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Painkiller

Console : PC
Éditeur : DreamCatcher
Développeur : People can fly
Date de sortie : 7 avril 2004
Multijoueurs : oui
Public : 16 ans et +

Note des membres
1 vote (4.00 / 5)
Posté le Dimanche 13 Novembre 2011 par Zefi
2004, la catégorie des First Person Shooter accueille en son sein une véritable pépite. Son nom ? Painkiller. Autant le dire tout de suite, je n’ai toujours pas connu de titre aussi bon qui pourrait me faire oublier les nombreuses heures passées sur ce bijou. Particulièrement la version originale autrement plus fantastique que toutes les autres itérations portant le même nom.

Un First Person Shooter Old-School dans toute sa splendeur qui a le mérite de contenter une tranche de joueur avide de sensations d’antan. On oublie un univers aussi puissamment riche qu’un Half-life 2, la grandeur démesurée d’un FarCry, la splendeur de DOOM 3 pour se contenter de ce que l’on nous propose. En somme, un appel au défouloir qui n’apporte aucune pierre à l’édifice mais qui se propulsera au côté de Serious Sam comme les garants du FPS sans prises de tête de ses dernières années.

La recette pour y prendre un maximum de plaisir :



Asseyez-vous convenablement sur votre chaise devant votre écran, brancher votre cerveau sur OFF, affutez-vos réflexes, échauffer la barre espace et vous êtes dorénavant priés d’éliminer la quasi-totalité des monstruosités qui traverseront votre viseur par mégarde. Aussi simple que cela, ça n’existe pas. Je viens de vous décrire l’objectif de ce Painkiller, le joueur doit durant la huitaine d’heure déblayer son chemin et nettoyer des salles entières pour avancer. Jusqu’à se retrouver face à un ultime ennemi surplombant notre héros de plusieurs dizaines de mètre de hauteur mais qui malheureusement n’apporte rien.

Si la première impression liée à la découverte de ces géants sont bonnes, les joutes ne marqueront aucunement le joueur. Même si un effort a été réalisé lors de ces affrontements bien particuliers avec des protocoles à respecter pour en venir à bout, difficile de crier au génie. Je vous laisse le soin de les découvrir par vous-même, mais il est bien dommage que le rythme tonitruant s’affaiblisse considérablement lors de ces affrontements pour le moins particulier. L’intérêt est ailleurs cela dit, premièrement les décors dans lesquels on évolue se veulent particulièrement travailler, en résulte une ambiance unique liée à chaque environnements traversés. Dans le désordre, un cimetière peuplé de squelettes prêts à en découdre, un asile peuplé de fou ou encore des grottes étriquées où toute rencontre se veut plus que dangereuses.

Les adversaires ne servent que de chair à canon (à moins qu’ils soient mort…)



Le bestiaire pour le moins suicidaire varie tout au long de l’aventure, mais l’on remarquera une intelligence artificielle abonnée aux absents dés les premières rencontres. Elle se décrit de la manière suivante : « Moi voir ennemi, moi foncé dessus pour finir cendre. » Ils se contentent dans la plupart des cas de foncer sur le joueur en attendant votre feu nourri, pourtant leur surnombre cause quelques soucis lorsque l’on décide de jouer avec une difficulté accrue. Obligeant le joueur à straffer comme autrefois et à tirer sur tout ce qui bouge sans se poser de questions. Une aubaine pour se défouler après une journée de travail cela dit. Certes la répétitivité lorsque l’on pratique le tir au pigeon fait inévitablement son apparition pourtant on reviendra aisément pour trucider sans concessions une armada de squelettes.

Un concept ancien qui réveille des sensations enfouies depuis de nombreuses années. Le scénario tenant sur un timbre poste ne contentera personne, on aimerait également zapper toutes cinématiques tant l’intérêt de ces dernières s’approchent du néant. L’histoire mise en place n’a que peu d’intérêt et vu son importance tant mieux. La force du titre ne réside pas dans sa narration, son degré d’écriture mais bel et bien dans les sensations proposées ! L’arsenal constitué de six armes différentes rempli son contrat haut la main même si le lance-pieux reste l’arme la plus fantastique qui m’a été donnée d’utiliser. Le plaisir de clouer sur un mur, au sol, à une pierre tombale ou tout autre support un corps que l’on vient d’embarquer à l’aide d’un de ces morceaux de bois est inimaginable. On en vient carrément à utiliser exclusivement cet objet pour apprécier l’animation qui s’ensuit… Ou du moins, jusqu’à ce que l’on se sente immerger par la masse d’ennemi.

