Webzine de Jeux Vidéo PC et Consoles
Invité

King Kong

Console : Xbox 360
Éditeur : Ubi Soft
Développeur : Ubi Soft
Date de sortie : 01 décembre 2005
Multijoueurs : non
Public : 12 ans et +

Note des membres
5 votes (3.80 / 5)
Posté le Samedi 25 Février 2006 par Gomo


" Un jour la bête vit la belle et ne put la tuer, ainsi commence la mort de la bête. "
L'histoire du plus célèbre (et du plus grand) singe d'Hollywood est résumée dans ce proverbe arabe.
Après nous avoir éblouie avec l'adaptation cinématographique du Seigneur des Anneaux de J.R.R Tolkien, Peter Jackson nous embarque aujourd'hui dans un nouveau remake du film de 1933 : King Kong. Ce qui nous intéresse à présent est l'adaptation du film car non content des jeux du géant américain Electronic Art, le réalisateur néo-zélandais s'en va voir les Français d'Ubi Soft Montpellier et plus particulièrement de notre génie français : Michel Ancel.



Peter Jackson's King Kong et pas celui d'un autre !

Dans le New York des années 30, Carl Denham réalisateur zélé et incompris (incarnée par Jack Black) recherche une actrice pour sa prochaine production assez ambitieuse. Ann Darrow comédienne au chômage, blonde et ayant plusieurs atouts (Naomi Watts quoi!) se voit attribué le rôle lors d'une brève rencontre avec Carl. Celui-ci profite par ailleurs d'une entrevue avec le dramaturge Jack Driscoll (interprété par Adrian Brody) pour l'embarquer malgré lui sur les lieux du tournage : une île mystérieuse proche de Sumatra appelée Skull Island.
A l'approche de ce minuscule continent, une tempête s'abat sur l'embarcation de nos héros devant donc accoster sous une pluie battante et une mer déchaînée. Barques mise à l'eau, les explorateurs en herbes s'en vont tourner leur film dans des conditions qui rendrait jaloux James Cameron et son Abyss !
Histoire d'empirer les choses, l'île se relève très vite être un enfer tropical abritant des insectes géants, des anguilles taille XXL des V-Rex (ils avaient pas la licence pour le T-Rex) accompagnés de leurs confrères du Jurassic Park et enfin de la 8ème merveille du monde :un gorille de 10 mètres (joué par le frère de Cheeta et Andy Serkis) pouvant même faire peur à Dian Fossey !

Comme le disent si bien les diverses pubs du jeu qu'on peut voir, on incarne un aventurier et Kong ! Le joueur aborde donc deux approches de l'histoire, mais ne vous leurrez pas, même si c'est M. Ancel aux commandes ça reste tout de même un jeu vidéo et le joueur se fait toujours blairer quelque part.


Indiana Jones et le gorille maudit

Tout d'abord, les phases avec Jack. Elle recouvre plus ou moins 80% du jeu (vous voyez, je vous ai dit qu'on se faisait blairer !). La chasse à l'homme dont on est le gibier est présentée sous la forme d'un FPS, mais pas n'importe quel FPS ! Oubliez les HUD avec les barres de vies, le nombre exact de balles qu'il vous reste ! Oubliez les radars vous indiquant toute forme de vie aux alentours et les viseurs en plein milieu de l'écran pour une précision irréprochable ! Aucune interface ne vous aidera dans votre périple. C'est un peu déroutant au début mais le jeu se veut un petit côté réaliste et puis, ça permet de mieux admirer les décors tropicaux… ou les dents d'un raptor affamé.
Jack possède un inventaire très réduit. En effet, on ne dispose que d'une seule arme à la fois. Cependant des lances et des os dispersés un peu partout peuvent être ramassés et utilisés pour se défendre. Le capitaine du bateau viendra en aide avec son hydravion en lançant munitions et armes à feu dans des caisses. Contrairement à Master Chief, Gordon Freeman ou je ne sais quel expert en armement surentraîné (quoique le binoclard…), Jack n'a pas sans cesse l'arme en joue. Il faut donc mettre en joue à l'aide de la gâchette gauche avant de tirer avec la gâchette droite. En pressant uniquement cette dernière, un coup de crosse se déclenchera, c'est sympathique contre les portes fragiles, c'est à la mode depuis Halo mais contre un V-Rex, ça ne vaut rien. En l'absence d'indication, une pression sur le bouton B et Jack sort un petit commentaire sur les chargeurs restant. Les phases où une bonne précision est requise, la main gauche de l'explorateur servira comme viseur. Si quelques bêtes barre le passage, Jack le futé peut planter au bout de sa lance une petite bête qui traîne (par hasard) dans les parages et s'en servir comme appât pour éloigner les voraces ou les tuer en groupe, ça dépend de votre soif de violence ! A la manière d'un Call of Duty 2, lorsque le héros subis des dégâts, un filtre rouge brouille l'écran signifiant qu'un coup de plus et notre ami se retrouve six pieds sous terre. Ce filtre de sang s'estompe au bout de quelques secondes et Jack peut repartir de bon pied affronter les prédateurs du coin et sauver sa blonde.
Dans ce périple, Hayes (le noir du film qui se fait évidemment tuer), Denham, Jimmy (le gosse incontrôlable du film) et Ann se joignent à vous. Esprit d'équipe oblige, l'entraide est le maître mot pour vous en sortir. En tant que proie, l'ambiance, renforcée par la bande son, est pesante, la peur d'un monstre surgissant de derrière un bosquet devient de plus en plus forte, surtout quand on a très peu de moyen de défense, c'est à dire pendant toute l'aventure ! Pour corser un peu l'affaire (mais un peu !), Jack devra résoudre de difficiles énigmes se résumant à aller chercher un ou plusieurs manches en bois la plupart du temps entourés par des ronces incandescentes pour ouvrir la porte qui mène à la zone suivante.


