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Invité

Dead Island

Console : Playstation 3
Éditeur : Deep Silver
Développeur : Techland
Date de sortie : 9 septembre 2011
Multijoueurs : non
Public : 18 ans et +

Note des membres
3 votes (3.17 / 5)
Posté le Dimanche 18 Septembre 2011 par itokiry
Annoncé en 2006, Dead Island c'est juste la plus grosse attente des fans de morts vivants de l'année. Prenant place dans un univers tout particulièrement coloré et resplendissant, puisqu'il s'agit d'une île paradisiaque ensoleillée, ce titre nous propose une aventure pleine de frissons, et bien loin de la dimension fun et comique d'un Left 4 Dead ou d'un Dead Rising. Pour autant, il s'avère particulièrement attirant, puisque innovant sur le plan artistique et s'annonçant comme un savant mélange de plusieurs softs, films, livres ou séries télévisées. Reste à savoir si ce que l'on nous a annoncé être une tuerie l'est réellement. Et pour cela, rien de plus simple, il suffit de lire ce test dans lequel nous allons tenter de tirer une conclusion quant à la qualité de ce Dead Island.


L'île des morts, fuyez pauvres fous !!!


A l'instar d'un Dead Rising, cet opus offre un environnement ouvert qu'il vaudra mieux explorer de fond en comble pour découvrir tous les secrets et trouver tout ce qui peut être utile à la chasse aux goules. Autre point commun avec le Beat Them All de Capcom, la possibilité de se servir d'un grand nombre d'objets, allant de la simple planche de bois à une arme à feu plus conventionnelle. Mais attention toutefois, car si c'est bien pratique d'avoir un revolver ou un fusil d'assaut sous le bras en cas de besoin, il ne faudra pas s'attendre à en trouver dès le début du jeu. En effet, contrairement à Left 4 Dead, à qui il emprunte beaucoup, les armes à feu son extrêmement rares, à tel point que tomber sur l'une d'entre elle est comparable à un cadeau de Noël en avance. Vous l'aurez compris, dans Dead Island il faudra faire avec les moyens du bord, aussi peu conséquents soient-ils. Mais ce n'est pas un reproche, loin de là, puisque ceci lui confère un challenge élevé, et donne au joueur l'envie de tout visiter, et donc de passer le plus de temps possible manette en main afin de trouver armes utiles et utilisables. Ce qui veut dire qu'on atteint vite, très vite, la quinzaine d'heures de jeu, sans même avoir terminé le scénario. Tiens, d'ailleurs, parlons en de ce scénar ! Il n'est pas ce que l'on fait de plus développé et passionnant dans le genre, mais s'étant inspiré de multiples œuvres pas seulement vidéo-ludiques, on se plaît à faire avancer l'intrigue pour découvrir tous les clins d’œils ou références, à commencer par Left 4 Dead et Dead Rising comme indiqué plus haut. Ce ne sont évidemment pas les seuls titres dont Dead Island tire quelque inspiration, et dans la longue liste on pourra surtout retenir la série Lost, la bande dessinée Walking Dead, ou encore les jeux Resident Evil, les films de Romero, 28 Jours Plus Tard... Et ainsi de suite. En effet, c'est difficile d'énumérer les œuvres qui ont influencé les développeurs, car elles sont bien nombreuses.

