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Shadow of Rome

Console : Playstation 2
Éditeur : Capcom
Développeur : Capcom
Date de sortie : 3 février 2005
Multijoueurs : non
Public : 18 ans et +

Note des membres
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Posté le Vendredi 11 Janvier 2008 par Zefi
Tous les regards tournaient vers la "Next-gen' si je puis-je dire, de mon simple avis, je crois que les Xbox 360 et autres sont dorénavant des "current-gen", cependant n'en est pas là le sujet. Reprenons le début de ma phrase précédente si vous le voulez bien, tous les regards sont dorénavant tournés vers les current-gen, beaucoup de gens pensent que le plaisir de jouer sera décuplé avec la progression technologique. Il suffit de voir des jeux tels que Final fantasy 6, Mario Kart 64, Metal gear solid, pour comprendre que ce n'est pas les possibilités que l'on nous donne pour nous éblouir mais ce que peuvent faire chaque développeurs pour donner un sens au mot plaisir. Si je vous parle de cela, c'est pour vous faire comprendre que certains jeux dont le nom ne vous parle pas et qui sont sortis sur des anciennes générations de consoles, peuvent vous procurer un certain fun dont on résiste très difficilement. C'est le cas de Shadow Of Rome, développé par Capcom qui est le roi des suites au nom à rallonge d'une certaine série comme Street Fighter. Comprenez par là que je souligne et que je m'abaisse le plus bas possible pour avoir mis au monde un tel jeu dont l'originalité surprend.

Vouloir s'attaquer à un genre de jeu qui est rarement utilisé est toujours assez difficile. D'un côté la pression de faire un meilleur jeu qu'un autre titre profitant du même univers, n'existe pas, mais de l'autre comment faire un gameplay suffisamment plaisant pour marquer les esprits alors que l'on ne possède pas de model ? Je vous rassure de suite, ce jeu ne vous marquera pas les esprits à la manière de Devil May Cry, Onimusha et autres titres de la firme japonaise. Qui ne connait pas Gladiateur ? J'espère que vous ne faites pas parti de ces gens là, car si c'est le cas, courraient directement vous le procurer ! Revenons au jeu, il doit bien y avoir un rapport avec le film précité me direz-vous, et pour être franc, plus qu'on ne le croit ! Dès les premiers instants du jeu, on ressent cette forte ressemblance, ce qui n'est pas pour déplaire au joueur.

Pas originale pour une épée, mais assez bien menée pour trancher

L'histoire peut elle aussi rappeler quelques souvenirs, 44 ans avant la naissance de notre Jésus Christ international, César est sauvagement assassiné, cependant après ce phénomène qui bouleverse l'Europe entière, un nouvel empereur prend le pouvoir. Derrière cet acte très barbare, ce cache un complot dont vous, joueurs (oui je parle de toi, toi qui lit en ce moment même !) allez devoir résoudre tout en évitant de vous faire surprendre ! C'est à ce moment précis que vous contrôlerez le neveu de l'ancien empereur sauvagement assassiner. Pourtant ce n'est pas dans ces phases de jeu que vous prendrez le plus de plaisir (Loin de là), mais avec un ami à lui dont le nom est Agrippa. Ancien chef des armée Romaine (Ca ne vous rappelle vraiment rien ? même pas le personnage principal du film ?), son père est arrêté et risque de se faire assassiner dans quelques jours. Il apprend que pour pouvoir parler à son père, il devra devenir Gladiateur (Encore un rapprochement avec le film, cependant les raisons sont différents même si certaines causes communes poussent les héros du film et du jeu à arriver jusqu'à la dernière marche) et s'imposer jusqu'à l'ultime combat pour s'adresser à son vieux. Le scénario peut paraître classique, pourtant on s'y prend facilement, et derrière le meurtre de l'ancien empereur se cache un complot qui vous poussera à savoir ce qui se passera par la suite, le fils pourra-t-il sauver son père ? Octavien prouvera-t-il qu'il est innocent ? Des questions classiques mais incroyablement prenante si l'on s'intéresse au scénario.

