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Invité

Bastion

Console : Xbox 360
Éditeur : Warner Bros. Interactive Entertainment
Développeur : Super Giant Games
Date de sortie : 20 juillet 2011
Multijoueurs : non
Public : 12 ans et +

Note des membres
4 votes (4.50 / 5)
Posté le Mercredi 10 Août 2011 par Zefi
Fer de lance du Summer arcade 2011 dédié au Xbox Live, Bastion se présente comme un digne représentant du service indépendant de Microsoft. Certes, ce n'est pas le premier à jouir de cette image, et encore moins le dernier, mais dans le genre Hack And Slash il en existe que trop peu ayant cette considération. Finalement habitué à mettre en avant des genres moins clinquant que des FPS ou autres types de jeu plus que présents sur le marché actuel, Microsoft profite de ce nouveau modèle économique pour titiller les joueurs avides de projets moins faramineux en terme de dollars mais tout aussi plaisants.

Comme chaque été depuis quelques années maintenant, Le XBLA (un diminutif bien pratique!) accueille durant la période estivale pas moins de 5 jeux originaux. Le constructeur va jusqu'à proposer différentes ristournes selon le nombre de jeu procuré lors de ce festivale. En ce sens, commencer par un titre tel que Bastion permet de donner une image plus que positive sur ce qu'il va suivre. Pour rappel, en 2008 Geometry Wars 2 : Retro Evolved inauguré le projet, en 2009 Splosion Man ouvrait les hostilités pour l'été concerné, en 2010 Limbo se chargeait de prendre les devants lors du festival. Bref, la diversité est le mot d'ordre, Bastion ne déroge pas à la règle tant de par sa qualité, le genre dans lequel il s'inscrit mais également de par l'originalité qu'il insuffle.


Un régal pour les pupilles !


Ce qui marque d'entrée n'est autre que sa direction artistique, véritable synergie entre le dessin animé et la peinture Bastion prouve que le photo-réalisme n'est plus la seule voie à emprunter pour offrir une tentative d'immersion visuelle. Avec des moyens plus limités économiquement, Bastion illumine par ses couleurs pastels, son univers fantaisiste et ses ambiances différentes selon les lieux que l'on choisit de parcourir. De petit détail tels que des oiseaux s'envolant lors de vos passages donne cette impression constante d'une vrai recherche « artisanale » et d'un retour aux sources renvoyant à la période Sword of Mana. A travers d'éléments simplistes mais agréables, on plonge sans concession dans ce parti pris graphique rappelant l'âge d'or de l'action-RPG. Alors oui, certains joueurs n'adhéreront pas à ce concept visuel comme il est de coutume avec ce type de découverte, pourtant que ça soit du début jusqu'à la fin les développeurs font preuve de bon goût.

L'extravagance de Bastion joue autant sur l'aspect graphique que sur le gameplay, le studio Supergiant Games profite donc de son bébé pour mettre en place un monde qui se construit au fur et à mesure des pas qu'enchaînent Kid (héros que l'on dirige). Une idée ingénieuse dans sa représentation, peu commune, et qui se distingue de par l'appréhension que fait le joueur de l’environnement qui se construit en dessous de lui et des ennemis volants qui font face. Avant d'entrer dans les détails concernant les très nombreuses batailles qui attendent le possesseur de la manette, un dernier mot sur l'aspect technique qui en plus d'un cachet unique, tient la route du début jusqu'à la fin sans jamais faillir à cause de ralentissements intempestifs. Finalement, le fait de minimiser le décors jusqu'à son apparition, octroie la fluidité du titre. En plus de chatouiller l’œil, ce choix donne l'avantage de profiter pleinement de l’œuvre grâce à des conditions de jeu inattaquables. Notamment grâce à des arrières plans qui comblent parfaitement l'absence de plate-formes lorsque les éléments du décors n'existent pas encore. En adéquation parfaite avec le reste de l’esthétique globale, on regrette finalement le peu de lieux à arpenter.


