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Invité

Project Gotham Racing 3

Console : Xbox 360
Éditeur : Microsoft
Développeur : Bizarre Créations
Date de sortie : 2 décembre 2005
Multijoueurs : oui
Public : 3 ans et +

Note des membres
8 votes (4.13 / 5)
Posté le Vendredi 03 Mars 2006 par BlueHunter



Il est rassurant de voir que malgré le monde en perpétuelle évolution dans lequel nous vivons il existe encore quelques exemples d’immobilité brute, des phénomènes uniques qui résistent contre vents et marées à la mode et au temps qui passe. C’est notamment le cas de la rigueur allemande, de la modestie française ou de l’air mélancolique adopté par la plupart des chiens de race. Et dans l’univers des jeux vidéo, étincelant reflet de notre civilisation occidentale, il est comme ailleurs possible de dénicher le rebelle, le sauvage qui n’en fait qu’à sa tête de pixels et refuse de se soumettre à d’éphémères lois marketing.
C’est notamment le cas de la série Project Gotham Racing.
En effet alors que l’essentiel de la production actuelle de jeux de course se partage entre les jeux « tunning » à inspiration NFSiènne et les jeux de démolition massive naviguant dans le sillon de Burnout, les anglais de Bizarre Creations eux conservent la formule (presque) gagnante élaborée il y a de ça cinq longues années avec le désormais mythique Metropolis Street Racer sur Dreamcast, à savoir des courses et autres épreuves motorisées au volant des plus belles caisses du monde dans les plus belles villes du monde, rien que ça.


PGR : Première Grande Rencontre

Une nouvelle console c’est toujours un grand moment d’émotion, un instant privilégié pendant lequel on est partagé entre l’appréhension et l’excitation des premières fois. On regarde la bête, on l’admire, on la désire. Ca fait plusieurs mois qu’on l’attend, qu’on en rêve la nuit puis enfin elle est là, dans sa chambre ! On agit alors avec une délicatesse que l’on se découvre, on glisse ses doigts sur ses contours, on essaye de la mettre à nue avec une maladresse touchante (puis entre nous qui a déjà vu un carton à ouvrir sur le côté ?). Et ça y est. Enfin, elle est là, offerte, encore froide. On est excité comme un gosse au pied du sapin à noël (Noël + 1 mois pour certains…) on est nerveux, on passe un peu vite sur les préliminaires (on apprendra à les apprécier plus tard), on l’allume, elle ronronne (elle gémit même !), on appuie où il faut et elle s’ouvre à nous et c’est fébrile que l’on introduit la galette dans sa fente… Hein quoi ? J’ai les idées mal placées moi ? Roooh tout de suite comme vous interprétez les choses …


PGR : Préparez Grossièrement la Route

Bon trêve de bavardages inutiles et intéressons nous un peu au jeu en lui-même. Après une intro juste impressionnante, le joueur est catapulté au cœur d’un menu à l’architecture exubérante et aux couleurs sacrément vivaces pour ne pas dire flashy. Bizarre est sur un nouveau support et a décidé de se lacher pour l’occasion, bon, ok c’est compréhensible, mais du orange quand même… Enfin bref quoi qu’il en soit le menu laisse de prime abord le joueur sur sa faim : Carrière Gotham, Playtime, Gotham TV, Option. Heureusement l’avenir nous apprendra que chacune de ces partie est plutôt riche et propose de nombreuses possibilités de jeu. Pour débuter tranquillement je décide donc en testeur prévoyant de me lancer un petit Playtime. Si vous avez envie de jouer pour le fun, de tester différentes voitures, de vous essayez à des modes de jeu un peu originaux ou tout simplement découvrir les tracés sans la pression du chrono, que vous soyez seul, avec un pote, avide de lan ou à la recherche de joueurs inconnus sur la toile, c’est dans cette section qu’il faudra vous rendre.
Premiers pas virtuels dans les menus, premier choix de circuit et un programme on ne peut plus alléchant : New York, Tokyo, Londres, Las Vegas et le Nürburgring, des villes aux univers singuliers qui promettent d’ores et déjà des circuits complexes et variés. New York ses longues lignes droites et ses virages à angles droits tranchent en effet bien avec les courbes sinueuses de Tokyo et les passages étroits de Londres en milieu morne s’opposent aux larges routes de Las Vegas situées au milieu de décors plus fous les uns que les autres.
Aller au hasard je tente un petit Japon, sélectionne un circuit dans la liste proposée et m’attaque au choix de la voiture. Ahh le choix de la caisse dans un jeu de course, choix cornélien s’il en est il est ici simplifié mais loin d’être pré mâché.


