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Dishonored

Console : PC
Éditeur : Bethesda Softworks
Développeur : Arkane Studios
Date de sortie : 12 octobre 2012
Multijoueurs : oui
Public : 18 ans et +

Note des membres
2 votes (4.25 / 5)
Posté le Dimanche 30 Décembre 2012 par philyra
Avec dans un premier temps Arx Fatalis puis par la suite Dark Messiah of Might and Magic, les développeurs d'Arkane studios ont su s'illustrer dans le genre du RPG d'action en vision à la première personne. Dishonored est le résultat de 3 années de gestation intense pour créer une nouvelle expérience souhaitant faire honneur aux références précédentes tout en proposant un environnement de jeu attrayant et des possibilités multiples. Bien qu'ayant un profil indépendant, le rachat par Zenimax (Bethesda) du studio a permis de donner une résonance importante à leur jeu et créer l'attente. On s'est donc tenu prêt à plonger dans les méandres de la cité de Dunwall pour en découvrir toutes les facettes...

Pour l'Empire !


Vous incarnez Corvo Attano, le Lord protecteur de l'impératrice de Dunwall, une cité fictive calquée sur le Londres de l'époque victorienne et qui tire ici sa puissance d'une mécanique à base d'huile de baleine. Si beaucoup y ont vu une résurgence de l'esthétique de Bioshock c'est sans aucun doute à raison. La peste fait rage dans les alentours et s'invite petit à petit dans la ville qui s'assombrit et laisse place à un environnement hostile dans le plus pur style steampunk. Les couleurs sont sombres et les avancées technologiques paraissent une force bien dérisoire face au chaos ambiant.
Vous arrivez vous-même à la cité pour faire part de votre échec à trouver un remède, première phase qui vous permettra permis de découvrir les formes de déplacement, de furtivité et de combat double (épée et pistolet). En effet, pour couronner le tout, l'impératrice est assassinée sous vos yeux malgré vos efforts pour la défendre et, seul sur les lieux au moment du crime, vous héritez d'emblée du titre de traître. Sans oublier que la fille de cette dernière, la jeune dauphine Emily Kaldwin, est désormais portée disparue...
Le complot politique en lui-même est assez convenu et le retournement de situation en milieu de jeu est plutôt prévisible, pour autant on se retrouve très facilement happé par cette ambiance générale, notamment graphique plus que sonore (quoique bruitages et doublage soient tout à fait corrects), mais aussi et surtout par le gameplay.

Soyez donc rassuré, votre statut de bouc émissaire ne tiendra pas longtemps et vous allez profiter du support d'un groupe de loyaliste pour faire valoir vos qualités de guerrier vengeur. Avec vos nouveaux amis vous partirez en campagne pour renverser l'autoproclamé Lord Régent, anciennement à la tête du service d'espionnage. Cette seconde phase d'introduction fait donc office de mise en pratique dans l'utilisation de vos capacités de combat et d'infiltration. Vous devez en effet vous enfuir de la prison de Coldridge. Comme tout au long du reste de l'aventure un choix crucial s'offre alors à vous. Suivrez-vous la voie du ninja : discret et magnanime ? Ou la voie du barbare : sans finesse et à la lame affûtée ? L'incidence est alors double, le chaos que vous générez par la mort accélère la contamination de la ville et la fin en sera bien plus sombre et troublée. Sans compter les gardiens plus nombreux autour de vos diverses cibles au fil de la progression.

Vendre son âme au diable


Quel que soit votre choix, une fois arrivé au quartier général de la conspiration loyaliste, le bar du Hounds Pits, votre première nuit de sommeil mouvementé vous enverra tout droit devant l'Outsider. Sorte d'incarnation du Diable, ce dernier va offrir à Corvo des pouvoirs paranormaux qui vous sortiront de bien des situations embarrassantes. Seule contrainte : trouver des runes pour payer cette puissance démesurée de capacités passives ou actives (ayant un coup de mana défini). Un cœur vous sera attribué en début de jeu par ce même Outsider de manière à trouver les artefacts ainsi que des charmes d'os qui vous octroieront des bonus supplémentaires. Une quête parallèle néanmoins importante si vous souhaitez profiter d'autre chose que de la capacité de téléportation. Il s'agit là du pouvoir le plus vital et sans doute le plus jouissif pour vous déplacer dans les niveaux et surprendre vos adversaires. Reste que tuer des soldats en faisant apparaître un flot de rat n'est pas si mal non plus et posséder votre victime, épier ses mouvements à travers les murs, envoyer une vague de puissance ou mieux, faire ralentir le temps, sont des alternatives également encourageantes.
Alliée à la sensation de dynamisme, cette diversité bienvenue pallie à la légère sensation de "couloir" des niveaux, surtout si on ajoute à cela les différences relativement faibles entre les environnements.

