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Final Fantasy III

Console : Nintendo DS
Éditeur : Square-Enix
Développeur : Square-Enix
Date de sortie : Europe : 3 mai 2007 -- Japon : 24 août 2006
Multijoueurs : non
Public : NC

Note des membres
4 votes (3.63 / 5)
Posté le Jeudi 17 Mai 2007 par ennissay


La vingtaine, âge de rayonnance charismatique, apogée physique, summum du dynamisme intellectuel (dixit Dr Kawashima), mais aussi le droit de porter des cravates moches. C’est aussi le temps qu’il faut pour élever une quinzaine de petits lémuriens jusqu’à l’âge adulte. Est-ce que ça veut dire que l’intelligence de 15 petits lémuriens chahute dans ma boîte crânienne qui atteindra prochainement l‘âge double décimal? Voilà une question intéressante sans nul doute à laquelle je vous laisse le soin de réfléchir. Vingt ans, c’est aussi l’âge de la saga maintenant mythiquement cultissime des Final Fantasy. Et les petits gars de Square-Enix entendent fêter cet événement dignement. Un simple petit coup d’oeil à l’actualité du développeur/éditeur suffira à vous en convaincre. La DS notamment est loin d’avoir été oubliée à la petite fête, entre Final Fantasy XII : Revenant Wings, Final Fantasy Fables : Chocobo Tales et Final Fantasy Crystal Chronicles : Ring of Fates, autant de noms à rallonge qui raviront sans doute les fans de la série. Aujourd’hui, c’est Final Fantasy III qui ouvre le bal sur DS non sans un certain panache et qui fera l’objet de ce test.


Petite séance de lifting

Oui, Final Fantasy, troisième du nom. L’épisode sorti sur Nes (ou Famicom pour les intimes). Mais attention, point de portage bête et méchant à vocation seulement commerciale ici, c’est bel et bien un jeu entièrement revu et remodelé que nous offre Square-Enix, ce qui est d'autant plus intéressant pour nous que le jeu original n'est jamais sorti en Europe. L’aspect graphique est donc entièrement revu et remis à neuf. Le jeu s’offre en effet une cure de jouvence tout en 3D avec des vrais morceaux de polygones à l’intérieur et n’ayons pas peur de l’avouer, le rendu final est plus qu’agréable et surprend d’ailleurs de la petite DS dont les capacités graphiques sont si souvent critiquées. La cinématique d’introduction a sûrement dû en clouer plus d’un pour commencer. Dans le ton classique des Final Fantasy, celle-ci nous offre un rendu visuel impressionnant. C’est beau, même très beau et cette petite mise en bouche nous introduit déjà à merveille dans l’univers onirique qui nous attend. Mais je vois déjà certains habitués du jargon vidéoludique qui me disent que les cinématiques ne rendent pas les coups. Rassurez-vous car les séquences de jeu en temps réel proposent elles aussi un rendu visuel très fin et détaillé, en tout cas amplement supérieur aux productions que l’on avait l’habitude de voir. Les personnages ont bénéficié d’un character design attachant à tendance « chibi » ou « SD » selon les dialectes (c’est à dire avec une tête disproportionnée par rapport au reste du corps). Le tout est toujours fait avec bon goût, tant pour les différents personnages que l’on rencontre que pour l’immense variété du bestiaire proposé. Les environnements ne sont pas en reste et apportent le lot de variété nécessaire pour que la lassitude ne s’installe pas. Bref on n’a aucun mal à s’immerger dans l’univers mystique et magique que nous propose le jeu qui par ailleurs ne transcende tout de même pas pour son originalité. Les habitués ne seront pas surpris de retrouver les éternels continents à explorer, les grandes étendues maritimes et les donjons souterrains truffés de monstres.

Pour s’adapter à la DS, les concepteurs du jeu ont tenté d’y implémenter une jouabilité entièrement tactile. Bien pensée dans l’ensemble, il vous est possible d’effectuer n’importe quelle action grâce à votre stylet assez facilement. On revient toutefois assez vite au mode de jeu traditionnel, bien plus rapide et adapté au genre. Si l’effort peut être loué, l’utilisation du double écran est quant à elle presque inexistante. La plupart du temps l’écran du haut vous affiche la carte du monde et l’écran du bas affiche l’action. On regrette que l’écran supérieur soit complètement inexploité durant les combats, on aurait en effet apprécié de pouvoir y observer le statut détaillé de nos personnages.


Il était une fois...