PGR : Petits Garnements à Roulettes

Avant même de se retrouver dans le menu de sélection de son char la devise du jeu impose immédiatement ses règles : « La vie commence à 270km/h » Oubliez tout de suite le supplice de piloter des monospaces poussifs ou le fun de conduire des mini coopers à tout berzingue (selon vos goûts) ici la plus « mauvaise » voiture est tout de même une Ferrari Testarossa 1988 qui abrite la bagatelle de 360 bourrins sous le capot…
Personnellement et pour avoir enduré les débuts difficiles d’un Gran Turismo je suis plutôt satisfait de ce choix qui offre au moins la possibilité de rouler avec toutes les caisses du jeu.
Réparties en cinq catégories de puissance les 80 voitures du jeu sont donc toutes issues de grandes marques sportives et c’est avec un réel plaisir que l’on passe de Lamborghini à Mercedes en passant par Porsche ou Aston Martin. La gamme est bien sur très varié et va des protos les plus performants du moment comme la McLaren F1 jusqu’aux grands classiques comme la Dodge Viper GTS en passant par les concepts cars les plus huppés du salon de Genève.
Sachez tout de même être modeste au début de votre carrière et même si les victoires vous permettrons d’acheter d’emblée un monstre de puissance, l’apprentissage doit se faire tout en douceur.


PGR : Point de Gloire pour les Retardataires

Relativement à part dans la galaxie des jeux de course, la conduite de Project Gotham Racing 3 possède un caractère bien à elle qui est loin de faire l’unanimité chez les gamers. Quelque peu simplifiée depuis le précédent épisode, elle se situe toujours à mi-chemin entre la simulation et l’arcade. Les aficionados du kudo vous expliqueront sans peine qu’on évite les affres du dérapage incontrôlable tandis que ceux qui ne jurent que par les réglages millimétrés de GTR allumeront une bougie à la mémoire de leurs savonnettes perdues…
Personnellement je dois avouer que j’accroche beaucoup à ce mélange de simplicité et de subtilité. Ho bien sur ne vous attendez pas à rouler comme dans Burnout dès la première course ou même à vous prendre le chou pendant des heures sur le choix de gommes le plus adapté à tel ou tel circuit ! Ici Bizarre nous propose de la conduite et rien que de la conduite. Une conduite toujours au service de la précision et du style. Du style ? Oui du style. Vraiment ? Bien sur ! Car outre me permettre d’allonger gratuitement mon test de quelques caractères, le style (prononcez staaaaaaaaile… pour avoir l’air bien con) est une notion essentielle du gameplay de la saga depuis ses débuts.
Les développeurs sont en fait partis du principe que finir premier à une course était bien sympa mais un peu ennuyeux, alors que finir une course en réalisant des tas de dérapages était bien plus fendard, c’est pourquoi chacune de vos actions un poil spectaculaire se verra récompensée par un certain nombre de « kudos ». Rien de bien exceptionnel, jusqu’à ce que l’on apprenne que les Kudos sont la monnaie locale servant à débloquer voitures comme championnats, et là on fait tout de suite moins son malin… Fin bon ne vous emballez pas, loin d’être écossais, le jeu a même la fâcheuse habitude de distribuer les points si précieux comme le père Noël distribue ses cadeaux le 25 (ou comme MasterChief distribue ses pruneaux, question de référence…).
Tant mieux pour les joueurs débutants, tant pis pour la durée de vie…


PGR : Piloter, Gagner, se Ruiner.

Vous l’aurez donc compris une fois installé dans un des sièges baquets de PGR, le joueur (vous !) n’a plus qu’un but, un objectif, une envie : GAGNER UN MAX DE KUDOS ! Et pour ce faire on n’a pas 36 solutions : il faut avancer dans le championnat ! Quoi ? Les kudos ne seraient pas une fin, mais plutôt un moyen ? Ah bon… Quoi qu’il en soit il faudra de toute manière y jouer à ce championnat à la con parce que mine de rien si on dégage le mode carrière, il parait bien vide notre menu de base et ce malgré ses couleurs psychédéliques !
La carrière solo est donc une étape indispensable pour quiconque voudrait profiter un minimum de son jeu. Décomposée en mini championnats cette carrière se veut technique et variée avec ses onze types d’épreuves : Courses de rue, Eliminator, Courses chrono, Radar, Défi Cône, Breakthrough, Dépassement, Temps vs kudos, Tour infernal, 1 contre 1 et Dérapages.
Dans les faits pourtant ces petits challenges sont inégaux au possible et si les différentes courses contre adversaires sont vraiment sympa on comprend très vite que la course chrono, le Breakthrough et le tour infernal ne sont que des variantes de la même épreuve. Pire encore je me permets même de douter franchement de l’intérêt des courses de cônes, radar et dérapage. Qui voudrait utiliser sa dernière Ferrari hors de prix dans une épreuve de slalom où la vitesse max ne dépasse pas les 90km/h ?
De plus chacune de ces épreuves comporte quatre niveaux de difficulté influant sur l’objectif à atteindre et la coriacité de l’IA.
Toute la difficulté réside dans le choix de la médaille visée avant l’épreuve proprement dite : Si vous choisissez de concourir pour une médaille d’or et que vous battez le score d’une médaille de Platine, il faudra recommencer l’épreuve complète. Système lourd, rebutant et qui tape très vite sur les nerfs lorsque l’on voit la longueur de chaque temps de chargement comparé à la durée de certaines épreuves (une compétition de type « radar » ou « dérapages » ne dure que quelques secondes).


