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Burnout Paradise

Console : Xbox 360
Éditeur : Electronic Arts
Développeur : Criterion Games
Date de sortie : 4e trimestre 2007
Multijoueurs : oui
Public : 3 ans et +

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Posté le Mardi 05 Février 2008 par BlueHunter
Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine la catégorie ‘jeu de course’ était dominée par les simulations à la Gran Turismo où les réglages techniques comme esthétiques tenaient le haut du pavé. C’est pourtant dans cet univers de réalisme à outrance et de perfectionnisme routier que Criterion une petite boite jusque là (peu) connue pour le rigolo Trickstyle et le Renderware, son moteur 3D maison, décide de développer un jeu de course 100% arcade, sans licence, sans réglages, sans fioriture où seul compte le pilotage et où chaque crash est illustré par une séquence spéciale explicitant toutes les étapes du carnage motorisé. Après avoir du faire du porte à porte chez les éditeurs pour essayer de promouvoir leur concept jugé ‘trop primaire’, ‘trop banal’ ou ‘pas assez in’, les anglais de Criterion ont finalement réussi à sortir leur titre sous l’égide d’Acclaim. Presque sept ans plus tard, Criterion appartient à EA, Burnout est devenu une licence prolifique et la catégorie ‘jeux de course’ est désormais soumise à une nouvelle mode : la crash attitude !


Paradise City

Autrefois Burnout proposait une série d’épreuves indépendantes les unes des autres que l’on enchaînait sans qu’un quelconque lien ne soit établi. Les parcours prenaient place dans une ville ou dans le monde entier, mais seule la carte du menu de sélection permettait de reconstituer le puzzle. Dans ce nouvel opus, l’action prend place dans les rues de Paradise City, ville fictive constituant peu ou prou la synthèse des aspirations de l’équipe de développement. Oubliez tout ce que vous avez vu dans les précédents épisodes et dans les jeux de courses en général, Paradise surfe sur la vague next gen et propose sa mini révolution de la forme ; ici pas de menu, pas de modes de jeux différenciés, on est directement catapulté dans une casse où l’on doit sélectionner sa monture parmi les différentes épaves glanées en cours de route et l’on se retrouve directement sur le macadam. Lâché dans le dédale de rues, ruelles, avenues et autres autoroutes on comprend alors que le système de jeu repose sur une semi liberté à la GTA : la ville entière ne demande qu’à être parcourue à la recherche des différents challenges que l’on déclenche en crissant des pneus à un feu rouge. Hors des séquences challenge on est à peu près libre d’explorer la ville comme bon nous semble, ce qui est d’ailleurs recommandé pour remplir à 100% les petits défis de recherche (sauts de légende, panneaux publicitaires à éclater et barrières à défoncer) répartis sur les 400km de piste.
Evidemment la ville regroupe la plupart des univers précédemment exploités dans la série comme les bords de mer typiquement californiens, les routes de montagne européenne ou le centre ville de New York. La possibilité de passer de l’un à l’autre sans transition ni temps de chargement contribue à créer une atmosphère dépaysante mais pas désagréable où la distance se fait sentir malgré la vitesse des bolides proposés. De même le nombre de ruelles et raccourcis plus ou moins bien cachés apportent un petit aspect recherche à un jeu pas forcément très fin.


Race Paradise

En démarrant une partie pour la première fois, on récupère un permis de conduire de classe D qui donne accès à un certain nombre de voitures et défis, pour passer au permis suivant il faudra remporter un nombre donné de challenges regroupant les thématiques fortes de la série : course classique, road rage, cascade, showtime, traque… Les épreuves sont classiques voire redondantes et demandent surtout un choix de voiture judicieux (Du gros lourd pour le road rage et la traque, du petit rapide pour la course et la cascade). A ce sujet les voitures comme la ville sont toutes bien entendu fictives tout en repompant allègrement designs, logos et marques sur des modèles bien connus. Divisées en plusieurs classes (aggressor, cascade, course…) les caisses ont cependant trop tendance à ressembler à des stéréotypes extrêmes et l’on se retrouve rapidement à faire des allers-retours à la casse pour choisir la monture la plus adaptée au galop, exercice d’autant plus pénible que la sélection à la casse est un modèle d’inergonomie et que retrouver un modèle précis parmi les 76 dispos est à peu près aussi plaisante que la bonne vieille quête au sujet d’une aiguille et d’une botte de foin… Notons d’ailleurs que toutes les voitures sont disponibles dans une version boostée aux hormones que l’on débloque en réussissant un run lié à chaque modèle. La conduite est quant à elle toujours aussi arcade ne reprenant de la réalité que les règles de transfert de masse les plus élémentaires (comprendre ‘grosse voiture = sous virage’, ‘petite voiture = savonnette’) au-delà le tout est très maniable, seule la caméra semble un peu basse à vive allure (ne permettant pas d’anticiper suffisamment) et complètement hors jeu en marche arrière (on ne sais jamais vraiment où l’on va). A noter que les possesseurs du très cher mais très cool volant officiel ne trouveront pas vraiment d’avantage à utiliser leur joujou tant le maniement arcade contraste avec un retour de force violent.


Showtime !

