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Bulletstorm

Console : Playstation 3
Éditeur : Epic Games
Développeur : People can fly
Date de sortie : 24 février 2011
Multijoueurs : oui
Public : 18 ans et +

Note des membres
2 votes (4.50 / 5)
Posté le Samedi 05 Mars 2011 par Zefi
La journée se termine, une envie de s’assoir dans son canapé afin de profiter quelques heures d’une session de jeu. Vient le choix du titre dorénavant. Vers quoi se diriger après une journée bien morose ? Je dois me détendre, mettre mon cerveau en pause afin de profiter complètement d’un bon défouloir. Que vois-je ? Bulletstorm sur l’étagère. Hum, Epic aux commandes - pour rappel, Gears Of War et Unreal en sont leurs progénitures – ça annonce rien de bien fin. Parfait pour s’extirper quelques minutes dans un monde où l’on défouraille sans concessions.

Cette génération, alimente considérablement le joueur en manque de First Person Shooter, pour un fan du genre, les consoles actuelles révèlent être un sacré repère de tireurs en herbes. Epic se lance donc dans la vague avec cette touche qui les différencie des autres productions, déjà bien connus des fanatiques de GeoW, le What the Fuck ?


En quelques mots pour faire plus simple, du grand n’importe quoi qui fait mouche.


Transposez du Serious Sam, dans un monde moins déjanté, tartiné le d’une touche graphique rappelant le cultissime Gear Of War, avec en prime un système de scoring et vous obtenez, la nouvelle production du studio, Bulletstorm. Rien de révolutionnaire en somme, mais qui parvient à surprendre par différents aspects autrement plus agréables que chez la concurrence.

Simple d’accès Bulletstorm, regorge d’idées plus funs les unes que les autres. La première, une intelligence artificielle déplorable. A l’image d’un Serious Sam, les ennemis servent de cibles à abattre et non d’adversaires au QI très élevé. Exclusivement basé sur la puissance de feu ou le surnombre, les futurs cadavres se ruent constamment sur vous, où se cache un tantinet sans jamais obliger le joueur à réellement se demander quelle stratégie adopter. Un seul mot d’ordre, massacre total certes mais avec classe.


Tu en prends plein la gueule !


On arrive doucement au vecteur principal de cette production scriptée jusqu’à la moelle mais qui ne manque pas d’atouts visuels. Avant de mettre en avant un game-design génial, quelques mots sur la forme surprenante par ses décors d’envergures, son monde colorés et son design délicieusement ridicule. Plus rarement le titre, change et envoie le joueur dans des lieux plus sombres mais par la même occasion bien moins inspirés. En particulier vers la fin de l’histoire, mais rien de réellement repoussant à moins que vous soyez allergique à la linéarité que l’on rencontre dans d’autres créations tels que Call Of Duty et autres Medal Of Honor. C’est en ça que Bulletstorm se rapproche de ses confrères en abusant de scripts très spectaculaires et efficaces mais en contrepartie, limite son level-design à des environnements peu ouverts.

Malgré un aspect graphique convenable, la découverte prend un sérieux coup dans l’ail lorsque l’on déniche dans ce mélange harmonieux de couleurs, des bugs regrettables. On n’échappe pas à de l’aliasing certes non gênant sur la console de Sony, mais également du clipping bien plus rares mais répondant présent. Loin d’être injouable ces broutilles ne sont rien face au déluge d’écrans noirs interminables qui ont surgi quelques fois. Le titre d’Epic me laissant l’air pantois devant un chargement interminable ou présentant un fond noirâtre du plus mauvais gout. Suite à ce désagrément, l’espoir de voir le jeu revenir à la vie ne dure que quelques trop longues minutes jusqu’à ce que je me décide à relancer la console. A ce moment là, le joueur en moi bénit cette volonté de découper l’aventure en plusieurs actes (7 au total) afin de recommencer une séquence qui finalement ne prendra que quelques petites minutes à être traversée.
Autres joyeusetés, des commandes qui ne répondent plus durant quelques secondes comme la touche tire, ou l’impossibilité de se déplacer. Une hérésie entraînant une mort qui fâche ou un reboot de la console une nouvelle fois. Le plus drôle étant une main dont l’utilité dans un tel titre est de porter une arme mais dont cette dernière s’affiche qu’après avoir fait plusieurs dizaines de mètres. On se retrouve avec l’animation sans le support physique dessus, un effet hautement plus drôle quand on sait que GeoW 2 souffraient de divers ratés gâchant un tantinet l’expérience… Des erreurs dont Epic n’a toujours pas pris en compte.


L’art de tuer !


Cependant si le joueur ne s’arrête pas à cela, le gameplay en amusera plus d’uns. Basé sur un système de score, Bulletstorm se joue d’une certaine manière. Celui de rapporter des points en éliminant la menace de la façon la plus prolifique qui soit. Les développeurs instaurent avec ce système, des skillshots, c'est-à-dire, des morts prédéfinis mais qui rapportent différents points selon les actions que l’on exécute. Petit exemple pour illustrer mes propos : le héro principal arrive dans un lieu malfamé, dont la seule issue se trouve être devant lui, aucun moyen de rebrousser chemin. Heureusement, une armée de morts de faim veulent en decoudrent avec votre personne. Vous découvrez un précipice sur votre droite, des cactus sur votre gauche. Concernant votre armement, vous possédez plusieurs armes sympathiques mais vous n’en portez que trois. Imaginez que vous ayez en votre possession, un fusil à pompe, un pistolet classique et une mitraillette inchangeable contrairement aux deux autres pétoires. Sans oublier un lasso permettant d’attirer l’adversaire vers vous en le laissant graviter quelques secondes en vol afin d’en faire ce que vous voulez par la suite.