Au près de ma blonde, qu'il fait bon fait bon fait bon !

Passons maintenant à l'autre star du jeu : King Kong ! La balade en forêt et le massacre de lézard++ se fait à la troisième personne mais la caméra adoptant des plans cinématographie, ne rend pas la tâche facile sans parler de ses instants capricieux mais qui restent, heureusement pour nous, relativement rares. Malgré ce problème, le singe se dirige aisément.
Comme tout jeu d'action/aventure, des énigmes viendrons ralentir la marche de l'empereur. Mais bon, n'oublions pas que Kong n'est pas forcément rusé et il n'est pas nécessaire d'être un physicien à la coiffure dégantée pour résoudre ces énigmes. De plus, Ann apportera son aide en brûlant quelques remparts de bois faisant obstacle au gros nounours.
Kong passe le plus clair de son temps à jouer avec les autres créatures de l'île, les match de catch avec les Godzillas des forêts sont donc très fréquents. Pourquoi catch ? Tout simplement parce la panoplie de coup du singe est semblable à celle d'un champion du Wrestling ! L'achèvement des ennemis peut se faire de plusieurs manières : le décrochage de mâchoires, les cassages de hanches ou encore le déchiquetage d'aile. En tapotant le bouton Y, le gorille tapera sur son torse et déclenchera une furie. Le jeu arbore alors des couleurs aux tons jaune-orange et plus important les coups de Kong seront plus puissants.
Le roi de la jungle (pas Tarzan hein !) saute de branche en branche, escalade des parois, s'accroche aux lianes bref un vrai acrobate, seulement à terre c'est une autre paire de manche. Balourd, pas très adroit, sa corpulence le gêne beaucoup ce qui explique beaucoup les prises de catch.


Le bon, la blonde et le gibbon

Pour facilité l'immersion dans le jeu, Ubi Soft Montpellier ont soigné l'ambiance du jeu. Les musiques orchestrales tintées d'une touche tropicale mêlées aux fortes respirations d'un Jack à bouts de souffle, aux appels des autres survivants et aux cris des bêtes féroces nous font vibrer et le tout avec un univers 5.1. enveloppant et secouant. C'est bel et bien le point fort du titre.
Tout comme Beyond, Good and Evil, King Kong n'impressionne pas par les derniers effets visuels à la mode (quoique) mais bien grâce à son design enchanteur. En effet, les rayons de lumières perçant le feuillage des arbres sont exquis ! Ce sont de véritables tableaux que nous offre les designers à travers les différents décors de l'île.
Au milieu des décors forestiers, une petite pause n'est pas de trop, surtout pour admirer l'évolution des différents animaux dans leurs environnements comme la marche impressionnante des brontosaures ou l'étripage entre deux carnivores pour un cadavre des leurs, bref un Ushuaia spécial Jurassik Park et sans Nicolas Hulot !


