A l’apparition de l’écran principal, on pourrait se tromper entre Colin McRae DIRT et Race Driver: GRID (RD: G). En effet, nous sommes directement jetés dans un menu en 3D quasiment similaire: Que cela soit pour le mode carrière, le multijoueur ou même les options, chacun nous emmène dans une chorégraphie de caractères et d’effets 3D toujours aussi bluffant qui nous rappelle le jeu au nom du regretté pilote de rallye. Le tout tournant dans de nouveaux décors, en commençant par notre pauvre écurie qui ne demande qu’à s’agrandir à travers la campagne solo. Une entrée très sympatoche qui attire l’œil dès le début. A vrai dire, il n’y a que deux modes principaux qui méritent le détour : « Le monde de GRID » qui est tout simplement la carrière où le joueur s’investira le plus et le mode multijoueur qui est la continuation du précédent.
Le solo sera au départ une initiation au gameplay de RD: G qui demande un réel temps d’adaptation, le jeu optant pour un style arcade encore plus prononcé que les précédents TOCA. On a une légère impression que Codemasters veut suivre le chemin tracé par DIRT et ainsi rendre un jeu moins exigeant et plus ouvert aux joueurs ne se prenant pas la tête dans les jeux de course. Pourtant cela ne veut pas dire que chaque véhicule aura le même style de conduite mais on y reviendra plus tard. On commencera donc au volant d’une Viper où le seul défi sera de terminer l’épreuve, une fois ceci fait votre nouveau manager vous expliquera comment bien débuter et créer sa propre écurie. Dans un premier temps, il faudra amasser le plus d’argent possible dans des défis pilotes: plusieurs équipes vous proposeront une place et un objectif bonus comme une place sur le podium ou battre un adversaire. A vous de choisir pour gagner un peu d’argent mais aussi de la réputation. Cette dernière spécificité vous permettra de gagner un peu de respect dans le monde de GRID et débloquer ainsi les permis et compétitions suivantes. Une fois 60.000€ en poche, vous aurez la possibilité d’accéder au vrai monde de la course avec votre propre team: un pallier de trois étages réparti dans trois catégories ou plutôt régions du globe: USA, Europe et Japon. Chacune d’entre elles propose six championnats, ce qui nous donne un avant-goût sur la durée de vie du soft. Après quatre compétitions passées la course de la Sarthe, les célèbres 24H du Mans, ponctuera la fin de la saison. Malheureusement elle revient très souvent et on ressent une certaine lassitude dès qu’on nous annonce la fin de la saison, on pourra malgré tout la passer si on ressent un petit raz le bol.
Comme dit un peu plus haut, vous voyagerez dans trois régions du globe bien distincte que sont les Etats-Unis et plus précisément San Francisco, Long Beach, Détroit ou encore Washington, l’Europe proposant une course de ville à Milan et beaucoup de circuits homologués comme ce satané Donington, le petit GP de Nürbürgring (et non le nordschleife de 22km), l’excellent Grand Prix d’Istanbul et bien sûr Le Mans, et le Japon avec des circuits pour la plupart spécial Drift dans des environnements urbains dans Tokyo à Shibuya ou bien à Yokohama. Bref plus de 15 différents endroits dont chacune des pistes peut se diviser en deux ou trois courses. Le nombre est donc correct mais n’est pas non plus conséquent face aux anciens opus où l’on frôlait la cinquantaine. De même pour les véhicules puisque l’on se limite à 43 voitures: les TOCA sont là mais en petit nombre, pas de DTM à l’horizon, aucune V8 supercars mais l’apparition de prototypes avec les LMP1 et 2, les GT avec les Murcielago, Corvette Chevrolet C6 ou encore Aston Martin. On retrouvera les Formule 3 et des Formule 1000 qui collent parfaitement à la route pour des courses très speed, du Stock Car pour les plus bourrins d’entre nous mais on désapprouvera le peu de circuits à disposition pour ce genre. Et la principale nouveauté, le drift dans des courses urbaines ou bien des duels en un contre un en pleine nuit et en pleine montagne qui nous rappellera fortement Need For Speed Carbon. A noter d’ailleurs que ce premier essai dans le monde japonais est de qualité puisqu’il faut un véritable doigté afin de maîtriser correctement les dérapages et combos. Malgré tout le grand écart s’est un peu rétréci durant ce passage Next-Gen ce qui est fort regrettable.
