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Dissidia : Final Fantasy

Console : Playstation Portable
Éditeur : Square-Enix
Développeur : Square-Enix
Date de sortie : 4 septembre 2009
Multijoueurs : oui
Public : 12 ans et +

Note des membres
2 votes (4.50 / 5)
Posté le Mercredi 07 Octobre 2009 par philyra
Final Fantasy c’est une série qui compte nombre d’épisodes et un nombre encore plus impressionnant d’inconditionnels. Square-Enix a donc décidé de rendre honneur à l’ensemble en forgeant un cross-over d’anthologie. Autrement dit que vous appréciez Tidus, Cécil, ou même Séphiroth (pour ceux connus) vous apprécierez sûrement encore plus de les voir se battre entre eux. Toutefois produit de consommation n’équivaut pas toujours à produit d’exception… Mais rassurez-vous, le studio japonais a fait du bon boulot !

Cosmos en lutte contre Chaos


Malgré l’idée que nous sommes avant tout devant un jeu de combat le mode narration représente une partie importante de l’édifice. L’aventure ajoute alors une dimension épique aux différents affrontements où il s’agit ni plus ni moins de prendre le contrôle des dix guerriers de la Lumière issus des dix premiers épisodes de Final Fantasy. Après un parcours qui leur est propre à chacun et qui les conduit à affronter leurs pires adversaires, ils récupèrent un à un leur cristal de pouvoir. En effet, Cosmos, la déesse de la lumière, en proie à une grande faiblesse dans sa lutte contre Chaos, dieu des enfers, demande à ses fidèles de trouver cette source de puissance. Ces derniers nourrissent donc l’espoir de mettre un terme à la domination de Chaos et s’unissent contre le mal qu’il représente avec la pléthore de bons sentiments que cela implique. Pas si désagréable que ça, on découvre que ces guerriers de la Lumière sont avant tout à la recherche d’eux-mêmes. Les nombreuses cinématiques qui entrecoupent les niveaux nous détaillent d’ailleurs les problèmes avec une grande qualité (ce qui de la part du studio est un constat sans surprise), et on est toujours ravis d’avoir un point sur les liens qui unissent ces personnages en quête d’identité.

En clair, comme dans toute production Square-Enix les graphismes sont l’une des forces de ce titre. Si l’on ajoute à ça la fluidité et l’accessibilité voilà déjà qui donne un sacré pouvoir d’attraction. Mais l’impact est encore plus retentissant quand on remarque que la prise en main, simple au début, avec un système de lock performant, s’accroît en profondeur au fil de la progression. Ainsi, toujours dans le mode narration, dix chapitres sont accessibles pour chaque guerrier (si on oublie le didacticiel) avec un niveau de difficulté qui varie et apporte son lot d’exigences. Mais c’est sans doute le chapitre dans les ténèbres, celui de fin donc, qui révèle la vraie difficulté du jeu. Les combats peut-être un peu mous dans les premiers temps deviennent alors très stratégiques du fait des règles qui s’ajoutent au système de combat. A partir d’un certain point il faudra même jouer du terrain qui peut devenir hostile (des pics qui sortent du sol) ou bien vous attribuer ou vous enlever de la force selon le contexte… Une manière très astucieuse de mixer baston et réflexion.

Un pion peut en cacher un autre


Ce qui fait la force de vos frappes c’est la bravoure. Trivialement : plus vous frappez, plus vous en gagnez, et inversement. Ensuite les choses se compliquent avec les types de terrains, et ils sont relativement nombreux, mais aussi la syncope, qui après un coup bien placé vous plonge dans un état d’extrême faiblesse face à votre adversaire. Il faut en plus de cela essayer au maximum d’éviter de faire cogner sur un mur, ce qui nous enlève toujours des points de vie supplémentaire. Pour finir on doit gérer les sphères EX. A chaque coup porté celles-ci apparaissent dans le seul but de remplir une jauge annexe à notre barre de vie. Cette jauge une fois remplie nous fait alors passer dans un mode de combat spécial où l’on réaliser un enchaînement surpuissant par l’intermédiaire d’une petite scène de QTE, pour peu qu’on est réussi à percer la garde de l’adversaire qui peut comme nous esquiver les coups. D’ailleurs on remarque que certains de ces coups ne font pas de dommages mais en contrepartie apportent de la bravoure et un maximum de sphère. Les autres types de frappes n’ont alors pour vocation que de faire bien mal, sachant que c’est la fameuse bravoure qui détermine l’importance des dommages infligés. Ajoutez à tout ceci le rôle de l’équipement de votre personnage (dans le menu personnalisation : armes, protection, accessoire, types d’invocation) et vous avez devant vous un système de jeu prenant et profond. Même les amateurs de sauce RPG ne seront donc pas déçus.

Des illustrations avant quelques combats vous montreront les règles à savoir en plus du didacticiel en début de jeu, de manière à ne jamais être perdu. Cependant les boss demeurent parfois difficile à battre et on peut être amené à baisser le niveau global du jeu en passant de joueur « moyen » à joueur « occasionnel » histoire de ne pas être totalement bloqué. Fuir un combat est également être une solution (coûteuse néanmoins). Pour le reste du mode narration, l’évolution à lieu sur des échiquiers, un chapitre comportant généralement cinq d’entre eux. Des pions viennent se mettre en travers de notre chemin et font alors office d’adversaire plus ou moins coriace, des trésors et des fioles sont également à ramasser. On obtient en début de partie un nombre limité de points d’action ce qui nous donne à la fin du niveau (après un boss battu ou non d’ailleurs) un résultat global de nos compétences. Il faut savoir que les héros augmentent eux-mêmes de niveau comme dans n’importe quel Final Fantasy et qu’il ne faut jamais sous-estimer l’importance des points à gagner !

