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Mirror's Edge

Console : Xbox 360
Éditeur : Electronic Arts
Développeur : Dice
Date de sortie : 14 novembre 2008
Multijoueurs : non
Public : 16 ans et +

Note des membres
1 vote (5.00 / 5)
Posté le Samedi 22 Novembre 2008 par Zefi
Il faut voir en EA, une envie de se renouveler, de changer une certaine étiquette qui colle à leur société depuis quelques temps ! Vous savez, cette sensation qu’ils se font très facilement de l’argent grâce à des suites et exploitation jusqu’à la moelle de certaines licences. Pas que les titres étaient particulièrement mauvais, mais le réel manque de nouveautés dans chacun de leurs titres qu’ils produisaient, faisaient sérieusement pensé a du réchauffé. Cependant voila, après avoir était pendant de nombreuses années, premier éditeur, Activision les a détrôné, c’est certainement l’élément déclencheur qui aura donné « l’idée » de créer de nouvelle licence. Après Dead Space (dont vous pouvez retrouver le test sur le site), voici qu’EA lance une nouvelle trilogie du nom de Mirror’s Edge.

Premier constat, et pas des moindre, le renouveau du Firt Person est arrivé avec ce titre. Dorénavant, il faudra compter sur un avant et un après Mirror’s Edge, et il sera bien plus difficile de retoucher à un FPS « comme autrefois », si vous avez finit ce nouveau titre. Je tiens à mettre les choses au clair, il ne s’agit en rien d’un First Person Shooter, d’une personne à l’autre, le jeu représentera un genre « nouveau » car il faut l’avouer, les sensations que propose l’aventure sont complètements inédites.

Perdu
Déboussolé à première vue à cause d’animations supers réalistes qui au passage nous immerge complètement dans la peau de l’héroïne, il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour pouvoir m’y retrouver un peu. Habitué à jouer comme sur des railles, le fait de voir la caméra bouger au moindre mouvement, peut facilement donner la gerbe mais amplifie largement l’impression de faire qu’un avec la demoiselle. (Dit comme ça, hum…)

Suite à ces premières impressions plutôt surprenantes et originales, la peur du vide s’est très vite fait ressentir, au moindre saut on espère de tout cœur, que Faith ne ratera pas le bord de l’immeuble ou d’un autre élément permettant de s’agripper. Tandis que je m’exclamais de joie, en continuant un peu l’aventure, un défaut m’a vite sauté aux yeux, alors que l’on atterrit sans bobo après s’être jeté de plusieurs mètres, le jeu n’accepte pas que l’on aille dans des lieux « non-définis » et vous envoie à la morgue alors que vous venez de faire une chute d’une hauteur ridicule. Vraiment dommage, mais cela coïncide parfaitement avec un flagrant manque de liberté.


Assassin’s Creed revient !
Contrairement au jeu cité juste au-dessus, ce Mirror’S Edge se veut d’une linéarité affligeante, alors que l’on se voyait en train de se balader de toits en toits, il n’en est rien. Chaque tracé est construit de façon à ce que le joueur ne puisse emprunter un ou au mieux trois chemins distincts. Si ce choix divisera les joueurs, il reste compréhensible à bien des égards, en particuliers si on le considère comme un jeu de plate-forme à la première personne. Vous passerez le plus clair de votre temps à analyser tous les moyens vous permettant d’avancer pour rejoindre un lieu bien précis, une progression renvoyant directement au genre dont j’ai fait allusion. Le rapprochement vaut surtout pour Prince OF Persia Sand Of Time qui employait beaucoup de scripts prédéfinis, et dont votre réflexion était mise à l’épreuve. Par la suite la déception s’amoindrie fatalement et finit par disparaître complètement dés qu’on y pose nos paluches dessus.