Si il y a bien quelque chose de difficile à expliquer concernant ce Dead Island, c'est le choix des développeurs un peu déroutant de placer le joueur dans un environnement paradisiaque. Car si l'on est habitué à des ruelles sombres, des manoirs glauques ou encore des centres commerciaux recelant moult fous furieux, nos souvenirs n'ont pas enregistrés de quelconque jeu, film, livre ou bande dessinée mettant en scène des morts vivants sur une île magnifique et ensoleillées. En tout cas, on peut dire que si l'idée était de marquer les esprits en proposant un univers renouvelant les codes du jeu de zombie, alors c'est réussit. On reconnaîtrait le soft entre mille, et c'est là l'une de ses plus grandes qualités. Il a de la personnalité ! Bien entendu, malgré un cadre innovant, il ne conserve pas moins un scénario basique pompant les idées des longs métrages de Romero ou autres fanatiques des goules. Ce qui inclus : des survivants parfois psychopathes, beaucoup de barbaque, beaucoup de violence, et surtout une idée fixe qui s'avère être liée au moyen de survivre et de s'évader de cet enfer. Bon, d'accord ça n'a rien de bien extraordinaire, mais étant donné que la manière de présenter le scénario est très plaisante, alors ça passe un peu mieux. Pour faire avancer l'intrigue, il vous faudra vous armer de patiente, et vous armer tout court, pour vous atteler à la réalisation des quêtes que les survivants vous auront confiés. De la traque d'un ours en peluche à des choses un peu moins mignonnes, il ne sera pas possible de passer outre ce système. Si vous décidez de partir de votre côté sans vous soucier des problèmes de vos petits camarades, vous n'irez pas bien loin. Et ce à cause d'un point crucial et réfléchi : l'utilisation de l'argent dans le jeu. Votre objectif principal après la recherche de points d'expériences et l'accomplissement de missions est la quête de l'argent. Et le cash s'obtient en réjouissant les autres bonshommes qui ont réussi à se cacher, ou en démembrent du zombie mais à une échelle plus réduite. Il ne sera de surcroît pas possible d'accéder aux différentes zones à débloquer si on se la joue perso.


Pas beau, mais beau quand même


C'était évident dès le début, ça coulait de source dans les premiers vrais trailers : Dead Island a un moteur graphique dépassé. Et pour cause : c'est celui de Call of Juarez The Cartel, véritable daube sous tous les plans, mais particulièrement au niveau de la réalisation technique et visuelle. Et ce n'est pas difficile de remarquer les soucis en début de partie, à commencer par un alliasing effarant, ou encore un clipping peu ragoutant. Ajoutons à cela des textures moyennes et des personnages (surtout ennemis) pas toujours réussit. On notera tout particulièrement les problèmes d'affichage de textures, surtout visibles en voiture, et certains ralentissements, certes très rares, mais existants. Les animations faciales sont, de surcroît, très moyennes, ne laissant s'échapper aucune émotion. Vous obtenez logiquement un jeu pas très joli, voir carrément laid. Sauf qu'heureusement, ici , la direction artistique sauve largement la donne, en nous faisant purement et simplement oublier les détails néfastes de la réalisation de Dead Island. Il faut dire aussi que ce n'est pas courant un jeu de morts vivants qui prend place sur une île à la bonne odeur de vacances. Et rien que pour cela le soft mérite vraiment le coup d’œil. Car si l'on a l'habitude des lieux glauques dans ce genre de productions, placer le joueur dans un environnement ensoleillé mais ensanglanté n'est pas courant. On se rappelle bien de Resident Evil 5 qui se servait de la savane comme de cadre de départ, mais lui n'avait pas la prétention de faire peur. Ici, même en pleine journée et le soleil au plus haut dans le ciel, vous redouterez la sueur froide. Et les développeurs ne sont pas tombés dans la facilité en ne proposant pas qu'un seul et unique lieu, mais en en proposant plusieurs aux ambiances réellement différentes, chacun plus détaillé que le précédent. En outre, ils ont réalisé un travail dantesque pour rendre l'environnement entièrement cohérent, et surtout ultra fouillé. Et le gros point qui mérite d'être souligné, c'est que l'utilisation d'un moteur désuet peut-être justifiée par la très grande taille des différentes zones qu'il faudra explorer au cours du jeu.

