Il faut croire parfois qu’il y a des choses qui ne changeront jamais : la moustache de Mario, le sang sur le T-shirt de John McLane ou les shows de Patrick Sébastien. Sévissant depuis l’an de grâce 1998, la série Tenchu subis les mêmes dégâts du temps. Même pour leur passage à l’ère Neskgen sur la console de Microsoft, les ninjas de Tenchu font grises mines en découpant des pixels plus gros que les parties génitales d’un tanuki.
Retour vers le futur
Formidable objet de traversée temporelle, Tenchu Z plonge le joueur dans le Japon médiéval. A l’époque , les samouraïs parcouraient les rues, les ninjas sautaient de toits en toits et les occidentaux venaient tout juste de poser le pied sur l’île nipponne. C’est sous cet univers que le joueur va pouvoir commencer ses petites péripéties en créant tout d’abord son personnage. Le choix est restreint au départ : le nom, le sexe, les vêtements, le coéquipier inutile et les capacités. Excepté le genre du personnage, tout pourra être modifié tout au long du jeu.

Après un bref entraînement histoire d’apprendre à jouer, l’ancien protagoniste principal Rikimaru relégué au rang de commandant donne les missions. Celles-ci sont basiques et se ressemblent toutes. Tuer un méchant très vilain dans sa grandes demeures, trouvez 10 coffres dans la map, traversez la ville et le pont ou encore tuer sauvagement tous les ennemis de la carte. 5 objectifs pour 50 missions, c’est trop léger et vraiment lassant. Heureusement, il y a plusieurs niveaux de difficultés ce qui peut rallonger la durée de vie. Malheureusement, même au plus haut rang le jeu reste simple et vraiment bourrin. En effet, il est étonnant de voir après Splinter Cell, un jeu d’infiltration où pour remporter un maximum de points et d’argent, il est nécessaire de tuer un maximum de personne !
Zen shoot
Comme les trois quart des jeux d’action japonais, l’argent amassés après avoir tranché du samouraïs à tord et à travers pourra servir à acheter des costumes, des compétences et des armes. La panoplie de costume est large, allant du costume de kunoichi, à la prêtresse jusqu’aux plus excentriques comme le chiens. Changer de costumes n’a aucune incidence sur la probabilité qu’un ennemi vous voit ou pas mais n’allons pas faire la fine bouche, le personnage a déjà autant de charisme qu’un marshmallow.
Comme tout bon ninja qui se respecte, le joueur a le droit à un tas d’outils coupants, tranchants, voir brûlants. Comme partout, chaque chose a un prix. Mais comme le vestiaire, ces outils ne sont pas franchement nécessaires pour avancer, hormis pour vaincre les deux boss du jeu. Seul le grappin, objet gratuit donné au début du jeu est indispensable.
Pour finir avec le cercle du dispensable, les capacités. Pour renforcer un peu la personnalisation du protagoniste, un système du type RPG fait toujours cool dans le cahier des charges. On déroge pas à la règle avec Tenchu Z et voilà qu’on a le choix entre l’agilité, la force ou l’endurance. Encore une fois, les conséquences sur le gameplay sont minimes.
Question intelligence artificielle, les rantanplan bridés servant de gardes suivent sans cesse leurs tour de garde et sont aveugles. Il est plus judicieux de les tuer lâchement dans le dos car ils s’avèrent dur à battre en face en face… Du moins, c’est surtout la jouabilité qui vous donnera beaucoup plus de fil à retord.
Techniquement le jeu semble être un portage rapide à partir de console ancienne génération, la question est : laquelle ? Xbox ou Ps2 ? Il est vrai qu’on s’en moque, c’est moche un point c’est tout. Les textures sont laides, la modélisation des personnages et décors a sûrement été faite à la truelle et les effets de lumières sont ratés pour beaucoup. Dans le genre jeu d’action japonais, Lost Planet sorti plus de six mois auparavant avait bien meilleure mine.
Pour finir, il existe un mode multijoueur déserté jouable de 2 à 4 joueurs en LAN et sur XboxLive. Ca n’a rien de fluide, c’est assez brouillon et c’est les missions du solo. En clair, rien de très convaincant.
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