Webzine de Jeux Vidéo PC et Consoles
Invité

Fat Princess : Fistful of Cake

Console : Playstation Portable
Éditeur : Sony
Développeur : Sony Computer Entertainment
Date de sortie : 10 mars 2010
Multijoueurs : oui
Public : 12 ans et +

Note des membres
aucun vote :-( votez !
Posté le Jeudi 15 Avril 2010 par philyra
Qui a dit que les princesses devaient être jeune et jolie ? Pas les développeurs de Fat Princess en tout cas puisque ces derniers auront tôt fait de nous inciter à engraisser de gâteaux nos gourmandes tourterelles afin d’éviter au mieux leur kidnapping par les troupes ennemies. Oui, en effet, le concept est un brin loufoque, au point que le jeu s’est révélé être une très agréable gâterie sur le Playstation Store de la PS3. On n’en attend donc pas moins de cette adaptation sur la portable de Sony qui semble conserver les bons points de son aîné...

Avec de la crème siouplaît !


Comparaison avec l’épisode PS3 oblige, on remarque d’emblée que le style graphique si particulier de Fat Princess conserve son charme dans cette version miniaturisée. Vous avez toujours les deux forces en présence : l’équipe bleu et l’équipe rouge (autrement dit les deux royaumes qui s’affrontent pour sauver et assurer la suprématie de leur princesse), le tout évoluant dans un univers coloré, très cartoon, et dont les tâches de sang témoignent d’un côté gore assez inattendu. Il faut dire qu’être un chevalier servant n’est pas de tout repos, surtout quand on retient prisonnière dans son bastion la princesse ennemie et qu’on décide purement et simplement de l’engraisser pour la rendre intransportable ! D’ailleurs elles ne se refusent rien ces jeunes demoiselles depuis que les gâteaux à la crème sont devenus leur pêché mignon… Chose qu’auront également compris vos adversaires, pour votre malheur.

Les blessures de guerre s’annoncent donc nombreuses et en plus des guerriers, les magiciens, les prêtres, les ouvriers et les archers en prendront aussi pour leur grade au cours des 15 missions que nous propose le mode aventure solo. L’histoire que l’on suit met en scène la fameuse « légende de la princesse grasse ». Dans l’ensemble cela peut paraître relativement court toutefois, la difficulté allant croissante, les derniers défis sauront vous garder actif longtemps. Un didacticiel assez complet reste aussi à disposition pour prendre les bons réflexes de jeu mais ajoutons que plus le temps passe, plus il est difficile de s’imposer face au camp adverse.

En effet, même si les missions varient légèrement le principe du jeu restera quasiment identique à savoir que vous devrez toujours essayer de récolter du bois et de la caillasse au plus vite pour améliorer vos corps de métier (avec attaques plus efficaces à la clé) et ainsi prendre de court l’ennemi sans qu’il possède matière à riposter. C’est donc quand vous êtes à égalité en termes de ressources que les choses se corsent, l’intelligence artificielle en profitant pour montrer ses faiblesses et la joyeuse confusion inhérente aux combats qui en résulte devenant presque un handicap. On se sent alors obligé de rapidement revêtir un peu toutes les casquettes, jouer l’ouvrier quand les ressources viennent à manquer, jouer le prêtre quand tout le monde décide d’un coup de monter à la charge, jouer le garde (sorte d’archer) quand personne ne défend le château, ou tout autre plan pour essayer de faire pencher la balance de son côté. Fort heureusement le mode multijoueur permet d’accentuer la mise en place de la stratégie dans le jeu…

Partage de gâteau


La joie de partager cette expérience avec des humains a cela de bon que ces derniers agissent avec discernement. Dans cette version portable jusqu’à 8 joueurs peuvent former des équipes qui s’affrontent sur l’un des 17 terrains de jeu. Nous disposons du classique « délivrez la princesse » pour se faire plaisir, mais ce dernier côtoie des titres tout aussi évocateurs : « combat à mort », « invasion », « évasion », « démolition », et autres joyeuseté au nombre de 8 au total. Même si on ne disposera jamais d’un système de communication vocale pour véritablement mettre en place des stratégies à proprement parler le gros avantage réside dans la cohésion entre les membres d’une équipe. Chose qui fait défaut à l’IA dans le mode purement solo. Par exemple l’ordinateur s’attardera très rarement à prendre les tours de relais, ces dernières permettent pourtant de rapatrier les ressources sans avoir à faire tout le chemin vers le château. Pareil lorsque vous rapatriez une princesse grasse, peu d’ordinateurs viendront vous aider à la transporter plus vite… Et puis la carte de la zone totale servira enfin à bon escient car on déterminera plus vite la signification des déplacements réfléchis des personnages. Après tout l’écran de jeu n’est pas aussi vaste qu’il peut l’être sur un téléviseur branché à une PS3.

