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Invité

Midnight Club Los Angeles

Console : Playstation 3
Éditeur : Rockstar Games
Développeur : Take 2 Interactive
Date de sortie : 10 octobre 2008
Multijoueurs : oui
Public : NC

Note des membres
1 vote (4.50 / 5)
Posté le Mercredi 05 Novembre 2008 par Ganon
Midnight Club Los Angeles ou Need for Speed Undercover ? Voici une question que certains se posent à l’approche des fêtes de fin d’année. Vu le nombre de hits durant ces derniers mois, impossible d’acheter les deux softs pour les bourses les plus modestes qui ne veulent pas se concentrer que sur des jeux de course. C’est donc Rockstar Games qui s’y colle en premier et nous donne un semblant de réponse à travers ce test. Dérapage réussi ?


Où est le Convention Center ?


Fraichement débarqué dans les rues de Los Angeles, votre personnage ne tarde pas à trouver les relations adéquates pour se dégoter un petit bolide et commencer sa domination dans la cité des anges. C’est donc dans une Golf GTI de 83, une Scirocco de 88 ou bien une Nissan 240 qu’il faudra commencer sa nouvelle carrière très « underground » sur la côte Ouest des Etats-Unis. Après quelques tours de roue, on s’aperçoit très vite que la ville est plutôt vivante. La densité du trafic est satisfaisante et les passants nombreux, mais ne pensez pas les écraser comme un GTA. Ici, vous passerez au travers, un peu comme Midtown Madness. S’ensuit alors un appel téléphonique d’une de nos précédentes relations qui veut nous voir à l’œuvre, et nous voici donc parti à l’assaut du bitume pour plus de 20 heures de jeu. Malheureusement l’aliasing et l’architecture de la ville nous fâchent dès le départ. La petite anecdote concernant cette tare graphique, c’est d’avoir cru que la console était revenue dans une résolution « non HD » suite à l’installation du patch. Il aura fallu une minute de réflexion pour comprendre que le jeu était plus que fortement aliasé. Malgré tout, le soft de Rockstar est techniquement correct, avec un travail conséquent sur le clipping à peine visible. Les véhicules sont quant à eux fort bien modélisés, néanmoins on ressent une certaine inégalité dans l’attention apportée sur quelques-uns, notamment au niveau de l’habitacle. La ville en elle-même possède un cycle jour/nuit, et la pluie peut faire son apparition à tout moment (même si celle-ci est aussi très aliasée).

Concernant le second point, et après avoir passé plus de 20 heures sur le titre, mes connaissances sur la ville sont toujours aussi limitées. Ce n’est pas à cause de la grandeur de Los Angeles version Midnight Club qui est gênante, sa taille est tout à fait raisonnable, mais les quartiers se ressemblent beaucoup trop pour qu’on s’y repère correctement. Tout ce que l’on sait, c’est qu’au Nord, les montagnes prédominent la ville, à l’Est, c’est le quartier financier avec sa gare ferroviaire et son Fleuve artificiel, à l’Ouest, c’est la plage de Santa Monica, et au Sud, il n’y a rien à part une partie de l’autoroute. Alors quel est le problème ? Le souci, c’est qu’on n’arrive pas à s’orienter dans ces petits quartiers. On ne sait pas si on se dirige vers le Nord ou vers le Sud lorsqu’on se trouve dans Beverly Hills ou dans Hollywood. Il nous manque clairement des repères visuels. Et quand le gameplay se base sur la connaissance des raccourcis pour gagner, cela devient vite exaspérant.