Quand on pense à un jeu de morts vivants, instinctivement on s'imagine un fond sonore glauque, soutenu par des râles crépitants de bouts de chair en décomposition. Dans Dead Island, c'est un peu ça qui se produit... Enfin, quand on a de la musique. Soucieux d'avoir réalisé un travail excellent pour ce qui est de la création de l'environnement, les développeurs ont donné de leur être au maximum pour que la bande son soit impeccable. Et le moins que l'on puisse dire est que cela est réussi, même si certains détails sont à corriger. Tout d'abord, les goules possèdent divers cris très crédibles et effrayants, ce qui, avouez le, est mieux dans ce genre de jeu. On reconnaît de loin le type de zombie qui se terre dans son coin, et ce car il est assez expressif. Un peu à la manière de Left 4 Dead, Dead Island rend chacun de ses ennemis reconnaissable, même sans être visible. En somme, c'est un excellent héritage que laisse derrière lui le titre de Valve. Et si vous vous attendiez à ouïr quelques thèmes d’ascenseur comme dans un certain Dead Rising, vous vous trompiez sur toute la ligne. Entre les blancs où l'on n'entendra que le bruit de nos pas, les râles des créatures qui peuplent le coin et le son relaxant du vent qui se glisse entre les feuilles d'arbre, vous aurez droit à de magnifiques morceaux bien orchestrés. Ils contribuent grandement à l'ambiance inimitable du soft, tout en étant plus ou moins en retrait, ce qui s'avère assez déroutant dans les débuts. Car si l'on entend sans problème nos pieds fouler le sable chaud de la plage, il faudra bien tendre l'oreille pour se rendre compte que des accords se cachent en arrière plan. En dehors de cela, les doublages, uniquement en anglais, sont assez inégaux. La majorité s'avère plutôt bonne, tandis que quelques passages sont beaucoup moins convaincants. Dans l'ensemble, l’émotion ne passe pas suffisamment, à l'image des expressions du visage qui ne laissent rien paraître. Mais pris dans le feu de l'action, on aurait tendance à ne pas y prêter attention. A côté de cela, les divers bruitages sont dans la norme, et on ne regrettera qu'une grande répétitivité dans les sons émis par les voitures que l'on aura l'occasion de conduire.


RPG-FPS-Aventure


Si au premier abord ce Dead Island ressemble à s'y méprendre à un First Person Shooter tout ce qu'il y a de plus classique, similaire à Left 4 Dead dans le principe mais s'en démarquant par les choix artistiques opérés, très vite cette théorie est détrônée par une information capitale : on engrange de l'expérience en démembrant du défunt debout à la chaîne. Certes, il intègre des notions de RPG, mais il s'agit aussi d'un FPS... Équation logique : Il s'agit d'une sorte de Borderlands dans un monde post apocalypse zombie. Pour ceux qui ont suivi l'actualité du soft, rien de nouveau ou choquant, mais pour les autres qui s'attendaient avec plaisir à un jeu de tir en vue à la première personne bateau et ultra bourrin, mieux vaut leur conseiller de passer à côté de ce titre. En somme, on met à la poubelle tout ce qu'ont apporté les jeux de zombies précédents celui-ci, et on repart sur de nouvelles bases. Enfin, attention toutefois, car on ne jette pas tout non plus. Non, on conserve quand même le démembrement de Left 4 Dead, ainsi que le comportement de certains morts vivants, ou encore la possibilité de ramasser beaucoup d'objets de Dead Rising. On ressent aussi quelques influences provenant d'un certain Bioshock, avec notamment la possibilité de fouiller tout et de trouver n'importe quoi. Très plaisant, et surtout très utile, car très vite le besoin de certains objets et surtout de billets verts se font sentir. Et ça tombe bien, car premièrement il sera possible de se servir de beaucoup de bricoles pour rendre les armes acquises plus puissantes ou pour leur octroyer diverses particularités sympathiques, et deuxièmement on pourra revendre tout ce que l'on trouve à certains survivants, servant de boutiques. Cet argent amassé servira ensuite à réparer nos armes, qui s'abîment très vite, une fois rendu à un établi, mais aussi et surtout de les améliorer. En effet, chaque engin de mort, du plus pathétique au plus classieux, permettra trois quatre améliorations, ajoutant grandement à leur puissance, leur longévité et leur maniabilité. Sans doute l'à côté le plus indispensable de tout le jeu.

