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Fable 3

Console : PC
Éditeur : Microsoft
Développeur : Lionhead
Date de sortie : 29 octobre 2010
Multijoueurs : NC
Public : NC

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Posté le Mercredi 05 Septembre 2012 par Brandalf
Le 20 mai 2011 devrait être marqué d’une pierre blanche, voir même devenir férié. En effet en ce jour d’été sort (enfin dirons certains) le tant attendu Fable III ... sur PC. Les joueurs PC pouvaient enfin espérer renouer avec l’expérience vidéo ludique, qu’avait offert le premier volet, et qui avait bluffé son monde par certains aspects carrément innovants. Le sieur Peter Molyneux, grand père de l’humour décalé vidéo-ludique, et père de la franchise Fable, ayant enfin dénié nous accorder ce privilège, c’est avec joie que nous disséquerons son petits dernier afin de vous montrer tout les petits trucs cool que vous attendiez avec entrain. Alors déception ? Zéro pointé ? Ou au contraire réussite total ? Comme le dirais De La Villardière : Réponse.


Raconte-moi une Fable Peter !


Fable III et la suite direct de son prédécesseur, on y incarne en effet le fils du protagoniste du deuxième volet. Chose assez agaçante pour les joueurs PC, c’est l’absence d’explication concernant ce fameux deuxième opus, qui n’a pas été adapté sur PC. Le jeu s’ouvre sur une très belle introduction, nous contant les déboires d’un poulet (à moins que ce soit un métamorphe ... le doute reste entier) arrosé d’une bonne dose d’humour. Très cinématographique, très réussie, si on devait juger ce nouvel opus sur sa cinématique d’intro, à coup sur il serait élu meilleur jeu de l’année. Malheureusement le reste est aussi à prendre en compte ... Et là ... En étant franchement honnête, si le début du premier Fable ne cassait pas trois pattes à un troll, celui du trois, laisse un peu à désirer. Nous voici donc plongé dans la vie de château, réveillé au côté de son chien (dans le même lit) par notre valet Jasper. Après avoir choisit entre une tenue de serveur et un complet jean moulant/chemise italienne, on se voit assaillit de questions, de complaintes, de demandes et de remarques mielleuse sur le produit alimentaire des abeilles. Bref Ca Roleplay, et c’est très immersif. Presque un peu trop d’ailleurs. N’oublierait-on pas une donné importante ? Mais si : le scénario. Ce dernier est franchement complètement raté sur la première heure de jeu. On se retrouve en moins de cinq minutes, littéralement propulsé au cœur de l’intrigue principale. L’enchaînement est beaucoup trop rapide pour que ce soit un tant soit peu claire, et tellement expédié que ça en devient presque parodique. A chacun de juger, mais je trouve sérieusement que ça manque de subtilité. Rappelons que le début du premier Fable s’ouvrait sur une journée paisible de petit garçon, avant de le voir au fur et à mesure grandir, et il fallait attendre au moins 12 bonnes heures de jeux pour être plongé au cœur de l’intrigue. Notre vieux Peter s’essoufflerait-il ?

Après cette introduction expédiée au lance-pierre, on se retrouve embarqué dans une aventure, guidé par un vieux (maître d’arme), un vieux (serviteur), et une vieille, fantôme, que personne ne voit sauf nous et qui nous apparaît seulement à la fin des événements scriptés ... Pardon, à la fin des quêtes principales. Cette vieille femme (qui n’est autre que la sœur prophète du héro du premier Fable) vous amène donc régulièrement sur la Route Du Pouvoir. La route représente le chemin qui vous sépare du trône, et donc du pouvoir, d’où son nom (Sans dec’ !). Elle est très importante en thermes scénaristique car elle pousse sans cesse le joueur à avancer dans l’histoire, et permet ainsi de supprimer complètement toute notion d’essoufflement du scénario dans la première partie (ce qui est assez agréable). Pour en revenir à l’histoire, elle se déroule en deux parties. La première partie, représentée par la Route Du Pouvoir, est très fournie en explorations, et possède un côté d’ailleurs, assez Elderscroll-Like. Elle sera fournie en termes de combats, de quêtes annexes loufoques en tout genre, et de certains retournements de situation assez recherché. Même si quelques point noirs viennent ternir le tableau (comme par exemple le gros manque de quêtes annexes, où la répétitivité de certaines), la première partie du jeu (qui dure à peu près une bonne douzaine d’heures) est globalement plutôt réussie. Sauf si l’on excepte une seule chose : On est en 2011, on est en droit de s’attendre à quelque chose d’un tant soit peu grandiose. La même année, deux mois plutôt, sortait Assassin’s Creed Brotherhood, où, je le rappelle, on trouve la séquence, assez bluffante, de l’attaque de la villa. Donc, quand on s’appelle Mr Molyneux, et qu’on sort la suite d’un jeu fantastique, en 2011, avec les moyens techniques dont on dispose ... On se doit de mettre un peu plus que cinq pecnos pour défendre une ville entière lors d’un événement scénaristique important. Je sais pas moi ! Même du wall painting animé pour faire semblant que y a des combats c’est trop compliqué ?