Une narration pour le moins surprenante  !


Le titre du jeu prend tout son sens lorsque l'on s'attarde sur la trame scénaristique de l'aventure. En quelques mots et sans rien révéler de réellement important, voici quelques mots sur le pourquoi du comment de « Bastion ». Les terres que l'on parcourt semblent avoir perdu toutes vies humaines à cause d'un étrange phénomène nommée « Calamité ». Kid n'a qu'une solution pour survivre face à l'augmentation des créatures néfastes qui parsèment les lieux, remettre en état un bastion immensément grand situé dans les airs. Pour ne pas voir son ancien monde complètement disparaître, il part donc en quête de vérité mais également de vagabonds qui comme lui sont rescapés de cette malédiction. A la recherche de cristaux débloquant des bâtisses pour son Bastion Kid en appendra davantage sur l'univers qui l'entoure. Tout un programme donc qu'il réalisera seul. Si dans l'ensemble des production vidéoludique l'histoire se présente à grands coups de cinématiques et de dialogues lors de séquences injouables, Bastion conte sa légende constammen,t sans temps mort tout en permettant au joueur de continuer à jouer selon son désir !

Un mystérieux conteur narre au joueur la plupart des faits et gestes du héros parfois avec un zeste d'humour lors de ses chutes dans le vide, parfois avec compassion lors de séquences clés, avec grandiloquence lorsque l'on rencontre des boss à la taille « démesurée » (à l’échelle du protagoniste principal). Sans une minute de répits, l'amoureux du paddle peut légitimement se lasser d'entendre ou de lire la moindre description. Surtout que les différents dialogues ne sont pas localisés hormis les textes et lorsque l'action se déroule sous nos yeux, il est bien difficile de s'éterniser quelques secondes sur les écrits situés en bas de l'écran. L'impacte n'est pas aussi efficace qu’estompée mis à part pour les personnes comprenant parfaitement l'anglais. Quand à la voix-Off elle s'en tire très bien et ne nous agresse pas les tympans. Une aubaine tant elle nous accompagne durant les six heures nécessaires pour finir la quête principale. Pour mettre un terme à la partie sonore les excellentes musiques participent au bonheur auditif qui découle de tous ces éléments réunis. Entre chants enivrant, musique sombre à l'image de l'histoire et bruitages agréables, la bande-son mérite bien des hommages.


Un futur « Game Of The Years » ?


Si dans les autres compartiments l’œuvre offre une nouvelle approche quand est-il du gameplay ? A l'image de tout Hack And Slash le joueur évolue à force de baffer du monstre. Suite à un certain nombre de points d'expériences obtenus pour avoir décimer une colonie de mécréants, Kid monte de niveau. De nouvelles compétences sont alors disponibles selon les différentes armes. Rien de nouveau sous le soleil mais un équilibre quasi-parfait dont les joueurs devront choisir deux d’entre elles assigné à deux touches distinctes parmi plusieurs objets défoulant. En voici quelques exemples, une machette rapide, un marteau lent mais puissant, un arc très efficace si l'on relâche la corde au bon moment, un fusil balançant une salves de projectiles très efficaces à proximité et quelques autres... Après libre à vous de sélectionner une attaque spéciale en rapport avec l'un des instruments adopté. Utilisable avec le bouton RT n'importe quelle compétence est utilisable selon le nombre de potion que l'on a en sa possession. Au nombre de troi, elles peuvent cependant être ramasser sur le champs de bataille, tout comme les potions de soins. Pour éviter d'en être à court, différents moyens de protections s'offrent à Kid. Pour garantir ses chances de survie, un bouclier peut être utilisable pour réorienter des tirs adverses ou bloquer des attaques en son encontre. Une touche esquive, qui comme son nom l'indique, offre au joueur les joies d'esquiver les assauts adverses grâce à une roulade. Rapide à prendre en main, intuitif, les boutons parfaitement placés ne posent aucun soucis majeur, permettant une immersion d'entrée de jeu et d'y prendre irrémédiablement du plaisir. Un sans faute, même si une certaine répétitivité liée au genre, apparaît après quelques heures.