Et une fois notre manche à ballet, trouvé en piteux état, réparé et amélioré à fond, quoi de mieux que d'aller se faire une bonne partie de base-ball improvisé sur la plage, avec les têtes des morts vivants qui la squattent ? D'autant plus que, accrochez vous on a du lourd, chaque ennemi tué ou attaque spectaculaire portée, rapportera des points d'expérience qui finiront, par la force de la volonté et de l'avant bras qui tient la batte, par nous faire passer au niveau supérieur. Comme dans chaque FPS RPG, cela signifie bien entendu un gain de barre de vie et une augmentation globale des capacités. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, il s'avère que grimper dans la pyramide des levels fera aussi gagner un point de compétence qui pourra être dépensé à la guise du joueur dans le pseudo damier qui nous est proposé pour cela. On y trouve quelques aptitudes bien sympa, comme le placage (sachant que les capacités proposées varient selon les personnages), ou encore des améliorations des caractéristiques physiques, comme une augmentation de la résistance aux coups. Cela permet aussi de débloquer la capacité furie, permettant d'effectuer des combos ultra dévastateurs. Autre moyen pour gagner de ce précieux XP, réaliser des quêtes. Et là, autant être préparé, car si vous n'accrochez pas aux systèmes de quêtes des Fallout ou Borderlands, alors arrêtez vous là, tout de suite. En effet, passer son temps à frapper frénétiquement la touche L1 pour fracasser les légions de goules qui peuplent l'île et réapparaissent toutes seules, c'est bien, mais très vite c'est ennuyeux. Surtout que le premier environnement a beau être très grand, joli, et fourmillant de détails et d'objets cachés, si l'on est pas passé au second au bout de cinq à six heures de jeu, on commence à s'en lasser. Et comme par hasard, le seul moyen d'accéder aux différentes zones, ainsi qu'à la plupart des plans d'armes modifiées, est de réaliser ces missions allants de la traque d'un ours en peluche au sauvetage de survivants et autres sujets plus matures et dangereux. Mais rassurez vous tout de suite, si cette description sommaire semble peu élogieuse, elle l'est complètement en réalité. Simplement, elle est écrite de manière à faire fuir ceux qui ont détesté les systèmes de quêtes de certains jeux, dont le récent Borderlands.


Un peu difficile quand même...


Avoir accès à des zones incroyablement grandes c'est cool, mais quand on doit tout se taper à pieds comme un boy-scout, là c'est déjà moins attirant. Heureusement, les développeurs ont pensé à tout. Et par ce « tout » très vague, il faut comprendre véhicules motorisés et déplacements rapides par téléportation. Quelques voitures seront en effet de la partie, et se révéleront d'ailleurs bien utiles lors des longs trajets, histoire de ne pas passer deux heures à marcher comme un idiot dans la brousse infestée de bouts de chair décomposée, ce qui, en plus d'user considérablement nos armes, se révélera bien vite agaçant si l'on ne rentre pas dans une auto. Pour ce qui est du déplacement rapide, il s'agira de choisir un endroit sûr sur une carte dans un abri, et de s'y téléporter. Bien entendu, pour ne pas que la chose soit abusive, on ne pourra se téléporter qu'à très peu d'endroits, ce qui signifie deux par zone maximum. Mais battre la campagne à la force des cuisses a aussi ses avantages, comme le gain continu d'XP, ou encore la possibilité de tomber sur des quêtes annexes qui peuvent avoir des effets bénéfiques pour le porte feuilles du joueur ou sa barre d'expérience. Ou encore, comme il est fréquent de tomber sur des valises, poubelles, ou autres récipients recelant moult objets revendables ou utilisables pour quelque amélioration, cela peut devenir très rentable de faire quelques balades dans des coins explorés ou non. Il sera en outre possible de repasser aux mêmes lieux autant de fois que l'on le souhaite, car les objets réapparaissent au même titre que les ennemis. Cool dans un sens, même si l’immersion dans la campagne solo est quelque peu amoindrie par ce détail. Et en parlant d'immersion, il est du devoir d'un rédacteur de prévenir le joueur bientôt averti que vous êtes : Dead Island est ultra prenant. Ultra, méga, giga prenant. A tel point que très vite, le manque de morts vivants se fait sentir chez le gamer.

