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Invité

Brink

Console : Xbox 360
Éditeur : Bethesda Softworks
Développeur : Splash Damage
Date de sortie : 13 mai 2011
Multijoueurs : oui
Public : 16 ans et +

Note des membres
4 votes (3.12 / 5)
Posté le Vendredi 27 Mai 2011 par itokiry
Entre le FPS et les joueurs, c’est une grande histoire d’amour. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela dure, malgré la quasi-totale absence de renouvellement que l’on observe dans ce genre depuis quelques années. Seuls quelques titres sortent du lot, mais leur rareté affligeante énerve bien des joueurs. Alors quand Bethesda annonce qu’il travaille sur un tout nouveau jeu se servant de mécaniques changeants quelque peu du reste des productions actuelles, permettant d’effectuer des actions peu communes à la manière d’un Mirror’s Edge, titre ayant marqué son année pour ses nombreuses qualités et sa fraîcheur, mais sans recevoir le succès commercial auquel il semblait destiné, c’est tout naturellement que la toile s’intéresse. Mais si sur le papier le résultat semble intéressant, on est tout de même en droit de se demander si on ne nous vend pas une fois de plus un solo minuscule, ou un multijoueur raté au prix fort, si ce n’est les deux combinés. Alors, tenons nous là une bonne pioche parmi les jeux de tir en vue à la première personne de l’année 2011 ?


Be Smart


Pas forcément explicite, Smart, le nom désignant le système de gameplay censé permettre toutes sortes de facéties dans les maps, a beaucoup été comparé à ce que l’on avait pu voir dans Mirror’s Edge sur la toile. Diverses possibilités sont offertes au joueur, comme sauter par-dessus certains éléments du décors, voire même monter sur de plus hauts. Paraissant pourtant bien sympa sur le papier, on ne peut finalement pas décemment affirmer que ce soit d’une grande utilité, ni que ce soit bien novateur. Certes, le Smart introduit quelques éléments tactiques bienvenus, mais la fraîcheur attendue n’est pas au rendez-vous, et c’est d’ailleurs l’un des plus gros reproches que l’on pourra faire à BRINK. On espérait retrouver ce qui avait fait le sel de Mirror’s Edge, mais on ne nous offre là que quelque chose plagiant grossièrement certaines de ses mécaniques, dont on pourra se servir pour naviguer dans des environnements confus. Toutefois, on ne crachera pas sur cette tentative visant à rendre plus agréable le jeu, puisque sans elle il aurait sans doute été beaucoup moins sympa, en solo comme en multi. Elle n’apporte donc rien de plus qu’un peu de fun. Attaquons nous plutôt aux réels problèmes de gameplay, comme la lourdeur de notre personnage par exemple. Car se prétendre apprenti Yamakasi en grimpant partout où cela nous chante ne sert pas à grand-chose quand bien même on n’arrive pas à courir aussi vite que ces free runners de l’extrême. On pourra choisir sa morphologie, sachant qu’il en existe trois, de lourd à léger. Le dernier permet des déplacements plus fluides et rapides, et le premier est, logiquement, bien plus lourd et lent. Pour autant, on ressent tout de même un certain poids, restreignant la vitesse, et cela quel que soit la morphologie adoptée. Mais rassurez vous toutefois, car ce poids ne vous handicapera pas suffisamment pour vous empêcher de tuer vos ennemis, l’IA étant beaucoup trop catastrophique pour s’occuper de vos faits et gestes à longueur de temps. En effet, cette dernière s’avère affligeante, et on la retrouvera souvent, trop souvent d’ailleurs, dans des situations absurdes. Il n’est pas rare que les ennemis passent devant nous sans nous calculer, sans nous tirer la moindre balle dessus. Pire encore, on pourra trouver les PNJ en train de tirer dans les murs sans la moindre raison… Alors certes c’est drôle la première fois, mais ça devient vite ennuyeux, surtout couplé avec les autres problèmes auxquels on est confronté dans BRINK. Parmi eux, le second que pose l’IA, contrastant avec le premier, et qui n’est autre que sa faculté innée et invraisemblable à arriver à nous tuer en seulement trois balles. Ceci devient vite agaçant car nous ne sommes pas capables d’en faire de même, à moins de viser la tête à tous les coups, ce qui ne sera pas toujours pratique ou facile une fois dans le feu de l’action.

