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Gears of War 3

Console : Xbox 360
Éditeur : Microsoft Games
Développeur : Epic Games
Date de sortie : 20 septembre 2011
Multijoueurs : oui
Public : 18 ans et +

Note des membres
4 votes (4.50 / 5)
Posté le Dimanche 02 Octobre 2011 par itokiry
Maître incontesté du Third Person Shooter uniquement sur Xbox 360, Epic Games, avec sa série Gears of War, n'en finit pas de déchaîner les passions. Il faut dire que ses deux premiers épisodes ne peuvent être qualifiés que de grandes réussites, aussi bien qualitativement que commercialement. C'est donc non sans émotion que la communauté de joueurs Microsoft accueillait le 20 Septembre un troisième opus, s'annonçant déjà comme l'une des plus grandes réussites, ainsi qu'un des indispensables de l'année 2011. Et c'est avec un plaisir indicible que nous nous sommes adonnés à la campagne solo, ainsi qu'au multijoueur de ce titre dont nous vous livrons aujourd'hui un test détaillé.


Humains VS Locustes VS Lambent


Si vous avez déjà joué à l'un des épisodes de la série Gears of War antérieurs à ce nouveau-ci, vous n'êtes pas sans savoir que le but était de dégommer des Locustes, sorte de race mutante immonde, ne donnant pas plus envie de manger que de régurgiter tout le contenu de notre estomac. Et si vous avez eu la chance de faire les deux opus, vous devez commencer à en avoir un peu mare de ces larves, nous servant toujours les mêmes répliques ou hurlements bestiaux lors des batailles exaltantes. Peut-être même priez vous, depuis que vous avez terminé le second, pour que les développeurs changent quelque chose, voir repensent le bestiaire. Si c'est effectivement le cas, alors sachez que votre veux est exhaussé, car les petits gars de chez Epic Games ne se sont pas contentés de changer les décors et de tisser une légère histoire pour réaliser ce troisième épisode. Ils ont ajouté en plus une race dont on ne connais quasiment rien en début de partie. Découlant visiblement des bas fonds de notre planète ravagée, les Lambent ont prit la forme d'humanoïdes suintant d'un liquide jaune clair, de la même couleur que la source d'énergie principale des Locustes, que l'on peut voir dans Gears of War 2 et qui s'avère être une mer jaunâtre souterraine... Cela n'est d'ailleurs pas anodin du tout, puisqu'ils sortent directement de cette substance étrange au dessus de laquelle plane bon nombre de questions. Mais cela ne signifie pas que les Locustes ont disparu, puisque malgré tout le mal que l'équipe Delta a fait à ce peuple précédemment, une partie suffisante pour s'attaquer à Marcus Phenix et sa bande de gros bras a survécu. Autant dire sans prendre de gants que ces machos sans pareil vont devoir retrousser leurs manches une fois encore pour botter des arrières trains gluants, et par la même sauver leur peau, ou peut-être l'humanité toute entière. Mais comme Epic Games est un studio sympa, ses employés bossant sur ce très gros jeu de la fin d'année ne se sont pas privés de rendre la tâche plus facile, à l'aide de nouveautés appréciables.

Pour commencer, ces petits fous que l'on aime tant nous ont fait le plaisir d'augmenter la taille des équipes en combat. On se retrouve donc avec trois Gears en continue avec nous, ce qui pourrait passer pour une nouveauté banale à souhait si l'on regardait avec la fibre nostalgique l'IA moyenne de nos coéquipiers dans les précédents opus. Heureusement, preuve qu'ils en ont dans le crâne, ils ont pensé à tout en les rendant plus utiles et agressifs. Ce qui veut dire qu'ils viendront plus facilement nous sauver lorsque nous nous feront mettre à terre par les cruels adversaires, et que l'on aura plus l'impression d'être le seul à tirer durant les affrontements. Mais le fait qu'ils soient plus nombreux et intelligents, couplé à une construction des environnements plus permissive, rend ce Gears of War 3 plus simple que ses prédécesseurs (malgré qu'évidemment il y ait aussi plus d'ennemis) ce qui aurait pu être un problème quand à la qualité finale du soft. Mais vous vous en doutez sûrement, Epic Games a tout prévu, et nous a concocté une campagne du tonnerre, particulièrement prenante et dynamique ; et par dessus tout l'action ne débande pas tout du long. Jamais les affrontements n'ont été aussi exaltants ! Ce qui fait que l'on ne prête même pas attention à cette perte de difficulté plus ou moins flagrante. Dans les autres nouveautés, nous ajouterons que nous ne contrôlons plus uniquement Marcus dans la Campagne, mais que Cole Train est aussi imposé durant certaines séquences. Voilà qui aurait pu devenir l'innovation du siècle, si la prise en main avait quelque peu changée. Dommage que ce ne soit pas le cas, même si cela permet d'entendre d'autres répliques en combat, ce qui évite de se lasser d'un des deux protagonistes que l'on dirige. Et pour rester dans les informations sur les personnages du jeu, sachez que, comme les équipes sont maintenant plus grandes, les développeurs, amis de ceux qui aiment les femmes, en ont rajouté deux au casting. Deux jeunes et jolies demoiselles à la répartie enviable ! Voilà qui a de quoi donner un coup de fouet aux dialogues qui commençaient à tourner en rond et à ne plus être drôle.