Très élogieux jusqu'à maintenant, ce test n'en est pas moins destiné à être le plus objectif possible, et donc à énumérer aussi les défauts de Dead Island. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser en lisant cet article, le soft est loin d'être parfait. Premièrement, si la possibilité de choisir entre quatre personnages en début de partie (deux femmes et deux hommes), possédant chacun des capacités et des aptitudes différentes, s'avère très appréciable, on se rendra vite compte que quelque soit le chasseur immunisé au virus que l'on choisis, une lenteur atroce se fait sentir dans les déplacements. Cela, même si la plupart des zombies sont mous, pourra poser problème en cas de mauvaise rencontre. D'autant plus que certaines espèces de goules possèdent une vitesse supérieure à notre personnage. Heureusement, pour compenser cette lenteur assassine mais se voulant à juste titre réaliste, une simple pression sur le bouton X tout en orientant le joystick directionnel gauche en arrière, vers la gauche ou vers la droite, suffira à esquiver une attaque. Deuxième reproche que l'on pourra lui faire : sa construction répétitive. Car si c'est bien sympa d'effectuer des quêtes pour les survivants pendant quelques heures, à un moment notre patience atteint un seuil critique. La grande répétitivité des actions à effectuer, se résumant à avancer, cogner, avancer, cogner, rebutera ceux qui voulaient réfléchir et pas faire des actions basiques. Cela est d'ailleurs soutenu par la grande (que dis-je ? Très grande!) difficulté du soft. Certains apprécieront qu'il y ait un bon gros challenge old school des familles, mais d'autres auront du mal à voir le bout des quêtes. Surtout que lorsque l'on meurt, on respawn pas loin, mais avec beaucoup moins d'argent dans les poches. Et autant dire que la mort est notre amie dans ce jeu, car il sera très fréquent de se tuer ou de se faire tuer malgré nous. Enfin dernier reproche : la taille des maps est certes impressionnante, et se balader dessus tout en continuant à y découvrir des trucs c'est bien cool, mais au bout d'un moment on est blasé par cette grandeur.


Conclusion d'une longue énumération


L'année 2011 est une année riche en jeux très attendus. A commencer par Duke Nukem Forever, attendu comme le messie des First Person Shooter par certains, et attendu au tournant par d'autres. Au final, le non succès critique de cet ultime épisode (on l'espère en tout cas), ne laissa rien présager de bon quant à la qualité des autres gros jeux très attendus dans le courant de l'année, comme Deus Ex, Battlefield, ou bien sûr un certain Dead Island dont vous lisez actuellement la critique. Ne tournons pas autour du pot pendant des heures, nous avons suffisamment poireauté jusqu'à l'officialisation du soft dans nos vertes contrées, il s'agit bel et bien d'une tuerie. Beaucoup de qualités, pas mal de défauts, mais dans l'ensemble, le fan de zombies y trouvera sans problème son compte. Une trop grande difficulté ne gênera que les jeunes habitués aux modes super faciles des FPS actuels, la réalisation moyenne est rattrapée par une direction artistique des plus agréables à l’œil, le gameplay un peu mou est excusé par un souci de réalisme très appréciable... Bref, on a beau chercher, on ne trouve pas de quoi plomber définitivement Dead Island qui se relève sans problème après chaque coup de critique plus ou moins objective que nous lui avons asséné. Vous cherchiez le jeu de l'année, vous ne l'avez pas trouvé. Mais si vous souhaitiez trouver un bon gros défouloir plein de morts vivants, alors vous avez frappé à la bonne porte. Attention toutefois, car le jeu est d'une violence extrême, mettant en valeur l’hémoglobine et le démembrement.