Après cette première partie, vient l’heure de votre couronnement ... et des problèmes. Car qui dit gouvernement, dit gouverner, et qui dit gouverner, dit gouvernail, car c’est bien de l’autre côté de la mer que vienne les problèmes (cette transition est sublime). Sans tout vous spoiler, sachez que la deuxième partie du jeu se révèle être en fait une phase de gestion à peine poussée (pour ne pas dire complètement foirée) et qui se force, à grand peine, de combler huit malheureuse heure de jeu, (en allant souvent aux toilettes). Après quoi vous aurez l’extrême joie de voir la cinématique de fin, et moyennant le visionnage ENTIER des crédits, vous pourrez gambader joyeusement dans l’Albion au milieu des hobs, des nains de jardins, et de l’univers bourré d’humour et de bonnes idées de Mr Molyneux.


Crazy Factory


Car oui, le jeu reste tout de même truffé de bonnes idées. A commencer par le système de combat. A l’inverse d’un rpg classique où la gestion de l’inventaire et notamment des armes, est un peu foutoir, celui de Fable III est propre et fonctionnel. Un mode attaque au corps à corps, un mode attaque à distance et un mode attaque magique. Chaque mode utilise une arme équipée au préalable à l’armurerie. On pourrait reprocher à ce système le manque de polyvalence, car réduite à sa plus simple expression, le combat se prend finalement toujours la même forme, coup d’épée, roulade boule de feu, roulade, coup d’épée, roulade, pistolet, pistolet, pistolet, roulade etc ... Mais cela n’empêchant pas le côté intuitif et même (un peu seulement) stratégique, on en retire quand même du plaisir. Mais (car il y a toujours un mais), le gros problème du jeu reste sa gestion du nombre d’ennemis. Autant c’est sympa de croiser un nombre restreint de brigands lors d’un voyage en forêt, autant voir que le même nombre de gardes est assigné à la défense d’une citée tout entière ... c’est un peu gros.
Ca donne un peu l’impression qui il y a que 20 habitants dans l’Albion.
Une autre bonne idée du gameplay, c’est le chien. Bien qu’introduit déjà lors du deuxième volet, c’est seulement avec la sortie de cet opus que les joueurs PC ont put découvrir toute la palette de services qu’offre le chien, qui est loin d’être une option d’ailleurs. En effet grâce à son flair incroyable, il vous permettra de découvrir les coffres, les clefs d’argent et autres petites choses sympa. Certains pesteront surement de ne pas pouvoir chercher eux même, comme des grands, tout les secrets de l’Albion, mais au vu de la taille des maps, on se console en se disant que si l’on veut chercher des secrets enfouis, et bien il reste Skyrim !
Un autre point fort du jeu, est son côté sociale. La franchise nous avait habitué à l’interjection possible avec le monde et les PNJ, et il faut dire, que comparé au premier volet, cette facette du jeu à été rendu moins fouillis. Mais à quel prix ? Car en effet, même si toutes les options étaient affichés en même temps dans Fable I, Dans Fable III ... Il n’y en a plus qu’une ! Une seule et unique ! Deux possibilité, cracher sur les gens ou leur tendre la main ... Il existe certes bien des packs permettant de débloquer des grimaces ou autres, mais impossible de choisir soit même quelle attitude prendre, c’est aléatoire ... et c’est tout nul.