Qu’il s’agisse du mode solo, ou du multi, et alors même que le principe du jeu est fondé sur l’entraide, on ne recevra que rarement de la part de nos soit disant compagnons. Chacun part de son côté, empêchant la construction de toute tactique. En solo, les médecins ne vous remarquerons pas du premier coup lorsque vous serez neutralisés, et mettront un temps incroyable à venir vous envoyer des seringues, objets nous remettant sur pied. Dans le cas où ces idiots de bots ne bougent pas de leur position voyante pour nous secourir, ou pire encore qu’ils se fassent tuer sur le chemin, il ne nous reste plus qu’à choisir de repartir d’un point de respawn, nommés postes de commandement dans le jeu. Ceux-ci sont affreusement mal placés, souvent beaucoup trop loin de l’action ou de l’objectif assigné. Et comme on se fait souvent mettre KO, on sera forcé de consacrer un bon tiers des missions à nous déplacer aux points importants de la map. Enfin ça, c’est si vous jouez correctement, car si vous êtes un débutant, vous ne risquez pas d’avoir la moindre chance de tuer le moindre ennemis, sauf ceux se mettant dans des situations cocasses ou ne faisant pas attention à vous. Le jeu est difficile, et cela est du au fait que l’adversaire tire comme un dieu, et que sans être organisé, il n’a aucun mal à attaquer une position en masse. Cette bonne vieille technique de la surcharge de troupes sera votre pire ennemi, puisque vous et vos hommes n’êtes pas suffisamment coordonnés pour la contrer ou la reproduire, ou alors par inadvertance. Et comme si cette idiotie générale n’était pas assez massive pour mettre nos nerfs à plat, il a fallu que Bethesda les rende suicidaires. Ils ne se mettent pas à couvert et foncent dans le tas comme de gros bourrins ! Pour ce qui est des distributions de munitions ou d’améliorations de dégâts, pouvant être opérées respectivement par soldats et ingénieurs, elles sont tantôt fréquentes, tantôt non, mais heureusement elles interviennent souvent lorsque l’on en a besoin. Et lorsque l’on joue en multi, un seul mot ne peut nous venir à l’esprit pour qualifier ce qui se déroule sous nos yeux : débâcle ! Pourquoi chacun fait sa petite affaire dans son coin en délaissant tout simplement ses compagnons ? Pourquoi les médecins sont aussi peu réactifs qu’en solo ? Des questions qui ne trouvent malheureusement pas de réponses…

Avec le Smart, Bethesda avait annoncé qu’il introduirait deux autres systèmes rendants BRINK plus complet et élaboré que les autres First Person Shooter du moment. En premier lieu, le jeu intègre différentes classes qu’il sera possible de changer à tout moment, à condition de se rendre à un poste de commandement. Chacune d’entre elle apporte don lot de capacités, comme la distribution de seringues pour le médecin, ou de munitions pour le soldat. Ces aptitudes pourront servir à aider vos camarades, ou à effectuer certains objectifs nécessitants la classe en question. On se retrouvera, par exemple, à poser des bombes en revêtant l’habit du soldat ou à soigner un personnage que l’on escorte en médecin. Classique, ce mécanisme n’apporte vraiment rien à la progression, si ce n’est une obligation de changement de classe agaçant dès que l’on décide de changer d’objectif. Car oui, vous pourrez vous fixer vos propres objectifs, à choisir parmi une liste que l’on affiche simplement en orientant la croix directionnelle vers le haut. On pourra donc faire ce que bon nous chante une fois sur le champ de bataille, tout en sachant que certains points seront cruciaux pour terminer la mission. En second lieu, Bethesda avait insisté sur les possibilités de personnalisation des personnages et des armes. Certes, modifier l’aspect et les vêtements s’avère amusant quelques minutes, et on prendra un certain temps au début pour se créer un avatar à notre goût, mais l’intérêt de cette fonctionnalité devient vite contestable. Pour les armes par contre, leur customisation est plus qu’un simple gadget, puisque ceci pourra leur faire gagner en puissance, ou augmenter certaines de leurs caractéristiques comme la vitesse de rechargement. Ces améliorations ne peuvent qu’être obtenues en terminant des défis dans le mode du même nom, et seront appliquées sous la forme de rajout d’accessoires sur les armes concernées. Les caractères physiques et les habits, quant à eux, pourront être obtenus en terminant les missions en solo ou en ligne.

