se veut obligatoire à certains moments, de l'autre aucun moyen de faire «disparaitre» les traces. Un choix de Game-Design absurde alors que depuis le premier épisode Sam Fisher n'hésitait pas dissimuler les corps inertes. Rageant lorsque certaines missions ne peuvent se terminer si les factions ennemis repèrent une quelconque anomalie dans les rangs, ou si un garde aperçoit une caméra hors-d'états. Le côté infiltration en prend donc un grand coup dans la mâchoire.

Plus souple, plus agile mais encore plus facile que précédemment
Quand au gameplay, il se veut plus fluide, plus accessible également plus nerveux. Sam se mouve avec grâce, peut se mettre dorénavant à couvert, passer d'une couverture à une autre, s'ensuit une animation réellement sympathique. Le genre de comportement que non toujours pas adoptés les sentinelles ennemis, qui dans la plupart du temps, soit vous attendent sans prendre d'initiatives, soit avancent comme de gros bœufs prêt à se faire descendre. Certes ils jettent des grenades pour vous inciter à bouger un minimum, mais ils ne poursuivent jamais leurs assauts de manières coordonnées et efficaces. Heureusement que le mode «réaliste» contourne ce problème d'IA merdique, avec une résistance au balle, minime. Cela ne m'a pas empêché à certains moments de passer en mode «Gears Of War» et d'enchaîner les Headshots à foison. Néanmoins Ubisoft a mis en place un système nommé Mark and execute qui consiste à cibler un certain nombre d' ennemis selon l'arme, et de les éliminer en appuyant sur une seule et uniques touche, en deux trois mouvements automatiques. Cependant hors de question de l'utiliser à foison, pour en faire usage, il faut obligatoirement éliminer un opposant au corps à corps. Même si vous vous faîtes repérer pendant l'assassina, il devient possible de l'utiliser même en plein milieu d'un échange de balles. Pratique pour se sortir d'une mauvaise passe mais finalement trop facile à avoir vu qu'il n'est pas impératif de tuer en silence pour l'obtenir. Lot de consolation, certains choix faits par l'équipe accentuent la plongée dans l'univers, entre les objectifs placés sur les murs ou encore une certaine scène tirée de 24 heure Chrono, Ubisoft réussit à surprendre, et à s'ouvrir une nouvelle voie pour les prochaines itérations.

Le nouveau Splinter Cell ne manque pas de charme lorsqu'on l'a en main, cependant il faut bien avouer que techniquement, on attendait bien mieux. L'aliasing persistant, le manque de finitions sur certaines textures et leurs modélisations, le choix des couleurs ou encore des ralentissements agaçants n'aident pas à l'immersion.. Bref, le titre n'honore pas la console qui possède de bien meilleurs arguments visuellement parlant. Même si tout n'est pas à jeter, comme les effets de lumières réussis, dans l'ensemble, Conviction s'avère décevant sur de trop nombreux points surtout après tant d'années à être «peaufiné» ! Si nos yeux ne sont pas gâtés, les musiques et les bruitages enchantent. Discrètes, les notes prennent leur envol dans les moments « stressants ». Un mix maitrisés participant dans ce monde bien plus sombre qu'avant. La version Française, intégralement en VF tient bien la route, et on l'écoute sans difficulté bien qu'un brin caricaturale... Le seul défaut fort gênant est la répétition des phrases lancées par les ennemis lorsqu'ils sont à votre poursuite.

A deux c'est mieux ?
Le coop, grande force du troisième larron, revient avec l'apothéose de ce qui a été tenté auparavant. Comme pour le solo, les environnements plus vastes incitent à utiliser d'innombrables façons pour parvenir à l'objectif. Avec un replay-value bien plus performant que l'aventure solitaire, il propose différents modes de jeu bien distincts. En parallèle avec les moments vécus par Sam Fisher, deux agents, contrôlés par deux joueurs, vivront une préquelle se déroulant quelques temps auparavant. Une histoire de complot, d'espionnage, de meurtre, bref du Splinter Cell mais à deux.
Les deux autres variantes non-scénarisées, elles, jouables également seul, sont peu originales mais efficaces. Le but est de protéger un générateur de plusieurs vagues d'ennemis, pour le second de traverser les niveaux sans se faire remarquer au risque de faire venir de nouvelles têtes à notre rencontre. Voici pour le coopératif, quand au compétitif également limité à deux joueurs
en local ou en ligne. C'est une course au score : pour remporter des points, chaque joueur doit éliminer le plus d'opposants sans mourir, ce qui entrainerait une perte de trois unités. Néanmoins le meilleur moyen de prendre de l'avance et d'éliminer l'autre gameur et donc d'ajouter l'équivalent de quatre meurtres. Rires, insultes egayeront les affrontement dans divers environnements tirés de l'aventure principale, eux-même divisés en plusieures zones et donc manche. La disposition des gardes jamais au même endroit, permet d'y revenir de nombreuses fois, cependant il faut impérativement avoir un ami pour y jouer à deux, car aucun autres moyens que le systéme d'invitation permet de rejoindre une partie.

VERDICT

Avantages

-Spectaculaire
-Des environnements plus vastes
-Effets de lumières
-Sam n'hésite plus à tuer
-Bande-son d'excellente qualité
-Multi agréable en ligne ou sur la même console...

Inconvénients

... Bien que le mode Spy VS Mercenaire ne soit plus d'actualité
-Pas très beau
-Bien plus action ?
-Trop simple
-IA à la ramasse
-Scénario trop confus et peu interressant

Graphismes
3 étoiles
6.0 / 10
Pas mal d'aliasing, en plus de textures pas toujours au point, heureusement que les effets de lumières sauvent le tout.
Jouabilité
4,5 étoiles
8.5 / 10
Il est dorénavant possible de finir une mission à l'aide de son armement, ou tout en discretion. Le Level-design sympathique incite à tenter différentes façons d'aborder une situation.
Durée de vie
3 étoiles
6.0 / 10
L'aventure principale vraiment trop courte, décevra les joueurs solitaires. Le multi remplit son rôle et propose pas mal d'heures supplémentaires.
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
Elle immerge sans difficultés le joueur, en plus d'une version Française vraiment pas mauvaise.
Scénario
2 étoiles
4.0 / 10
Un scénario confus, qui fait perdre le fil avec divers flash-back.
Note Globale
3,5 étoiles
7.0 / 10
Une orientation assumée, qui laisse sans aucun doute pas mal de fans sur leur faim mais qui devrait inciter de nouvelles têtes à découvrir cette licence. Un reboot agréable, duquel découleront à coup sûr d'autres épisodes !
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Commentaires

18 May. 2010 | 12h57


Vinz
Dommage :-/ Enfin à l'occasion je me le ferai :-)

26 May. 2010 | 23h25


philyra
Décidément les virages que prend Ubisoft avec ses licences ne paraissent pas toujours les bons. A quand une refonte aussi spectaculaire et sensationnelle que celle des Metroid Prime grâce au désormais mythique Retro Studio ?
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