Revenons un peu sur le Sanctuaire, qui est une dynamique importante du soft. Privilégiant l’immersion au dessus de tout, cet endroit, que vous pouvez rejoindre à tout moment de la partie, vous servira en fait de menu pause. Le Sanctuaire possède un coin apparence, armurerie, trésorerie (qui sera aussi le lieu où s’entreposerons vos trophées) et mode multi-joueurs. En plus de proposez les habituelles sauvegardes etc. Un peu étrange de prime abord, on trouvera vite intuitif et assez roleplay, de se promener dans les menus avec son personnage en guise de curseur, bien que cela ralentisse un peu le rythme du jeu, l’idée est bonne, et à le mérite d’innover un peu. Au centre du Sanctuaire vous trouverez la carte de l’Albion, qui vous permettra de voyager rapidement, mais surtout : de gérer l’immobilier. Car si il est bien une chose particulièrement innovante dans cette opus, c’est la gestion de vos propriété. A la manière d’un Monopoly géant, vous pourrez à loisir achetez les magasins et maisons de l’Albion pour les louer, et ainsi vous allouer une rente qui tombera toutes les cinq minutes, et qui peut vous rapporter gros en peut de temps. Il vous est même possible de décorer vous-même les maisons, mais l’interface est peu intuitif et ne sert pas vraiment à grand-chose, surtout que cela ne change en rien le loyer que vous touchez. A vous ensuite de gérer l’état des locaux, et surtout le prix de la location, qui influencera sur votre morale. En effet, qui dit Fable, dit forcément poules (certes), mais surtout choix et donc inclinaisons. Une fois encore, dans cette opus, vos choix influencerons votre apparence et votre état d’esprit qui pourra être bon ou mauvais selon votre désire. Mais contrairement au premier Fable, ou les choix étaient présentés simplement (pour ne pas dire sobrement), dans Fable III, les développeurs ont absolument voulut entourer le bouton de choix d’une aura bleu papillonnante pour les choix « bon », et d’un cercle de flammes infernales pour les choix « mauvais ». Pourquoi ? Pour être sur que chacun comprenne bien que tuer des gens c’est mal, et que sauver des pauvres c’est bien. Merci Mr Molyneux.


The End ?


Il reste encore toute fois quelques points à éclaircir. Notamment au niveau de l’ambiance générale du jeu. Les décors sont correctes, sans toutefois être laids, ni complètement grandioses, le moteur de jeu reste assez correcte, mais il devient carrément sublime lors des cinématiques. On se serait par contre bien passé du flou de mouvement qui donne parfois des trainés fantômes particulièrement hideuses lors des mouvements brusques. La bande-son reste exceptionnelle, encore une fois chapeau. Les musiques sont somptueuses, à tel point qu’on regrette qu’elles ne soient pas plus variées. Les animations de foules, qui, sans être pertinentes, restes tout au moins assez cohérentes, sont par contre servies par un doublage irréprochable. Concernant les dialogues ce n’est pas du Woody Allen, mais ça se laisse écouter. En somme un essoufflement de la licence qui aurait bien besoin d’un coup de collier, ou plus surement, de mettre carrément un point final, tant la fin semble rédigée par des scénaristes de plus belle la vie.

VERDICT

Avantages

-Réalisations aux petits oignons
-Immersion irréprochable
-Combats intuitifs
-Les petits groupes d'ennemis
-L'humour

Inconvénients

-Le début du jeu
-La fin du jeu
-Les petits groupes d'ennemis
-Le SCENARIO !!!

Graphismes
3,5 étoiles
6.5 / 10
On nous avait habitués à mieux, les décors ne sont pas franchement grandioses, mais visuellement rien ne choque, et les textures sont vraiment correctes
Jouabilité
4 étoiles
8.0 / 10
Rien à redire, les commandes sont intuitifs, et on oublie vite le clavier pour se laisser entraîner par l’action
Durée de vie
3,5 étoiles
6.5 / 10
Une petite vingtaine d’heures si vous vous la jouez tranquille. En poussant tout à fond, on doit bien arriver à une trentaine d’heure. C’est peut, mais par les temps qui court on ne va pas cracher dessus
Bande Son
5 étoiles
9.8 / 10
Musique somptueuse, doublage impeccable, bruitages parfait ... Tient pourquoi j’ais pas mit 10 ?
Scénario
2,5 étoiles
4.5 / 10
C’est nul. Franchement, ça manque de cohérence, ça manque de ... de tout en fait. Ça à pas vraiment consistance, pas d’intérêt. Rien n’enrichi le background, et dire qu’on reste sur sa fin, ce serait presque gentil
Note Globale
4 étoiles
7.5 / 10
Sans pour autant cracher dessus jusqu’à ne plus en avoir de salive, Fable III ne mérite pas cette note, en comparaison des attentes que nous étions en droit d’avoir. Mais globalement, si on le sort de la franchise Fable, il reste un jeu carrément correct et même assez plaisant. Mais on était en droit d’en attendre plus, même si il se classe en bonne position des meilleurs RPG de l’année 2011.
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