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Invité

Devil May Cry 5

Console : Playstation 3
Éditeur : Capcom
Développeur : ninja theory
Date de sortie : 15 Janvier 2013
Multijoueurs : non
Public : 18 ans et +

Note des membres
2 votes (3.25 / 5)
Posté le Mardi 19 Mars 2013 par itokiry
Il y a de ces jeux qui font polémique avant même leur sortie, voire même à l'instant où ils sont dévoilés, et toutes les raisons sont bonnes. En l'occurrence, pour DmC Devil May Cry, tout est question du look de ce bien aimé Dante qui, en plus de rajeunir énormément, se retrouve dans la peau d'une sorte d'émo/gothique/beau gosse, et de surcroît a perdu sa chevelure blanche au profit d'une couleur plus commune. Ce n'est même pas l'absence de numéro, alors que l'on attendait clairement un épisode cinq, qui agace une bonne partie de la communauté de fans, mais finalement uniquement ce style nouveau que beaucoup accusent de dénaturer totalement la série. Nouveau développeur pour une nouvelle vie, Devil May Cry se paie une préquelle qui change du tout au tout par rapport aux précédents volets, ce qui ne déplaira peut-être pas à tout le monde... A moins que...

Nouveau look pour une nouvelle vie



S'il y a bien quelque chose qui fit du bruit lorsque ce nouvel opus fut dévoilé c'est le nouveau look de Dante. Alors que l'on pensait qu'il resterait à jamais vaguement identique, quatre épisodes précédents nous avaient confortés là dessus, il a suffit d'un nouveau développeur pour que Capcom laisse la série changer du tout au tout. Le héros adulte au style sombre mais classieux s'est évaporé au profit d'un tout autre un peu plus sale et désinvolte rien que dans sa façon de paraître. Affaires moulantes, blouson vaguement ressemblant mais rapiécé comme une pièce punk de la belle époque, et enfin bottines similaires à une marque aujourd'hui très répandue qu'on ne citera pas (je suis sûr que vous voyez !)... Au revoir Dante et bonjour jeunot punky. Pourtant, malgré ce nouveau design polémique, le héros (c'est un bien grand mot remarquez) que l'on connaissait si bien n'a pas beaucoup changé. Toujours le mot qui dérange, toujours cette façon étrange de regarder tout de haut, comme si rien ne pouvait l'atteindre... Quoique, désormais il colle encore plus avec cette image détachée et dédaigneuse grâce à un franc parler encore plus développé. Nouveau look artificiellement plus trash, nouvelle façon de discuter artificiellement plus désinvolte, car entre deux blagues habituelles ce ne sont que des grossièretés qui sortent de sa bouche. C'est d'ailleurs parfois dérangeant, comme par exemple lorsqu'il se retrouve face à certains boss, de constater qu'il cesse de chercher la vanne amusante, balançant plutôt une nuée de gros mots sans intérêt. De même pour ces adversaires susnommés d'ailleurs.

Ce qui ne change absolument pas cependant c'est la qualité de la trame. On n'a jamais connu de Devil May Cry bien écrit, et là on bat des records de désintérêt et de banalité. C'est presque aussi mauvais que le quatrième épisode de ce point de vue, heureusement que le mot « presque » est là d'ailleurs... Oui, l'ensemble et bateau, prévisible, mal écrit, niais. Mais quelques éléments changent tout, à commencer par une mise en scène particulièrement bien fichue, très différente de ce que l'on voyait dans la série auparavant. Une progression plus suivie et surtout des explosions à tout va, c'est un peu comme si DmC mettait la saga au goût du jour en la dynamisant un peu plus et en lui offrant une mise en scène haletante. On se rend bien compte de l'intérêt absent de l'histoire, cependant il faut bien avouer que la manière dont elle nous est présentée lui donne un certain cachet qui vient faire naître l'envie d'en savoir plus et de connaître l'achèvement, bien qu'on se doute dès le début du chemin qu'on va suivre. Le charisme de Dante n'a pas bougé malgré son débit de grossièretés minutes, en dépit d'une perte de qualité chez les ennemis. Le grand méchant est ridicule, ses acolytes aussi... Et tout ce petit monde se prend bien trop au sérieux pour coller véritablement avec l'esprit de la série qu'on savait bien plus décalée que cela. Dommage en somme, d'autant que les personnages principaux de notre côté pâtissent aussi de ce caractère décousu et pathétique.

Unreal Engine, pouah !!!