Hormis cet aspect graphique et tactile, peu de choses ont évolué dans cette adaptation de Final Fantasy III. Si l’on oublie le petit prélude de départ qui nous fait découvrir les quatre héros de l’histoire progressivement (alors qu’ils étaient réunis d’emblée dans l’épisode Nes), rien n’a franchement évolué. On se retrouve donc face à un Final Fantasy tout ce qu’il y a de plus traditionnel. Suite à un tremblement de terre, des monstres velus apparaissent à la surface du monde, l’équilibre est sur le point de se rompre au profit des ténèbres. Dans ces conditions le grand cristal divin de ce monde appelle à lui quatre guerriers de lumière qui se voient donc confier la mission de rétablir l’équilibre sur la planète. Bref, vous l’aurez compris, au niveau de l’originalité on repassera. Le scénario est de plus assez linéaire et consiste presque systématiquement à vous rendre dans un village troublé par on ne sait quelle force obscure, trouver un objet adéquat pour vous rendre dans le donjon voisin (qui peut autant être une grotte volcanique qu’un palais somptueux) dans lequel vous devrez tuer une grosse bébête protégée par quelques sbires aux intentions assez peu amicales. Malgré tout, on se laisse porter par la trame de l’histoire sans mal, c’est classique, certes, mais suffisant pour nous motiver et n’oublions pas non plus que le jeu date de 1990, époque à laquelle le scénario des jeux vidéo était le cadet des préoccupations des développeurs.


C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures super potions 500 HP

Les habitués de la série ne seront en tout cas pas dépaysés, on retrouve toujours avec un certain plaisir notre ami Cid, personnage qui semble se réincarner perpétuellement d’un épisode à l’autre, et les désormais mythiques Chocobos. Le système de jobs et les combats aléatoires au tour par tour sont donc bel et bien de la partie et réservent leur lot de subtilités. Après quelques minutes de jeu, on peut enfin mettre la main sur ces jobs, c’est à dire les différentes classes des personnages. Libre à vous alors de choisir qui sera mage noir, qui sera guerrier ou qui sera voleur. Si dans un premier temps les jobs proposés sont assez classiques, la liste s’étoffe rapidement au fur et à mesure que vous ranimez le pouvoir des cristaux. Autant vous dire qu’il vous sera indispensable d’en passer par là si vous voulez vous en sortir. Chaque job développe en effet une aptitude particulière de votre personnage, un guerrier donnera donc des bons vieux coups de hache arracheur d’épine dorsal tandis que les mages blancs sont spécialisés dans les magies de soin ou de protection. Chaque job demande un équipement spécifique (qu’il vous est possible d’acheter dans les boutiques ou de trouver au cours de votre périple) et propose une tenue vestimentaire bien particulière qu’il vous est possible d’admirer lors des combats. On remarque ici encore la finesse du travail graphique qui a été apporté. Il est à noter que vous pouvez changer de job à n’importe quel moment ce qui permet une certaine flexibilité dans l’évolution de vos personnages. Cette souplesse est toutefois limitée par le fait que chaque changement de job vous impose une pénalité dans vos compétences pendant un nombre défini de combat. Ce système n’encourage pas vraiment à varier ses jobs et on a plutôt tendance à garder une équipe forte et à la faire évoluer d’autant plus que certains jobs sont assez faibles (je pense au voleur ou à l’érudit par exemple). Heureusement, des jobs beaucoup plus intéressants se débloquent par la suite comme le chevalier noir ou le chevalier-dragon, et pourront assouvir les pulsions destructrices des sagouins que vous êtes.

Inutile de dire qu’il vous faudra choisir vos jobs judicieusement pour vous en sortir. L’adaptation du jeu conserve la tradition old-school de l’époque vidéoludique du début des années 90 et certains donjons sont donc assez corsés. Autant vous dire que si vous ne vous préparez pas suffisamment vous risquez d’arriver complètement dépourvus face au boss qui ne se privera pas pour vous humilier en bonne et due forme. Les phases de level-up sont donc indispensables pour s’en sortir sans trop de bobos d’autant plus que le jeu ne propose pas de points de sauvegarde dans les donjons, il est en effet uniquement possible de sauvegarder sur la carte. Ajoutez à cela que les objets rétablissant vos points de magie sont si rares qu’on n’ose même pas les utiliser et les plus jeunes d’entre vous seront peut-être rebutés par la difficulté. Heureusement de nombreux coffres remplis d’objets bien sympathiques parsèment les donjons, ce qui impose d’ailleurs de les explorer de fond en comble pour éviter de passer à côté d'armes ou équipements éventuellement très pratiques (notez aussi que certains objets ont des vertus offensives ce qui, croyez-moi, vous sortira de la panade plus d’une fois!).

Finalement le point le plus harassant du jeu réside dans les combats au tour par tour. D’ordinaire un tel système de jeu propose un minimum de stratégie, surtout lors des combats contre les boss. Mais ici, les actions sont lancées complètement aléatoirement. Je m’explique. A chaque début de tour vous choisissez les actions à faire pour vos quatre personnages (attaquer, lancer une magie, se défendre, etc) mais l’ordre dans lequel ils exécuteront ces actions est complètement désordonné, impossible donc prévoir une stratégie cohérente dans un tour. Concrètement, si vos personnages sont mal en point et que vous décidez de lancer une magie de soin, le jeu ne choisira pas forcément de lancer cette magie dès le début du tour, laissant ainsi l’occasion à l’ennemi de vous frapper et de tuer l’un des vôtres. De même, si vous voulez ressusciter le pauvre mage gisant et le soigner ensuite, impossible de savoir s'il se fera bien ressusciter avant de se faire soigner (ce qui, vous en conviendrez, peu se révéler assez problématique). Ce petit défaut insignifiant de prime abord pourra aisément vous coûter une défaite face à un boss.