Pour en finir avec la partie gameplay de BRINK, attardons nous sur sa prise en main. Tout d’abord, le jeu est dur. Le mot est faible tant l’IA, pourtant affligeant d’imbécillité, vise bien. Seulement trois ou quatre balles lui seront nécessaires pour nous neutraliser. Et comme les médecins ne sont pas très réactifs, on devra souvent rendre l’âme pour repartir du poste de commandement. De plus, nos camarades PNJ ne sont pas très intelligents. Ensuite, la prise en main est assez difficile au début, et ceci est du au fait que le didacticiel ne soit qu’une simple vidéo, certes claire, mais trop longue et apportant beaucoup trop d’infos d’un coup pour que tout soit parfaitement assimilé. Il nous faudra donc jouer un peu pour tout bien comprendre et que les mécanismes de jeu n’aient plus aucun secret pour nous. Globalement, la jouabilité est plutôt simple, mais on n’aura du mal à en saisir de suite toutes les subtilités, comme le système de classe ou le changement d’objectif en plein cour d’une mission. La difficulté réside aussi dans un manque de visibilité. En effet, les environnements et l’action sont confus et perdront parfois le joueur. On pourra avoir du mal à définir qui sont nos alliés et nos ennemis sur le terrain, les données l’indiquant, comme le nom au-dessus de la tête de nos camarades, n’étant pas suffisamment voyantes. Enfin, on se fait souvent tuer, comme indiqué plus haut. Ceci devient un très gros souci lorsque l’on se rend compte du manque de réactivité des médecins, et qu’il vaut souvent mieux se laisser trépasser pour recommencer au poste de commandement. Seulement même ça c’est agaçant, puisque cela met souvent plus de dix secondes. On aimerait passer plus de temps à tirer sur nos assaillants plutôt que de rester au sol. Et comme on est dans les longueurs, parlons brièvement du rechargement des armes, prenant souvent trop de temps, mais pouvant être amélioré, et des déplacements du poste de commandement à l’ennemi, paraissant souvent interminable.


Et techniquement alors ?


On avait pas mal entendu parler du design qu’avait adopté Bethesda pour développer BRINK. Quelque chose de vraiment particulier, typé, et d’après eux très intéressant. Un truc original quoi… Mais même sur ce plan le soft peine à convaincre. Certes, les personnages sont radicalement différents de ceux que l’on voit habituellement dans les First Person Shooter, mais ceci n’a aucune utilité si ça leur inflige des têtes de taulards sans charisme et sans cerveau ! On a, de surcroît, l’impression qu’ils se ressemblent tous, peut-être parce que c’est le cas… Enfin ce style aurait pu passer si il avait été soutenu par une réalisation technique de premier choix, mais une fois de plus BRINK déçois. Les textures sont franchement à vomir, d’autant plus qu’elles mettront un temps fou à s’afficher. En effet, en plus d’être laid, BRINK est loupé sur le plan technique, à tel point que si vous n’installez pas le jeu sur votre disque dur, vous constaterez un alliasing atroce et un affichage des textures, comme indiqué plus haut, beaucoup trop tardif. Mais même une fois que ce sera fait, un très grand nombre de problèmes persisteront. On se consolera cependant en observant les décors, très réussis sur le plan artistique. Ils sont fouillés et regorgent de passages et de bazar, pas forcément bien placé, mais ayant le mérite de rendre les chemins moins linéaires. Malheureusement, ceci rend aussi les déplacements et les affrontements confus. Pour finir, les effets comme les explosions de grenades ou les giclements de sang ont été (une fois n’est pas coutume) bâclés. Les animations sont saccadées et rigides, faisant clairement penser à ce que l’on pouvait voir sur Playstation 2 à une époque lointaine. Dommage… Dommage que le jeu soit si laid, car son design et la construction de ses niveaux semblait bien intéressante sur le papier.

Musicalement par contre, le soft est réussi. Il surprend même. Car hormis les voix bourrues qu’ont les personnages sur le champ de bataille et dans les cinématiques, on ne peut pas reprocher grand-chose à BRINK sur ce plan. Surtout que ces mêmes voix ne sont pas déplaisantes dans les cinématiques, certes courtes, inintéressantes et naïves, mais posant le scénario et le contexte avec simplicité. Les thèmes musicaux collent parfaitement à l’ambiance visuelle et, sans être excellents, ont un style plaisant et variant assurément de ce que l’on entend habituellement. Les bruitages n’ont, chose invraisemblable, pas été faits à l’arrache. Ils ne sont donc pas crédibles, mais juste entièrement cohérents avec le restant de la bande sonore du jeu. On reprochera seulement aux PNJ de nous rabâcher sans cesse les mêmes répliques, devenant lassantes à force.


L’Ark, un habitat propice aux affrontements


Ne passons pas par quatre chemins, le background de BRINK surprend. Autant dans son scénario, bien que pas très élaboré, que dans ses environnements. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça fait du bien. Ça fait du bien de savoir qu’au moins un truc tourne rond dans ce jeu qui avait l’air tellement prometteur. On distingue deux camps dans l’Ark, sorte d’île flottante construite par les hommes sur laquelle se déroule l’action, la sécurité et les résistants. Chacun d’entre eux prêche une façon de penser. Vous devez vous en douter, elles sont radicalement différentes. Chez les uns, il s’agit de remettre de l’ordre dans les lieux, et chez les autres de le quitter. Classique me direz vous ! Sauf que là, les deux sont jouables. Bon point donc, puisque nous aurons droit à deux points de vue totalement différents. Malheureusement, la fainéantise des développeurs est passée par là, faisant en sorte que les deux campagnes soient en fait identiques. Seuls les objectifs changent. La campagne n’est pas très longue et se bouclera en six à huit heures, grand maximum. Mais BRINK ne s’arrête pas là, puisque doté tout naturellement d’un mode en ligne, ainsi que du mode défis et jeu libre. On arrive environ à une dizaine d’heures en solo, et plus si vous accrochez à l’univers et que vous pouvez jouer en ligne. On constatera avec regret qu’il n’y a pas la possibilité de jouer à plusieurs en écran splitté. Certes, c’est désormais le cas de beaucoup de First Person Shooter, mais on espère toujours en trouver un lorsque l’on a des amis avec qui jouer.


