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Darksiders II

Console : Playstation 3
Éditeur : THQ
Développeur : Vigil Games (THQ)
Date de sortie : 21 Août 2012
Multijoueurs : non
Public : 18 ans et +

Note des membres
2 votes (4.75 / 5)
Posté le Vendredi 24 Août 2012 par Yonnix
Darksiders II n'aurait pu qu'égaler la qualité de son illustre ainé. Cela simplement eut suffit à nous combler. En conséquence, sur ses acquis le studio Vigil Games aurait pu se reposer. Reprendre la formule précédemment établie. Sans se fouler. C'était sans compter la volonté des équipes dirigées par Joe Madureira de porter leur série plus haut encore. Plus longues. Plus riches. Plus amples. Les aventures de Death, second cavalier de l'apocalypse à la sauce Joe Mad, se réapproprient un nombre hallucinant d’inspirations diverses : les genres s’entremêlent, se fondent dans l'univers post-apo / fantastique si singulier de la saga, et aboutissent à un titre qui transcende les limites de sa propre série. Généreux, mais imparfait. Darksiders II déclare cette rentrée 2012 ouverte, et elle s'annonce mortelle !

Darksiders premier du nom effectua sa sortie lors de la première semaine de l'année 2010. Là, il ouvre le bal d'un des plus gigantesques débuts d'année vidéo-ludique. Son concept avait de quoi laisser perplexe : sorte de mixte entre God of War, et ses combats nerveux et violents, et Zelda, pour ses donjons recelant maintes mécanismes et séquences de réflexions. Le tout dans un univers mêlant monde post-apocalyptique et background fantastique. Le consensus critique survient, unanime. Le titre impressionne. Sa direction artistique déchire. Rien d'étonnant à cela, étant donné la pointure qui se trouve derrière : Joe Madureira, fameux dessinateur de comics essentiellement (re)connu pour son travail sur la série X-Men. Lui et son studio Vigil Games sont portés au nu. Le succès est au rendez-vous. Conduisant au développement d'un opus supplémentaire. Celui-ci sera dédié à un autre cavalier de l'apocalypse. Son nom : Death.

Une épopée richissime


Les évènements narrés dans Darksiders II se déroulent en parallèle de ceux du premier épisode. War est accusé d'avoir provoqué l'apocalypse sur Terre trop tôt. Les forces de l'enfer, ont, grâce à la faute que le cavalier aurait commis, prient le pas sur celles du paradis. La sanction est à la hauteur de l'accusation, et War se voit retiré de ses pouvoirs. Et pendant ce temps, Death assiste, fou de rage, et persuadé de l'innocence de son frère, à la machination qui semble se jouer contre eux. Dès lors, il n'aura de cesse de remuer ciel et terre, littéralement, en quête de vérité. Un périple, porté par des désirs de justice. Et de vengeance... Alléchante, n'est-elle pas ? La perspective d'incarner l'incarnation de la mort elle-même. War était le genre de héros super plaisant à incarner, car doté d'un charisme gigantesque. Qui d'autre alors que le Faucheur, pour prendre sa suite. Les deux personnages sont très différents, tant dans leur personnalité que dans leur style. War est une force de la nature, à la carrure imposante, qui rentre dans le tas et se sert de coup puissant. Death, ne fait clairement pas dans la dentelle non plus, mais a une allure plus féline, plus bondissante. Moins dans la parade que dans l'esquive, le cavalier de la mort use de ses deux faux pour trancher ses ennemis, là où War disposait de son imposante épée. Le résultat, s'avèrera toujours être le même. Mais la manière a son importance. A l'image de la route, qui dans le voyage Darksiders II, a plus d'importance que la destination.