Techniquement Burnout Paradise assure sans étonner. Propre, lisse, fluide, le Renderware a gentiment passé le cap nesk gen et offre des environnements sympas et variés, même si l’absence (légitime) de piétons et (absurde) de pilotes rend la ville étrangement vide malgré la circulation. Les esthètes seront contents d’apprendre que les folies graphiques tentées dans les deux derniers épisodes ont été abandonnées au profit de filtres graphiques bien plus classe et nettement plus efficaces. Certes à côté de PGR ou même FlatOut Ultimate le jeu a quelque chose de froid, cependant le jeu n’est pas avare en sensation de vitesse et c’est bien là l’essentiel. D’ailleurs contrairement au dernier PGR, les effets météo et la gestion du temps sont ici inexistants : on roule ad vitam eternam sous un soleil californien au bord du couchant qui ne perd jamais une occasion de vous aveugler. Dommage, les runs nocturnes et les glissades sous la neige auraient brisé un peu la monotonie des courses.
La vraie force graphique du jeu reste en toute logique la représentation des crashs. Autant les développeurs ont toujours porté un souci du détail quasi malsain, autant le niveau de précision des accidents de Paradise confine à des perversions des plus inavouables. Chaque contact avec le décor, la circulation ou les autres concurrents est l’occasion d’une cinématique en temps réel mettant en scène votre épave (ou ce qu’il en reste) sous des angles hollywoodiens dans des ralentis savamment orchestré à travers des filtres de couleurs, des bruitages et une débauche de vibrations qui achèvent de faire ressentir la puissance du ou plus vraisemblablement des chocs. La modélisation fine et le nombre ahurissant de particules couplés à un moteur physique jamais en défaut transforment ce qui passait autrefois pour banal en un crash test plus effrayant (et donc forcément plus jouissif) que jamais.
Next Gen oblige, ces broyages de taule prennent tout leur sens lorsqu’ils peuvent exploiter les capacités d’un ensemble home cinéma HD-5.1 efficace, on regrettera cependant que le HUD soit si peu visible sur une télévision à définition standard, ce qui est sacrément handicapant lorsqu’en course on essaye de se repérer sur la micro carte qui apparaît en bas à gauche.


Burns en ligne

Ok, Burnout depuis le troisième épisode, ça se joue aussi et surtout en ligne. Pourtant avec Paradise une nouvelle étape semble là encore avoir été franchie. Toujours sans quitter le jeu le menu Live s’active à l’aide de la croix directionnelle et donne accès aux fonctions classiques d’un jeu en ligne (partie rapide, partie perso, liste d’amis…) et autorise à rejoindre ou créer un run libre sans quitter sa position sur la map. Les joueurs présents dans la map peuvent alors se contenter de visiter les maps, se lancer quelques mini-défis rigolos ou se lancer dans une course complète dans l’un des différents modes de jeu en solo ou en équipes. Une idée bien sympa qui change agréablement des habituels lobbys mornes que l’on arpente tant quand on joue en ligne. Les possésseurs de caméra seront ravis d’apprendre qu’il peuvent mettre leur vraie photo sur leur permis de conduire (wouaouh !) et d’envoyer leur pose de victoire à leurs adversaires lorsqu’ils réaliseront un takedown (déjà plus sympa). L’absence de modes de jeux en split-screen ou lan devient alors aussi inexplicable que dommage. D’accord monsieur EA, le live se démocratise, mais les potes à la maison, ça existe encore…

VERDICT

Avantages

-Paradise City
-L’absence de menus
-Le jeu en ligne
-L’exploration
-Les crashs

Inconvénients

-Répétitif
-Peu lisible sur écran SD
-Pas de multi offline
-La caméra de recul
-Les choix un peu clichés

Graphismes
3,5 étoiles
7.0 / 10
Tout roule mon poulet, ça flatte l’œil sans décrocher la mâchoire. De jolis filtres.
Jouabilité
3 étoiles
6.0 / 10
Purement arcade, pas forcément fine mais est-ce le but ?
Durée de vie
4 étoiles
8.0 / 10
75 voitures à gagner, 4 permis à débloquer, une chiée de trucs à découvrir, le mode live. On en a pour son argent, à moins que l’on ne se lasse avant…
Bande Son
2,5 étoiles
5.0 / 10
EA Trax : beaucoup de rock mou, une DJ atroce que l’on coupe dès les premières minutes. Des bruitages honnêtes.
Scénario
Note Globale
3,5 étoiles
7.0 / 10
Une fois n’est pas coutume, EA réussi le tour de force d’éditer une suite de franchise qui innove un minimum et se permet même de revoir notre manière de penser le jeu de course. Cependant si le Burnout nouveau adopte une nouvelle forme il ne révolutionne pas le fond et s’impose donc comme un Burnout dans la droite lignée de la série avec ses qualités et ses défauts. Les amateurs d’arcade diabolique y trouveront plus que leur compte, les amateurs de conduite fine lui préféreront PGR 4 et Forza 2.
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Commentaires

06 Feb. 2008 | 12h21


Zefi
Je sais pas si c'est vraiment une bonne chose d'avoir voulu là faire à la Need For Speed et s'il vous plait on veut un vrai mode crash et non une pseudo "mer**"... J'adore Burnout malheureusement pas de next-Gen pour moi.
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