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Invité

heavenly sword

Console : Playstation 3
Éditeur : Sony
Développeur : ninja theory
Date de sortie : 19 septembre 2007
Multijoueurs : oui
Public : 16 ans et +

Note des membres
3 votes (2.83 / 5)
Posté le Lundi 14 Mars 2011 par Zefi
Distribué peu de temps après la mise en vente de la Playstation 3, Heavenly Sword promettait une aventure grandiose digne des plus grands films d’action. C’est le 19 Septembre 2009 que débarque LE soit disant killer-app de la machine puisque depuis la sortie en Mars de cette même année le constructeur Sony peine à proposer une exclusivité de qualité afin de démontrer à tous, la puissance de sa console. La boite Japonaise compte donc sur Ninja Theory pour émanciper tous les doutes consentis envers son nouveau bijou technologique et en particulier sur sa ludothèque. Qu’en est-il au final ?


Heavenly Sword ou l’art d’en mettre plein la vue.


Dans un pays lointain, un tyran du nom de Bojan convoite une épée légendaire. Cette dernière dénommée Heavenly Sword, revient à Nariko qui en sa possession, défendra son peuple face au joug de cet être maléfique. La particularité de cette arme est de condamner son porteur, tout en lui attribuant une puissance démesurée. Consciente qu’elle y laissera sa vie, Nariko décide de prendre son destin en main et part en quête de tueries pour éliminer ce fléau. Prête à tout pour mettre un terme à cette folie représentée par l’armée d’un seul homme, elle se battra jusqu’à son dernier souffle.

Suite à cette ligne directive classique, l’histoire se laisse suivre sans parvenir à totalement nous intéresser. Faute à un fil narratif plutôt léger, le scénario manque d’ampleur bien que la dernière scène envoute par son cadre magnifique. Une désolation à moitié pardonnée par des cinématiques absolument splendides, crées à partir du moteur du jeu. Notamment grâce à la performance réalisée sur les différentes expressions des visages, criant de vérité. Une prouesse quasiment jamais vu jusque là et qui encore aujourd’hui impressionne par la justesse des détails. A l’image de cet acteur bien connu des fanatiques de Peter Jakson, Andy Serkis. Ce même homme ayant interprété Gollum dans le Seigneur des Anneaux, incarne dans cette production vidéoludique, l’ennemi principal de l’héroïne.

Décevant scénaristiquement parlant, les développeurs accouche d’une plastique aguicheuse à l’image du personnage principal. Bien que le design général est une affaire de gout, que dire de ces décors majestueux qui en imposent par leur réussite artistique et technique. Outre des modèles physiques réussies pour les protagonistes principaux, c’est bien là qu’Heavenly Sword impressionne le plus. On reste bouche-bée par cette cascade tombant du flan de la montage, de cette végétation avoisinant les bâtisses illuminées par un soleil clairvoyant. Je mentionne également des environnements neigeux absolument superbes, complémentaires avec des arrières plans aussi éblouissants que blancs. Mention spéciale aux cheveux de Nariko qui frise le ridicule, adoucissant la gifle que l’on reçoit inévitablement.


Une danse aussi belle que dangereuse !


Que dire de l’animation lors des affrontements mis à part qu’on y voie des ballets dansants sanglants. Les chorégraphies inspirées de films Chinois, rappellent de grands souvenirs pour les plus cinéastes d’entre-nous. Une inspiration sans commune mesure qui lorgne également vers la production de Santa Monica, God Of War. Bien que certaines subtilités contredisent mes propos on assiste à une succession de Quick Time Events instaurés dans le beat’em all quelques années en arrière par un spartiate. Seulement les développeurs trouvent ça dommageable de limiter ce système à des combats et l’utilisent à outrance afin de dynamiser l’action. Et ce même jusque dans les cinématiques pour entraîner le joueur à participer à ces déluges d’acrobaties absolument superbes, en appuyant sur quelques boutons aux moments venus. La magie du QTE dans toute sa splendeur.