Ainsi, c'est plus pour son background, son univers et ses décors somptueux, ses personnages uniques, et les actions que l'on réalise, que le joueur s'accroche et savoure avec passion l'épopée Darksiders II. Et non pour son scénario à proprement parler. Celui-ci s'étirant, tout au long de l'aventure, toujours en étant plaisant à suivre, distillant ses éléments, plus ou moins importants, à intervalles longuets ; comprenant ses quelques moments clés qui en imposent, son twist qui étonne, et son final qui dépote, mais pas tant que ça. L'histoire est sympa, mais au vu de l'univers et de la mythologie créés par Vigil Games, pourrait offrir tellement plus. Ne boudons pas notre plaisir néanmoins. Le studio n'a clairement pas chaumé. En effet, Darksiders II n'est pas qu'un simple jeu d'action-aventure, appellation désormais on ne peut plus réductrice ; eut égard à son monde ouvert deux voire trois fois plus grand que précédemment, et à ses composantes RPG, véritable nouveauté de l'épisode. Le périple de Death est composé de différentes séquences de jeu, insérées au sein de la quête principal, mais pas seulement. Une multitude de mission secondaire sont disponibles, pas toutes intéressantes il est vrai, donnant la part belle à l'exploration en profondeur du monde conçu pour le jeu. Monde divisé en quatre parties aux ambiances et fonctions bien différentes. Des verdoyantes plaines des Fondateurs, aux mortes contrées du royaume des morts, en passant par les lumineuses cités des anges et celles, à l'opposé, des sombres demeures du monde des démons ; Death n'en finira pas de voyager, accompagné de Despair son destrier. Tout ça, pour le plus grand plaisir du joueur, et de ses yeux à tous les coups ébahis.

Mortelles inspirations


Les inspirations des développeurs sont multiples : God of War, Zelda, Prince of Persia, Diablo, Shadow of the Colossus, Portal... Même Gears of War aura su trouver sa place dans Darksiders II ! Le mélange est unique, des plus savoureux, non sans impairs. Expliquons-les, en revenant sur chacun des pans du gameplay. Les phases beat them all, pour commencer. Classiques. Elles consistent à éliminer, par grappe, de un jusqu'à dix et plus, ennemis. Violentes. Dynamiques. Ces véritables chorégraphies guerrières sont l'occasion d'étaler les talents de combattant de Death. Les actions sont simples : le bouton Carré est utilisé pour les deux faux de notre personnage, Triangle pour ses armes secondaires - au choix lentes ou rapides, nous y reviendrons -, Croix pour sauter. A vous ensuite de mémoriser, et débloquer, les nombreux combos mit à votre disposition. Le rendu est vif, rapide. Pas de possibilité de parade, seul l'esquive sauvera Death des coups ennemis. Le bestiaire est varié, vraiment. Pour s'en défaire, quelques coups spéciaux sont à votre disposition, et assimilables à quatre raccourcis. Vous les obtiendrez grâce à l'expérience gagnés une fois vos ennemis dessoudés et objectifs réussis. Ils sont classés selon deux arcs de compétence bien distincts : Hérault Funeste, et Nécromancien. Le premier orientera son personnage sur les attaques directes, telles que Omnifrappe - Death fonce sur sa cible, et récupère quelques points de santé - et Moisson - Death prend sa forme de cavalier et porte un violent coup de faux. Le second plaira plus aux magiciens et invocateurs en herbes, car permettant par exemple d'invoquer des goules, ou de lancer un essaim de corbeaux sur ses opposants.

Deux approches véritablement différentes de jeu, qui s'affineront plus encore par vos choix d'équipements. Le loot, est désormais omniprésent dans Darksiders II. Après chaque combat, dans chaque coffre, un butin se trouvera. En parallèle de votre niveau qui augmente, de nouvelles armes et pièces d'équipements se débloqueront. Des faux de plus plus puissantes, au effets différents - éléments feu, glace, foudre, et bien d'autres, ont leur importance lors des combats. De mêmes pour les armes secondaires, allant des griffes aux attaques ultra-rapide aux marteaux et ses coups lents mais puissants. Chaque équipement disposant d'attribut spécifiques, augmentant, ou non, votre force, défense, santé ; et dans un autre registre, magie, résistance, et courroux. Il est alors intéressant de constater les différentes possibilités de combinaison offertes. Personnaliser Death comme on le souhaite, voir son allure changer selon l'alignement tactique qu'on lui choisit : une composante essentielle, qui donne une ampleur nouvelle, inespérée, à l'aventure. De cette dernière, abordons son coté plate-forme, bien plus prégnant qu'auparavant, agilité de Death aidant. Très "Prince of Persien" dans l’âme, le cavalier court sur les murs, s'accroche à leurs aspérités, saute d'appui en appui : le tout de façon fluide, toujours très indiqué, à aucun moment l'on ne se sent frustré, et rarement ne pestons. Divertissant. Plus important encore, les donjons visités regorgent de macro-puzzle, tous plus variés les uns que les autres, à résoudre. A l'aide du décor, des objets de ce dernier, et de ses capacités spéciales, Death, et à travers lui le joueur, doit cogiter un maximum, et se montrer logique face aux problèmes rencontrés. Il faudra pleinement savoir utiliser les aptitudes du Faucheur : dédoublement du personnage, générateur de portail, bras extensible... Jamais absurdes, mais souvent prise de tête, ces énigmes tendance Zelda prennent une place importante dans le jeu, et rebuteront les plus impatients. A la fois séquences rafraichissantes pour les uns, et gros temps morts, pour d'autres.