Plus très jolie en 2008...

Etant sortit depuis quelques années maintenant, ce n'est pas avec sa plastique, qui à l'époque se trouvaient être très réussis, qu'il vous éblouira. Ca ne l'empêche pas d'être toujours agréable à l'œil malgré des défauts que l'on ne devrait plus accepter de nos jours. On regrettera le manque de diversité dans les environnements, d'un côté on ne peut pas leur en vouloir c'est le genre qui veut ça. Plongeons dans les arènes à présent, Elles se ressemblent beaucoup pour la plupart et ne proposent pas beaucoup de différences de l'une à l'autre en terme d'esthétisme (ce qui n'est pas le cas des phases de jeux dont nous parlerons un peu plus bas). Le début du jeu nous plonge directement dans l'ambiance avec une Scène cinématique du plus bel effet (on va dire qu’à l’époque c’était vraiment très sympa), qui là aussi rappellera quelques souvenirs avec le film dont il est inspiré. Le tutorial se passe dans une forêt où vous aurez pour mission de retrouver des soldats qui devaient vous donner des renseignements. L'animation est pas mal même si certains mouvements sont assez mal décomposé, les problèmes de collisions sont eux aussi un défaut présent tout le long du jeu. L'aliasing reste quand même le plus gros point faible avec des textures parfois honteuses (même pour un jeu sortit il y a quelques années). Que reste-t-il au titre au final ? La modélisation des personnages est quand à elle plutôt réussit même si l’on est déçu par leur design (pas pour tous heureusement), l'animation des animaux (les tigres en particulier) est-elle aussi un bon point, tout comme des effets de lumières qui surprendront le spectateur et le joueur.

Moi tappez, toi souffrir !

Le plaisir de jeu, on le retrouve dans un gameplay pas vraiment nouveau en terme de Bourrinage—cerveau sur OFF----ni dans un nombre de combos gigantesques mais dans le plaisir que l'on éprouve lorsqu'un bras, une tête ou un buste d'un adversaire rencontre la lame que vous tenez dans votre main. Un jeu de maso ? A peine. Au delà de son scénario, le jeu de Capcom n'en propose pas plus, une boucherie humaine avec différentes règles dans des décors fermées. Oh si, les développeurs ont prévu d'autres phases de gameplay en dehors des différentes arènes que vous aurez le loisir de visiter. De l'infiltration avec des idées assez bonnes dans le fond mais dont la répétitivité et le manque de possibilité vous feront vite regretter de ne pas avoir eu un jeu basé seulement sur des affrontements de gladiateurs. Revenons à celle-ci. Quelles sont les règles qui vous sont imposés ? Pas mal ce qui permet de changer la forme mais pas le fond, on aura toujours le droit à une tuerie en terrain fermé. Course de char, affrontement contre des animaux féroces n'ayant plus étaient nourris depuis plusieurs jours, ou encore des combats par équipe, mais que serait un jeu Capcom sans de redoutables boss qui vous feront réfléchir et vous donneront pas mal de difficultés pour les envoyer rejoindre les morts ? Entre le gros barbare, en passant à l'assassin d'une personne qui vous est chère, on est comblé(e). Au milieu de ces murs, les spectateurs criant, demandant du sang et des morts, vous vous trouvez seul sans armes, premier objectif trouver ce qui vous permettra de vous défendre plus ou moins. Courant et se jetant sur la première épée qui se trouve devant vous, vous vous apprêtez à faire votre premier meurtre face à un public ne vous connaissant pas. A première vue, les coups sont assez lents (en 50 hertz c'est vraiment la catastrophe), mais permettent de les voir arriver et de contrer voir d'esquiver pour en finir le plus vite possible. Chargeant votre coup au max, votre fine lame passe à travers le bras de votre opposant et celui ci tombe et remue dans tous les sens en mettant l'autre main sur la plaie. Vous êtes au dessus, prêt à abaisser votre lame, mais tout à coup un ennemi charge sur vous. Vous envoyant valdinguer, vous vous relevez péniblement sans rien pour vous défendre, se ruant à nouveau vers vous, une nouvelle esquive s'impose et vous lui voler son énorme épée. Prit de peur, l'esclave part en courant, ayant la flemme de lui courir après, vous lui lancer l'épée dans le dos. Votre ancien adversaire malgré la perte de son bras vient de tuer l'un des "participants" et se tourne à nouveau vers vous. Ramassant la tête tranchée, d'un ancien "compagnon de jeu", vous esquivez une nouvelle fois son assaut, vous vous défoulez et le tuer avec ce morceau de chair qui vous a servi d'objet de meurtre. Un dernier homme est debout face à vous, tout comme votre personne il s'est farouchement battu et ne vous laissera pas remporter votre première victoire. Etant salement amoché vous appelez à l'aide, et le public vous répond en vous envoyant une lance et du fromage permettant de récupérer de l'énergie. Avec un dernier et ultime enchainement vous transpercez du bout de votre arme, le dernier corps vivant dans cette enceinte. Levant les bras le public est convaincu. C'est dans cette ambiance que se déroulent ces affrontements intenses, comme vous l'aurez certainement deviné, le jeu est d'une violence rare où le sang coule à flot. A chaque début de mission on vous proposera de faire un choix d'armement sauf certaines missions où elles vous seront imposé voir vous commencerez la parti sans rien.