VERDICT

Avantages

- Artistiquement très attirant
- Bourrin tout en étant subtil
- Long
- Très immersif
- Prise en main rapide et réaliste
- Des zombies sur une île paradisiaque !!!

Inconvénients

- Techniquement moyen
- Un scénario quasi inexistant
- Un système de quêtes qui ne plaira pas à tous

Graphismes
3,5 étoiles
7.0 / 10
Si techniquement Dead Island ne casse pas trois pattes à un poulpe, à cause notamment de problèmes d'affichages de textures (celles là même qui sont moyennes), la direction artistique rattrape largement la donne. On a fait tout une histoire de ce cadre paradisiaque et ensoleillé qui ne faisait pas l'unanimité, et difficile de dire une fois la manette en main que les développeurs ont fait un mauvais choix. De plus, les différents environnements sont incroyablement éclectiques, et pourtant totalement cohérents.
Jouabilité
3,5 étoiles
7.0 / 10
Certes, Dead Island n'est pas un modèle suprême d'ergonomie. Il est d'ailleurs pourvu de quelques défauts rendant l'expérience moins fun. Mais dans l'ensemble, il s'en sort plutôt bien, et la lenteur des personnages est vite oubliée, une fois que l'ambiance nous a pris aux tripes.
Durée de vie
3,5 étoiles
7.0 / 10
Si l'on accroche au système de quêtes qui peut en agacer certains, on passera un bon moment devant le soft. En effet, outre les missions principales faisant avancer la pseudo intrigue, nombreuses seront les annexes, récupérables en discutant avec les autres survivants. L'exploration des grandes étendues pleines de détails en tous genres occupera aussi un bon moment les plus curieux.
Bande Son
4 étoiles
7.5 / 10
Mis à part des crissements de pneus très répétitifs, ainsi que certains doublages manquant de conviction, la bande sonore de Dead Island est tout à fait honnête. Elle emprunte beaucoup à des pointures, à commencer par Left 4 Dead (décidément beaucoup cité dans cet article). On remarquera par contre que la musique est assez en retrait par rapport aux bruitages, ce qui s'avère assez déroutant dans les premiers temps.
Scénario
2 étoiles
3.5 / 10
Peut-on vraiment affirmer que Dead Island a un scénario ? Pas vraiment en fait, puisque seules les quêtes font progresser l'intrigue ultra simpliste basée sur des objectifs à remplir. C'est le point le plus décevant du jeu, même si l'on se passe très bien d'une réelle histoire.
Note Globale
3,5 étoiles
7.0 / 10
Dead Island n'est pas le jeu du siècle. Il était très attendu, et rempli son contrat sans trop de vagues. Comprenez par là qu'il est tout à fait honnête, avec son gameplay sans trop de défauts, sa réalisation moyenne sauvée par une touche artistique du tonnerre, sa bande son sympa et sa durée de vie tout à fait correcte. Les amateurs de barbaque pas fraîche vont se régaler sur ce jeu plein de clins d’œils, tout en gardant à l'esprit qu'il ne s'agit pas d'un FPS basique et simple, et que les armes à feu sont très rares. Ceux-là peuvent d'ailleurs se jeter sur les boites de jeu en rayon, même à 70 euros. Les moins fans par contre, n'apprécieront sans doute pas le soft au même degré, et feraient mieux d'attendre une trouvaille en occasion.
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