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Killzone 2

Console : Playstation 3
Éditeur : Sony
Développeur : Guerrilla
Date de sortie : 25 février 2009
Multijoueurs : oui
Public : 18 ans et +

Note des membres
1 vote (5.00 / 5)
Posté le Lundi 23 Février 2009 par Ganon
Killzone 2 est enfin arrivé entre nos mains. Après de multiples complications, de souhaits, de regrets, le développeur Guerilla a enfin réussi à sortir leur bébé pour donner, peut-être, l’une des plus grosses exclusivités PlayStation 3 cette année. Une attente longue de quatre ans, un buzz conséquent, mais est-ce que tout ceci en valait la peine ?


Jan Templar’s over


Le synopsis de Killzone 2 reste très classique et suit la trame scénaristique des épisodes précédents sortis sur la portable et la seconde console de salon de Sony. L’alliance (ISA) a réussi à contrecarrer les plans des Helghasts lors de l’invasion sur la colonie Vekta, grâce notamment aux efforts de l’équipe de Jan Templar. Bien sûr, l’ISA ne veut pas en rester là et décide deux ans plus tard de lancer un assaut sur la planète mère des Helghasts pour arrêter l’autarque autoproclamé Scolar Visari. Killzone 2 commence donc au moment du débarquement lorsque vous, Tomas Sevchenko, et votre équipe Rico, Natko et Garcia, êtes à bord du Croiseur « le nouveau soleil » préparés à atterrir sur la planète avec vos nacelles d’assaut. Le scénario se concentre ainsi sur notre escouade d’élite et nous fera voyager dans la capitale Helghan mais aussi aux abords où le sable sec prédomine les vallées.

Un univers néo-apocalyptique bien ancré qui est malheureusement plombé par des dialogues ne volant pas plus haut que du « Putain de merde ! », « Je vais te la fermer moi ! » ou encore « Va te faire foutre ». Cela rappellera à quelques personnes un certain Gears of War, mais tandis que le titre d’Epic joue totalement sur le second degré et réussi à rendre une atmosphère à la fois décontractée et totalement glauque, le titre hollandais opte pour une ambiance plus sérieuse, plus « US marines », qui le rend plutôt mauvais, peut-être un peu cliché. Pas une seule seconde on arrive à réellement s’imprégner de l’univers de Killzone, et cela est encore plus accentué par le peu d’informations que l’on nous donne sur l’évolution du conflit. On est normalement impliqué dans une bataille interplanétaire, cependant il y a cette amère impression d’assister à une guerre civile de petite envergure, sauf à quelques rares occasions près. Malgré la rouste monumentale que se prenne les helghasts au sol, ils réussissent à sortir une flotte de nulle part et explosent les vaisseaux de l’alliance avec une aisance démesurée. Bref, une histoire trop facile, trop clichée, trop "cheatée" qui ne décollera pas, même lors de la fameuse rencontre avec ce cher dictateur. Heureusement que la campagne se sauve grâce à ses graphismes de toute beauté.


It Blows my mind

Killzone 2 est de ce point de vue une pure tuerie. La PlayStation 3 crache ses tripes pour le plus grand plaisir de nos yeux et fait un très beau doigt d’honneur à tous ses détracteurs critiquant sans cesse une console graphiquement au rabais. Effets de lumières et pyrotechniques saisissants, modélisations des armes et des soldats quasi jamais vu dans un jeu de ce genre, le soft de Guerilla décoiffe et c’est peu de le dire. N’oublions pas de citer les animations magnifiquement travaillées comme le rechargement d’une arme à la fois fluide et réaliste, qui impose le respect et devient par la même occasion une référence, ou bien de la destruction des décors qui rappellera la dernière évolution de l’Unreal Engine III. Cela ne veut pas dire pour autant que le moteur graphique n’est pas exempt de défauts, les niveaux ont une teinte froide oscillant souvent vers des couleurs grises et ternes qui ne plaira pas à tout le monde. Un monde « métaleux » où l’on n'est parfois pas loin de l’overdose. On n’omettra pas de souligner aussi la facilité des décors lors du passage dans le train Helghast se limitant à du "tunnel/passage à l’extérieur" à un rythme court et continu.

Malgré cela, les environnements varieront de plus en plus au fil des heures et le gameplay se diversifiera par moment ; nous donnant le choix de prendre les commandes d’une batterie anti-aérienne pour une partie de shoot-em-up ou bien d’un mécha évolué qui dézinguera tout sur son passage. Des passages jouissifs mais néanmoins trop peu nombreux, et on regrette de ne pas pouvoir apprécier la conduite du buggy que l’on aperçoit à plusieurs occasions. Une autre déception vient des phases à pied peut-être trop similaires et redondantes ne se concentrant que sur l’anéantissement total des ennemis dans une zone. Une partie infiltration n’aurait pas été de trop pour changer un peu la donne et cela n’aurait posé aucun problème d’adaptation au gameplay. Quant à la qualité purement sonore, elle n’est pas en reste et est sans doute l’un des meilleurs points de Killzone 2. On entend les soldats remuer leur paquetage à chaque pas ainsi que le vent souffler sur les tissus tendus dans les airs, malheureusement elle est gâchée par des dialogues peu recherchés et surtout une version française ratée. Dommage.


