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Command & Conquer : Alerte Rouge 3

Console : PC
Éditeur : Electronic Arts
Développeur : EA Games
Date de sortie : 30 octobre 2008
Multijoueurs : oui
Public : 16 ans et +

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Posté le Samedi 17 Janvier 2009 par philyra
Série emblématique des jeux de stratégie en temps réel, la saga Command&Conquer commençait à en faire rager certains à cause d’un manque de nouveautés flagrant entre les épisodes. Les développeurs de chez EA, loin de faire leur sourde oreille, ont tenu compte des attentes des joueurs et en propose pour tous les goûts dans Alerte Rouge 3. Ce qui signifie pour les points les plus importants : l’apparition d’une nouvelle faction ainsi que d’un mode multijoueur pour le moins attirant en cette ère pro-online.

Ne pas sous-estimer le dragon qui dort

Comme il est de coutume dans les jeux abordant le thème du conflit, on jugera d’abord de l’aspect visuel de ce nouveau C&C Alerte Rouge 3, et principalement de sa mise en scène. En temps de guerre, un peu de dynamisme n’est pas de refus et ce n’est pas ce qui va nous manquer au cours de l’aventure. Le choix de faire appel à de vrais acteurs pour incarner les personnages constituant votre environnement militaire fut très pertinent, avec des doublages à la mesure des prestations. En clair, l’humour est omniprésent car les dialogues et les commentaires des protagonistes sont délectables, ce qui ajoute un charme indéniable à l’ambiance kitch qui se dégage du jeu. Et c’est sans oublier le ridicule des costumes, avec style cuir, jupe au ras de cuisses et autres décolletés plongeants pour les filles. Autrement les animations 3D, d’excellentes factures, viennent appuyer une réalisation technique globale déjà très haut de gamme. Les musiques confirment cette impression. Enfin, les effets visuels sont très convaincants, par rapport à l’eau, la destruction ou l’interaction avec des éléments du décor, les ombres, sans compter une palette de couleurs efficace en terme de lisibilité et des textures très réussies. Il est d’ailleurs possible de zoomer sur le terrain, notamment pour s’apercevoir du nombre de détails présents. Néanmoins de manière générale on situe parfaitement les choses. A ce propos les troupes qui sont marquées en surbrillance offrent un confort de « lecture » absolument impeccable. Vous n’aurez donc jamais à vous poser la question de savoir où sont vos unités sur le terrain.

Mais venons-en plutôt au pourquoi du comment du scénario. Tour commence avec une machine à remonter le temps élaborée par un savant russe. Basique, certes, mais toujours très efficace. Les Soviétiques en profitent donc pour rencontrer Einstein en 1927 à Bruxelles, ce qui change radicalement le futur tel que nous le connaissons. Imaginez donc, les rapports de forces renversés ! Voilà qui va compliquer un peu l’idée qu’on se fait de la guerre froide. Cependant, les Américains et Soviétiques, trop aveuglés par leur course à l’armement et au dépassement technique du rival, ont tout bonnement ignoré le continent asiatique. L’Empire du Soleil Levant s’est donc réveillé et gronde. Chacun veut désormais s’imposer aux autres et ce schéma de rivalité nous conduit à 3 campagnes relativement distinctes.

Deux cerveaux valent mieux qu’un !

Concernant la difficulté, on peut dire que le jeu est accessible mais pointu. Explications : si on procède dans l’ordre indiqué, le niveau des obstacles et donc le degré de stratégie évoluent en même temps que les capacités de contrôle du joueur. En l’occurrence, si ce dernier n’est pas trop à l’ouest, qu’il profite à fond des raccourcis claviers, des informations écran, de l’interface intuitive, et qu’il commence par la campagne des Soviétiques et termine avec celle l’Empire du Soleil Levant, il devrait pouvoir s’en sortir. Pour ceux qui connaissent la série des C&C, les missions consistent souvent à associer le développement d’une base avec quartier général, centrale, caserne, défense, etc, et la production d'unités (dont la variété est assez élevée soi dit en passant), pour ensuite lever une armée suffisamment conséquente afin de raser le camp adverse. Si vous aurez par moment besoin de passer par cette configuration, plusieurs missions vous proposent de pousser le remue-méninge un peu plus loin en vous obligeant notamment à gérer de petites unités en nombre limité pour effectuer des frappes stratégiques ou des attaques éclairs. Il s’agit déjà là de missions beaucoup plus délicates qui demanderont un meilleur savoir-faire de la part du joueur d’autant qu’on se retrouve parfois avec un manque de réaction flagrante de la part de ses unités. Le pire survient quand vous vous faites attaquer et que vos défenses, situées un peu plus loin de l’attaque, ne réagissent pas. Et c’est tout aussi frustrant quand vous êtes dans l’impossibilité de toucher un ennemi pour cause que vous n’avez pas la bonne unité (type anti-aérienne par exemple).

