La première cinématique du jeu nous illustre le problème avec dynamisme en nous dévoilant la création de l’armée des Hoodlums, les méchants lums se regroupant par nuées pour voler les poils des animaux afin de se tisser leurs costumes. C’est alors que le meilleur ami de Rayman, Globox, panique de façon inconsidérée face à cette menace et essaye de sauver maladroitement notre héro qui perd ses mains pendant l’opération. Voilà donc votre aventure qui commence de manière délicate, vous obligeant à aller récupérer vos deux poings avant de pouvoir prétendre frapper dignement vos adversaires… Armé de votre houppette volante et de vos coups de pieds dévastateurs vous allez parcourir un premier niveau enchanteur, avec pour entraîneur une grenouille ailée mal embouchée. Au final vous parviendrez à sortir Globox de son trou, pour qu’ensuite notre cher André se joigne à la fête en quatrième vitesse. Mais ce dernier joue de malchance et se fait avaler par notre sympathique ami. Pendant la trois quarts du jeu vous chercherez donc à rencontrer les meilleurs docteurs pour retirer le chef des lums noirs du corps du pauvre Globox.
Du côté des environnements du jeu, ils fourmillent de petits détails mais également de zones secrètes à découvrir et d’objets sur lesquels interagir. Retiendront notamment votre attention les tirelires, les animaux et les cages. Les premières contiennent le plus souvent des pick-up, soit l’équivalent de joyaux à récupérer pour gagner le plus de points. En effet, à chaque chekpoint vous verrez apparaître votre score sur le compteur, et plus celui-ci s’élève, plus vous débloquez de mini-jeu et de cinématiques bonus. Un point intéressant compte tenu de leur qualité, surtout concernant les spots dans le plus pur esprit « lapins crétins » avant l’heure. Et d’ailleurs, les animaux aussi auront droit à un peu d’attention dans ce jeu puisque pour récupérer toujours plus de points il vous faudra découvrir les cachettes des matuvus et des tribelles. Les premiers sont des caméléons qui sifflent quand on passe près d’eux. Les autres sont d’élégantes demoiselles papillons très peureuses. Il faudra vous approcher d’elles très lentement sans quoi elles s’enfuiront chez leur psy. Enfin, dernière chose dont vous aurez à vous soucier : les cages. De fait, les Ptizêtres qui peuplent ce monde ont été cruellement enfermé et pour chacun d’entre eux libéré vous obtiendrez un emblème. Le plus souvent l’ancienne victime vous lancera un petit commentaire du genre « faut que j’aille repasser mes chaussettes » avant de vous offrir des éléments bonus bien sympathiques. Une quête d’autant plus importante que pour six cages découvertes vous obtiendrez de la vie supplémentaire, et si les ennemis ne vous poseront pas beaucoup de problème il en ira différemment lorsque vous serez vêtu de vos supers pouvoirs.
Au cours de l’aventure vous découvrirez plusieurs boîtes de conserve, chacune de couleur différente et renfermant un pouvoir unique que notre cher Rayman devra mettre à profit. En rouge le Pulvéropoing, décuplant votre force de frappe ce qui vous permet notamment de briser les portes en bois. En vert le Cyclotorgnole, bien pratique pour faire tourner (en bourrique) champignons, hoodlums et tout autre objet ou animal. En bleu le Grappinocroc, toujours utile pour se la jouer Tarzan question plateforme et électrifier ses adversaires en combat. En orange le Roquetpunch, ou l’art de savoir maîtriser le stick directionnel pour envoyer un joli cadeau à un cousin éloigné. Et en enfin en jaune l’Epicoptère, l’équivalent d’un hélico mais avec le casque design en plus. L’intérêt commun à tous ces pouvoirs est de proposer un système de doublon des points obtenus lorsque le vêtement est revêtu. La durée du costume varie selon la boîte de conserve, et donc ramasser les pick-up se révèlera parfois stressant.
Autre stress concernant les ennemis cette fois-ci, car double des points signifie également double des dégâts, élément qui densifie beaucoup les combats. On est d’ailleurs bien content de trouver un système de lock qui permet de gérer de manière efficace les coups portés, malgré une caméra qui fait parfois des siennes. A ce propos question prise de vue, le jeu propose un mode photo assez anecdotique mais néanmoins sympathique. A n’importe quel moment de l’aventure vous pourrez conserver les images de vos exploits dans un album. Cependant il faut savoir que chaque cliché vous prendra une place sur votre carte mémoire. De quoi freiner certaines ardeurs héroïques, mais cela ne vous empêchera par pour autant de profiter de la variété des paysages, ni des cinématiques, et encore moins de l’humour des dialogues. En conclusion, voilà un Rayman qui en dit long sur son créateur, fun et survitaminé. | Avantages - Ambiance déjantée - Personnages attachants - Environnements variés - Bonus convaincants - Musiques rythmées - Graphismes réussis - Libérer les Ptizêtres - Les boîtes de conserve Inconvénients - Caméra parfois imprécise - Passages en skate ardus |
Graphismes | L’univers est coloré avec une identité visuelle très forte et très fun. Les fans de Rayman comme les autres devraient apprécier cette fraîcheur. |
| Jouabilité | La manette de console s’avère être un contrôleur adéquat pour ce type de jeu, même s’il arrive toujours des petits déboires par rapport à la position de la caméra. | |
| Durée de vie | Pour un jeu de plates-formes à l’aventure assez linéaire, ce nouvel épisode estampillé Rayman se débrouille plutôt bien, notamment grâce aux mini-jeux et autres vidéos bonus. | |
| Bande Son | Les musiques sont en parfaite harmonie avec l’univers graphique, autrement dit rythmées et fun ! | |
| Scénario | Avec Rayman qui perd d’abord ses mains, puis Globox qui avale André, et enfin l’armée des Hoodlums qui fait sa révolution, on a de quoi s’occuper. |
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