Pour commencer, Gray envoie un lourd coup de pied afin de faire planer quelques temps son opposant direct (de la même manière que le lasso), vous enchaînez avec une seconde semelle afin de le rapprocher du précipice, puis vous actionner le fusil à pompe afin de le trouer et l’envoyer dans le vide. Ce qui permet de rapporter au joueur, les points dû à l’envoie de la créature dans le vide en plus du déchiquetage au fusil à pompe. Autre procédé fort plaisant, la possibilité de glisser durant quelques secondes afin de mettre en lévitation le futur mort en lui rentrant dans le lard, avant d’asséner un bon coup de pompe pour le diriger vers un cactus afin de l’empaler. Un jeu forcément bourrin qui récompense constamment le joueur pour ses choix, et dont la liste se veut plutôt longue vu que chaque arme possède un répertoire de skillshoots. Malheureusement on en vient à utiliser les mêmes armes et les mêmes façons pour exploser l’adversité, limitant un tant soit peu le plaisir de jouer. Si l’on fait abstraction du score, on en tire une jouissance particulière grâce à un arsenal explosif mais peu nombreux, et des possibilités suffisamment élevée pour rendre les affrontements toujours plus plaisants.


Tout est à base de scores, même à plusieurs.


Cependant si vous vous dirigez vers le mode échos qui consiste à parcourir une portion du solo, afin de faire le meilleur score. Le plaisir sera bien différent, quitte à renouveler constamment la même action sur cinq-six personnages, pour agrémenter le compteur de façon plus prolifique. Apportant un intérêt somme toute relatif à une partie de votre équipement, mais avec cette volonté de toujours faire mieux en relançant sans cesse l’intérêt. Bref, si vous appréciez le scoring pur et dur (dont un classement mondial répond présent sur chaque niveau), le jeu regorge de plusieurs dizaines d’heures de jeu contrairement au solo que l’on terminera en 7-8 heures présentant bien moins d’intérêts sur le long terme. Hormis l’aspect purement solitaire, les développeurs intègrent également un mode multi à leur dernier bébé, faisant office de mode horde (particulièrement connu des fous de la gâchette usant GeoW 2). « Anarchy », tel est son nom, reprend l’idée de son homologue TPS mais l’agrémente de plusieurs ajouts agréables. Avec trois autres compatriotes, vous devez atteindre un certain nombre de points lors de chaque vague d’ennemis pour passer à la suivante. Au nombre de 20, il faut donc jouer en coopération et faire des skillshots à plusieurs pour augmenter de façon grandiloquente le score. Un aspect forcément sympathique lorsque l’on y touche avec des connaissances mais bien moins efficace lorsque l’on fusille avec des inconnus. Le seul défaut que je peux souligner est la redondance d’enchaîner la même arène durant 20 vagues, une contraire entraînant une lassitude qui aurait pu être évitée.

Globalement, des qualités, Bulletstorm n’en manquent pas, renouvelant par la même occasion un tantinet l’expérience des First Person Shooter d’aujourd’hui. Proposant, une histoire assumant un côté série Z, Epic fait dans le grand spectacle, sans oublier l’essence même d’un jeu, le plaisir brute. Certaines séquences surprendront par leurs efficacités même si certains défauts tels que l’abus de QTE pour activer portes et autres leviers, dérangeront. Néanmoins quelques moments cultes, feront oublier une fin alliant lassitude et très mauvais gout. Bien que la version Française ne soit pas ignoble au point de couper le son, certaines blagues manquent d’impact à cause d’une traduction parfois mal formulée, sans oublier une multitude d’insultes qui va de paire. Dans l’ensemble, ce titre sent bon l’Old-School à plein nez, tout en alliant un côté grand spectacle propre à ce que l’on trouve dans nos supermarchés. Une réussite qui ne conviendra pas à tout le monde et qui prend tout son sens si l’on aime revenir constamment améliorer ses résultats. Vous êtes désormais prévenus, Bulletstorm ça tue !

VERDICT

Avantages

-Artistiquement agréable.
-Des moments très sympathiques.
-Le scoring pur et dur.
-Nerveux et bien bourrin.
-Une violence assumée.
-Multi sympathique...

Inconvénients

-Mais trop limité.
-Pas mal de bugs.
-Plantage du jeu à plusieurs reprises.
-Une fin en deçà par rapport au reste de l'aventure.

Graphismes
4 étoiles
7.5 / 10
Dans l'ensemble, Epic offre un cachet unique à son titre mais pêche par un manque de finition flagrant à certains moments.
Jouabilité
4,5 étoiles
8.5 / 10
Bourrin à souhait, nerveux, speed, fun... Un plaisir constant.
Durée de vie
3,5 étoiles
7.0 / 10
Si vous êtes du genre têtu et avec cette envie d'être en haut du classement sur chaque acte, vous en aurez pour votre argent. Malheureusement, le mode Anarchy manque de contenu et le solo se termine en une huitaine d'heures. Choisissez votre camp !
Bande Son
4 étoiles
8.0 / 10
Des voix caricaturales mais une ambiance plutôt réussie dans l'ensemble. Optez pour la version originale si vous avez le choix néanmoins !
Scénario
3 étoiles
6.0 / 10
Une mise en scène agréable, de l'humour, une histoire d'amitié... On passe un bon moment en compagnie d'une jolie femme, d'un alcoolique et d'un cyborg.
Note Globale
4,5 étoiles
8.5 / 10
Les créateurs de Painkiller accouchent d'une traversée peu subtile mais terriblement fun. Un titre à ne pas prendre au sérieux et pour ce qu'il est... Un défouloir qui s'assume pleinement !
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Commentaires

09 Mar. 2011 | 14h09


TeddyWayne
Mh c'est vrai que c'est assez fun, why not !
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