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Risen 2 : Dark Waters

Console : PC
Éditeur : Deep Silver
Développeur : Piranha Bytes
Date de sortie : 27 avril 2012
Multijoueurs : non
Public : 16 ans et +

Note des membres
1 vote (4.00 / 5)
Posté le Dimanche 20 Mai 2012 par Yonnix
Il y a deux ans. Un peu plus même. Les développeurs allemands de Pyranha Bytes nous servent Risen : un RPG solide, riche, ancré dans l'univers de la piraterie. Délice pour les fans - entre autres - de flibusterie. Depuis, rien. Le calme plat. Que l'on parle de l'actualité du studio, ou de titre sentant bon la marée, l'or et les abordages. Ce sont donc les amateurs de jeu de rôle tendance Gothic, et les Jack Sparrow en herbe - pour prendre un représentant bien connu de tous -, qui ont pris leur mal en patience. Et puis vint Risen 2 : Dark Waters, fin avril dernier... A l'abordage, pirate !

Pirate un jour...


De Risen à Dark Waters : dix ans ont passés. Le héros du premier opus, s'est rangé. Finie, la piraterie, pour lui. C'est en tant qu'officier, de l'inquisition – anglaise, on imagine -, que le bretteur joue du sabre et sillonne les mers du Sud. Du moins, c'est ainsi qu'on le retrouve dans Risen 2. Car quelques événements vont être synonyme de retour aux affaires pour l'intéressé. Mara, titan des mers, fait régner la terreur sur les océans, et la seule arme capable – selon la légende – de terrasser le tyran, est en possession d'un groupe de pirate. Le problème est de taille. Mais le retour de Pathy – charmante protagoniste bien connue de la série, accessoirement fille du terrible Barbe-d'Acier –, va changer la donne, car ouvre de nouvelles perspectives pour l'ex-flibustier : redevenir un pirate, en apparence seulement. Se faire remarquer par Barbe-d'Acier, seul être sachant où se trouve le groupe recherché, et se faire enrôler dans son équipage. Le pillage, les coups pendables, le rhum : il croyait les avoir définitivement laissés derrière lui. Pourtant, dans tout ça, il va y replonger pleinement. Et non sans un certain plaisir !

Quel plaisir que de repartir dans l'univers Risen. Pyranha Bytes, c'est une patte, un savoir-faire, qui ne s'est fourvoyé qu'en une unique occasion – le très oubliable Gothic 3. La promesse d'une aventure tenue, immersive, qu'il fait bon vivre. Pas nécessairement grâce à son intrigue, qui tient plus le rôle de prétexte, que de véritable moteur à notre motivation. Véritablement original, le script ne l'est pas. Les rebondissements, ils ne sont pas légions. Non. Ce qui nous donne cette envie de continuer, cette sensation d'être happé – car ces éléments sont bien réels –, c'est le soin apporté à l'ambiance. L'application, qui a été celle des développeurs, à s'approprier et transcender les codes de toute œuvre de pirate. Les références sont innombrables. Les personnages, hauts en couleurs. Un sentiment profond d’authenticité émane du titre. Exceptionnel. Innovant. Risen 2 ne l'est pas réellement, pas totalement. Généreux, est un terme qui lui sied beaucoup plus, même s'il n'est pas titre à tout offrir dès le départ.