Une lumière dans les ténèbres


Pour en venir aux points justement, les PJ qui s’acquièrent au fil des combats sont également source de convoitise car ils ont comme unique but de débloquer les bonus dans une boutique spéciale. Autre que le mode narration, il existe des modes arcade et combat rapide qui vous invitent au combat exclusivement (absence d’échiquier donc). Dans le mode arcade, il est question d’aligner cinq combats avec n’importe quel personnage, des ténèbres ou de la lumière, pour remporter des objets et des points. Par contre dans le mode combat rapide, vous disposez en premier lieu des guerriers de la lumière mais il vous faudra acheter les combattants des ténèbres dans la fameuse boutique PJ. Une raison de plus de se battre autrement dit (notamment dans le mode narration). Le mode combat rapide permet en effet de gonfler les statistiques des personnages joués et le niveau se cale en fonction de cela, sans compter qu’on peut influencer sur les caractéristiques du combat (type de terrain, force, niveau et conduite de l’I.A.).

Outre ces héros des ténèbres à vendre il nous est également possible d’acquérir des costumes alternatifs, des avatars, d’ajouter des systèmes de jeu et d’autres petites choses qui donnent du sens aux combats. Sinon on a droit aussi à un système de calendrier. Chaque jour on reçoit du courrier d’un ou plusieurs mogs qui en profitent pour nous envoyer des points PJ. Un calendrier qui soit dit en passant cache d’autres bonus. Mais le jeu est justement fait de plusieurs petits éléments qui lui donne son cachet et qui seraient trop long à énumérer (et puis ce n’est pas le propos ici). Bref, on se doit d’achever le discours sur le mode multijoueur qui brille par sa présence. Une autre force du jeu tant l’intensité des combats ne s’effrite jamais, et quoi de mieux que partager son plaisir si ce n’est incarner un personnage de Final Fantasy pour l’exprimer…

VERDICT

Avantages

- Les graphismes
- L’ambiance
- Les musiques
- Les personnages
- L’aspect jeu de rôle
- L’aspect stratégie
- Un max de bonus
- Fluide à souhait
- Le multijoueur

Inconvénients

- Parfois bien difficile
- L’échiquier un peu lent

Graphismes
5 étoiles
9.5 / 10
Square-Enix nous a habitué à un degré de qualité élevé et une fois de plus on n’est pas déçu. C’est fin, fluide, bien animé, avec le character design épatant de chaque personnage et des cinématiques réussies de tout côté.
Jouabilité
4,5 étoiles
9.0 / 10
C’est fluide à souhait et les héros répondent au quart de tour. La prise en main se révèle simple et intuitive grâce au lock d’ennemi efficace et s’ajoute à ça un système qui gagne en profondeur au fur et à mesure de la progression.
Durée de vie
5 étoiles
9.5 / 10
On pourrait jouer pendant des heures sans pour autant avoir fini d’explorer toutes les possibilités qui s’offrent à nous. C’est le cas de tout jeu de combat mais ici on atteint un certain sommet.
Bande Son
4,5 étoiles
9.0 / 10
Les musiques sont les purs produits de la série, le grand cru même. C'est du connu donc mais de fait on ne s’en lasse pas.
Scénario
4 étoiles
8.0 / 10
Pour un jeu de combat on peut dire que FF Dissidia s’en sort bien quoique les thèmes de l’amitié, de la solitude, de l’entraide soient bien connus des amateurs de la série.
Note Globale
4,5 étoiles
9.0 / 10
Square-Enix nous a pondu un cross-over d’exception à la hauteur de la série des Final Fantasy. On n’en espérait pas moins de ce studio désormais mythique. En clair ce sont des combats d’anthologie, un système de jeu profond et original, des milliers de possibilités d’armements, un grand nombre de combos à réaliser, et on multiplie le tout par la vingtaine de personnages présents. Au final seule la narration est sans doute un peu répétitive mais les affrontements à la volée qui s’enchaînent sans temps mort restent prenants et les cinématiques ont un cachet indéniable. Une excellente réussite à tout point de vue, qui se paye le luxe d’être portable !
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Commentaires

08 Oct. 2009 | 20h04


Zefi
J'ai apprécié retrouver l'univers, les personnages, l'ambiance des FF malgré un système de combat un peu confus !
Mais grâce (à cause) de ce jeu, je me dis, se serait trop bon un mode versus dans Kingdom Hearts !

09 Oct. 2009 | 14h23


philyra
L'idée est déjà amorcée avec Kingdom Hearts sur DS et son mode multijoueur à 4 donc pourquoi pas dans KH Birth by Sleep sur PSP ? C'est clair que ça serait extra !

09 Oct. 2009 | 18h06


Zefi
Sur DS (que je possède), ça manquait de punch, (dû au limitation de la console) donc j'attends de voir pour la version PSP !

10 Oct. 2009 | 11h37


le link du 57
Ce jeu est une pure tuerie ^^ Je l'ai eu le jour de sa sortie et je n'arrete pas d'y jouer !
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