Suis-je un vieux con dans l’âme ?



A ce moment utiliser la deuxième fonction de cette arme permet de lancer un pieu explosif qui rebondira quelques fois, à l’instar d’un lance-grenade en quelque sorte. Un atout bien pratique pour tout exploser aux alentours. Le shootgun servira à geler un opposant avant de le cribler de balle en une seul cartouche. Une mitraillette s’évertuera à réchauffer les morts à l’aide d’un lance-flamme intégré… Quand au nom du jeu, il vient d’une arme portant le même, le painkiller permet d’être utilisé comme un fouet mais aussi comme une espèce de shuriken géant démembrant tout sur son passage. Une variété agréable qui impliquera le joueur en l’obligeant à utiliser tel ou tel objet en fonction de la situation. Pourtant le lance-pieu reste une invention de génie qui dans ce titre procure un plaisir inouïe. On a certainement pas vu mieux depuis, tout simplement. Le faible nombre de pétoires à disposition s’élargit considérablement lorsque l’on remarque leurs secondes facettes, de quoi relativiser une petite déception qui s’envole au profit d’une prise en main plus pratique. Pas besoin de jongler entre une douzaine d’armes et s’emmêler les pinceaux, ce système se comprend notamment en toute fin de jeu avec des ennemis par dizaine. En gros, peu d’armes mais aux capacités doubles.

Se déroulant sous forme de tableau avec un point de départ et point d’arrivé, le titre ne laisse que peu de place à la liberté et tant mieux. Le rythme ne faiblit jamais et le héros enchaîne les rencontres les plus sanglantes au fur et à mesure de sa progression. Les développeurs de People Can Fly assument pleinement le côté vieillot de leur création notamment lorsque l’on s’attarde sur le game-design mis en place. A l’image d’un taux de pourcentage représentant la santé du héros qu’il est possible de régénérer en ramassant des sphères vertes laissés par nos anciens adversaires. Une mini-récompense puisqu’elles ne rapportent qu’un seul petit pour cent, il faut donc éviter tous désagréments jusqu’au prochain Check-point. Un système d’auto-génération n’est donc pas d’actualité ici, et la difficulté s’en retrouve décuplée. Une vieillerie agréable.

Dés que l’on jette un œil sur le travail effectué concernant la structure des niveaux, on se rend vite compte du sans faute opéré. L’architecture des niveaux est une petite merveille. En bref : sans révolutionner le First Person Shooter, Painkiller revient à ses racines. C’est un peu le run and gun du genre, on se contente de courir, straffer, shooter dans la bonne humeur avec des sensations garanties dés les premiers instants et à l’ambiance fantastique. Lorsque l’on s’intéresse de plus prés à la manière dont sont agencés les environnements on ne peut qu’applaudir le génie de Peaople Can Fly. Malgré les louanges qui durent depuis le début du test, je n’oublierais pas de faire mention de quelques bugs graphiques et des dialogues drôlement ridicules. Quelques tares très rapidement oubliées si vous voulez mon avis !

VERDICT

Avantages

L’ambiance
Le gameplay speed, nerveux, bourrin à souhait
Le lance-pieux
24 niveaux à nettoyer !

Inconvénients

Répétitif
Les boss de fin de niveau
Quelques bugs graphiques !

Graphismes
4,5 étoiles
8.5 / 10
L’ambiance qui se dégage de chaque niveau bonifie un aspect visuel de qualité ! L’animation ne faiblit jamais et le moteur physique multiplie les petits plaisirs !
Jouabilité
4,5 étoiles
8.5 / 10
Simple à prendre en main et jouissif. On en demande pas plus.
Durée de vie
4 étoiles
8.0 / 10
Une durée de vie convenable bien qu’à l’heure d’aujourd’hui le multijoueur soit complètement déserté ! A l’époque de sa sortie, il fut une excellente surprise.
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
Les musiques lorgnant du côté du métal, eux même mêlés à des thèmes plus glauques sont en parfaite adéquation avec la direction artistique.
ScénarioLe scénario manque d’ampleur et les doublages lors des cinématiques est à oublier.
Note Globale
4,5 étoiles
8.5 / 10
Tant d'année à faire à faire dix fois les même actions, dans les même lieux mais toujours avec le même plaisir. A quand une véritable suite ?
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