PGR : Pull the Gaz and Run!

Alors si comme moi cette carrière en forme d’échauffement vous parait faiblarde voire carrément décevante, et pour peu que vous disposiez du xbox live vous pouvez vous rabattre sur le mode « carrière en ligne » beaucoup plus innovant et intéressant il combine le jeu en ligne classique et les championnats contre IA habituels.
Au final on se retrouve avec une série de différentes coupes dans lesquelles il faudra s’imposer face à des joueurs ayant le même objectif. Bon dès les premières courses il faudra s’habituer à une dure réalité : les joueurs n’ont pas le même soucis de la précision que les bots et le premier virage ressemble plus aux auto-tamponneuses de la foire du trône qu’au départ des 24h du Mans…
Quoi qu’il en soit l’ambiance sur le live est vraiment bonne, le lag peu présent et la Gotham TV se charge de retransmettre des courses de pros comme d’amateurs 24h/24. De plus un bandeau d’information débite sans interruption les performances de chaque joueur connecté au réseau. La c’est sur avec PGR3 tout le monde a droit à son heure de gloire !

Maintenant si la compétition, l’argent et les femmes faciles ne sont pas votre tasse de thé il y a toujours le mode playtime bien plus classique où les modes de courses en chacun pour soi et en équipe se taillent la part du lion. Évidemment en plus du choix de la course l’hôte de la partie a accès à des dizaines d’options concernant la présence d’I.A., l’éclairage, la vue, la boîte de vitesse et les collisions. Notons que les pistes perso réalisées dans l’éditeur de parcours par l’hôte sont jouables sur live.
Un mode ultra complet à l’instar du précédent opus qui ne peut que séduire par sa richesse et son accessibilité.


PGR : Prenez Garde à vos Rétines

Héhé on arrive à la fin du test et je n’ai toujours pas abordé l’aspect technique du jeu. Bon autant mettre tout de suite fin au suspens (puisque je sais que vous vous êtes déjà rués sur les screens comme des pédophiles à la sortie de la maternelle) en vous le disant nettement, droitement, poliment et sans détour : Project Gotham Racing 3 bibischmoke un max ou dans un langage plus conservateur : CA ARRACHE ! Ici point de ménagement de vos petits yeux fatigués, tout ou presque respire le photoréalisme spectaculaire (®BH-2006). Pour les plus techniciens d’entre vous sachez que parallax mapping, self shadow, Motion Blur, HDR, multi texturing, anti-aliasing et polygones en nombre indécent sont de la partie, pour les autres sachez seulement que si vous trouvez ça beau en photo, c’est encore plus impressionnant en mouvement. Alors que les précédents épisodes donnaient dans la sobriété, on assiste à une orgie visuelle au service de bolides et décors complètement hallucinants de détails. Bizarre nous avait promis des spectateurs, on se retrouve avec des foules déchaînées réagissant en temps réel à vos actions. Ils avaient évoqué une nouvelle vue interne, on se retrouve avec la caméra embarqué la plus impressionnante de l’histoire des jeux de courses, c’est bien simple la moitié des polygones constituant une voiture sont passés dans la modélisation de l’intérieur, et comble du bonheur, cette vue interne se paye même le luxe d’être parfaitement jouable !
On pourrait pinailler en disant que les effets de lumière la nuit ne sont pas aussi provocateurs qu’on l’avait espéré ou même que l’absence de pluie interdit certaines orgies de reflets mais bon la claque prise en pleine face à chaque course reste quand même inégalée.
Pour les joueurs émotifs Bizarre a même pensé à intégrer un mode photo permettant au plus manchot des cadreurs de réaliser des plans à faire baver Anne Geddes (une McLaren F1 étant un bébé comme un autre) et de baver tranquillement sans risque de perdre sa cours. De même tous vos bolides virtuels peuvent être visualisés dans un non moins virtuel garage exploitant pleinement la puissance de la 360 et laissant rêveur quant aux possibilités offertes dans un futur FPS…

