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Rayman Origins

Console : Playstation 3
Éditeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft
Date de sortie : 24 novembre 2011
Multijoueurs : oui
Public : 7 ans et +

Note des membres
3 votes (4.67 / 5)
Posté le Samedi 12 Mai 2012 par Zefi
Véritable retour aux sources pour la licence Rayman, cette nouvelle itération justement nommée Origins revient en très grande forme sur le devant de la scène. En se présentant comme une véritable bouffée d’air frais dans une industrie portée par des milliards de dollars, Michel Ancel tente comme à son habitude de proposer avant tout une expérience agréable et amusante. Ce « come-back » suffira-t-il à faire oublier tant d’années d’absence depuis l’avènement d’un premier essai magistral ?

Pourquoi un tel suffixe ?



Depuis les débuts, le papa de Rayman souhaite avant tout remettre sur le devant de la scène sa progéniture aux membres détachés. Si les plus récents souvenirs ressurgissent à travers un concept de mini-games dans « Rayman contre les lapins-crétins », difficile d’oublier que ce projet aurait pu donner un véritable Rayman 4. Bien que jusqu’à l’heure d’aujourd’hui rien ne semble se dessiner à l’horizon vis-à-vis d’un tel futur, Michel Ancel se décide enfin à proposer, comme lors des débuts du héros, un jeu de plate-forme en deux dimensions. Point de renouveau ou de continuité dans l’esprit de la seconde ou de la troisième aventure, Rayman prend le risque de s’aventurer dans une aventure mélangeant modernité et ancienneté. Un pari risqué lorsque l’on sait qu’il est bien difficile de percer dans le genre si l’on ne possède pas le logo Nintendo.

Quel est l’attrait principal de ce nouveau plate-former ?



Difficile de mettre en avant une seule et unique qualité puisque ce Rayman Origins recèle de nombreux attributs en sa faveur. Cependant, dés le premier coup d’œil on s’extasie sur l’aspect graphique absolument sublime. Entièrement dessiné à la main grâce à l’UbiArt Framework, développé spécialement pour l’occasion, les mondes mis en place procurent un plaisir visuel indéniable. Une véritable identité se dégage constamment de l’univers varié, recherché et enchanteurs que nous propose Michel Ancel et son équipe. Il me parait juste inconcevable de rester insensible face à un tel travail. Un aboutissement exemplaire notamment quand on sait que les différents tableaux proviennent de différents dessinateurs. Une collaboration formant un tout à la fois homogène et cohérent au point d’entrainer le spectateur dans un univers féerique qui convient à la fois aux adultes et aux plus jeunes. Un tel soin se trouve également à travers tous les autres aspects du titre, notamment les animations. Là encore chaque mouvement est parfaitement décomposée malgré de nombreux paramètres à prendre en compte tant les parois se succède à un rythme effréné. L’humour qui se dégage constamment ne laisse pas indifférent encore plus si l’on est accompagné d’un enfant. Il suffit de s’attarder sur les mouvements d’un Gullbox qui s’accroche avec ses dents à une plate-forme ou encore sur la la tête complètement modifié de Rayman suite à une claque distribuée par son comparse pour comprendre l’hilare des plus petites personnes et des grands enfants. La drôlerie des situations fait mouche et la délectation qui s’ensuit prouve le côté décalé du titre.

Cette légèreté se retrouve également dans le rendu graphique avec des panoramas splendides aux couleurs éclatantes, rayonnantes et en symbiose parfaite avec l’univers bon enfant du titre. Le nombre de détails qui pullulent lors de chaque arrière-plan laisse sans voix. Le plaisir de découvrir constamment de nouvelles attractions oculaires ne cesse d’augmenter, un envoutement de tous les instants allié à une composition musicale tonitruante. Aussi originale et ingénieuse que la partie visuelle, la bande-son participe également au plaisir procuré par Rayman Origins. La variété frappe une nouvelle fois avec des musiques entraînantes, complètement folles accompagnée de bruitages et de voix à la fois étranges et parfaitement dans le ton. Si je ne souhaite pas plus m’aventurer dans la description et le ressenti vis-à-vis de cette partie-là du jeu, c’est bel et bien parce que je souhaite y consacrer un futur billet puisque cette OST la mérite amplement.

A qui s’adresse cette nouvelle pépite ?



Rayman Origins pique plusieurs idées de game-design savamment utilisées dans différents titres sortis à ce jour. Il suffit de s’attarder quelques secondes sur le mode multijoueur pour y déceler une véritable « inspiration » ; si je puis-je dire ; de New Super Mario Wii. Jouable jusqu’à quatre joueurs sur un même écran et exclusivement autours de celui-ci. Rayman traversera de nombreux décors accompagné d’un Gullbox ou d’un Ptizêtre à l’allure explicitement drôle afin qu’ils puissent l’assister, voir lui mettre des bâtons dans les roues dans la joie et la bonne humeur. Si la coopération permet de surmonter bien des épreuves, le plaisir de distribuer quelques claques est inéluctable. Un aspect jouissif tout bête mais entraînant de nombreux fou-rires quel que soit le personnage choisi. L’autre option à prendre en compte lors de ces règlements de compte : La collection de lums qui départagera les joueurs à la toute fin des niveaux.