Vite fait, presque bien fait

Noircissons un peu le tableau qui a l'air plutôt bon jusqu'à présent. Parlons de " liberté d'action " dans ce jeu. La Jungle dans Peter Jackson's King Kong : The oficial game of the movie (quel nom rébarbatif !) est une succession de couloir qui se ressemblent pour la plupart. Impossible de se perdre ! Le jeu en devient répétitif par moment mais rien de bien grave puisqu'il se finit en 5 heures ! (6 heures si vous traînez un peu dans les buissons et 7 heures si vous êtes mous du genou !). Et oui, King Kong est vraiment très court, il est même plus rapide de finir King Kong que de lire un test de BlueHunter !
Par malheur, la fin de l'aventure se passe à New York. Et ce n'est pas un Manhattan, centre d'un grosse ville, grouillant de monde qu'on découvre mais un couloir étalé sur 5 rues vides. Les plus imaginatifs d'entre vous qui auriez vu le film avant auraient pensé à une course poursuite en voiture avec une alternance chasseur/chassé mais bon le jeu devait être fini un peu avant la sortie du film ! Quant à l'armée, c'est surtout une petite dizaine de soldats sur les toits et quelques voitures munis de roquettes, rien qui ne puisse effrayer un primate de 10 mètres de haut !
Puisqu'on est parti sur la fin, profitons-en pour évoquer la deuxième fin bonus dont le seul but est de donner une ouverture scénaristique à une suite. D'autres bonus sont aussi présents comme une interview de Jackson, des Artworks, des filtres et autres trucs pas très intéressants qui peuvent éventuellement rallonger la durée de vie de quelques minutes.
Comme il est dit un peu plus haut, graphiquement, le jeu impressionne sur Xbox360 mais aussi sur les autres consoles de l'ancienne génération. La différence entre les 2 versions (puisque sur Xbox, GameCube et Ps2, le jeu est le même) est l'utilisation des effets tel le bump mapping, le HDR ou encore le pixel shadder mais juste assez pour ne pas qu'on le confonde avec un jeu d'ancienne génération. Là où ça devient moins marrant dans le portage, c'est que le jeu souffre de plusieurs bugs de collision ou autres dût à la version de base (Ps2) et ça le fait pas trop pour un jeu Next Gen. Notons que le jeu PC vendu dans le commerce est un simple portage de la version Ps2 alors qu'une version dite " pour les gamers " se rapprochant de la version Xbox360 est vendue sur le site d'Ubi Soft.

VERDICT

Avantages

- L’association de deux prodiges : Peter Jackson et Michel Ancel
- L’immersion totale
- Un chassé croisé entre la bête et le gibier
- Le comportement des animaux dans leurs milieux
- Un excellent design

Inconvénients

- Une durée de vie plus que réduite
- Assez répétitif
- Ca sent le travail fini à l’arrache sur la fin
- 70€ mon bibi ! C’est du vol !
- Une jungle proche de celle de Crash Bandicoot

Graphismes
4 étoiles
8.0 / 10
Pour un premier jeu Next Gen, c’est beau, même si ça ne fait pas de l’ombre à un PGR3, un DOA4 ou autre Gear of War au niveau des effets, le design est magnifique.
Jouabilité
4,5 étoiles
8.5 / 10
Aussi bien en FPS qu’en jeu à la troisième personne, les 2 protagonistes se dirigent à merveille. De plus l’alternance entre les 2 gameplays varie un peu les plaisirs.
Durée de vie
2,5 étoiles
4.5 / 10
Tellement courte que certains l'appellent
Bande Son
5 étoiles
9.5 / 10
Un des gros points forts du titre qui facilite l’immersion totale du joueur.
Scénario
4,5 étoiles
8.5 / 10
Reprenant les bases du film, le jeu possède tout de même son propre scénario riche en rebondissement.
Note Globale
4 étoiles
8.0 / 10
Les adaptations de film en jeux vidéo sont généralement des merdes innommables, seulement quelques titres dérogent à cette règle tels que Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay, Spider Man 2 : The Movie, Golden Eye et quelques titres Star Wars. Peter Jackson’s King Kong vient donc s’ajouter à ce petit clan fermé de jeu dépassant le produit dérivé de base. Sans être un chef d’œuvre comme on pourrait l’attendre de Michel Ancel, ce titre dépayse le joueur par rapport aux autres FPS du moment grâce à son originalité et surtout son immersion totale rarement vu dans les jeux vidéo.
Vous appréciez cet article ?
Partagez le auprès de votre réseau pour le faire connaître !
Commentaires

26 Feb. 2006 | 22h26


Vinz
J'y ai pas joué et n'ayant pas vu non plus le film ca me donne pas plus envie que ca d'y jouer ... Je le testerai à l'occasion.

01 Mar. 2006 | 16h28


Ganon
oh tkt vinz, tu manques pas grand chose ;)

02 Mar. 2006 | 11h43


Gomo
Ben disons, si tu penses que le jeu vidéo manque cruellement d'originalité. Alors essaye le en occaz (les 5h de jeux ne valant quand même pas 60€). C'est certes pas le jeu de l'année mais pour une fois qu'on a une adaptation réussie...

03 Mar. 2006 | 03h07


BlueHunter
Une bombe d'ambiance, une qualité graphique impressionante sur next Gen et une prise en main innovante ruinés par une durée de vie ridiculement courte. Dommage-->Occaz
Poster un commentaire
Vous devez être inscrit pour pouvoir poster un commentaire : Inscription Rapide
PC - XBOX 360 - PS3 - WII - PSP - NDS
Jeux à surveiller
Crysis 2
Duke Nukem Forever
Marvel vs Capcom 3 : Fate of Two Worlds
Jeux qui plaisent
Little Big Planet
Les Sims 3
World of Warcraft : Cataclysm
Articles à suivre
Resident Evil
Survival Horror
Nintendo 3DS
Réseau
Faire un Crédit
Jeux Video
LesJeuxVideo Version 8.0.4 Copyright 1999-2017 | Toute copie est totalement interdite | CNIL : 1025900 | CGU