Vient alors le sujet du multijoueur, car lors des missions, vous ne dirigez pas toujours toutes les unités. C’est soit l’ordinateur soit un autre joueur qui s’en occupe. Dans ce deuxième cas, les affrontements révèlent toute leur intensité car l’I.A. est très efficace lorsqu’il s’agit de gérer plusieurs fronts à la fois. Ce qui me fait souligner que ce mélange limite un peu les deux côtés de la balance, puisque le multi fait de l’ombre au mode solo, et le solo restreint les ambitions du multi (les objectifs restent les mêmes notamment). On soulignera cependant que l’initiative est bienvenue.

Un gameplay sous le signe du renouveau ?

Si la série campe ses positions en matière de stratégie en temps réel, certains aspects plus ou moins novateurs font leur apparition. On en parlait en début de test, une troisième faction est donc accessible dans ce nouveau C&C à savoir le camp des Japonais. En ce qui les concerne, ils ne possèdent pas d’unités extrêmement puissantes mais ils se développent vite et ont une arme spéciale dévastatrice (le Rayon de la Mort). Les différentes armées possèdent en effet chacune un arsenal d’armes de destructions massives qui demandent un temps de rechargement avant d’être réutilisées. Cela constitue encore un outil stratégique à ne pas négliger, sachant que de manière générale la fameuse stratégie est souvent mise de côté au profit de la force brute. On a ainsi une possibilité d’augmenter le niveau de ses troupes pour plus d’efficacité, et de profiter des capacités spéciales de ses héros. Il est enfin possible d’attribuer des attitudes mais le système ne s’est pas révélé très efficace. Les unités marchent parfois au ralenti, c’est le cas des mécanos par exemple, et on est quelquefois bien frustré par le déroulement du jeu.

Au cours des 27 missions, qui vous occuperont environ une vingtaine d’heure, si un élément a retenu l’attention ce sont bien les guerres maritimes. Dans le fond il s’agit d’une transposition sur mer des batailles qui se déroulent sur terre mais les combats sont autrement plus impressionnants au niveau des effets visuels (on en prend vraiment plein la vue), avec une façon différente d’utiliser sa flotte par rapport aux armées terrestres. Et il en va un peu de même concernant les armées aériennes, d’une force souvent décisive. Une variété de terrains qui multiplie le choix des unités donc, mais encore une fois les néophytes sont privilégiés puisque des séquences de présentations des véhicules et autres fantassins sont inclues en tant que vidéo d’initiation. Au même titre qu’on vous donne vos instructions par l’intermédiaire de vidéo incorporées sur votre écran de jeu.

Enfin, on terminera par l’initiative géniale des développeurs : pouvoir installer le jeu sur le nombre de machines que l'on veut, et y jouer sans disque inséré. Un dernier point fort qui pourrait bien convaincre les honnêtes joueurs en quête de conflits à gérer.

VERDICT

Avantages

- Une belle claque graphique
- Excellent mode coopération
- Interface très accessible
- Une 3e armée inédite
- 3 campagnes bien distinctes
- Des armes spéciales efficaces
- La variété des unités
- Lancement sans CD du jeu

Inconvénients

- Collecte des ressources au 2nd plan
- Une I.A parfois frustrante
- Les personnages frisent le ridicule
- Degré moindre de stratégie
- Limité en coopératif

Graphismes
4,5 étoiles
9.0 / 10
Le point fort du jeu surtout concernant les phases maritimes, avec des effets de toute beauté.
Jouabilité
3,5 étoiles
7.0 / 10
Très accessible grâce à une interface intuitive, certaines missions peu claires ou l'absence de réactivité des troupes pourra tout de même enerver plus d'un joueur.
Durée de vie
4 étoiles
8.0 / 10
En comptant une vingtaine d'heures pour le mode solo, en plus du mode coopératif, ce nouveau C&C s'en sort plutôt bien.
Bande Son
3,5 étoiles
7.0 / 10
C'est dynamique et bien trouvé, mais il s'agit plus d'ambiance que de grandes compositions artistiques.
Scénario
3 étoiles
6.0 / 10
Le voyage dans le temps est un prétexte à l'histoire, et il faut dire qu'en matière de conflit on ne se pose pas trop de questions, on rentre dans le tas.
Note Globale
3,5 étoiles
7.0 / 10
Les développeurs de ce troisième épisode de Command & Conquer version Alerte Rouge ont eu la bonne idée de proposer un mode coopération rafraichissant pour cette licence qui ne se renouvelait plus vraiment. Les joueurs devraient donc y trouver leur compte question nouveauté pour peu qu'ils ne s'attendent pas non plus à une révolution. Demeurent en effet les éternels défauts associé à l'I.A, qui ne saurait ternir cependant la qualité technique de ce titre.
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Commentaires

18 Jan. 2009 | 16h03


Zefi
J'ai lâché le RTS pc avec la terre du milieu 2, j'attends Halo Wars sur 360 pour my remettre un petit peu.
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