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Aliens Vs Predator

Console : Xbox 360
Éditeur : Sega
Développeur : Rebellion
Date de sortie : 21 février 2010
Multijoueurs : oui
Public : 18 ans et +

Note des membres
1 vote (3.50 / 5)
Posté le Mercredi 20 Juillet 2011 par itokiry
La plupart des joueurs s’accorde à dire que les adaptations vidéo ludiques de films sont souvent décevantes. Et quelque part, ça peut paraître logique, puisque les développeurs chargés de la lourde tâche qu’est la retranscription de l’ambiance cinématographique en pixels n’ont souvent que peu de temps pour mettre le tout en forme. Du coup, entre les moyen et les mauvais jeux, le joueur lambda fini par choisir de délaisser ce côté obscur, au profit de licences n’ayant pas le moindre rapport avec le septième art. Alors quand l’annonce d’un Aliens versus Predator se fit entendre, nos chaumières tremblèrent, de peur que cet univers appréciable ne devienne à son tour vomitif. Pourtant, une lueur d’espoir naquit dans le cœur des fans, espérant enfin avoir droit à quelque chose de potable voir, soyons fous, de bon à se mettre sous la dent. Et comme le jeu sorti un certain temps après le film, l’espoir grandit, les développeurs ayant sans doute eu plus d’heures à consacrer à leur travail. Le résultat est-il à la hauteur des espérances ?


Aliens vs Predator vs Marines


Dans Aliens vs Predator le film, ce ne sont pas deux, mais bel et bien trois factions qui s’affrontent. Les Aliens et les Prédators (logique), mais aussi les humains. Du coup, il était normal de les retrouver tous dans l’adaptation vidéo ludique. Le gros point qui mérite d’être précisé, c’est que ces races sont toutes jouables, possédant chacune une campagne dédiée. Et qui dit trois races jouables différentes, annonce implicitement trois types de gameplay différents. La première campagne est celle des Marines, dépêchés dans l’urgence sur une planète infestée de xénomorphes (Aliens). Leur but, sauver les survivants et éradiquer la menace grandissante. Sauf que, comme dans Aliens vs Predator le film, ou les épisodes mettant en scène la jolie Repley il y a fort longtemps, l’homme est un peu chétif en comparaison aux deux factions qu’il affronte. D’un côté, le xénomorphe, avec ses crocs acérés et sa langue pleine de dents (beurk), et de l’autre le Prédator, qui comme son nom l’indique, est le prédateur, s’attaquant à tout et à tout le monde. Bref, on a plutôt du souci à se faire dans le veston du troufion, surtout que les armes que l’on ramassera n’auront pas un effet létal instantané sur nos ennemis. Durant toute cette campagne, on a l’impression frustrante d’être chassé (et c’est le cas). Du coup, elle prend un peu des airs de Survival Horror, avec le peu de munitions qui va avec, et les mécanismes à trouver pour progresser.

Les deux autres campagnes, elles, sont beaucoup moins stressantes, puisque la toute puissance des deux races que l’on y contrôle empêche presque d’avoir du souci à se faire. Face aux petits Marines, les Aliens et les Prédators sont quasiment égaux, les mettant tous deux en charpie en quelques secondes. La différence majeure provient de la manière d’aborder la campagne, se déroulant à chaque fois dans les mêmes environnements. Avec le xénomorphe, il faudra se la jouer infiltration, car même s’il ne paraît pas, le bougre est assez chétif. L’affrontement de plusieurs militaires en même temps est déconseillé, puisque faisant courir un énorme risque, ceux-ci étant assez vifs une fois qu’ils vous ont repérés. Mieux vaut se coller au plafond ou se cacher dans l’ombre et les attirer un par un. C’est moins risqué, mais cela fait aussi apparaître un élément agaçant : l’IA des Marines qui est exécrable. Ils mettent du temps à nous repérer dans les lieux sombres, malgré le fait que nous sifflions pour les attirer. Seul nos déplacements trahissent notre position, ces bourrus gaillards possédant un appareil à détecter les mouvements. Une fois en Prédator par contre, plus aucun souci, on peu foncer dans le tas, même s’il est possible de se la jouer infiltration aussi. Tout comme pour les Aliens, il est possible d’attirer un militaire imprudent vers un endroit reculé pour lui faire sa fête tranquillement. Mais la bête possède un arsenal plutôt bien fourni et puissant, ce qui peut lui permettre de ne pas réellement se soucier des petits humains. A vrai dire, la campagne Prédator est un peu un gros défouloir, puisque nous n’avons du souci à nous faire que des xénomorphes, et encore, seulement quand ces lâches attaquent massivement.