Criez esclaves !

Que serez un jeu de gladiateur sans des cris de douleurs, terreurs et un public en délire ? Tout ce qui à été cité juste avant est présent dans Shadow Of Rome, cela nous plonge encore plus dans l’enfer des arènes. Quand aux musiques, elles sont réussies même si il arrive de temps en temps les oublier. Une réussite ! Quand à la durée de vie elle tourne autours d’une quinzaine d’heures, pas très longue, ni trop courte, il n’est pas rare de revenir faire des combats dans le camp d’entrainement juste pour se défouler et prendre du plaisir. Le jeu est quand même assez difficile, les ennemis variés vous créeront des soucis, entre le petit homme ressemblant à un singe sautant de partout, ou le gros barbare vous mettant un coup et vous envoyant valsez, il n’est pas rare de tomber sous les coups. Quand à l’IA des ennemis, on a vu beaucoup mieux, ce qui n’arrangera rien lorsque l’on devra faire équipe avec un ou deux coéquipiers.

Verdict : Barbare, sauvage, sanglant, ultra bourrin mais proposant des phases d’infiltrations (assez moyennes par manque de possibilités), avec des objectifs assez variés mais tournant toujours autours du massacre, le jeu est un titre plaisant pour se défouler. Il ne propose pas grand-chose d’autre mais il assure bien dans ce qu’il propose !



VERDICT

Avantages

-Un fun toujours présent
-L'ambiance
-Gore...

Inconvénients

-En 2008, les graphismes n'ont plus rien d'éblouissants
-L'histoire pas très originale
-L'intelligence artificielle

Graphismes
3 étoiles
6.0 / 10
Techniquement le jeu était assez beau lors de sa sortie, de nos jours ça reste moyen.
Jouabilité
4 étoiles
7.5 / 10
Variée avec différentes phases de gameplay (pas toujours bonnes), le jeu se veut très divertissant.
Durée de vie
4 étoiles
7.5 / 10
Une quinzaine d'heures mais dont la rejouabilité existe réellement pour le plaisir qu’il procure !
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
Excellente, on se croirait dans une arène !
Scénario
3 étoiles
6.0 / 10
On veut vraiment savoir le mot de la fin, même si l'on est loin d'une histoire très recherchée.
Note Globale
3,5 étoiles
6.5 / 10
L'un des seuls jeux à représenter ces féroces combats auquels les esclaves étaient acteurs, il est tout simplement le meilleur. On prend un énorme plaisir à y jouer et si je devais noter le jeu lors de sa sortie, il aurait eu une note bien supérieure ! Le fun est là même après tant d'année, c'est le principal
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