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Lollipop Chainsaw

Console : Playstation 3
Éditeur : Warner Interactive
Développeur : Grasshopper Manufacture Inc
Date de sortie : 15 juin 2012
Multijoueurs : non
Public : 18 ans et +

Note des membres
3 votes (2.83 / 5)
Posté le Mercredi 04 Juillet 2012 par Zefi
La folie des grands hommes. Comme dans tous autres médias, il existe des œuvres complètements farfelus qui diffèrent, par bien des aspects, de la masse de jeu envahissant les rayons. Il faut reconnaitre qu’en pensant à des titres tels que Killer 7, No More Heroes, Shadow Of The Damns ou aujourd’hui, Lollipop, il est difficile de trouver des univers aussi loufoques que ces derniers. A la tête de ses projets, une personnalité à l’imaginaire débordante de « bêtises », Monsieur Suda 51.

Sa dernière création ne renie pas les univers complètements barrés, que Suda 51 donne vie généralement. Un point fichtrement important quand on sait la place qu’ils occupent dans l’appréciation d’un des titres du créateur. Certes, certaines conditions sont à respecter pour rentrer pleinement dans le délire du créateur, mais autant dire que ce n’est pas tous les quatre matins, qu’on peut se targuer d’une ambiance aussi peu sérieuse ! Et cela d’entrée de jeu.


L’humour made in Suda 51 ?


Lollipop n’est pas un jeu à prendre au premier degré, ni au second d’ailleurs, il faut relativement faire abstraction d’un titre carré et propre. Quel que soit le domaine, à commencer par l’aspect technique. Si la cinématique d’introduction sans être d’une qualité exceptionnelle nous met directement dans le bain, le gap technique avec les séquences de gameplay révèle quand à elle un visuel désuet. Aucunement digne des consoles sur lequel il tourne, le titre de Grasshopper accuse même le coup lorsqu’on le compare à certaine production Playstation 2. Un drame qui s’allégit grâce à un monde coloré de bout en bout. Certes cela ne fait aucunement oublié la pauvreté technique surtout lorsque le titre regorge d’effet d’escalier omniprésent ainsi qu’une modélisation datée. Quand aux animations, elles sont d’une lourdeur toute particulière mais on s’y fait plutôt rapidement.

Néanmoins cela ne s’arrange pas du côté visuel en avançant dans l’aventure, dont nous rappellent avec gentillesse les effets spéciaux qui au mieux s’avèrent tout juste acceptables, on évite donc ‘y porter trop d’attention pour éviter de rapidement lâcher l’affaire. En dehors d’une réalisation désastreuse, le joueur découvrira un design général complètements hilarant. A commencer par l’héroïne tout juste « parfaite » physiquement. Un excellent moyen pour promouvoir Lollipop puisqu’elle ne cesse de jouer la provocation à travers une plastique aussi forte qu’enviable. Ma is qui par la même occasion, possède un vocabulaire, comment dire, vulgaire mais qui fait mouche. Suda 51 ne résigne en rien sur le ton employé dans des dialogues aussi savoureux que déplaisant pour les oreilles d’un parent. Miss grosse poitrine, aussi forte tête que malpolie, enchaînera des conversations à l’aide d’insultes, de phrases complètements improbable venant d’une demoiselle.


A-t-on à faire à des rencontres fortuites ?


Cependant une certaine maitrise est à retenir, le jeu ne se contente pas de balancer des grossièretés sans queue ni tête. Chaque petite touche d’humour (certes très en dessous du pantalon) obtient l’approbation du joueur, au point de déclencher à de nombreuses occasions quelques sourires, voir fou-rires. Lollipop est une mascarade de bout en train. Un fort caractère qui ne plait certainement pas à tout le monde, avec des séquences racoleuses, comme en témoigne des gros plans sur un arrière train qui prend très souvent l’air, en cause une jupe des plus courtes… Que serait-ce un jeu développé par Suda 51 sans personnages emblématiques ? Plus que la chasseuse de démon que l’on contrôle, sa famille n’a rien de bien tendre également et les situations s’enchaînent durant cinq à six heures de jeu. Tour à tour ses deux sœurs et son père rentreront dans la danse, afin d’éliminer le mal qui a transformé les pauvres habitants en zombis.

Pourtant ce qu’il y a de plus réussi reste indéniablement sa liaison amoureuse avec Nick, sa tête parlante fétiche, qu’elle a décapitée de l’ancien corps de son petit ami. Un bon moyen de le sauver d’une mort lente et douloureuse, tout en conservant une partie vivante de son patrimoine humain. Une relation qui évoluera au fur et à mesure de la progression, à l’aide d’échanges verbaux véritablement délicieux. Pourtant, toute cette panoplie de héros complètement farcis passe rapidement au second plan, tant les boss accaparent toute l’attention dés leur entrée en lice. Tant dans leur design réussi, l’aspect gore qui se dégage des affrontements contre eux, ou là encore des lignes de dialogues merveilleux qui s’affichent à l’écran. Uniquement sous-titré en français, les voix anglaises restent cependant convaincantes pour les plus anglophones d’entre nous. Pour en revenir aux identités maléfiques de fin de niveau, les combats se trouvent être très intéressants face à eux, avec plusieurs phases distinctes pour en venir à bout. Face à ses fanatiques de musiques, on oublie facilement certaine faiblesse concernant le gameplay.


Un système de jeu suffisamment excitant ? ?