Trois campagnes différentes


Comme indiqué plus haut, le jeu propose d’incarner les Marines, mais aussi les Aliens et les Prédators. Trois campagnes bien différentes dans la forme, le gameplay et l’histoire. En premier lieu, la campagne humaine propose un réel scénario. Guidé par une amie militaire retranchée dans un bunker, puis par une demoiselle mystérieuse, notre personnage devra remettre la station en état tout en évitant de se faire tuer. On ne va pas se mentir, la prise en main du Marine est loin d’être la plus réussie et la plus innovante. Elle n’a d’ailleurs rien de novateur, et est trop classique dans son genre. La grosse déception provient de la lenteur de notre personnage, qui se déplace à une vitesse bien trop faible pour échapper aux xénomorphes. C’est agaçant, car du coup on est obligé de se battre avec chacun d’entre eux dès lors qu’ils nous ont pris en chasse. On perd donc de la vie, car ils sont bien plus vifs que nous ne pouvons l’être, et par la même de précieuses munitions, assez rares en début de partie. L’aventure est très linéaire, mais cela n’est en aucun cas gênant, puisque le rythme est là (malgré la lenteur de notre héros) et qu’on a pas le temps de se reposer. Notons que cette campagne se termine en trois heures, et qu’elle est la plus longue des trois. Pour ce qui est de l’histoire, et c’est valable quelle que soit la campagne, elle est globalement trop générique, et n’offre qu’un prétexte à la charcutaille. On notera aussi qu’elle n’est pas la même que celle du film, même si elle présente quelques similitudes.

Dès que l’on prend place dans le corps d’un Alien, c’est tout de suite autre chose. D’abord parce qu’une fois détachés (la campagne commençant dans un centre d’étude où nous sommes emprisonnés), nous pouvons grimper aux murs et au plafond, et donc prendre les pauvres petits humains à revers. Dommages pour eux, génial pour nous, ce nouveau moyen de déplacement s’avère grisant dans les débuts, mais perd de sa saveur sur le long terme, pour finir par lasser une bonne fois pour toutes après une heure de jeu. La raison principale de cette redondance, provient d’un manque de précision dans les mouvements, assez agaçant lorsque l’on veut échapper à un ou plusieurs ennemis. Mais on est tout de même obligés de se servir de cette fonctionnalité, car sinon nous serions vite attrapés par les militaires, se mettant vite en alerte au moindre mouvement détecté. Une fois au plafond au moins, on ne risque presque plus d’être repéré. Jouer l’Alien, c’est surtout jouer la carte de la fourberie, puisque foncer dans le tas n’est pas l’attitude préconisée, le xénomorphe étant assez chétif, à l’instar de l’humain. Il est même désavantagé par rapport à ce dernier et à son ennemi juré, puisque ne pourra pas régénérer sa vie aussi facilement qu’eux, qui s’injectent directement un produit pour aller mieux. Il faut donc se cacher, prendre l’ennemi à revers, et passer par les conduits d’aération pour avancer. Dans cette campagne comme dans celle des humains, on regrettera surtout qu’il n’y ait qu’un seul affrontement avec les Prédators, surtout que celui-ci est beaucoup trop limité, puisque se passant dans une arène de combat fermée. Enfin, revêtir le casque multifonctions du prédateur sans pitié s’avère bien défoulant, puisque plus permissif que les autres campagnes. On peut passer par les hauteurs en sautant de plateforme en plateforme, devenir invisible, repérer la chaleur humaine et l’acide Alien à des kilomètres grâce aux différentes visions bien connues… Bref, on est un peu en mode dieu, et c’est très plaisant. Dommage que cela ne dure que si peu de temps, à peine deux heures, tout comme la campagne xénomorphe.