Concernant son arsenal, Kid à le loisir de les améliorer au fur et à mesure de sa progression. Pour cela, divers objets seront nécessaires pour octroyer de nouveaux atouts à son armement comme une augmentation des dégâts causés... Pour en ramasser, plusieurs solution s'offrent au survivant que l'on contrôle. Durant les niveaux trop étroits, certains objets sont disséminés un peu partout sur la carte mais y passer à côté sans le vouloir mérite une médaille, tant les embranchements se font rares. Côté exploration, Bastion ne se porte pas en porte étendard surtout que les niveaux sont segmentés et qu'il faut constamment passer par le Bastion et une interface pour se projeter vers sa future destination, débloquées préalablement ! Autre solution, en plus des environnements principaux faisant avancer le scénario, Kid débloque plusieurs défis qu'il faut réaliser selon plusieurs conditions. Selon la réussite liée à des objectifs bien précis, trois objets seront distribués. En plus de rajouter quelques longues minutes supplémentaires, il est donc nécessaire de s'y attarder pour compléter son inventaire. D'autre éléments peuvent faire varier les plaisirs, et modifiant les conditions de jeu. Le joueur influence sur quelques données du titre à l'aide d' « atouts » activés dans un bâtiment spécifique. Si il le souhaite, le joueur possède le droit d'augmenter volontairement la difficulté globale des ennemis, afin de multiplier l'expérience remportée lors de chaque conflits. Des petits plus sympathiques qui rajoutent un véritable intérêt pour une « New Game + ».

Une nouvelle bouffée d'air frais dans un média plus divisé que jamais. A croire que les expériences moins communes qu'à l'ordinaire se cantonnent à la dématérialisation. Une évidence que l'aventure « Bastion » démontre une nouvelle fois et qui sans certains désagréments, s'imposerait au yeux de la majorité comme une pierre angulaire du service. A défaut de convenir à tout le monde, ce petit jeu risque d'être l'une des plus remarquables expériences de l'année ( Sur le Xbox Live Arcade !) pour toute personne lui laissant sa chance... Vous êtes dorénavant prévenu sur les nombreuses qualités intrinsèques d'une telle prise de risque, qui vaut que l'on s'y attarde un minimum !

VERDICT

Avantages

-Splendide
-Un récit raconté de façon étonnante
-Les magnifiques mélodies
-New Game +

Inconvénients

-Voix anglaises, textes en français
-Des espaces trop exigus

Graphismes
4,5 étoiles
9.0 / 10
Un délice visuel, aussi harmonieux que cohérent !
Jouabilité
4 étoiles
8.0 / 10
La jouabilité ne pose vraiment aucun problème. Du plaisir à l’état brut grâce à des commandes parfaitement disposées sur la manette !
Durée de vie
4 étoiles
7.5 / 10
Conséquente pour un jeu de cette trempe, la rejouabilité rajoute un intérêt plus que certain !
Bande Son
4,5 étoiles
8.5 / 10
La bande-son vaut son pesant d'or, en plus d'être en phase avec le charme visuel qui se dégage des divers tableaux.
Scénario
3,5 étoiles
7.0 / 10
On suit avec une certaine curiosité le pèlerinage de Kid. C'est notamment grâce à la description In-Game que la magie opère le plus !
Note Globale
4,5 étoiles
8.5 / 10
L'amour du jeu se ressent clairement dans cette production qui ne manque pas d'atouts pour séduire !
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Commentaires

02 Nov. 2011 | 22h51


Falken
Chouette test. Si, effectivement, ça rappelle la série des "... of Mana", ça va rappeler des souvenirs ! Et puis l'originalité du titre mérite d'être salué. Je m'en vais essayer la démo. Merci
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