Pas assez long mon fils

La campagne se divisera en dix chapitres, chacun correspondant à un environnement différent et avec quatre niveaux de difficulté. Killzone 2 se termine peut-être un peu trop vite et ne nous tiendra pas plus de sept heures, voire huit pour les plus mauvais d’entre-nous. Le replay-value est malgré tout présent et nous fera replonger dans l’enfer Helghast une seconde fois, cependant un mode coopératif n’aurait pas été de trop. Un mode qui lui manque terriblement, surtout quand on a l’impression d’avoir plusieurs niveaux centrés sur l’entraide. L’arsenal de Sev est plutôt conséquent mais notre personnage ne pourra pas prendre plus de deux armes avec lui, une dite lourde et une autre légère. Ainsi on retrouve le classique pompe, lance-roquettes, sniper, revolver et fusil d’assaut mais d'autres plus originales feront plaisir au joueur avec le très plaisant lance-flèches ou encore un arc électrique aux munitions infinies. Une bonne quinzaine d’armes qui ne déçoivent pas et qu’on prend plaisir à utiliser. Leur maniement demandera un léger temps d’adaptation car celles-ci deviennent très rapidement imprécises, à cause du crosshair qui s’élargit voire disparait lors d’un tir continu. Le style killzone nous impose donc de tirer en courtes rafales pour rester le plus efficace possible.

L’I.A. ne déçoit pas non plus. Les helghasts chercheront souvent à se couvrir et prendront un malin plaisir de nous contourner ou de tirer en aveugle pour nous forcer à nous cacher, et dans les niveaux les plus difficiles à nous déloger à coup de grenades. On a pu déceler malgré tout quelques problèmes de collisions où le soldat restera planqué dans un coin sans bouger, mais cela reste extrêmement rare.
Concernant sa maniabilité, Killzone 2 demandera un léger temps d’adaptation au joueur pour assimiler la plupart des déplacements de Sev. Elle s’avère lourde voire lente mais n’est pas pour autant pénalisante. En effet, Guerilla a opté pour des mouvements réalistes, on se retrouvera donc sans défense si l’on a voulu donner un coup de crosse à un Helghast et que ce dernier nous a esquivé en se logeant derrière notre dos. Une jouabilité qui force le joueur à rester prudent, mais la plus grosse particularité du soft reste la possibilité de se planquer derrière les murs. Une pression continue sur L2 près d’un muret vous permettra donc de vous couvrir derrière celui-ci. Il faudra alors maintenir le joystick droit vers une direction -en haut ou sur les côtés- afin de sortir votre tête de l’abri pour ensuite tirer avec R1, mais vu l’imprécision des armes il sera nécessaire de presser également la touche L1. En résumé, il faudra utiliser quatre voire cinq doigts pour utiliser correctement cette fonction. Une particularité déconcertante et peu ergonomique qui gâche totalement son utilisation. Le Sixaxis est lui aussi utilisé et pas que dans les temps de chargement. Guerilla a réussi à l'implanter de manière exemplaire puisqu’il servira à tourner des manivelles en maintenant les deux gâchettes ou à activer des explosifs en inclinant la manette dans plusieurs directions différentes, et cela sans aucune difficulté.


Malheureusement, les serveurs de Killzone 2 ne seront pas ouverts avant la date officielle du 25 février (merci Sony), il nous est donc impossible de voir le potentiel de ce mode. Nous remettrons à jour l’article un peu plus tard pour détailler ce contenu qui semble prendre une grosse partie du jeu.

VERDICT

Avantages

- Monstrueusement beau
- Une I.A. correcte
- Des armes variées
- Le sixaxis bien implanté

Inconvénients

- Durée de la campagne trop courte
- Pas de Coop
- Pas de passages en buggy
- Un manque de moments épiques
- Le système de couverture peu ergonomique
- Version française ratée
- Peu d'inspirations dans les dialogues

Graphismes
4,5 étoiles
9.0 / 10
Killzone 2 devient le plus beau FPS toutes consoles confondues. N'espérez pas pour autant avoir une qualité similaire à celle de Crysis mais le titre de Guerilla s'en rapproche.
Jouabilité
3,5 étoiles
7.0 / 10
Plutôt atypique, la jouabilité lourde de Killzone 2 demandera un petit temps d'adaptation. Le système de couverture est malheureusement gâché par le trop grand nombre de touches à utiliser.
Durée de vie
3,5 étoiles
6.5 / 10
La campagne ne nous tiendra pas plus de sept heures et malheureusement aucun mode coopératif n'est là pour relancer l'aventure. Reste à connaitre le potentiel du multijoueur qui nous a été impossible de tester.
Bande Son
3,5 étoiles
7.0 / 10
Des musiques patriotiques correctes mais peut-être beaucoup trop discrètes à cause du bordel ambiant, qui lui s'avère d'excellente facture. On regrettera par contre une VF vraiment mauvaise.
Scénario
1,5 étoiles
2.5 / 10
Un scénario peu surprenant et décevant. On aurait pu s'attendre à un mélange épique entre action/space-opéra mais il n'en est rien. On a plus l'impression d'être devant une oeuvre produite par Luc Besson, la voiture allemande en moins, qu'à un bon scénario de science-fiction.
Note Globale
4 étoiles
7.5 / 10
Killzone 2 est un titre à la fois ambitieux et classique, malheureusement il fait l’effet d’un petit pétard mouillé à cause du buzz conséquent que Sony essaye de déployer autour de lui. Le gameplay reste efficace mais on ne sera pas tant surpris, et il lui manque quelques moments forts pour que le titre de Guerilla soit imprimé dans nos mémoires. Pour autant, là où on attendait principalement Killzone 2 au tournant, c’est-à-dire sur sa partie technique, il n’y a quasiment rien à redire et il s’impose sans broncher comme le plus beau FPS de la PS3 et même tout simplement de cette génération. Un titre peu étonnant mais suffisamment correct pour ne pas décevoir les plus impatients.
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Commentaires

10 Mar. 2009 | 00h16


Zefi
Classique mais "super" efficace, donc oui, lorsque God Of War III sortira Killzone viendra rejoindre ce même jeu le jour même !
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