Ma plus grande appréhension lorsque j’ai aperçu le titre d’EA pour la première fois, était de savoir comment les développeurs avaient pu adapter la jouabilité à ce nouveau concept pour que toutes actions s’enchainent avec fluidité et sans que le rythme soit interrompu. Après quelques minutes assez déroutantes, et un tutorial plutôt bien foutu, nous sommes directement jetés dans l’aventure. Sauter, courir, rouler, tout est d’une facilité déconcertante, sans que l’on s’aperçoive on se retrouvera surpris d’enchainer les mouvements, de prendre conscience de la notion d’élan, et du fait que les éléments rouges montrent aux joueurs le parcours principal à prendre pour atteindre notre objectif. Alors que cette option peut-être désactiver et disparaît complètement lorsqu’on débloque le mode difficile, il est conseillé de l’enlever directement pour allonger la durée de vie.

Grande question lors de la sortie du titre, est-ce que Mirror’s Edge offrait une aventure assez longue pour tenir en haleine le joueur pendant un temps plutôt conséquent ? La réponse diverge, si vous êtes du genre à essayer de battre votre propre temps pendant des heures grâce à un mode parcours vous permettant d’améliorer sans cesse votre fantôme sur chaque niveau, ben vous en aurez largement pour votre argent. Néanmoins si vous vous cantonnez à l’aventure principale, la quête prendra entre sept à neufs heures de votre « petite » vie. Certes ce n’est pas énorme, mais on reste dans la moyenne des titres actuels. Cependant pendant tout ce temps, on prendre un plaisir intense à parcourir les différents parcours, au level design parfait !


Clean !
Nous vivons dans une ère, ou chaque jeu doit être accompagné d’effets pyrotechniques bluffants, d’une multitude de détails ou encore de modèle 3D se rapprochant au plus prés de la réalité. S’éloignant complètement de ce principe, EA et son FPPF (First Person Plate-Forme), propose un monde sans explosions nous en mettant plein la vue mais qui au final rendent l’univers dans lequel nous évoluons, réaliste. Les différents environnements que nous explorons sont à la fois lisses, cleans, propres et la pollution n’a guère touché les différents bâtiments d’une blancheur aveuglante. Toutes couleurs parsemant l’aventure, brillent, comme si on venait à l’instant de peindre la texture dont il est question. Cette surbrillance pourra gêner, comme surprendre voir même être adopté par le joueur qui y verra une prouesse graphique donnant « le petit truc » au jeu. A la manière de ce monde, tracé au centimètre près à coup de forme géométrique parfaite, qui saura se faire apprécier ou non. Quoi qu’on en dise, le tout est sublimé par des effets de lumières et d’eaux splendides, même si la modélisation des personnages secondaires gâche un peu le tout par un manque de finition, à la fois au niveau de l’animation et de leurs modélisations qui se veulent très sommaire.

Vu que je parle de ces derniers, vos opposants aux comportements scriptés jusqu’à la moelle, donnent l’impression d’être en face de robot n’ayant pour seul but, votre mort ! Malheureusement pour nous, il suffit de deux-trois coups de tatanes ou encore de deux balles bien placés pour vous voir décéder. Une façon donc d’imprégner à notre excursion une notion de stress, ou encore de panique supplémentaire. Imaginez-vous être en train de fuir, à votre poursuite, une escouade de cinq Swat ayant pour ordre de vous décimer, avec pour appuis un hélicoptère ne cessant de faire feu sur votre personne. La moindre seconde peut-être fatale, sans oublier que le vide reste quand même votre ennemi principal, bien qu’il soit possible d’en venir aux mains et d’essayer d’éliminer vos opposants grâce à une série de droites, ou encore un QTE consistant à assommer votre adversaire tout en récupérant son arme à feu. Si la possibilité de descendre vos ennemis vous est accordée, le manque de précision ou le faible nombre de balles rebutera le gameur à en faire usage et privilégiera naturellement la fuite. Surtout que Faith perdra en agilité avec un objet dans les mains, on a donc l’impression que tout est fait pour éviter les confrontations aux guns.