Une réa moyenne


Sans être laid, Aliens vs Predator est loin d’arriver à la cheville de ses concurrents les meilleurs sur le plan technique. D’abord parce qu’il affiche des textures pauvres et ensuite parce que ces mêmes textures souffrent de problèmes d’affichages, certes rares, mais existants. Pour ce qui est des animations, c’est pas la joie non plus, puisque le tout manque de crédibilité et de fluidité. Heureusement, les développeurs ont fait ce qu’il faut pour que l’ambiance soit réussie, même si elle diffère pas mal de celle du film. Les environnements plus ou moins éclectiques sont bien glauques, et ont été construits de manière à permettre aux trois factions de se déplacer sans encombre. Musicalement, Aliens vs Predators n’est pas très abouti, puisque proposant un panel de morceaux bien trop restreint et répétitifs. Seuls les doublages sont convaincants. Assez nombreux, ils contribuent grandement à l’immersion dans le jeu, puisque totalement crédibles. Enfin, on reconnaîtra sans la moindre difficulté tous les petits bruits émis par le Prédator ou les xénomorphes, mythiques et bien retranscrits.

VERDICT

Avantages

- Une ambiance réussie
- Incarner les Aliens
- Incarner les Prédators
- Des kills ultra gores
- Un multi sympa…

Inconvénients

- … Mais sans plus
- Histoire inutile
- Techniquement moyen
- Gameplay du marine trop lourd

Graphismes
3 étoiles
5.5 / 10
Pas très beau, Aliens vs Predator est néanmoins réussi sur le plan artistique. Les environnements sont suffisamment éclectiques pour ne pas lasser le joueur, même si les trois campagnes amènent à passer par les mêmes lieux.
Jouabilité
3,5 étoiles
6.5 / 10
Hormis pour la prise en main du marine qui est beaucoup trop lourde, le jeu est agréable à manier. Prendre la place de l’Alien ou du Prédator s’avère assez grisant, bien que trop court.
Durée de vie
2,5 étoiles
5.0 / 10
Comme tout FPS moderne, le titre se termine en sept minuscules heures. C’est peu, surtout que les campagnes Alien et Prédator ne durent pas plus de deux heures chacune, contre trois pour la moins aboutie : la campagne humaine. Sa grande linéarité fait qu’une fois que l’on a fini le jeu, on a plus trop envie de revenir dessus. Le multi rajoute quelques heures à cela, mais s’essouffle vite puisque manquant de dynamisme.
Bande Son
3,5 étoiles
6.5 / 10
Les thèmes musicaux ne sont pas très convaincants, même si contribuant à l’ambiance glauque. Les dialogues et bruitages des Aliens et Prédators, quant à eux, sont de très bonne facture.
Scénario
2 étoiles
4.0 / 10
L’histoire de ce Aliens vs Predator présente quelques similitudes avec celle du film du même nom, mais s’avère différente sur le fond. Globalement, elle n’a pas grand-chose de passionnant, devenant juste un prétexte à l’action.
Note Globale
3,5 étoiles
6.5 / 10
Peut-on vraiment parler d’adaptation pour cet Aliens vs Predator ? Pas vraiment, puisque les évènements qui y sont contés sont différents de ceux du film. Pour autant, la base reste là, c'est-à-dire un combat entre Prédator, Aliens et humains. Dans l’ensemble le jeu est sympa à parcourir et diverti suffisamment pour que l’on ne voit pas le temps passer, mais s’avère trop court pour que cette expérience reste gravée dans notre mémoire. De plus, ses quelques problèmes de gameplay, comme sa réalisation moyenne l’handicapent. Il ne se hissera donc pas bien haut parmi la longue liste des First Person Shotter, mais s’avère assez dépaysant pour assurer un divertissement suffisant. Cependant, si vous n’êtes fans ni des Aliens, ni des Prédators, ni de Aliens vs Predator, vous risquez de moins apprécier cet univers assez glauque et particulier, et donc le jeu en lui-même.
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