Don’t forget

Il faut savoir que Midnight Club est un jeu purement arcade. Pire qu’un Need for Speed mais pas autant qu’un Burnout. Le but étant d’arriver premier en passant correctement les checkpoints dispersés un peu partout sur la carte. La conduite est plutôt sèche sauf pour quelques rares exceptions dont les motos, et cinq vues nous sont proposées dont une vue cockpit (jouable jusqu’à une certaine vitesse). La ville en elle-même est d’une précieuse aide puisque d’innombrables raccourcis jalonnent souvent la course. Le petit souci avec Midnight Club, c’est qu’il faut obligatoirement connaître les recoins de la map pour gagner. Votre GPS a la capacité de détecter certains raccourcis (pas tous), mais même si votre HUD les repère, le fait de ne pas savoir où on est réellement peut vous faire manquer les trois quarts. Et à plus de 200 miles, il est dur de zieuter sur votre carte en bas de l’écran pour voir où l’on se situe. Surtout que pour couronner le tout, l’IA triche légèrement et est souvent coller à vos basques. Donc non, bien conduire ne suffit pas à rester en tête.

Cependant, Midnight Club possède d’autres particularités comme la possibilité d’utiliser de la Nitro, soit celle venant de notre réserve, soit en prenant l’aspiration d’un adversaire pour qu’une jauge spéciale se remplisse. Notre véhicule est aussi capable d’effectuer des départs canons en maintenant le frein à main et l’accélérateur, et peut finir à la casse si elle a subi trop de dégâts. D’ailleurs, on regrettera sur ce dernier point qu’il faut attendre que le pilote s’arrête de glisser sur le bitume pour « respawn » lorsqu’on est tombé en moto. Chose parfois assez ardue quand on se trouve sur une pente. Sans oublier quelques bugs de collisions qui nous font parfois traverser la map et tomber indéfiniment dans le vide.

La petite nouveauté est l’apparition d’armes qui nous fait vaguement penser à un Mario Kart. Vous aurez ainsi la capacité de choisir l’agro, l’IEM, le ROAR ou la zone pour votre voiture (ou moto). Quatre capacités spéciales qui vous donnent respectivement le droit d’être invincible, libérer une impulsion électromagnétique pour ralentir vos adversaires, écarter toutes les voitures autour de vous ou bien ralentir le temps pour mieux appréhender un virage. Cependant, certaines sont plus limitées que d’autres, et le ROAR par exemple est tout sauf utile quand le trafic, qui ne s’écarte pas, revient directement sur votre trajectoire.


A fresh start

Quelques changements s’imposent avant de bien démarrer. Déjà au niveau du contrôle de base puisque, par défaut, c’est le joystick droit qui fait office d’accélérateur et de frein. On trifouille alors les menus pour arriver à un résultat adéquat. Puis, on s’aperçoit qu’on est en « miles », on essaye de trouver l’option en "kilomètres", mais on se rend très vite compte qu’il faudra faire avec. Dommage. Bref, une fois bien installé, on peut enfin chercher une course tout en évitant les rondes de voitures de flics (leur comportement depuis la bêta n'ayant malheureusement pas changé, voir preview).

On a alors sur notre carte/GPS plusieurs icônes, synonyme d’épreuves, de couleurs différentes éparpillés dans toute la ville. La couleur concerne sa difficulté (vert : facile, orange : normal, rouge : difficile) et le sigle son type d’épreuves. Ces dernières sont plutôt variées : cela passe par la simple course avec au maximum quatre autres opposants, une autre dite « dynamique » sur autoroute avec un seul adversaire, ou bien le chrono où il faut tout simplement battre le temps fixé. On aura aussi à disposition deux missions bonus avec le mode « vengeance » dont le but est de détruire les véhicules demandés, et « livraison » où il faut rapporter le plus vite possible une voiture à l’autre bout de la carte sans trop l’endommager. Si l’épreuve porte un point d’exclamation, cela voudra dire que c’est un challenge obligatoire pour avancer dans le mode solo. Toutes les autres n’étant faites que pour engranger un peu plus d’argent et de réputation. Oui, car en plus de gagner un peu de « blé », et parfois de bien jolis bolides en jouant sa carte grise, on augmentera une jauge de réputation qui nous permettra tout simplement de débloquer de nouvelles courses. Une petite idée malheureusement sous-exploitée puisqu’on monte les niveaux sans trop y faire attention.