S'il est des moteurs graphiques qu'on nous a ressorti à toutes les sauces pour les rentabiliser depuis leur création lointaine et incertaine dans le temps (tant cela fait longtemps qu'on a l'impression de se les coltiner), l'Unreal Engine est sans doute celui qu'on aura le plus vu, ou du moins il se hisse sans mal sur l'une des trois marches du podium. Et le moins que l'on puisse dire en l'occurrence, c'est qu'un nouveau aurait sans doute rendu le constat moins désagréable, car ici il peine encore plus à convaincre que d'habitude. Les textures mettent parfois du temps à s'afficher et les jeux d'ombres sont tout bonnement dégueulasses, de surcroît le titre souffre parfois d'une pixellisation infâme... C'est presque dégoûtant de voir à quel point le recyclage de moteur graphique produit du déchet invendable. Les visages sont inexpressifs et les animations datent clairement... Y-a-t-il ne serait-ce qu'un unique point positif à retenir de ce Devil May Cry sur le plan technique ? Non, absolument aucun... Et comme si tout cela ne suffisait pas, le titre lag parfois, voire même freeze totalement, tout cela bien sûr ajouté à des temps de chargement bien trop longuets pour ce qu'il y a à afficher. Bref, une déception, une vraie, sur ce plan, après un quatrième volet plutôt joli en son temps... On en viendrait presque à regretter pour le coup que Capcom ait laissé la main à Ninja Theory. Tout n'est heureusement pas à jeter ici, malgré ce que diront les fans les plus hardcore qui décrieront l'ensemble sans y chercher une once de qualité.

Que l'on apprécie ou non ce qu'est devenu le design de Dante et de son environnement, le moins que l'on puisse dire est que Ninja Theory a consacré du temps pour que tout soit différent. Et ce n'est clairement pas un mal, l'architecture du quatrième volet commençait à devenir cubique et lassante. Ici on abandonne le terne et le carré au profit de deux mondes bien mitigés, l'un très sombre (le monde réel) et le second à son opposée très coloré (les limbes). Évidemment c'est dans le second, théâtre de l'apparition des monstres, que l'on passera le plus clair de notre temps, à combattre (charcuter ?) du démon. Aussi bien dans sa couleur que dans son style très contemporain, décousu, apocalyptique et déjanté, cet univers est un régal pour les yeux, en dépit de la qualité graphique infâme. En terme de design les personnages ne sont pas en reste non plus. Les connus ont subis des modifications énormes qui les mettent agréablement aux goûts du jour, et qui les démarquent bien de leur modèle original. Les nouveaux sont étranges, parfois pathétiques, mais dans l'ensemble sont réussis tout de même. Pour la première fois le titre proposera des doublages en Français intégral, ce qui ne manquera pas de faire sursauter dans les débuts. Bons, ils n'en sont pas moins inégaux, et surtout surprenants : on n'a pas l'habitude d'entendre dans nos jeux vidéos des injures multiples prononcées dans la langue de Molière ! Et côté musique, rien à redire, c'est à la fois puissant, dynamique et dans l'ère du temps. De surcroît cela ne diffère que peu avec ce que l'on entendait auparavant dans la série, et c'est un bon point !

Dynamiser et faciliter



Comment rendre une licence déjà très axée grand publique encore plus ouverte ? En lui conférant un gameplay plus facile d'accès et en baissant la difficulté bien sûr ! Et finalement ce n'est pas une si mauvaise chose, dans la mesure où désormais tout le monde trouvera son compte dans ce DmC qui se paie par la même un dynamisme plus poussé et constant, pour un résultat qui ne débande pas dans le plaisir du début à la fin. Les combos sont plus aisés à enchaîner, et s'ils paraissent au départ moins nombreux que précédemment, ce n'est qu'un effet d'optique qui s'estompera une fois que de nouvelles armes viendront s'ajouter à notre arsenal conséquent. Outre notre épée de base et nos deux revolvers, un bon nombre d'outils de mort bien bourrins viendront garnir nos fournitures, de sorte à ce que l'expérience de jeu se renouvelle sans cesse durant la partie. Le Game Over n'apparaîtra que peu, l'ensemble se révèle bien moins tendu que par le passé, malgré l'apparition d'une nouveauté dont on se serait bien passés : on peut tomber. Le décors n'est pas entouré de murs invisibles nous empêchant de chuter lamentablement dans le vide, et c'est un souci qui agace vite, bien que ce faux pas ne soit punis que par une légère perte de vie. Pris dans le feu de l'action on a plutôt tendance à en oublier de regarder où se trouve l'extrémité du plateau, et à se laisser surprendre...