Gears of War reste Gears of War


Il y a des pentes savonneuses que même les prodigieux développeurs de chez Epic Games n'osent pas se risquer à gravir, je veux bien sûr parler de celle des innovations dans le gameplay. Même si c'est compréhensible, surtout pour une série de cet acabit, on ne peut que regretter ce manque cruel de risque. Clairement, Epic ne se mouille pas, et on s'attend presque, en début de partie, à revivre exactement la même expérience que dans les deux volets antérieurs à celui-ci. Du coup, on se retrouve avec un produit brut identique à celui des précédents. Ce qui signifie une prise en main des plus simples et précises, ainsi qu'un panel d'actions suffisant, mais... C'est du déjà vu quoi ! Heureusement, la forme de l'aventure a été un peu revue, afin d'être plus dynamique que jamais, et surtout que les situations s'enchaînent et ne se ressemblent pas. Jamais les affrontements n'ont été aussi prenants, et ils s'avèrent très variés, même si moins surprenants que dans le second opus. Le renouvellement sympathique dans le bestiaire est une bouffée d'air frais, même si c'est un peu moins marrant de tirer sur du Lambent, ceux-ci ne se démembrant pas, explosant juste après décès. Tout en jouant, on remarquera avec un plaisir certain que beaucoup d'éléments du décors derrière lesquels on peut se mettre à couvert partent en poussière lorsque nos assaillants ou nous même tirons dessus. Voilà qui a de quoi rendre les parties plus dynamiques, car dès que notre couverture tombe à l'eau il vaut mieux en trouver une nouvelle avant de tomber au combat bêtement. Ensuite, façon de justifier la variété promise, on trouvera dans la campagne quelques méchas qu'il faudra utiliser pour exploser quelque Boss géant ou pour se frayer un chemin à coup de pieds sur une route encombrée. Certaines séquences obligeront aussi le joueur à se saisir d'un extincteur pour éteindre les flammes, ce qui, bien sûr, est très agréable puisque rompant quelques minutes avec l'action folle qui nous prend aux tripes pendant la poignée d'heures que dure ce Gear of War 3.

Si le jeu est un peu moins court que ses aînés en solo, on passe quand même de sept minuscules heures à huit/neuf minuscules heures, il n'en est pas moins plus intense. Ça pète de partout, les balles fusent à gauche et à droite, des morts et de la barbaque sanguinolente volent... Bref, l'esprit de la série est conservé, et on ne va pas s'en plaindre, bien au contraire. D'autant plus que certaines améliorations sont à noter. Et là j'espère un tonnerre d'applaudissement à l'équipe de développement, car l'IA n'a plus rien à se reprocher grâce à elle. On ne pestera plus devant la télévision pour le comportement abusivement idiot de nos confrères, et on ne se fendra plus la poire en constatant la crétinerie des cachettes ou réactions des ennemis par moments. Ensuite, on a eu droit à un ajout évident de nouvelles armes, ainsi que d'une mire sur le Kaomax (mais si, vous savez, l'arme des Locustes !). Même si cette dernière information ne semble pas être des plus capitales, une fois en jeu elle prend tout son sens, car la visée à la mire rend cette arme immensément plus utile que dans les épisodes précédents. Pour ce qui est du mode en ligne, bien évidemment il n'a pas été bâclé, car cela aurait été dommage pour un titre de ce rang. On se retrouve donc avec dans les mains un programme bien sympa, même si encore une fois l'innovation y est quasiment inexistante. Parmi les très rares nouveautés, on ne retiendra vraiment que la possibilité de jouer la campagne à quatre. Même si c'est bien drôle, c'est aussi bien léger en comparaison à ce que l'on pouvait attendre. La réelle grosse nouveauté s'avère être l'ajout d'un mode de jeu, nommé arcade, et qui n'a d'autre but que de nous faire refaire la campagne pour le scoring. En effet, si en solo basique on ne gagne aucun point, une fois dans ce mode on pourra voir s'afficher des chiffres indiquant notre score.