Après en avoir assez engrangé, vous aurez la possibilité d’améliorer l’un des 45 véhicules en votre possession (Audi, Nissan, Chevrolet, Ford, Saleen...), classés de D à A, dont seulement trois motos. Vous pourrez donc augmenter ses performances sur trois niveaux avec les classiques améliorations de moteur, freins, suspensions, échappements… mais aussi son apparence extérieure et intérieure. Cela passe par le type de jantes et ses dimensions (profil, largeur, garde au sol..), son pare-chocs avant et arrière, ses phares et ses feux, son aileron, le bas de caisse, les portes (ouverture normale ou en papillon), volants, sièges, couleur de l’habitacle, néons, etc. Sans oublier le type de peinture (métallisé, brillante, mate, nacrée…) et la centaine de vinyles. Bref, il y aura de quoi faire pour les plus patients d'entre nous. Par contre, on sera déçu que la possibilité de custom s’amenuise pour certaines voitures (la Gallardo par exemple) et surtout les motos qui offrent peu de liberté à ce niveau là.

Concernant le online, les gars de Rockstar ont voulu mettre le paquet et se sont quasiment calqués sur Forza Motorsport 2 pour certaines idées. D’un côté, envoi de photos et mise en ligne de ses plus belles voitures avec droit de vote ; et de l’autre, plusieurs modes de jeux dont différentes variantes de Capture The Flag jusqu’à 16 joueurs et la possibilité de créer ses propres parcours. On peut donc saluer encore une fois l’effort des développeurs, mais tout ceci est plombé par une lenteur et une multitude de chargements dans les menus.

VERDICT

Avantages

- les nombreuses possibilités de customisation
- L'effort sur le clipping
- la conduite des motos
- La durée de vie honnête

Inconvénients

- la surabondance d'aliasing
- Les nombreux chargements en multi
- Peu de repères en ville
- Pas de vrais rétroviseurs
- Les flics
- Que trois motos

Graphismes
3,5 étoiles
6.5 / 10
Un très bel effort a été fait au niveau du clipping et sur la plupart des modélisations des véhicules, en revanche quelques bugs graphiques et la surabondance d'aliasing nous montrent très vite les limites du moteur.
Jouabilité
3,5 étoiles
6.5 / 10
Une jouabilité qui demande un certain temps d'adaptation avant de bien connaitre les limites d'adhérence d'un bolide. Le pilotage des motos est réussi mais on regrettera d'appuyer sur un bouton en plus du joystick pour sortir un wheeling.
Durée de vie
4 étoiles
8.0 / 10
Le solo dure entre 20 à 25 heures, et si vous voulez débloquer l'Audi R8 ou êtes apte à supporter les nombreux chargements en multi, cela peut facilement doubler.
Bande Son
3,5 étoiles
7.0 / 10
L'aspect sonore du titre s'en sort honorablement, reposant sur de nombreux grands artistes (Tricky, SnoopDog, NIN, Foals...). Quant aux bruits de nos petits bolides, ça manque un peu de punch et de pots d'échappement qui claquent.
Scénario
1 étoiles
1.5 / 10
Jeune mâle voulant faire son trou et gagner un peu d'argent dans des courses illégales. Point.
Note Globale
3,5 étoiles
6.5 / 10
Midnight Club Los Angeles est sans doute le meilleur épisode de la série de Rockstar Games. Plus beau, plus complet et possédant au départ de bonnes idées, l’équipe de San Diego avait les cartes en main pour hisser leur soft comme le meilleur jeu de tuning cette année. Malheureusement, un manque de finition se ressent tout au long du mode solo : la ville est peu convaincante et peu charismatique, l’anti-aliasing fait la grève et le mode multijoueur est plombé par une multitude de chargements qui nous découragent bien vite. Dommage car les sensations sont là.
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Commentaires

05 Nov. 2008 | 21h52


Zefi
Bon ben ça confirme mon premier avis lorsque j'ai lu la preview, pas pour moi cette série finalement... (j'ai vu le jeu tourner, ben j'ai trouvé ça loin d'être booo !)
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