Parmi les autres nouveautés, plus plaisantes cette fois-ci, on trouvera l'ouverture relative des environnements et le fort potentiel de rejouabilité. En effet, désormais on conseillera tout bonnement de prendre son temps et de chercher dans tous les recoins, parfois même de suivre des itinéraires annexes pour y découvrir des clés ou des bonus qui permettront d'ouvrir des portes secrètes (donnant sur des missions spéciales) ou de faire grossir le score de fin de niveau. Et lorsqu'au premier passage on découvrira des portes qu'on ne peut ouvrir qu'avec une arme spécifique, alors autant revenir une fois que cette dernière aura été obtenue pour faire encore augmenter notre score et nous payer toutes les capacités et tous les combos possibles. Malheureusement, en terme d'armes le titre est certes varié, il propose une utilisation peu pratique et finalement mal pensée des annexes. Il faudra en effet se servir des gâchettes de la manette pour s'en servir en laissant appuyé, puis de tapoter les touches d'actions comme pour l'épée pour balancer des enchaînements. Sur le papier cela sonne plutôt bien, mais en pratique le fait de devoir se concentrer sur la manette est irritant, d'autant que le titre oblige à se servir des deux à intervalles régulières, ou même au sein d'un même combat pour réduire en charpie des ennemis qui ne peuvent être affectés que par l'une ou l'autre. On cherchait la plus mauvaise idée du gameplay, on l'a trouvé !

VERDICT

Avantages

- Direction artistique réussie
- Excellentes musiques
- Très défoulant
- Mise en scène haletante

Inconvénients

- Vraiment pas beau
- Durée de vie moyenne
- Scénario à la ramasse
- Personnages un poil trop grossiers

Graphismes
3 étoiles
6.0 / 10
Artistiquement, on dira ce qu'on voudra sur le design de Dante, le titre se défend vraiment bien. Là où il pêche carrément cependant c'est dans la technique, avec un moteur dépassé qui ne rend pas les choses faciles, des lags à répétition, même des freezes, et de surcroît des temps de chargement longuets.
Jouabilité
3,5 étoiles
7.0 / 10
Malgré une mauvaise idée de gameplay qui demande à la fois du temps d'adaptation et de la patience, le titre est très jouissif et plaisant à prendre en main, d'autant que les combos s'enchaînent merveilleusement bien et que les armes sont nombreuses.
Durée de vie
3 étoiles
6.0 / 10
On se plaira sans le moindre doute à refaire les niveaux terminés pour augmenter notre score ou y trouver tous les bonus. Cependant il faut bien comprendre que le titre s'achève en à peine six à sept heures, comme d'habitude, ce qui semble toujours aussi révoltant une fois devant le fait accompli.
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
Les doublages en français sont surprenants, tant par leur qualité que par le texte intrinsèque. Et côté musiques ce DmC propose un mélange ultra dynamique qui reste dans l'esprit de la saga tout en la mettant légèrement au goût du jour, un régal !
Scénario
1 étoiles
2.0 / 10
Outre une mise en scène dynamique et finalement très agréable, le titre n'a rien d'autre à offrir côté trame scénaristique qu'une infâme bouillie toujours aussi rebutante de désintérêt et de puérilité. Viennent s'ajouter à cela une foule de grossièretés dénuées d'utilité, c'est à en prendre pitié !
Note Globale
3,5 étoiles
7.0 / 10
Moins réussi que ses prédécesseurs, vraiment pas beau et toujours aussi niais, DmC n'en reste pas moins un bon défouloir très agréable. Et on dira ce qu'on voudra sur le design de Dante, le titre est pourvu d'une direction artistique qui pète la baraque !
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Commentaires

20 Mar. 2013 | 20h46


Zefi
Tu y as joué sur Playstation 3 ? Non parce que sur 360, aucun lag, ni freeze et des chargements plus qu'acceptables en l'installant sur la console. Je savais que les multi-supports souffraient beaucoup sur PS3 mais pour le coup, je plains les joueurs n'ayant pas le choix dans différentes versions !

Concernant la jouabilité, ne serais-tu pas manchot ? ;) Car la jouabilité est vraiment au petit oignon avec cet épisode (comme les précédents), toujours dans sa version 360 avec des hachettes juste parfaites pour cette idée de gameplay, notamment que l'on peut configurer la manette comme on le souhaite.

Concernant le gameplay, c'est juste passable même si l'on peut y trouver une certaine critique de notre société, avec la surconsommation et autres. De là à mettre 2, quand on met 6.5 à un Tomb Raider complétement foireux de ce côté-là, c'est "particulier".

Concernant la durée de vie, à l'image de la presse d'aujourd'hui, je comprends que tu ne puisses pas profiter pleinement d'un titre, d'avoir le temps vu la durée de vie qui augmente considérablement et qui offre bien plus dans les runs suivants. Parler de durée de vie courte quand la rejouabilité permet d'atteindre une longévité plus qu'acceptable, bien plus que quasiment tous les jeux sortant à l'heure d'aujourd'hui, hormis les RPG peut-être, j'ai du mal.

Surtout quand on encense, Tomb Raider(ou Uncharted pour moi) de ce côté-là, avec un jeu qui après l'avoir fait une première fois, ne reviendra quasiment jamais dans la console, qui ne se renouvellera absolument pas et dont on ne progresse absolument pas. Tout le contraire d'un "bon" BTA durant toute l'aventure mais également en le recommençant vu l'intérêt de s'y replonger de très nombreuses fois !
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