Porté uniquement vers l’action, cette nouvelle production comptera plusieurs centaines de zombis désintégrés à la fin de l’histoire. A coup de pompons ou de tronçonneuses (plus efficace cela va de soit), les morts-vivants disparaîtront dans des gerbes ensanglantées ! L’adversité au début classique, variera de manière suffisante avec des joueurs de football Américain, de base-ball, de pompons-girls (à l’image de l’héroïne mais en plus pâle !) et autres joyeusetés. Une nouvelle arme permettra également de s’amuser à distance, malgré une jouabilité hasardeuse. Les affrontements quand à eux, très bourrins, ne proposent que très peu de challenge. Notamment grâce à de nombreuses sucettes dissipées ici et là dans les différents environnements, régénérant une partie de notre santé. Cette dernière étant évolutive, si l’on échange une certaine quantité de pièces d’or contre l’objet nécessaire, dans un magasin particulier. Celui-ci offre également au joueur de nouvelles combinaisons de coups mais également de nouvelles tenues de combats, ou encore quelques morceaux de musiques. Bien que l’on n’atteigne pas la richesse de certains jeux d’action tels que Bayonetta, Devil May Cry ou Ninja Gaiden, le jeu se parcourt avec plaisir malgré une certaine répétitivité et des possibilités restreintes. Certes, il existe une course tronçonneuse en avant dévastatrice, certains coups spéciaux à l’aide de Nick mais difficile de renier une certaine limitation.


Finalement, à conseiller ?


Lollipop est certes court mais le rythme du titre se veut néanmoins parfait. Il aurait été certainement indigeste de prolonger l’aventure à plus de six zones différentes, même si quelques coupures sous forme de mini-jeu varient un tantinet les situations. (Phase de tirs avec l’arme à distance, QTE pour faire avancer Nick afin d’exploser à un endroit précis, des courses en avant sur des proportions bien délimitées…) Le joueur peut se rabattre sur des défis (Score, Contre-la-Montre ou Course aux Médailles), comparer ses scores au reste du monde dans ces modes de jeu, débloquer tous les bonus présents dans le titre. Cependant, il faut relativement prendre en compte que le titre s’aligne sur les productions d’antan. Avec de nombreuses références à d’anciens jeux dont je laisse la surprise. Difficile de trancher dans le lard, il vaut peut-être mieux l’essayer avant de l’adopter, surtout que la première heure reflète ce que l’on vivra durant les cinq autres. Un risque de désillusion pour qui se lancerait à l’aveuglette, quand aux fans de Suda 51, l’humour et les musiques les convaincront sans mal.

VERDICT

Avantages

Drôle
Les boss
Les musiques
De multiples bonus à débloquer
Le Design
Suffisamment court pour éviter l'indigestion

Inconvénients

Un mal pour la rétine
Une jouabilité rigide et des possibilités un poil limitées
La durée de vie
Très répétitif concernant le schéma de jeu

Graphismes
3 étoiles
5.5 / 10
Véritablement moche dans son ensemble, l’esthétique se rattrape grâce à un design superbe avec un cachet cell-shading coloré et qui fait réellement du bien. Quelques ralentissements sont également à déplorer à quelques occasions.
Jouabilité
3 étoiles
5.5 / 10
Facile à prendre en main bien que rigide, le titre ne restera clairement pas dans les mémoires de ce côté-là.
Durée de vie
2,5 étoiles
5.0 / 10
Une durée de vie relativement faible mais dont le rythme du jeu convient très bien. Plus longue l’aventure en pâtirait inexorablement ! Pour les mordus de défis et autres extras à débloquer, vous en aurez pour votre argent. A condition d’outrepasser de nombreux défauts et une répétitivité certaine !
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
Les musiques aussi variées que parfaitement dans le ton, combleront aisément le joueur, à l’image d’un doublage exclusivement anglais mais de qualité. Quand aux bruitages, rien de vraiment extraordinaire avec des sonorités basiques et peu entrainantes !
Scénario
3 étoiles
6.0 / 10
Le scénario regorge de clichés et une impression de déjà-vu se fait sentir tout au long de l’histoire. Grâce à un humour obnubilant, véritablement drôle mais souvent très grossier le titre reste un véritable plaisir me concernant. Un point qui divisera à n’en point douter !
Note Globale
3,5 étoiles
6.5 / 10
Ce jeu aurait mérité un meilleur traitement, pourtant difficile de renier un tel délire lorsque l'on est fan de Suda 51. Un plaisir à l'aspect rétro mais seulement à petit prix !
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Commentaires

04 Jul. 2012 | 20h56


Vinz
Perso j'ai bien aimé ^^ enfin je n'ai joué que quelques heures :)

04 Jul. 2012 | 22h16


Zefi
Moi aussi et en étant parfaitement subjectif, j'ai vraiment oublié la qualité graphique du titre, et je n'en retiens que le design pour l'aspect visuel.
Quand à la jouabilité de même, c'est du fun en barre malgré quelques maladresses que j'ai rapidement gommé.
C'est ce que j'espère avoir montré à travers mon texte que selon le joueur, et le degré de fan-attitude du joueur l'expérience peut s?avérer réellement concluante ! Pour cela, il faut néanmoins faire abstraction d'une progression certes rapide mais répétitive, d'apprécier de se lancer dans une technique proche d'une PS2.
Pas à la portée de tout le monde, en plus d'un humour aussi drôle que douteux pour d'autres.
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