Manuel du flibustier débutant


Risen 2 fait partie de la classe des jeux de rôles à mondes ouverts, typiques des productions occidentales du genre. Pour autant, il demeure très écrit, et l'exploration et le plaisir qui découle d'un univers bac-à-sable resteront le plus souvent maîtrisés, et relatifs au scénario principale. Cela car il n'y a pas vraiment de distinction entre quête principale, et secondaire ; en effet, la quête principale est composée d'une multitude de secondaire, plus ou moins d'importance, plus ou moins obligatoire. Au joueur de construire son aventure, de jouer et composer avec les embranchements écrits par les scénaristes. Si l'on persiste à dire que l'histoire n'est pas particulièrement brillante, la manière dont elle est servie, elle, est efficace. Ni trop dirigiste, ni trop permissive. Le personnage se construit, évolue, au rythme de ses interactions avec l’écosystème, selon la nature des dites-interactions. Car Risen 2 est régie par des mécaniques rolistes que d'aucuns jugeront sévères – les habitués à la permissivité d'un Skyrim, notamment -, à raison : le titre ne révèle ses cartes, ou ne permet d'accéder à certaines de ses possibilités de jeu, non sans que le joueur n'y ait porté un intérêt auparavant.

Les choix d'orientations de son personnage sont donc primordiaux. Classés selon cinq axes principaux – lames, armes à feu, résistance, ruse, vaudou -, eux-mêmes composés de diverses caractéristiques particulières ; le système d'évolution influencera la plupart des actions possibles, ou non donc, au cours du jeu. Très binaire dans son fonctionnement : posséder une compétence/ action possible, action impossible dans le cas contraire. Et là où le tout nous oblige à devenir subtil, à ne pas faire n'importe quoi, c'est dans la façon d'obtenir ces capacités. De base, il faudra allouer un certain nombre de point de « gloire » - ressource obtenue en récompense de quête accomplie, ou de combat victorieux – aux axes sus-détaillés, histoire de se spécialiser. Les capacités s'obtiendront ensuite auprès de certains PNJs – personnages non jouables – formateurs, rencontrés au cours de l'aventure. Bien entendu, ces formateurs ne livrent pas leur savoir gratuitement, et c'est contre de l'or – beaucoup d'or, on parle de pirate ! – qu'ils accepterons de faire don de connaissance.

Devenir un bretteur émérite, incombe de privilégier l'attribut Lame et de dédier une grande partie de son budget à l'acquisition de compétence de combat à armes blanches. Plutôt du genre voleur ? L'attribut Ruse sera important ; la furtivité, le vol à la tire, et les talents d'illusion, les compétences à acquérir. A noter qu'il n'est pas nécessaire de se forger un archétype de personnage absolu, et qu'une multitude de combinaison est envisageable. Certaines particulièrement originales, telles que les magies liées au vaudou, ou d'autres plus déjantées : pouvoir dresser un singe et en faire son animal de compagnie. En somme, c'est au joueur de faire les bons choix, sachant que l'or ne se trouve pas en grande quantité, et qu'il sert à bien d'autres choses, dont le commerce. Les armes et équipements s'obtenant pour la plupart par le biais de boutiques, et qu'ils constituent une part non négligeable du plaisir qui découle de la personnalisation de son héros. Loin d'être de simple artifices esthétiques, ils influencent ses statistiques, comme dans tout bon jeu de rôle.

Quand sa lame est émoussée...


Un pirate, dans l'absolu, qu'est-ce que cela aime faire ? Boire du rhum, et combattre. Si la première réponse ne pose pas de réel soucis une fois matérialisée en jeu – le rhum sert à redonner des points de vie. La deuxième, elle, est relative à l'une des composantes les plus ratés de Risen 2 : les joutes. Autant le dire clairement, le système de combat de Pyranha Bytes est mauvais. Basé sur du lock automatique, les affrontements, qu'ils soient à l'épée ou au pistolet, ne sont guère enthousiasmants. Pas riche pour un sous, répétitif au possible, les quelques compétences de combats assimilables n'y changent rien – car ne servent qu'à rendre une victoire plus aisée -, on matraque, pour attaquer, le clic droit de la souris le plus clair du temps ; le reste consistera à maintenir le gauche enfoncé pour parer. Ces séquences n'en deviennent pas pour autant un calvaire à jouer, juste qu'on pouvait en attendre mieux, le minimum aurait-été d'y éprouver de la satisfaction. Ce qui n'est pas le cas. Dommage.

