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Dark Messiah of Might & Magic

Console : PC
Éditeur : Ubi Soft
Développeur : Arkane Studios
Date de sortie : 26 octobre 2006
Multijoueurs : oui
Public : 18 ans et +

Note des membres
2 votes (4.50 / 5)
Posté le Samedi 19 Janvier 2008 par philyra
Développé par Arkane Studios, Dark Messiah of Might & Magic nous emmène loin de l’essence de la série, au point de se situer à la frontière des genres. Le mettre au rang des FPS serait en effet un peu trop facile compte tenu de sa densité, le comparer à un jeu de rôle serait par contre lui offrir une trop grande dimension de liberté. C’est donc l’action qui servira de repère avant tout, et votre instructeur Phenrag se chargera spécialement de vous embarquer dans une quête mouvementée… pleine de faux-semblant et de non-dits…


Premier acte



Vous incarnez Sareth, un apprenti héro chargé de faire ses armes en partant à la recherche d’un crâne d’or, artefact désigné comme extrêmement dangereux. Après avoir passé un petit niveau didacticiel histoire d’être assuré de vos compétences sur le terrain, vous prendrez la route en direction de Heaumeroc, cité fortifiée constituant le premier lieu central de votre aventure. Votre instructeur Phenrag vous envoie à la rencontre de Ménélag pour récupérer son Cristal, une pièce importante pour la suite de l’intrigue. Cependant, il ne vous laissera pas seul face à cette mission car vous serez accompagné d’un personnage secondaire ayant son importance : Xana. Sirène ou succube, le destin vous le dira, mais une chose est sûre, sa présence donne du relief à des situations parfois un peu trop sérieuse, notamment quand elle fait des commentaires sur vos actions, vous donne des conseils, ou fait carrément une crise de jalousie envers l’une de vos camarades… Attachante est donc le mot qui lui conviendrait le mieux puisqu’elle s’avère être une alliée imposée par votre maître, mais au fur et à mesure elle témoignera d’un réel souci pour votre avenir. Et celui-ci est pour le moins incertain, car dès votre arrivée à Heaumeroc les problèmes sérieux s’enchaînent.

Telle une plongée au coeur de l’action, l’attaque du cyclope géant sur la cité donne le ton de l’intrigue. La pression engendrée est palpable, et tout s’enchaîne avec tellement de rapidité qu’on a l’impression de suivre un enchaînement d’événements à la structure linéaire. Chose qui se vérifie aussi avec les dialogues prédéterminés, même s'il existe finalement des conclusions différentes. Ainsi le gros du découpage est effectué en chapitres, ce qui rend en fait la progression assez agréable. Les résumés affichés lors des écrans de chargement marquent alors les évolutions de la trame scénaristique. Au départ, il s’agit surtout de tuer, sauver, et faire des courses-poursuites sur les toits de la ville. Cette première partie vous fait donc découvrir les joies du combat au corps à corps, car à ce stade de l’aventure vous ne possédez pas encore assez de points de compétences pour faire usage de la magie. On prend son temps pour découvrir le nombre de type d’arme au style variable : la dague, le bâton, l’épée, le marteau, l’arc, etc. Un armement conventionnel mais toujours efficace, d’autant qu’il est possible d’enchaîner les coups rapides au même titre qu’une attaque chargée, plus propice à atteindre du gros monstre et qui permet d’effectuer des attaques terminales telles que transpercer définitivement un ennemi à terre.

Représentant la majeure partie des affrontements, cet aspect a été assez travaillé. On remarquera au passage que fuir un combat est assez malaisé car cela signifie se retourner et montrer son dos à l’adversaire, chose risquée quoi qu’on en pense. En plus, la démarche du héros en pleine course est vraiment hilarante de gaucherie. Le plus intéressant reste sans doute le fameux coup de pied. Celui-ci vous sera utile à maintes occasions car outre déstabiliser votre adversaire, vous pourrez le faire basculer dans le vide, dans les flammes, ou encore l’envoyer se faire écharper sur des pieux acérés. On regrette d’ailleurs un peu que les orcs et autres bestioles se prêtent si bien à se genre d’exercice, car ils ne pensent pas nécessairement à s’éloigner d’un feu ou d’une falaise… Enfin, le plus impressionnant demeure la phase de furie. Après plusieurs coups portés, des halos sur le contour de l'écran font leur apparition, ce qui vous permettra de placer une charge imparable et définitive. Avec un petit effet de ralenti en prime !


Deuxième acte



Ayant bien profité de toutes vos capacités d’escrimeur, vous avez acquis de l’expérience en remplissant les objectifs principaux, ceux présents à titre d’option étant bien plus rare. Vous voici donc capable d’augmenter les caractéristiques de votre personnage, ce qui va pouvoir vous faciliter la tâche quelque peu. On dénombre trois branches dans l’arbre des compétences : il peut s'agir de compétences propres (puissance des attaques au corps à corps, de l’attaque à distance, etc.), de compétences diverses comme la furtivité ou le crochetage, et de l’acquisition de nouveaux sorts magiques. Leur nombre est assez moyen mais la sélection proposée est intelligente. On remarque ainsi que certains niveaux du jeu ont été pensés pour exploiter les interactions offertes par certaines magies. Il y a ainsi des zones inaccessibles mais fournies en potions que vous pourrez vider en utilisant la télékinésie, des aménagements rêvés pour charmer sans risque les entités ennemis, ou des fioles d’huiles traînant ici et là sur le sol et qui n’attendent qu’un sort de boule de feu pour s’embraser. Le petit hic c’est que celles-ci se cassent difficilement où on le souhaite car elles ont la fâcheuse tendance à rebondir légèrement sur les mur, mais bon, rien de très méchant. Certains objets du décor peuvent également être utilisé comme arme de destruction massive. On regrette d’ailleurs que cela soit si facile à utiliser, tels que ces colossales statues qui n’attendent que de s’écraser sur les ennemis insouciants, ou encore les balanciers qu’il suffit de détacher pour qu’ils s’abattent mortellement sur des monstres peu regardant.