Outre les pouvoirs, un large panel d'armes vient s'ajouter à votre inventaire et il ne sera pas assez de 10 raccourcis clavier pour tout utiliser. Les développeurs ont fait le choix commun et efficace de proposer une gamme circulaire mais on aura tôt fait d'avoir ces petites préférences. Combat rapproché, à distance, explosif, piège, ou tout simplement pouvoirs paranormaux, tout est sujet à mettre en exergue votre supériorité de mille et une façon. Les améliorations issues des plans que vous pourrez trouver dans les niveaux seront aussi un moyen d'écraser vos ennemis encore plus efficacement. C'est Piero Joplin, jeune et brillant inventeur loyaliste à l'origine de la création de votre fameux masque, qui vous proposera une visée augmentée, des armes plus précises et avec de meilleur réserves ainsi que des bottes plus discrètes. Ces dernières vous permettront jusqu'à courir sans éveiller l'attention ou presque. De quoi se faire plaisir décidément.

Tu ne tueras point


Pour autant la façon la plus difficile de terminer le jeu reste de choisir la voie du "faible" chaos. Si on oublie les succès et autres trophées qui récompensent les joueurs n'ayant jamais tué personne ni ne s'étant fait repérer, ce choix de parcours implique d'être beaucoup plus patient, attentif et minutieux dans ces cheminements. Là où faire la barbarie permet de boucler l'intrigue en une petite dizaine d'heure avec une recherche modérée des artefacts et autres objets, épargner vos victimes et faire preuve de discrétion sera beaucoup plus laborieux. Pas évident pour tout le monde en somme même si les 4 niveaux de difficultés changent vraiment la donne sur la sensibilité de l'intelligence artificielle à vous détecter. De même, la qualité des feedbacks visuels et sonores, tant pour la précision des actions qu'on souhaite effectuer que pour savoir dans quelle situation exacte on se trouve, augmente de beaucoup la sensation agréable de contrôle de notre personnage et de nos choix. Compte tenu de l'orientation du jeu c'est chose d'autant plus importante car il faut bien avouer que c'est cette ambivalence entre le "bien" et le "mal" qui procure à l'aventure toute sa profondeur.
Il est d'ailleurs à parier que certains feront les 2 parcours avant de remettre la boîte au placard... La courte durée de vie aura donc autant d'avantages que d'inconvénients et le découpage en 9 missions accessibles depuis l'écran principal rendra le tout plus simple à parcourir.

Configuration utilisée :
Windows 7
Carte graphique AMD Radeon HD 6800
Processeur AMD Phenom II X4 960T
4 GB de RAM

VERDICT

Avantages

- Variétés d'approches
- Variétés d'assassinats
- Esthétique réussie
- Clarté des feedbacks
- Prise en main dynamique
- Brutal ou discret
- Impact sur la rejouabilité

Inconvénients

- Relativement court
- Environnements similaires
- Intrigue assez convenue

Graphismes
5 étoiles
9.5 / 10
On parlera surtout d'esthétique pour qualifier les graphismes de Dishonored qui d'un point de vue strictement technique ne sont pas au meilleur niveau possible. Mais d'entrée de jeu on sent que le design et l'ambiance ont été exécutés avec talent et précision. Une belle réussite.
Jouabilité
5 étoiles
9.5 / 10
Le clic droit pour utiliser la main gauche de l'avatar est un peu déstabilisant les premiers instants concernant la configuration de base mais une fois passé ce rapide cap de prise en main le jeu est un exemple en terme de fluidité et de feedback niveau gameplay.
Durée de vie
3,5 étoiles
7.0 / 10
Si on choisi la facilité, autrement dit faire fi de la discrétion et faire une recherche d'artefacts et d'objets modéré, le jeu se termine en une petite dizaine d'heure. Cependant refaire l'aventure avec une autre approche reste tentant tant les façons de procéder peuvent être variées.
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
Un seul thème vraiment de référence et pour le reste c'est beaucoup d'ambiance. Cela inclut peu de renouveau mais les doublages anglais sont de qualité et l'usage des sons comme feedback joueur (quand on est repéré ou sous tension) ainsi que les bruitages rendent le tout vivant et dynamique.
Scénario
3,5 étoiles
7.0 / 10
C'est là aussi un des points un peu plus décevant du fait d'une intrigue quelque peu convenue et d'un revirement attendu. Mais le prétexte de vengeance rempli son office.
Note Globale
4,5 étoiles
9.0 / 10
On tient là une parfaite maîtrise du genre. Le gameplay est dynamique à souhait, les possibilités nombreuses, l'environnement d'un esthétisme évident et l'aventure courte et efficace. On en redemande sans souci quitte à faire l'overdose d'une intrigue un brin convenue et du léger ennui qui plane au cours de la traversée de parcours au final assez similaires...
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Commentaires

01 Jan. 2013 | 23h49


Vinz
J'ai refait le jeu une fois. Je vais surement me tenter à le faire une troisième fois en mettant le bordel partout :)
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