Un champ de bataille est toujours joli


Ce qu'il y a de vraiment étonnant avec les Gears of War, c'est que chaque épisode apporte un peu de couleurs à l'univers si gris au départ. Ce qui fait que l'on est passé d'un jeu très sombre à un jeu beaucoup plus clair et coloré. Peut-être le prochain se passera-t-il dans un univers à la Enslaved avec des couleurs à foison, mais nous n'y sommes pas encore. Si d'un œil lointain on peut se dire que cela détruit petit à petit l'esprit de la série, au final c'est seulement un moyen efficace de renouveler un peu la partie visuelle, afin que les joueurs ne se lassent pas. C'est nécessaire pour que chaque opus possède sa propre identité graphique. Les décors sont encore plus fouillés qu'auparavant, plus détaillés, et on constate sans peine une plus grande cohérence entre les environnements, due, entre autre à ce changement de lumière et de couleurs. Ces mêmes environnements qui sont suffisamment variés pour que l'on ne soit lassé par aucun d'eux. Côté animation, la bande et leurs ennemis bougent toujours aussi bien, même si de manière pas toujours tout-à-fait réaliste. Étrangement, la physique très particulière des corps à terre a disparu. Ce qui veut dire que marcher sur les cadavres n'aura aucun effet, contrairement aux opus antérieurs, dans les quelques cela permettait de les transporter. Même si cela n'avait aucune utilité, c'est un peu dommage que ça n'ait pas été conservé, car il s'agissait d'un des détails qui ajoutaient au fun de la saga. et effets spéciaux, très importants dans ce type de jeu où les explosions sont légion, rien à redire. Bref, l'univers est toujours aussi convaincant, saisissant, et n'a pas pris une seule ride depuis sa naissance, même la plus minuscule. Et au niveau de la bande son, c'est le même constat. Si les doublages un poil caricaturaux ont été conservés, on ne s'en plaindra pas la moins du monde, puisque leur qualité n'est plus à prouver. On retrouve avec un plaisir non dissimulé les voix françaises et suaves de Marcus et tous les autres. Et pour les musiques, on reconnaîtra l'effort fourni pour que la plupart soient totalement nouvelles et pas répétitives.

VERDICT

Avantages

- Très beau
- Très jouable
- Séquences variées
- Bourrin à souhait
- Décors un peu plus destructible
- Bande son honnête
- Scénario bien meilleur qu'avant

Inconvénients

- Pas de prise de risque

Graphismes
4,5 étoiles
9.0 / 10
La série Gears of War n'est pas connue pour son aspect graphique raté, et c'est bien normal car chaque épisode vend littéralement du rêve avec son explosion de détails et ses effets de lumières magnifiques. Bien entendu, ce troisième ne déroge pas à la règle, et c'est un plaisir de voyager à travers les champs de batailles éblouissants dans lesquels il nous propose de combattre.
Jouabilité
4,5 étoiles
9.0 / 10
La prise en main n'a quasiment pas bougée depuis le premier opus, ce qui signifie qu'elle est classique et efficace, s'approchant de la perfection dans le domaine du Third Person Shooter. Pour autant, le manque de risque de la part de Epic Games est un peu agaçant.
Durée de vie
3,5 étoiles
7.0 / 10
Si la campagne solo du premier et du second durait sept heures maximum, celle ci nous tiendra en haleine pendant huit à neuf heures bien tassées. C'est mieux, beaucoup mieux même, d'autant plus que le multijoueur sur la même télévision et on line pourra faire exploser ce temps de jeu.
Bande Son
4 étoiles
7.5 / 10
Encore une fois, c'est un plaisir de retrouver les voix typées des personnages de la bande de Marcus. De plus, les musiques sont quasiment toutes nouvelles, ce qui offre à ce troisième Gears of War une fraîcheur plaisante.
Scénario
3,5 étoiles
6.5 / 10
L'histoire de ce Gears of War 3 est la plus développée et la plus passionnante de toutes. On y apprend tout, de A jusqu'à Z, et les dernières portes ouvertes du scénario sont refermées avant la fin du jeu.
Note Globale
4,5 étoiles
9.0 / 10
Comme on pouvait s'y attendre, Gears of War 3 est un blockbuster démentiel, à l'instar de ses aînés. Magnifique, doté d'une prise en main ergonomique, bien que pas inventive, d'une bande son plutôt bonne et d'une durée de vie rehaussée, il a tout pour plaire à celles et ceux qui ont apprécié les précédents. De plus, le scénario est ici parfaitement compréhensible, et répond à toutes les questions que nous pouvions nous poser, tout en étant plus développé et intéressant que par le passé. Le mode multi n'est peut-être pas aussi innovant que ce que l'on pouvait attendre, mais il est tout-à-fait honnête. Bref, si vous êtes fans de Third Person Shooter et que vous aimez la série, alors vous pouvez vous jeter sans trop vous poser de question sur ce jeu, car il s'agit d'un final sensationnel.
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Commentaires