Vous voilà donc prêt à vous diriger vers votre nouvel objectif touristique, direction l’île de l’Araignée. Après un combat bien amusant pour vous permettre de prendre le contrôle d’un bateau à quai et de mettre les voiles loin d’Heaumeroc, vous voici devenu l’adjoint de Leanna (une fille rencontrée plus tôt) et de son garde du corps. Les chapitres qui suivent sont dynamiques grâce à l’accumulation des compétences et de nouveau objets d’équipement, mais ils pêchent parfois à cause d’une certaine répétitivité. Les lieux visités peuvent en effet apparaître redondants, comme les étroits tunnels arachnéens ou les échafaudages instables à bord de précipices. Les décors sont cependant soignés d’un point de vue purement graphique et offre de beaux horizons et de belles textures (quoique un peu trop scintillantes quelquefois), sans compter les quelques jolis effets de lumières. De même, les bruitages sonores collent aux environnements par leur naturels et la bande-son faire durer le silence pour lui donner une densité sans pareille. Dans ces lieux les ennemis sont assez variés, et les phases de combats et de plateformes se succéderont avec entrain, vous suggérant de troquer votre épée contre votre arc histoire de surprendre un orc faisant tranquillement sa ronde (les raccourcis claviers ne seront d’ailleurs pas de trop pour alterner entre chaque arme). On constate à ce propos une localisation des dégâts qui fera le bonheur des headshooters. L’arc est en effet idéal sur ce point et beaucoup plus propre que les doubles dagues par exemple, dont l’action donne lieu à des animations parfois un peu confuses.

Les boss que vous rencontrerez seront aussi à l’origine de séquences assez impressionnantes, avec des mécanismes sur les murs qu’il vous faudra utiliser à bon escient ou des indices constitutifs du monstre vous aiguillant vers la manière la plus logique pour faire le maximum de dommages. Quant aux rebondissements qui vous attendent, ils ne feront qu’étoffer la sombre atmosphère fantastique qui se dégage du titre. Car même si les personnages sont légèrement caricaturés avec les bons un peu niais d’un côté et les mauvais vraiment cruels de l’autre, l’ambiance est véritablement prenante et confère au jeu une qualité indéniable. On pourra reprocher une durée de vie peut-être un peu limitée, mais puisque la rejouabilité est loin d’être désagréable, l’ensemble s’en tire avec les honneurs.

VERDICT

Avantages

- Des graphismes de bon niveau
- Une prise en main immédiate
- Des combats dynamiques
- Différentes phases de jeu
- La variété des équipements
- L'augmentation des compétences
- Des boss impressionnants
- Une ambiance prenante
- On y rejoue avec plaisir

Inconvénients

- Des personnages secondaires sans relief
- Une structure de jeu linéaire
- Un scénario un peu conventionnel
- Un jeu court

Graphismes
4 étoiles
8.0 / 10
Les environnements nous procurent le sentiment de quelque chose de bien fait. Certains effets sont également les bienvenus et l'interface propose ce qu'il y a de mieux niveau prise en main.
Jouabilité
4,5 étoiles
9.0 / 10
Le point fort du jeu grâce au travail des développeurs sur les formes du combat. Il en résulte le meilleur du FPS au profit d'une action réjouissante, avec en plus le petit côté RPG toujours intéressant.
Durée de vie
3,5 étoiles
7.0 / 10
Elle est honorable compte tenu de la possibilité de refaire le jeu sans trouver à y redire.
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
Les bruitages se veulent naturels au possible et la musique fait planer le silence. Un choix justifié puisqu'il apporte au jeu une ambiance particulière et assez oppressante.
Scénario
3,5 étoiles
7.0 / 10
Une histoire trop conventionnelle et avec des intervenants un peu trop lisse et caricaturés. Les rebondissements et l'intrigue sont néanmoins suffisamment bien exploités pour que l'envie de continuer vous gagne jusqu'à la fin du périple.
Note Globale
4 étoiles
8.0 / 10
Pas besoin de se poser de question, Dark Messiah fut l'un des meilleurs jeux de la fin d'année 2006, et il possède encore aujourd'hui toutes ses qualités intrinsèques. Un must-have pour les fans de FPS au style dark fantasy, avec de l'action à revendre pour les plus exigeant. Et puis même les néophytes y trouveront leur compte tant l'interface est simple d'accès et le jeu prenant de bout en bout, sans qu'on ait pour autant à y passer des journées entières comme avec Oblivion...
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Commentaires

20 Jan. 2008 | 12h28


Vinz
J'avais déjà trop de boulot hein et en plus tu me donnes envie d'acheter un jeu de ce type ! pfff dure la vie :-( bon bon alors on va caser ça où xD

20 Jan. 2008 | 16h00


philyra
Désolé XD J'ai beaucoup accroché à ce jeu alors je me suis sentie obligé d'en faire le test ^^ je crois qu'il coûte plus grand chose en plus :-)

20 Jan. 2008 | 22h59


Zefi
Aie ça ma vraiment donné envie... très bon test en tout cas !

20 Feb. 2008 | 22h19


Gomo
Très bon test ! La version 360 par contre a l'air moins cool.
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