Divin design


Nous pourrions écrire encore longtemps sur Darksiders II... Détailler le grandiose affrontement entre Death et un boss gigantesque, façon Shadow of the Collossus. Parler de la grosse heure de jeu Third Person Shooter, ou le cavalier étripe ses ennemis, tel Marcus Fenix, de son fusil d’assaut récupéré des mains des soldats de l'enfer. Mais nous préférons vous laisser découvrir cela par vous-même. Car vous voilà à présent doté d'une conséquente vision d'ensemble du titre de Vigil Games. Quelques mots, avant de conclure, quant à la direction artistique. Absolument sublime ! Du cel-shading, au meilleur de sa forme. Les environnements, qu'importes leurs natures et leurs styles, disposent d'un cachet, d'une personnalité sidérante. Les personnages ont de vraies gueules. Le tout est d'une cohérence absolue. Les couleurs sont vives. Les décors, de lignes brisées principalement composés, ne peuvent que laisser béa. D'autant plus dommageable alors, le retard technique accusé par le moteur graphique, reprit tel quel du premier opus, sorti en 2010. Les textures n’étant pas des plus fines. Tristesse, que compense le design. Quelques notes enjouées également, à propos de la bande son, justement. Les thèmes symphoniques sont un régal pour nos oreilles, et nous accompagnent merveilleusement durant les 25-30 heures, minimum, de jeu, en mode normal. Puisqu'on vous dit que l'épopée est conséquente ! Et généreuse. Et passionnée. Assurément, Darksiders II fait partie de ces titres d'exceptions, dont la richesse éblouit, mais que de regrettables imperfections empêchent d'atteindre le grade de chef d’œuvre absolu. Il s'en est fallut de peu, vraiment. Reste que le périple de Death doit être vécu, et l'univers Darksiders parcouru. Un titre aussi gorgé de contenu et digne d’intérêt, ne court pas assez les rues pour qu'on se permette de passer à coté !

VERDICT

Avantages

- L'aventure, immensément riche
- Death, tellement charismatique
- L'univers qui défonce
- Les combats dynamiques
- Les énigmes bien ardues
- La direction artistique qui défonce
- Les composantes RPG

Inconvénients

- Techniquement pas au top
- Les énigmes, pouvant rebuter ?
- Le système de combat potentiellement répétitif
- Quelques longueurs scénaristiques

Graphismes
4 étoiles
8.0 / 10
Malgré le retard du moteur graphique, la direction artistique, tant des décors que des personnages, n'a de cesse d'éblouir. Délice visuel de tous les instants.
Jouabilité
4,5 étoiles
9.0 / 10
God of War, Zelda, Prince of Persia, Diablo, Shadow of the Colossus, Portal... Autant d'inspirations dont les essences ont parfaitement su être saisies et synthétisées par Vigil Games. Un titre à la générosité folle, qui en ferait presque trop !
Durée de vie
4,5 étoiles
9.0 / 10
Comptez 25-30 heures de jeu pour venir à bout, sans se presser, de l'aventure en normal. On ne parle même pas des innombrables quêtes secondaires, New Games + et mode Tribularium... sous peine de trop affoler les compteurs.
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
Les thèmes musicaux ont été composés avec soin, et nous accompagnent merveilleusement tout au long de l'épopée. La V.F. est quant à elle satisfaisante, bien que moins sombre que l'originale anglaise.
Scénario
3,5 étoiles
7.0 / 10
Le background défonce. L'histoire est sympa, sans plus. Le récit accuse quelque longueurs. Le tout se suit avec plaisir, tout de même.
Note Globale
4,5 étoiles
8.5 / 10
Généreux. Passionné. Assurément, Darksiders II fait partie de ces titres d'exceptions, dont la richesse éblouit, mais que de regrettables imperfections empêchent d'atteindre le grade de chef d’œuvre absolu. Il s'en est fallut de peu, vraiment. Reste que le périple de Death doit être vécu, et l'univers Darksiders parcouru. Une épopée aussi gorgée de contenu et digne d’intérêt, ne court pas assez les rues pour qu'on se permette de passer à coté ! En espérant que les chiffres de vente soit à la hauteur : il nous tarde d'incarner un troisième cavalier de l'apocalypse.
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