Pour revenir sur les nombreuses batailles que livrera Nariko durant ses péripéties, elles finissent par lasser malgré la volonté de mettre en place un gameplay huilé convenablement. Pour commencer, quelques mots sur l’Heavenly Sword dont la particularité vient de ses trois formes. La première est la dissolution de l’épée en deux, dont la puissance de frappe et l’allonge se veulent modérées. La seconde métamorphose, plus puissante, sert à balayer de façon radicale l’opposant à l’aide d’une lame monstrueuse. L’ultime transformation se rapproche des lames de Kratos (God Of War) tant dans son visuel, que dans la pratique. Elle se destine à des attaques légères et rapides tout en offrant la possibilité de dévier des projectiles. Quand à la défense, Nariko bloque sans cesse dés que l’on n’attaque pas, point de touche spécifique donc. Sauf que toute offensive appartient à un certain niveau de force qui peut être contrée par le joueur selon l’allure de l’arme en main. Une frappe lourde devra être bloquée à l’aide du second style de l’épée. Une bonne synchronisation entre les réflexes et la vue est donc nécessaire pour survivre dans le mode de difficulté le plus élevé. Sans atteindre l’exagération d’un Ninja Gaiden, les combats demandent une certaine maitrise afin de concorder avec le mot efficacité ! Une barre de charge se remplit également à force d’enchaîner les combinaisons de coups jusqu’à déclencher une projection dévastatrice pour tous samouraïs situés aux alentours. A force d’éliminer, le joueur engrange de nouvelles capacités qu’il utilisera selon sa convenance pour diversifier les heurts. Un peu trop confus, pas assez variés, les affrontements épiques dans leurs mises en scènes pêchent par une richesse pas assez mise en valeur. Le matraquage de bouton étant autant efficace qu’une succession d’enchainements un peu plus tortueux. Sauf si l’on se lance par la suite dans le mode de difficulté le plus élevé que l’on aura préalablement débloqué.

Néanmoins d’autres phases de gameplay parsèment les nombreux carnages de notre femme aux cheveux rouges sangs. Elle défendra par moment son peuple, ses proches, ses compagnons d’armes à l’aide de canon. A vous les joies du défouraillage à travers un champ de bataille dont plusieurs milliers d’ennemis animés à l’arrache, se dirigent vers vous. L’ingéniosité qu’on fait preuve les développeurs et de mettre le boulet de canon aux mains du joueur. Plus concrètement vous diriger à l’aide du sixaxis l’obus en question jusqu’à son atterrissage forcément destructeur. Si les premiers instants plutôt agréables avec des corps qui volent de partout, contentent le joueur, un manque flagrant de précision dû à cette pratique gâche le plaisir lorsqu’il faut viser précisément un point demandé ! Suffisamment novatrice selon eux, cette idée se voit implémenter à une fréquence trop élevée selon moi, l’intérêt d’un tel gameplay montrant très rapidement ses limites. De la même façon, pour varier les plaisirs (toujours selon Ninja Theory) lors de plusieurs dizaines de minutes, Kai la petite sœur de Nariko, prend sa place et utilise un arc et des flèches pour annihiler les rangs ennemis. Les pointes dirigeables à l’aide du sixaxis demandent un certain savoir faire pour se loger entre les deux yeux d’un archer adverse trop présomptueux. Là encore, on rechigne sur la longévité de ces phases de jeu et la répétition de ces dernières. Un conseil ? Annuler le contrôle propre aux détecteur de mouvements de la manette, pour user du stick analogique bien plus pratique dans l’absolue ! Usant pour les nerfs, de moins en moins enthousiasmante avec le temps, cette trouvaille est victime de son succès. .

La forme privilégiée au fond, resplendit par sa technique impressionnante, ses musiques enivrantes ainsi que sa mise en scène sous amphétamines. Difficilement attaquable sur ces différents points, le manque de variété atténue de façon considérable le plaisir procuré lors des premières heures. Heavenly Sword reste à ce jour problématique, on attendait beaucoup plus, cependant Ninja Theory influe une certaine âme à cette expédition héroïque qui jusqu’à la fin divise. Un coup d’épée à moitié dans l’eau dirait-on…

VERDICT

Avantages

-Graphismes de hautes voltiges.
-Mise en scène vertigineuse.
-Musiques et bruitages harmonieux.
-Les cinématiques !

Inconvénients

-Design pas toujours bon.
-Répétitif.
-Sixaxis très vite désactivé .
-Manque de profondeur !
-Scénario dans sa globalité !

Graphismes
4,5 étoiles
9.0 / 10
Graphiquement rien à redire, en particulier sur les visages modélisés de fort belle manière.
Jouabilité
3 étoiles
6.0 / 10
Des idées qui ne manquent pas mais des tares trop nombreuses pour imposer Heavenly Sword comme une référence.
Durée de vie
3 étoiles
5.5 / 10
Finalement convenable vu la répétitivité des séquences de tirs !
Bande Son
4,5 étoiles
8.5 / 10
Des musiques envoutantes et des bruitages d’excellente facture ! Les voix françaises ne dénaturent pas la Bande-sonore intemporelle de cette œuvre !
Scénario
3,5 étoiles
6.5 / 10
Un scénario peu profond mais qui se laisse apprécier, notamment avec une fin touchante !
Note Globale
3 étoiles
6.0 / 10
Un gâchis qui ne laissera pas une grande pierre à l'édifice mais qui possède une certaine aura qui en marquera plus d'un !
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