Speed’y gonzales…
Linéaire certes, l’aventure possède un rythme suffisamment intense grâce à des scriptes bien trouvés pour éviter que la répétitivité survienne trop tôt, malgré un principe identique du début jusqu’à la fin. Les décors à la fois fouillés et variés, surprendront à bien des égards malgré quelques intérieurs pas très folichons, faute à un design « trop » classique et qui fait tâche comparé à d’autres passages du jeu. Pour profiter au mieux de ces derniers, aucune indication à l’écran ne vient entraver l’immersion, un vrai régal tout simplement, même si le principe aurait pu être poussé un peu plus loin, en l’appliquant pour les cinématiques qui sont réalisées sous forme de « dessin-animé », on peut apprécier comme on peut détester ! De la même façon, on haïra par moment l’exigence dont fait preuve le jeu, qui pour quelques centimètres vous enverra rejoindre un checkpoint précédent car vous avez loupé la corniche d’en face d’un pouce. Un plaisir, qui par moment se transformera en frustration, surtout lors de moments parfois bien hard.

J’ai faillit finir cet article sans parler de la Bande-son sublime que propose le titre d’Electronic Arts, véritable réussite qui saura faire vibrer l’ouïe des gameurs. Rarement j’ai prit autant de plaisir à écouter une musique de jeux-vidéos, elle fait tout simplement partie des meilleurs partitions jamais créées, il faut vraiment être de mauvaise foie pour ne pas y voir un côté artistique dans ces différentes mélodies sublimissimes… Quand aux bruitages, ils nous immergent encore plus grâce à une qualité étonnante, en 5.1 je n’imagine même pas ce que ça peut donner, entre les balles qui fusent de droite à gauche ou encore la respiration de Faith reproduit de façon très réaliste, je ne peux que recommander aux joueurs d’augmenter le son ! Dans votre intérêt je tiens à vous préciser que si vous êtes à la recherche d’une histoire fascinante vous risqueriez d’être déçu, alors qu’il y avait de quoi faire, les développeurs n’ont pas hésité à utiliser des bases classiques (meurtre, votre petite sœur est pointé du doigt, Faith veut prouver que sa cadette est victime d’un complot) et qui au final, se retrouvent être peu intéressant.


Verdict : Un jeu « trip » comme je les aime, apportant avec lui un peu d’air frais, d’originalité, de sensations quasi-inconnues dans le domaine vidéo-ludique, même si quelques défauts sont à signaler, les joueurs accrochant au concept y découvriront une aventure hors norme ! Reste à voir si le succès sera au rendez-vous car comme on le sait, Initiative, Nouveauté ou encore Jeu à Concept n’est pas toujours synonyme de grosses ventes…

VERDICT

Avantages

-Très joli
-Gameplay intuitif
-Mode parcours
-Level design
-Le stress, la peur, l’angoisse…
-Immersif au possible
-Scriptes réussis
-La musique
-Les bruitages
-Sensations inédites
-Aventure originale

Inconvénients

-Scénario
-Durée de vie
-IA
-Modélisation des personnages secondaires
-Animations en dehors de Faith
-Ne plaira pas à tout le monde

Graphismes
4,5 étoiles
8.5 / 10
Le style très épuré du titre, divisera les joueurs, force est de constaté que c'est une véritable réussite, tout comme le level design d'une intelligence hautement appréciable.
Jouabilité
4 étoiles
8.0 / 10
Intuitive, efficace, il faudra être un peu patient au début pour pouvoir se régaler par la suite
Durée de vie
3 étoiles
5.5 / 10
Assez courte, le mode parcours bien qu'intéressant, n'intéressera pas tout le monde
Bande Son
4,5 étoiles
9.0 / 10
Si je devais définir la musique en un mot se serait : Sublime
Scénario
2,5 étoiles
5.0 / 10
Classique, on attendra de voir si les suites rehausseront le niveau de ce côté-là...
Note Globale
4 étoiles
8.0 / 10
Que dieux bénisse les prises de risques !
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Commentaires