Pour continuer dans les quelques soucis que comportent Risen 2, abordons la question technique. Visuellement parlant, Pyranha Bytes a sorti le grand jeu. Le titre est éblouissant, n'ayons pas peur des mots. Les environnements sont sublimes, détaillés. Jungle luxuriante se conjugue avec maestria avec plage paradisiaque, cité coloniale et temple millénaire. La végétation est luxuriante, les effets de lumières à tomber. Les cycle jour/ nuit et météorologique rajoutent du charme à l'ensemble, qui n'en manquait de toute manière pas. Seulement, le jeu exaspère techniquement. A vouloir trop proposer, le studio n'a pas su convenablement optimiser son bébé, qui souffre de soucis d'affichage – clipping et problème de shader – franchement handicapant. Certains décors apparaissent et disparaissent à vue d’œil. La taille des éléments – réglées selon notre position, sans que cela ne doive se voir normalement – varie de façon hideuse par moment. Clairement, un constat en dent de scie, partagé, et qui tendrait à être relativisé, à la fois car les problèmes rencontrés sont dus à une volonté de faire du mieux possible de la part des développeurs ; et parce que le tout se laisse jouer convenablement, si tenté que l'on parvienne à faire abstraction des problèmes techniques évoqués. Et sincèrement, il serait fort dommage de s'arrêter à cela. L'aventure, que l'on manquerait, vaut assurément les faveurs de notre intérêt, et passer à coté d'un aussi bon RPG, qui plus est ode à la piraterie, si l'on est fan du genre, n'est clairement pas conseillé !

Les screenshots illustrant l'article ont été réalisés par nos soins.

Configuration de test :
Processeur : Intel Core i5 – 24 10M @ 2,3GHz
Carte Graphique : Nvidia Geforce GT540M – 1GB
Mémoire: 4GB de RAM

VERDICT

Avantages

- Un nouveau RPG chez les pirates !
- L'ambiance réussie
- La narration maitrisée
- L'évolution du personnage bien pensée
- Environnements superbes

Inconvénients

- Le système de combat raté
- La technique en dent de scie
- Les DLC proposés

Graphismes
4 étoiles
7.5 / 10
Visuellement très réussie, les nombreux soucis techniques viennent quelque peu entacher le tableau.
Jouabilité
4 étoiles
8.0 / 10
Les contrôles sont bien pensés, le système d'évolution du personnage réussie. Les combats sont ratés quant à eux.
Durée de vie
4,5 étoiles
8.5 / 10
Des dizaines et des dizaines d'heures de jeu en perspectives. Quêtes et surprises sont légions.
Bande Son
4,5 étoiles
8.5 / 10
Les thèmes, même si dénués d'une réelle personnalité, sont pour la plupart diablement réussis, et sied à merveille à l'ambiance.
Scénario
4 étoiles
8.0 / 10
L'histoire n'est pas exceptionnelle, mais la façon dont elle est servie, et les personnages typiques de l'univers pirate qui la supportent rattrapent le tout.
Note Globale
4 étoiles
8.0 / 10
Risen 2 : Dark Waters n'est pas exceptionnel. Il n'est pas nécessairement innovant. Il n'invente pas grand chose. Cependant, il propose une aventure riche, rythmée, véritable ode aux pirates et à leur univers. Généreux, il offre une appréciée marge de manœuvre au joueur, libre de progresser et d'évoluer comme il l'entend. Titre ni trop dirigiste, ni trop permissif. Bien écrit. Et appuyé par des environnements sublimes - ternis tristement par quelques soucis techniques - et une bande son lui séant parfaitement, aux sonorités tantôt aventureuses, tantôt exotiques. Pyranha Bytes peut être satisfait, Risen 2 est plus qu'une digne suite !
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Commentaires

21 May. 2012 | 13h11


Zefi
A prix bas, pour cette ambiance que j'affectionne tant !
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