
S’il est des certitudes dans le monde du Jeu Vidéo, d’aucuns pensaient que la politique d’édition du géant japonais Capcom en faisait partie. Avec sa production centrée sur les suites (de suites de suites…), et la transformation de jeux lambda en séries phares puis en licences exploitées jusqu’à la moelle (goodies inclus), et sa logique d’entreprise prônant des exclusivités assez rare ou le cas échéant temporaires et inconditionnellement réservées à des plateformes nationales (Code Veronica sur Dreamcast, Resident Evil 0 sur Game Cube, Devil May Cry sur PS2…), la politique de ce vieux de la vieille du jeu d’arcade entretenue de manière entêtée depuis plus d’une décennie ne semblait pas disposée à évoluer sauf changement radical dans le cercle plutôt fermé du loisir numérique. Et le changement en question pourrait bien être le lancement de la 360 et les billets verts d’oncle Billou !
Toujours dans l’esprit arcade, ici point de grandes innovations ou de renouveau du côté de la maniabilité : on avance, on tire, on recharge, seul le grappin dénote un poil de fantaisie dans une prise en main qui de fait ne pose aucun problème. En lieu et place du chrono incitant le joueur à se dépêcher se trouve une jauge d’énergie décroissant continuellement et ne pouvant être maintenue qu’en récupérant les cristaux oranges échappés des corps de vos victimes. Pas moyen de flâner dans les décors donc et d’après Capcom pas moyen de constater la pauvreté du Level Design, c’était bien tenté mais bon, non quoi ! Seuls certaines phases de pseudo plateforme tirant parti du grappin (du reste assez inutile sur le long terme) viennent rompre la monotonie des phases de shoot pur et dur.
On se console comme on peut et on se tourne du côté du multi joueur annoncé comme bien plus fantasque et attractif que la plupart des jeux actuels de par ses vastes zones de combat et la présence de mechs, il souffre pourtant des mêmes défauts que le mode solo, à savoir un gameplay un peu mou, des modes de jeu archi classiques et un sentiment de déjà-vu omniprésent. Le comportement global des joueurs n’aide pas franchement au bon déroulement des opérations car en général il ne faut pas plus de quelques minutes de jeu pour que l’une des deux équipes n’arrive à s’emparer des mechs et se contente de pilonner la zone de spawn des malheureux perdants. Enfin en guise de coup de grâce pour les rares survivants toujours motivés par le multi de Lost Planet, sachez que les skins disponibles sont juste gerbatives… Enfin et contrairement à GoW, il est strictement impossible de jouer l’aventure principale en, coopération et ce que ce soit en split screen, en lan ou sur le live, quel gâchi ça aurait pu motiver le joueur lambda à replonger dans une histoire qu’il n’est pas près de faire deux fois…| Avantages -Un shoot de plus -Défoulant -Techniquement réussi -Y a de la neige Inconvénients -Court -Répétitif -Rien de neuf sous le soleil Paco ! -Multi peu affriolant |
Graphismes | Du tout bon. |
| Jouabilité | Super simple, super facile à appréhender, super ficielle aussi… | |
| Durée de vie | Dans la droite lignée des jeux d’arcade : on met une pièce, on le finit et on n’y retourne plus… | |
| Bande Son | Boom Boom, Pan Pan, musiques pompières et dialogues de sourd. Honnête sans plus. | |
| Scénario | Typiquement japonais et plus poussé que dans GoW, il ne casse cependant pas trois pattes à un canard. |
Images (17)
Commentaires
Vinz [8725 Pts] le 07/04/2007 à 01H01
Gomo [2643 Pts] le 07/04/2007 à 17H00
le link du 57 [402 Pts] le 16/04/2007 à 14H10
ennissay [2795 Pts] le 18/04/2007 à 23H16
BlueHunter [2697 Pts] le 19/04/2007 à 19H44
Gomo [2643 Pts] le 19/04/2007 à 19H53
Lepailladin03 [8155 Pts] le 19/04/2007 à 20H50
BlueHunter [2697 Pts] le 04/05/2007 à 00H17
Micka [136 Pts] le 08/06/2007 à 16H14
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