22 Nov. 2008 | 23h18


Ganon
Tu es tellement conquis par le jeu qu'on a l'impression que tu as été acheté par l'éditeur. :joke: :) Je n'ai pas réussi à être emballé par Mirror's Edge, surtout à cause des faiblesses techniques qui m'empêchent de me plonger dans l'univers. Tu le dis dans ton article : l'IA est déplorable. J'ai d'ailleurs fait un test dans la démo lorsque tu te fais repérer : je cours, monte les escaliers, ouvre la première porte puis la seconde menant à l'extérieur. Je ne sors pas, je fais demi-tour et je me cache accroupi derrière des bricoles. Je pensais qu'il suivrait le chemin et qu'il serait assez intelligent pour croire que je me suis enfui. La surprise et la déception ont été grandes lorsque j'ai vu tout le groupe se ramener devant ma gueule. Ce côté "roh putain, ce cheat vieux de 15 ans, les ennemis qui te voient à travers les murs :/". Après, le système de combat et de désarmement m'a paru trop simpliste : une sorte de QTE à une touche. Si je rate la manip, bah je recommence encore et encore. Bof. Et enfin graphiquement, le manque de reflet m'a déçu, surtout quand un jeu a dans son titre "miroir". Sinon il est vrai que le dépaysement est total et que le style graphique de Mirror's Edge en jette, tout comme les sensations excellement retranscrites (le vent qui te souffle dessus quand on commence à prendre de l'élan). Bref, j'attends de voir une suite car l'idée est bonne mais pas encore bien adaptée selon moi. Sinon bon test mais un peu trop emballé :p.

23 Nov. 2008 | 12h25


Zefi
Ben quand je vois les notes de GOW2 et qu'on dit qu'il est presque parfait, j'ai un peu de mal à l'accepter, et au vu de ma note, je pense pas que je considère le titre comme une totale réussite mais la prise d'initiative et toutes les petites choses qu'il apporte avec lui, Mirror's Edge est l'expérience la plus plaisante qu'il m'a été donné en cette fin d'année... Certes pas parfaite, IA, visuellement ça ne peut pas plaire à tout le monde, mais comme tu le sais quand un jeu sort de l'ordinaire je suis le premier à en être heureux, du moins si les sensations proposées sont bonnes. Pour en revenir au "côté" baston, je n'ai quasiment jamais éliminé un adversaire, pourquoi ? le titre d'EA ne se focalise pas dessus et heureusement !

Pour finir, Assassin's Creed quoi qu'assez long été vraiment répétitif, mais là le jeu reste un peu courte certes mais le rythme reste assez élevé pour ne pas s'en lasser, il faudrait savoir ce que veulent les joueurs... Alors que j'hésitais à donner un 7.5 à Assassin's Creed, le côté dépaysant du titre avait prit le dessus, il en est de même avec Mirror's Edge, bien que pour moi, je n'ai pas surnoté le titre d'EA, car il propose vraiment quelque chose de neuf, sans jamais installer une grande lassitude nous donnant envie d'arreter complétement notre progression. J'ai accroché au jeu, mais je tiens à souligner qu'il divisera les joueurs, je pense qu'il est tout à fait possible de voir en ce titre, une aventure vraiment "moisie" comme y voir une véritable "perle"... Je ne suis ni pour l'un, ni pour l'autre, mais ce Mirror'S Edge reste un "excellent" diverstissement

23 Nov. 2008 | 13h29


Ganon
Bon éclaircissement ! Petit détail : je ne conteste pas spécialement la note, en faite, je ne conteste rien du tout. Juste qu'en le lisant, j'ai eu clairement l'impression d'avoir un chef de produit qui me vendait son jeu, d'où le "trop emballé". ^^. Mirror's Edge divisera les foules, j'espère simplement que ça ne le pénalisera pas.

23 Nov. 2008 | 18h52


Zefi
Vu les ventes... on parle de 150 000 exemplaires dans le monde, pour sa première semaine de commercialisation, de quoi freiner l'envie de créer une suite... L'avenir nous le dira !
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