Le bon côté des choses


Bon, d’accord, tout ce test depuis son commencement n’est qu’une vulgaire énumération des défauts tiraillant BRINK. Mais au final, et malgré tout ce que laisse penser un texte aussi pessimiste, on n’arrive pas à accabler ce jeu, qui s’apparente à un Team Fortress raté. Certes, son gameplay rigide en agacera plus d’un, mais une fois la prise en main parfaitement assimilée on prend plaisir à jouer. Certes, les environnements sont fouillis et les affrontements confus. Certes, le jeu est laid et les textures mettent huit secondes à s’afficher même une fois installé sur le disque dur. Certes, le pseudo scénario est loin d’être des plus sophistiqués… Mais on prend tout de même plaisir à jouer, on s’amuse. On passe du temps, et après tout c’est l’essentiel. Et si le jeu est hideux, il offre tout de même un univers fouillé. Alors oui, il est parsemé de défauts, de gros comme de petits, mais BRINK ne mérite pas non plus d’être envoyé au placard.

VERDICT

Avantages

- Artistiquement réussi
- Réussi à procurer du plaisir au joueur malgré la foule de défauts
- Bande son plutôt réussie

Inconvénients

- Laid
- Problèmes d’affichage
- Alliasing
- Gameplay pesant
- Prise en main complexe
- Seulement huit maps
- Trop court
- IA affligeante

Graphismes
2 étoiles
4.0 / 10
Des textures qui mettent huit secondes à s’afficher, des animations rigides et saccadées, des effets à vomir, de l’alliasing à foison… BRINK est laid, et c’est indéniable. Même ses environnements, intéressants sur le plan artistique, ne réussissent pas à sauver la donne.
Jouabilité
3 étoiles
6.0 / 10
Difficile de s’habituer au début, mais une fois parfaitement en main le soft nous livre une expérience un tant soit peu plaisante. Pourquoi s’être encombré d’un système de classes sans grand intérêt et d’une IA aussi calamiteuse ? Et pourquoi ne pas avoir créé des maps se prêtant à la perfection au Smart ? Voila de belles questions…
Durée de vie
3 étoiles
5.5 / 10
Alors là, chapeau ! Seulement huit cartes, jouables en multi et en solo ! Certes, les modes de jeu en solo demandent un certain temps avant d’être bouclés, et le multi à lui seul pourra vous occuper de longues heures, mais le tout est exagérément court et avare en contenu.
Bande Son
3,5 étoiles
6.5 / 10
Bien que les voix des personnages soient un peu caricaturales, on ne peut pas leur reprocher grand-chose, mis à part le manque d’originalité des dialogues, leur naïveté, et la répétitivité des répliques que sortent à longueur de partie les PNJ. Les musiques sont plutôt bonnes et les bruitages collent à l’ensemble.
Scénario
2,5 étoiles
4.5 / 10
Pas originale pour un sou, l’histoire de BRINK est une sorte de prétexte mal déguisée pour se mettre sur le nez avec des bots et des joueurs en ligne. On n’arrivera pas à prendre parti dans la guerre opposant résistants et forces de l’ordre, ceux-ci paraissant bien trop idiots dans les cinématiques pour mériter notre sympathie.
Note Globale
3 étoiles
6.0 / 10
Entre sa réalisation technique clairement ratée, dont on se souviendra uniquement à cause des gros problèmes de textures et d’affichage, et le gameplay pesant et assez complexe à prendre en main, le soft peine clairement à convaincre. Les fonctionnalités dont on nous faisait les éloges dans les diverses bandes annonces ne sont d’aucune utilité dans ces décors ne s'y prêtant pas, tandis que le système de personnalisation s’avère vite inintéressant, bien que très complet. Assurément on s’amuse en jouant à BRINK, mais il n’est pas la claque monumentale que Bethesda nous laissait espérer. Dommage, car nombreux sont ceux qui salivaient devant les premières images, ainsi qu’en découvrant toutes les promesses de contenu faites aux joueurs. Seulement voilà, on a un peu l’impression que le titre a été fait à l’arrache, surtout cette version console de salon, dotée d'une légion de problèmes visuels !
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