02 Oct. 2011 | 22h25


Zefi
Une note un poil trop eleve car le debut de l aventure laisse franchement a desirer. Elle a du mal a se lancer concretement, elle patauge avec un debut qui manque clairement de rythme, les nouveaux adversaires sont bien moins sympathiques que les locustes, puisque l'on ne peut pas les achever car ils explosent automatiquement. La technique tient franchement bien la route notamment grace a une fluidite quasi parfaite mais de.nombreux bugs gachent un tableau bien agreable a regarder. Cependant seulement voila, la claque n'est plus la et d'autres titres sont passes par la. Malgre des environnements plus colores, j'ai bien du mal a m'arreter ee longues minutes pour contempler des arrieres plans qui incitent aux voyages. Si les effets de lumieres sortent du lot et s'averent superbes, c'est loin d'etre le cas pour la modelisation de l'eau par exemple. Je reviendrais sur d'autres points plus tard comme les scenes memorables qui se comptent sur les doigts d'une main contrairement au premier ou second episode ainsi que la trop grande facilite du titre par rapport a ses grands freres meme en dement.

03 Oct. 2011 | 20h38


Vinz
Tu as un clavier sans accent Zefi xD ? Effectivement la prise de risque ici semble minimale.

03 Oct. 2011 | 23h12


Zefi
Hihi non mais un clavier tactile sur le smartphone de mademoiselle. Le temps de retrouver internet en milieu de semaine. Pour en revenir a geow 3, l'Ia a clairement ete ameliore meme si les.allies sont devenus un brin trop efficace, et que les ennemis ont souvent des moments d 'absences meme quand on passe a un petit metre d' eux. Au point de se laisser tirer dessus sans avoir aucune reaction. Concernant les environnements, c'est agreable bien que les trop nombreux interieurs n'apportent strictement rien, en plus de tuer un level design trop plat sans surprise et par bien des moments mal foutus sauf que la c'est encore pire. Sans parler de la fin qui manque clairement d'un final marquant. Les passages en vehicules bien mieux que par le passe ne sont pas non plus fantastiques mais on y prend quand meme du plaisir. Comme avec le second de nombreux bugs graphiques nuisent a l'immersion pourtant tres bonne lorsque l'on ne subit pas des corps qui levitent. Si le debut et la fin decoivent, quelques chapitres s'averent explosifs et des plus jouissifs. Malheuresement le fait que les differents Actes sont trop inegales ca nuit clairement au rythme. Une tres bonne pioche mais qui n'aura pas l'impact voulu sur tout le monde, loin de la!

04 Oct. 2011 | 00h00


Zefi
Hihi non mais un clavier tactile sur le smartphone de mademoiselle. Le temps de retrouver internet en milieu de semaine. Pour en revenir a geow 3, l'Ia a clairement ete ameliore meme si les.allies sont devenus un brin trop efficace, et que les ennemis ont souvent des moments d 'absences meme quand on passe a un petit metre d' eux. Au point de se laisser tirer dessus sans avoir aucune reaction. Concernant les environnements, c'est agreable bien que les trop nombreux interieurs n'apportent strictement rien, en plus de tuer un level design trop plat sans surprise et par bien des moments mal foutus sauf que la c'est encore pire. Sans parler de la fin qui manque clairement d'un final marquant. Les passages en vehicules bien mieux que par le passe ne sont pas non plus fantastiques mais on y prend quand meme du plaisir. Comme avec le second de nombreux bugs graphiques nuisent a l'immersion pourtant tres bonne lorsque l'on ne subit pas des corps qui levitent. Si le debut et la fin decoivent, quelques chapitres s'averent explosifs et des plus jouissifs. Malheuresement le fait que les differents Actes sont trop inegales ca nuit clairement au rythme. Une tres bonne pioche mais qui n'aura pas l'impact voulu sur tout le monde, loin de la!
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