Seul bémol à ce tableau idyllique : l’absence de dégâts, bon ok il y a des petites rayures, des spoilers qui se déforment mais rien de vraiment impressionnant. Les puristes diront qu’ici on n’est pas dans Burnout, ce à quoi je répondrai qu’après Flatout et sur une console aussi puissante que la 360 on est un peu déçu de retrouver des models aussi statiques…

Côté sono, là non plus on n’est pas déçu. La gestion du 5.1 est parfaite, les crissements de pneus n’égalent que les rugissements des moteurs et la bande son, touchant à tous les genres, dispose de quelques artistes de qualité (Bloc Party, Morrissey, Beethoven, Chemical brothers, Verdi…).
Le tout étant bien évidemment compatible avec la lecture des bandes sons perso…


PGR : Petit Géométrique et Ravissant

Enfin je ne résiste pas à l’envie de vous parler de Geometry Wars, un mini jeu implanté dans le garage de PGR et téléchargeable sur le xbox live arcade. Aucun rapport avec le jeu de titre de course sinon que c’est Blizzard qui l’a codé (trop de temps de développement peut être ?), Geometry Wars est en réalité un shoot‘em up 2D aux graphismes (faussement) sommaires dont le but est de maintenir son « vaisseau » en vie face aux différentes vagues de figures géométriques qui vous attaquent. Mouais, dis comme ça rien de bien folichon je vous le concède, mais une fois dans la partie on se surprend à sentir l’adrénaline filer dans ses veines lorsque la situation devient corsée. Et force est de constater que ça arrive dès les premières secondes de jeu, GW ayant visiblement pour unique objectif de submerger le joueur jusqu’à ce qu’il perde son propre vaisseau de vue. Pas d’inquiétude cependant au niveau de la jouabilité : si le vaisseau se meut à l’aide du stick gauche, c’est le stick analogique droit qui contrôle les tirs et permet de shooter à 360° ce qui rend les parties dynamiques et passionnantes.
Si je m’attarde quelques instant sur ce bonus ce n’est pas parce que j’ai foncièrement mauvais goût (encore que…) c’est surtout parce que pour moi GW est le parfait représentant de toute une génération de jeux accessibles sur le Live Arcade : léger, marrant, pas cher et addictif. Au delà d’une concurrence assurée contre le service de téléchargement de vieilleries de Nintendo, ce système permettra à l’avenir à des petits développeurs de proposer leurs jeux en court-circuitant les circuits de production habituels (et les marges qui vont avec) afin de rentrer de manière plus soft dans le monde sans pitié des jeux et, qui sais, pourquoi pas proposer des concepts trop ambitieux pour la grande distribution ?

VERDICT

Avantages

-Techniquement au top.
-Conduite agréable.
-Mode Live.
-L’éditeur de parcours.
-Geometry Wars.

Inconvénients

-Mode carrière trop léger.
-Un peu court.
-Pas de dégâts.
-Collisions souvent injustes.

Graphismes
4,5 étoiles
9.0 / 10
C’est bien simple, si la 360 est ce qui se fait de mieux en terme de puissance, PGR3 est ce qui se fait de mieux sur 360...
Jouabilité
4 étoiles
8.0 / 10
A mi-chemin entre l’arcade et la simu, on accroche ou on déteste.
Durée de vie
3,5 étoiles
6.5 / 10
Un peu faible offline, elle devient quasiment infinie en Live.
Bande Son
5 étoiles
9.5 / 10
Excellente à tous points de vue.
Scénario...
Note Globale
4,5 étoiles
8.5 / 10
Certainement l’un des titres les plus réussis du lancement de la 360 : Beau à se damner, agréable à jouer, pas trop prise de tête et plutôt complet. Seul son mode carrière au rabais et l’absence de dégâts lui font perdre des points. Pour tout le reste, y a pas à négocier, c’est du grand art.
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Commentaires

03 Mar. 2006 | 03h00


Gomo
Comme dirait les bibis d'H.fr: "GG viE saK". Surtout pour l'avant-dernier screens!

03 Mar. 2006 | 04h03


BlueHunter
Qu'est-ce que t'as contre le dernier?

03 Mar. 2006 | 11h13


Gomo
On dirait une explosion dans la savane, c'est bizarre...

03 Mar. 2006 | 11h56


BlueHunter
"J'ai décidé de reprendre les essais nucléaires". Kirikou est petit...

21 Mar. 2006 | 14h37


TipuleDS
J'ai joué a la démo sur une borne et il est vraiment excellent...
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