Le tout c’est de trouver des joueurs pour nous rejoindre dans notre folle quête ce qui n’est pas forcément tâche aisée. Fort heureusement l’UMD dispose à la fois d’un mode ad-hoc, pour rester en local, mais aussi d’un mode infrastructure (donnant ainsi accès au net). Quoi qu’il arrive on aura donc toujours la possibilité de trouver une partie quelque part dans un coin de manière à se hisser en haut des charts de la partie, fierté de chevalier servant oblige. On peut d’ailleurs être plus ou moins exigeant, en cherchant une partie avec des critères précis ou non, ou encore en créant soi-même sa propre partie. Seule chose non influençable, les temps de chargements demeureront ce qu’ils sont, à savoir parfois un chouilla lent…

Cerise sur le gâteau


Outre le mode solo et le mode multijoueur il est des petites miettes qu’on remarque en passant, avec en premier l’aimable possibilité de se fabriquer un avatar pour jouer sachant que toutes les sauvegardes du jeu sont automatiques et qu’il est donc recommandé de varier souvent les plaisirs. C’est en effet toujours sympathique comme petit bonus, néanmoins les caractéristiques de créations sont limitées au style de coiffure et à la couleur des cheveux, de la peau et des yeux, de même que la voix qui pourra être sujette à transformation. Les bruitages et la musique au cours du jeu sont d’ailleurs de bonne facture, le thème est entraînant, seul les commentaires en toile de fond finissent par devenir lassant à la longue.

Autre attention remarquable, le mode vadrouille qui vous permet sans suivre le scénario de lancer une partie solo dans laquelle vous choisissez le nombre de joueurs, avec un maximum de 24 participants pour assurer le chaos, ainsi que le mode et le terrain de jeu. Rien de bien neuf comme option mais voilà qui a le mérite d’être présent. Reste la dernière petite touche qui se veut plus originale, le combat de gladiateurs. Dans ce style de partie vous incarnez un des 5 métiers du royaume (mage, prêtre, garde, guerrier, ouvrier) et vous partez à l’assaut de l’arène avec un nombre limité de confrères guerriers. Le principe est bien évidemment de verser du sang et des tripes pour s’assurer le meilleur des scores. Qui a dit que dans les contes tout le monde il était bon, tout le monde il était gentil ?

VERDICT

Avantages

- Style graphique réussi
- L’ambiance décalée
- Le fun immédiat
- Les améliorations
- Le multijoueur
- Le gore inattendu

Inconvénients

- Répétitif
- Mode solo court
- L’IA confuse

Graphismes
4,5 étoiles
9.0 / 10
Le style BD mignonne mais gore possède ce petit charme particulier qui fait qu’on s’y attache facilement.
Jouabilité
4 étoiles
8.0 / 10
Le gameplay est parfaitement adapté au support de la portable de Sony. Le seul problème c’est que les actions finissent par devenir répétitives malgré les objectifs légèrement différents au cours des missions. Heureusement que le multijoueur peut se révéler plus stratégique.
Durée de vie
3,5 étoiles
7.0 / 10
Le mode solo en lui-même compte 15 missions ce qui serait très court si certains objectifs n’étaient pas difficiles à atteindre. Autrement le mode multijoueur existe soit en mode ad-hoc ou infrastructure. Vous aurez donc toujours quelqu’un contre qui vous battre.
Bande Son
3,5 étoiles
7.0 / 10
Les musiques et autres bruitages sont bien sympathiques et dynamiques mais les commentaires de la voix en toile de fond deviennent vite lassants voire crispants.
Scénario
4 étoiles
8.0 / 10
Le jeu en mode solo est court donc le scénario est un peu maigre mais les viennoiseries ont tôt fait de nous convertir à ce nouveau concept. Et puis quand on doit sauver une princesse, c’est toujours pour la bonne cause non ?
Note Globale
4 étoiles
8.0 / 10
Dans Fat Princess le mode multijoueur se mange sans fin, mais pour ce qui est du mode solo on finit par atteindre l’overdose quand on se rend compte que le chaos des parties dessert la facilité et le côté agréable de la progression. Comme tout gâteau il s’apprécie donc à petite dose, pour son style graphique et son fun immédiat, car dès qu’on s’y enfonce on fait trop rapidement face à la répétitivité des actions. Autre petit détail : à éviter de consommer avant un repas…
Vous appréciez cet article ?
Partagez le auprès de votre réseau pour le faire connaître !
Commentaires
Encore aucun commentaire :-( Soyez le premier !
Poster un commentaire
Vous devez être inscrit pour pouvoir poster un commentaire : Inscription Rapide
PC - XBOX 360 - PS3 - WII - PSP - NDS
Jeux à surveiller
Crysis 2
Duke Nukem Forever
Marvel vs Capcom 3 : Fate of Two Worlds
Jeux qui plaisent
Little Big Planet
Les Sims 3
World of Warcraft : Cataclysm
Articles à suivre
Resident Evil
Survival Horror
Nintendo 3DS
Réseau
Faire un Crédit
Jeux Video
LesJeuxVideo Version 8.0.4 Copyright 1999-2017 | Toute copie est totalement interdite | CNIL : 1025900 | CGU