Venons en au cas des PNJ à l’animation tantôt très convenable comme le prouvent les gardes et autres templiers, tantôt très limite comme le démontrent a peu prés tous les autres protagonistes. Je veux dire par là, que de l’un à l’autre leurs actions resteront identiques et fixes selon la classe de l’homme ou de la femme. D’une ville à l’autre, toutes les clochardes vous poursuivent vous demandant de l’argent, toutes les dames portent leurs vases de la même manière… Sans oublier, que les personnages contrôlés par l’ordinateur ne se couchent jamais, et pour la plupart ne font que marcher sans but précis. Si cet aspect « monde vivant » reste plaisant, il reste d’une simplicité affligeante, dommage surtout si l’on a connu Fable premier du nom. Néanmoins cette volonté reste louable et permet de s’immerger un peu plus dans l’univers, et surtout jouera un rôle assez important au niveau du gameplay.
Alors que l’idée était bonne, on en fait très vite abstraction à cause d’une lenteur désagréable et d’un manque de réalisme flagrant, pour palier ce désagrément il aurait fallu pour cela ajouté 6-7 érudits en plus par groupe, et là il aurait été possible d’y croire un peu, et d’avoir vraiment l’impression de tromper l’IA. Il faut se rendre à l’évidence, quelques carences rendent le titre irritant sur certains points, en particulier l’intelligence de nos adversaires. Il suffit de se cacher dans une meule de foin, ou dans un enclos recouvert de draps, pour que l’indicateur d’indice, qui est constitué de quatre stades, redevienne neutre, et qui par cet occasion, lavera le cerveau de nos ennemis et fera disparaître notre image de leurs mémoires. Certes, ce défaut vaut pour beaucoup de jeux (En particulier Metal Gear Solid mais dans une autre mesure), cependant on est en droit d’attendre un peu plus qu’un simple système de « détection » sur des consoles comme la PS3, la 360 ou encore nos bons et loyaux PC.
Quand a la modélisation générale du titre, elle reste particulièrement bluffante même si une certaine irrégularité viendra ternir le tableau. On a là encore l’impression de voir de multiples clones « vaguaient » à leurs occupations sans but précis, la diversité n’a pas été le maître mot de l’équipe de développement. A la manière de certains choix au niveau du système de jeu, répétant sans cesse les mêmes schémas, les mêmes objectifs… Avant d’arriver à la phase dite « Assassina », le joueur devra sans cesse monter sur des bâtiments en hauteur pour accéder à des points d’observations, de ce fait là, apparaîtra divers objectifs, rapportant un surplus de vitalité suite à leurs réussites... Altair devra par la suite, rejoindre le bureau des assassins (1 pour les trois villes) pour exécuter trois taches dite « phase d’enquête », comme écouter une conversation, dérober un objet, décimer quelques hommes pour en apprendre un peu plus sur l’un des neufs hommes que vous devez éliminer. Après votre enquête, vient le moment où vous devez faire parler votre lame sur l’homme que vous traquer depuis votre entrée dans la ville. Libre à vous de choisir la manière forte ou discrète, cependant vous devrez par la suite vous enfuir en ayant tous les soldats à vos trousses et cela après chaque meurtre.
Pour les bastons, tout est question de timing, point de combos donc mais un sens du rythme. Parer, contrer ou encore attaquer se fait d’une facilité déconcertante, et il ne faut pas croire que le tout reste dénudé d’intérêt car au final, on prend un pied monstrueux à affronter une horde de soldats d’un seul coup. Très peu de touches serviront pour réaliser toutes les actions précitées, L permet de verrouiller son opposant, le A de lancer une attaque, R de parer (et contrer si l’on appuie au bon moment), Y pour envoyer valser ses adversaire et la croix directionnelles pour changer d’armes. Un petit temps d’adaptation sera quand même nécessaire pour se faire à la jouabilité globale du titre, qui au final procurera de nouvelles et terribles sensations.
L’environnement dans lequel vous voltigez est impressionnant, sans atteindre un niveau aussi élevé que des jeux comme Grand Theft Auto, Shadow Of The Colossus, Ubisoft et son jeu propose un univers à la fois grandiloquent mais aussi magnifique. Les trois villes que sont Jérusalem, Damas et Akre regorgent d’une multitude de détails, et il ne sera pas rare de voir des particules de sable virevolter autours de vous, à la manière des vêtements bougeant selon vos mouvements tout comme Table Tennis sortit il y a quelques années maintenant. Quand aux couleurs choisies spécialement pour les trois grandes cités, elles permettent de les différencier et proposent en plus une architecture différente pour chacune d'elle ! Autre soucis du détail, l’assombrissement du ciel qui aura une répercussion sur les villes et qui se verront porter une ombre mais qui disparaîtra quelques secondes après. Malheureusement, certains défauts viendront piquer les yeux, à la manière de certaines textures comme les feuilles et leurs ombres. Même si la modélisation des murs et autres façades restent quasiment irréprochables. J’aimerais revenir sur l’aliasing et à moins que mes lunettes soient abimées, je n’ai été aucunement gêné par cet « effet escalier » fort agaçant. (Et oui j’en porte quand je joue)| Avantages -Incroyablement beau -gameplay fantastique -Bande son fabuleuse -Sensations nouvelles Inconvénients -Répétitif -Certains défauts graphique -Parfois, un manque de réalisme qui pique |
Graphismes | Splendide, que voulez-vous même en 2008 le titre envoie du très lourd |
| Jouabilité | Agréable et proposant des sensations inédites ! | |
| Durée de vie | Conséquente si l'on veut terminer tous les objectifs (et peu variés). | |
| Bande Son | La ville vie, la musique retentit et les bruitages ne vous laisseront pas indifférent | |
| Scénario | On appréciera ou pas, mais le contexte historique vaut le coup d'œil ! |
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Commentaires
Ganon [4777 Pts] le 05/11/2008 à 21H54
Zefi [4415 Pts] le 05/11/2008 à 22H07
Ganon [4777 Pts] le 05/11/2008 à 22H19
Zefi [4415 Pts] le 08/11/2008 à 16H53
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