L’Ego Engine, le moteur graphique de DIRT évolué sur GRID, est ici utilisé d’une bien belle manière. A vrai dire, il ne peut se comparer totalement à Gran Turismo 5 Prologue ou bien à Project Gotham Racing 4 mais prouve que Codemasters sait faire du bon travail. Si on compare GRID aux autres jeux du genre, la modélisation des véhicules est au même niveau qu’un PGR 4, les décors sont par contre un poil en dessous mais très acceptable. Les textures sur la carrosserie ne sont pas mauvaises mais pas bluffantes, ils sont tout juste meilleur qu’un Forza 2 par exemple. Les effets de lumières sont saisissants et cela ajoute un certain charme de voir un jet de lumière traversé une forêt dense. Ceux volumétriques sont, quant à eux, sublimes avec un panache de fumée après un dérapage qui pourra totalement vous obstruer la visibilité. Les animations sont correctes comme un public en 3D par centaine dans les tribunes, le Frame-rate ne bouge pas d’un iota malgré le nombre de véhicules affichés à l’écran, et des petits détails comme la tête du pilote qui suit la trajectoire de la piste est un petit plus. Par contre en vue cockpit (parfaitement jouable d'ailleurs) que le pilote tourne le volant d’une Corvette comme une formule 1 est un poil exagéré et un travail pour des gestes plus souples aurait été nécessaire mais passons.
Là où RD: G met une véritable claque à ses concurrents c’est sur la gestion des dégâts et leurs modélisations. Se prendre un mur à 200Km/H aura ici toujours des conséquences physiques et mécaniques comme sur la direction. Des sauts trop importants auront des répercussions sur les suspensions voire même le moteur, et on aura souvent l’occasion de démolir totalement notre véhicule quand on ratera un virage ou qu’un concurrent nous ait jeté dans un bloc de pneus. En clair, regarder notre voiture perdre petit à petit une porte, une aile gauche, son pare-choc arrière est un véritable plaisir pour les yeux sans oublier que les tonneaux sont possibles et courants. Malheureusement aucun arrêt au stand n’est autorisé pour réparer notre carlingue endommagée ce qui est fort dommage (surtout en multijoueur).
Quant au second mode de GRID, bien entendu le multijoueur, il est celui qui donne une nouvelle vie au jeu. Race Driver: GRID en ligne est un véritable bonheur...si on est avec des personnes fair-play. Car oui encore une fois, certains joueurs se croiront plus sur du Flatout ou Burnout et on aura tendance à pester pour leur conduite totalement déloyale. De plus, la gestion des collisions a tendance à être exagéré puisqu’il est très difficile de ne pas toucher sans envoyer dans le décor. Car voilà, une touchette contre un véhicule fera l’effet d’une boule de flipper dû au mini lag, un vrai calvaire quand on est quatre voitures dans la même seconde car on est persuadé qu’au prochain virage il n’en restera que deux au maximum. On s’énervera aussi sur un bug très récurrent dans ce mode: l’écran marron. Sous ce nom peu poétique se cache une sorte de « freeze » –avec un écran marron justement- qui arrive aléatoirement à n’importe quel joueur et qui lui fait gagner la course instantanément. Il lui faudra redémarrer sa console puisque le jeu se mettra alors à ramer et à ne plus se charger correctement. Un patch est donc vivement attendu et devrait d’ailleurs être disponible la deuxième semaine de Juin. Malgré ces petits points négatifs, le multi est plutôt bien conçu avec un système de vote, chaque joueur choisit le pays qu’il veut courir pour ensuite voter la catégorie de véhicule. Cela ne permet donc pas au host d’avoir tous les droits ce qui est un bon point, même chose pour le « kickage » même si cette possibilité est bien plus répandue. Un système de grade est aussi appliqué et il vous faudra pas loin d’une centaine d’heures en multijoueur avant d’arriver à « Légende ». Vous avez compris, GRID est un jeu de course où l’investissement sera vite rentabilisé.| Avantages - Les dégâts et collisions - Le multijoueur - Le mode carrière bien mené - Les flashbacks forts pratiques - L'apparition de Le Mans - Les véhicules ayant leur propre style de conduite... Inconvénients - ... Mais beaucoup moins nombreux que les précédents opus - Les stands non présents - L'effet "boule de flipper" dans les collisions en multijoueur - Quelques bugs et freezes |
Graphismes | Race Driver: GRID est agréable à regarder grâce à l'Ego Engine, et en deviendrait presque impressionnant pour ses crashs spectaculaires ainsi que certains effets totalement maitrisés. |
| Jouabilité | RD: GRID prend le même chemin que DIRT avec un esprit plus arcade que d'habitude. On peut pester sur ce choix mais ce style est malgré tout plaisant à jouer. | |
| Durée de vie | La durée du soft est plus que conséquente, le mode carrière vous prendra une bonne quinzaine d'heures et si vous voulez obtenir tous les grades en multijoueur ou tout simplement vous amuser entre vrais joueurs, l'ajout d'une trentaine d'heures est plus qu'envisageable. | |
| Bande Son | Le son des moteurs et du public sont bien retranscrits par contre les musiques ainsi que certaines voix sont irritantes. | |
| Scénario |
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