Envolées lyriques et plongées héroïques

Nobuo Uematsu est une fois de plus aux commandes pour la composition musicale qui encore une fois brille par sa magie et son lyrisme. Les musiques de combat sont elles aussi très entraînantes et rappellent par certains aspects celles de Final Fantasy IX (les habitués reconnaîtront bien sûr la traditionnelle musique de victoire). On note tout de même quelques écarts de qualité, les musiques de ballade sur le continent sont justes magnifiques et contrastent donc d’autant plus avec certaines musiques de donjons assez énervantes. On regrette aussi qu’après avoir sauvé un village d'un grand méchant, la musique très criarde de la « victoire » s’y installe et ce pour tout le reste de l’aventure. Dommage. Mais rassurez-vous, les musiques sont dans l’ensemble infiniment supérieures à la moyenne des autres jeux sur DS.

Final Bilan!

Final Fantasy oblige, on a droit à une durée de vie décente qui devrait vous satisfaire. Les quêtes annexes étant quasiment inexistantes, comptez moins de 30 heures pour voir s’écouler le générique de fin. L’aventure dans son ensemble est plus que plaisante et ce re-make de Final Fantasy III s’inscrit d’ores et déjà comme le meilleur jeu de rôle existant sur DS, certes classique mais très efficace. Le système de job est malgré quelques défauts bien pensé et c’est un réel plaisir de constituer son équipe et de développer les capacités de nos personnages. Ah j’oubliais! Le jeu propose aussi d’utiliser la connexion Wifi avec ses amis qui possèderaient aussi le jeu. Toutefois cette fonction vous propose seulement de vous envoyer des messages entre vous, c’est juste anecdotique voire complètement inutile, bref, l’attrait principal de cette fonction est qu’elle nous permet de rencontrer les Mogs toujours aussi sympas qui sont chargés du courrier. Au final, vous l’aurez compris, cette adaptation de Final Fantasy III sur DS mérite amplement l’achat pour peu que ses 45 euros ne vous scandalisent pas. Si vous êtes aficionados du genre les 5 euros supplémentaires valent le détour.

VERDICT

Avantages

-Le système de job assez bien pensé.
-L'univers onirique, magique, mystifique et bahamutique!
-La finesse des graphismes.
-Il y a des Chocobos, et les Chocobos c'est la classe.

Inconvénients

-L'ordre d'action des personnages lors des combats est chaotique.
-Le scénario peu original et linéaire.
-Ca manque de cacahuètes.

Graphismes
4,5 étoiles
9.0 / 10
Le jeu a été entièrement revu et mis au goût du jour. La finesse et le style qui se dégage de l'ensemble nous prouve que la DS en a dans le ventre!
Jouabilité
3,5 étoiles
7.0 / 10
La jouabilité au stylet est bien pensée mais beaucoup l'abandonneront pour le mode de jeu classique plus rapide. On retrouve sinon tout ce qui fait un bon Final Fantasy de l'époque, combats, montées de niveau, jobs, donjons et boss!
Durée de vie
3,5 étoiles
7.0 / 10
La durée de vie est plus qu'honnête, comptez une trentaine d'heures environ pour venir à bout du jeu.
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
On retrouve encore une fois le génie de ce moustachu à lunette qu'est Monsieur Uematsu mais la qualité est parfois inégale.
Scénario
3 étoiles
5.5 / 10
Une lutte acharnée de plus contre les forces du mal. C'est classique mais suffisant pour nous donner l'envie d'avancer.
Note Globale
4 étoiles
8.0 / 10
Cette adapation de Final Fantasy III risque de satisfaire bon nombre d'entre vous. Tant au niveau visuel que musical, tout est fait avec bon goût et finesse. Si vous êtes en plus amateur de jeu de rôle old-school à la japonaise, n'hésitez plus, ce jeu apportera cette petite bouffée d'air frais de RPG qui manquait jusque-là cruellement à la DS.
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Commentaires

17 May. 2007 | 00h57


Vinz
Ouééé il ets booon ce jeu il est bien :-) enfin rien comparé à ff6 ou ff7 mais sympa :-)
Bon bon, alors tu m'as rattrappé ? je suis dans les level 55 quelque chose comme ca

17 May. 2007 | 01h24


ennissay
ourf! non pas encore la moé ^^ figure toi que je suis en pleine révision de partiels (et oui yen a qui bossent à la fac!) mais d'ici là je epnse que je l'aurai torché bien comme il faut!

17 May. 2007 | 10h20


philyra
C'est un très beau test que tu nous a pondu mon cher ennissay (si tu me permets l'expression bien sûr ^^) En tout cas moi non plus je ne suis pas déçue, même si en ce moment je suis bloquée... satanée grotte sous-marine !
Vinz=>je suis niveau 37 environ =)

21 May. 2007 | 08h36


le link du 57
moi j'l'ai pas encore mais je compte l'acheter!!!

15 Jun. 2007 | 17h23


MikeNoy
Dans moins d'un mois, je récupère ma DS, et ca va être repartit pour ce sublime jeu
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