Quand au déroulement de ces derniers, la difficulté va crescendo jusqu’à proposer certains passages bien ardus sur la fin du jeu. Même si l’impossibilité de « mourir » et donc de pouvoir reprendre notre traversé à partir d’un check-point préalablement passé facilite la progression, un certain doigté devra être employé. Car pour terminer complètement le titre, cela ne s’apparente aucunement à une partie de « plaisir ». Entre les trophées récompensant les joueurs ayant battus un chrono sur une portion de niveau, les lums d’ors équivalent à en récolter un nombre bien défini, de nombreuses heures attendent le consommateur. Pourtant le challenge ne s’arrête pas qu’à ces défis pas toujours aisés puisque une activité que l’on nommera, la course aux coffres à patates parachèvera une durée de vie conséquente. Ces objets dévalant les environnements à toute vitesse, fuient avec agilité Rayman et ses amis. Au nombre de cinq, ils débloqueront un ultime monde mais avant cela de nombreuses tentatives seront nécessaires afin de tous les attraper. Pour le coup s’il y a une faute de parcours, le jeu oblige le joueur à recommencer la poursuite du début. Un aspect par cœur pas désagréable pour autant.

Quand est-il du gameplay et des défauts ?



Le point névralgique d’un excellent jeu de plate-forme s’avère comme de coutume représenté par la jouabilité. Cette dernière ne conviendra pas à tout le monde comme peuvent l’être celles d’un Mario et d’un Donkey Kong Country Returns. L’inertie du titre en gênera certains pourtant subjectivement parlant, Rayman offre plusieurs niveaux de rejouabilité intéressants. A l’image d’un Sonic, la rapidité des déplacements et des actions qu’effectue la créature à la tignasse jaune permet un aspect « time chrono » que l’on trouve dans le titre de Sega. Tout en proposant une progression dite classique demandant différents mouvements (double saut, fonction hélicoptère grâce à la tignasse de Rayman, successions de bonds sur des parois etc) comme n’importe quel titre du genre avec le système de collection expliqué précédemment. Sans oublier le rythme soutenu par l’apport d’une multitude de mouvements déblocables au fur et à mesure de la progression. .
A force de vouloir jouer dans la diversité,, la peur de se retrouver avec une jouabilité mal branlée n’est pas anodine.

Pourtant, il faut reconnaître une certaine réussite valorisant une prise de position judicieuse de la part des développeurs. Tous les types de joueurs y trouveront leurs comptes, grâce à une réussite de tous les instants. Tant dans le level-design ingénieux avec de nombreux pièges disposés ici et là, des niveaux se déroulant sur des pates-formes mouvantes se situant au dessus du vide et de nombreuses autres surprises. Sans oublier des environnements aquatiques tellement plus sympathiques à parcourir que quatre-vingt quinze pour cent des autres titres du genre. Là encore la jouabilité réglée aux petits oignons ne dénature aucunement les principes de ce titre. L’accessibilité, les coups vaches à plusieurs, tout en augmentant sensiblement la difficulté, quel que soit le tableau on assiste à une telle construction, cette connivence ahurissante entre le jeu solo et le multi (on peut rejoindre et quitter la partie quand on le souhaite) est sensationnel sans que le titre perd en intérêt. Pour le côté nostalgique, Rayman et ses amis se trouveront à dos d’un moustique dans des phases « Shoot’em upiesque ». Comme vous pouvez le voir, Origins ne comporte aucuns défauts contraignants.

Doit-on conseiller ce titre ?



C’est même une obligation ! Rayman Origins est un titre à la fois peu original mais à la structure parfaitement étudiée. Aussi facile à prendre en main que complexe à terminer à cent pour cent. Michel Ancel ne met personne derrière la ligne de touche puisque tout l’intérêt du titre réside autant dans le bonheur distribué par un multi dantesque que la richesse du mode solitaire. D’autant plus que toute l’aventure peut-être partagée, pas de scission entre ces deux visions qui contribue à une fluidité sans faille. L’inspiration du level-design l’emmène à côtoyer des sommets, sublimés par une direction artistique juste incroyable. Vous l’aurez compris, Rayman Origins connait un succès d’estime incroyable et il le mérite pleinement. Un immanquable qui me concernant se pose comme le meilleur de plate-forme sur cette génération aux côtés d’un certain Donkey Kong Country Returns

VERDICT

Avantages

Une D.A incroyable
Un Gameplay parfaitement calibré
Extrêmement drôle
Des tableaux inspirés
La Bande sonore
Le multi
Les nombreuses animations
Une fluidité jamais prise à défaut

Inconvénients

Une difficulté qui rebutera les plus jeunes
L’inertie ?

Graphismes
5 étoiles
9.5 / 10
Intouchable vu le soin apporté à chaque environnement, ils fourmillent de détails et donnent une impression de vie constante aux divers tableaux.
Jouabilité
4,5 étoiles
9.0 / 10
Un gameplay aussi huilé que jouissif tout en étant accessible au plus grand nombre
Durée de vie
4,5 étoiles
8.5 / 10
Une longévité conséquente en solitaire qui prend une ampleur encore plus démesurée lorsque trois, quatre joueurs rejoignent la partie.
Bande Son
5 étoiles
9.5 / 10
Des sonorités incroyables et dont j’invite tous les lecteurs à écouter les morceaux de musique. La BO étant disponible avec la version collector est une véritable aubaine pour les oreilles.
Scénario-
Note Globale
4,5 étoiles
9.0 / 10
Une nouvelle pierre angulaire du jeu de plate-forme en deux dimensions vient s’ajouter à un édifice entièrement monopolisé par les Japonais. Michel Ancel et son équipe (cocorico) donne naissance à une véritable perle seize années après la première apparition de son héros.
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Commentaires

13 May. 2012 | 12h39


itokiry
Je dois avouer avoir attendu longtemps avant de daigner m'y mettre, mais que finalement ce Rayman Origins est, comme tu le dis bien, une perle du jeu de plateforme. On peine à en décrocher une fois commencé ^^

14 May. 2012 | 00h20


Zefi
Pour ma part cela a été une excellente surprise, un véritable plaisir de tous les instants et le jeu de l'année dernière (et donc de mon top légèrement chamboulé !).
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