Cette belle devise du père Henri Didon –Pierre de Coubertin ne l’a pas inventée !- ne peut pas s’appliquer à ce jeu, ou du moins sans un bon échauffement et/ou un corps d’athlète. Car pour jouer à la Wii, il ne faut pas toujours se contenter du matériel indiqué sur la jaquette ! Une fois que vous vous êtes procurés tout cela (ça vous préparera pour Wii Fit, tas d’feiiignants), vous pouvez donner la galette à manger à votre console. Après une zoulie introduction en images de synthèse parfaitement inintéressante, vous pourrez vous amuser à vous demander quelle discipline choisir en premier lieu –après avoir réglé la foultitude d’options initiales. Passée cette sympathique mise en jambes, « Jetzt geht’s los », comme on disait dans l’ancienne RDA lorsque cette nation moissonnait les médailles de façon peu glorieuse à grands renforts de femmes poilues et autres mutants génétiquement dénaturés. Mais allons-y où ? Vous pouvez tenter un « Match simple » (une seule épreuve où l’on tente d’obtenir la médaille d’or et de battre le record du monde le cas échéant), des circuits –des tournois de 3 ou 4 épreuves chacun-, des missions ou des mini-jeux assez limités. La plupart des modes de jeux sont jouables à plusieurs mais ni les médailles obtenues ni les records battus ne seront comptabilisés. Tant pis pour la concurrence, vous battrez le record du 100 mètres face à une IA apathique dans les modes de difficulté les plus faibles, mais dopée aux stéroïdes anabolisants et aux hormones de croissance, si bien que dans ce cas de figure, la console se révèle bien plus redoutable qu’un être humain, tout fragile qu’il est le pauvre. Vous l’aurez remarqué, pas vraiment de mode Histoire là-dedans, pas de cache-misère solitaire pour tenter de masquer un scénario vide comme le portefeuille de Sega après avoir acquis la licence officielle des JO : de scénario, il n’y en a pas, puisqu’aux JO on doit amasser le plus de médailles possibles, donc les épreuves constituent le centre du jeu…à la fois en solo et en multijoueur, fait rare.
Avide de records et de récompenses, vous avez donc fait le choix de vous jeter sur les épreuves. Le choix se réduit à 4 ou 5 épreuves ? Pas grave, vous pourrez en débloquer en obtenant des médailles d’or ! Qui dit choix multiple dit variété, et qui dit variété aux JO dit…capacités multiples. Sega ne s’y est pas trompé et Nintendo non plus. Ainsi, les bandes à Mario et Sonic sont constituées de personnages rentrant chacun dans une catégorie selon leurs habilités : les 4 types sont Complet, Habileté, Vitesse et Puissance. Avec 4 lascars dans chaque catégorie –prenez le temps de calculer, faut bien muscler aussi le cerveau !-, vous obtenez un choix de personnages largement assez conséquent pour ce type de jeu, sachant qu’un joueur expérimenté peut gagner avec quasiment n’importe quel personnage. Pour l’anecdote, il m’est arrivé de remporter une épreuve de saut –en gymnastique donc-, en obtenant la note de 8,2 sur 10…avec Bowser ! Prime à l’expérience plutôt qu’aux caractéristiques donc. Party-game sur Wii oblige, on peut également choisir un Mii en guise d’athlète, mais leurs capacités ne sont guère à même de rendre hommage au sportif confirmé que vous êtes. Pour ce qui est des épreuves, le choix est plutôt satisfaisant, mais vous serez de toute façon trop fatigués pour explorer le jeu de fond en comble en une seule soirée avec vos potes. La politique des jeux multijoueurs sportifs sur Wii a donc encore gagné, avec des épreuves au nombre plutôt restreint mais assez fatigantes pour que le joueur assidu ne termine pas le jeu trop rapidement et finisse ainsi par être déçu quant à sa durée de vie. Pour revenir aux sensations de jeu, la Wiimote est encore une fois bien exploitée, les mouvements ne sont pas absurdes par rapport au principe des épreuves –courir en agitant alternativement la télécommande et le Nunchuk- mais vous sembleront souvent répétitifs dès lors qu’une épreuve nécessite de courir un minimum. Mais cela n’est qu’un détail si vous parvenez à enchaîner plusieurs circuits à la suite. Pour vous reposer, vous pourrez toujours faire un tour du côté de la galerie, dans laquelle vous pourrez vous cultiver…à condition de réussir les mini-jeux, les réponses aux questions des quiz n’étant révélées qu’après une victoire. Ces jeux se résument à un jeu de cartes, un jeu musical, un jeu de comptage et deux autres jeux dont je ne parviens pas à me souvenir du concept tant j’ai pu me passionner pour eux. L’intérêt de ces jeux bonus réside plus dans la culture « Trivial Pursuit » qu’ils vous apporteront -utile pour briller dans les soirées mondaines- que dans leur potentiel de divertissement…extrêmement limité vous l’aurez compris.Ah oui, vous pourrez aussi débloquer grâce à vos performances dans ces « jeux bonus » des musiques cultissimes à écouter dans la Galerie exclusivement.
Reste encore le mode records : bah oui, on a l’esprit de compétition ou on l’a pas…Si vous avez le malheur d’activer la mise à jour des classements mondiaux, vous aurez la possibilité de constater l’indigence des efforts que vous aurez fournis, tout ça à cause d’une peu glorieuse 22000ème place sur 23000 participants à l’échelle planétaire. Ne vous démoralisez pas, vous aurez tout le temps de vous entraîner à les dépasser une fois qu’ils ne toucheront plus à ce jeu, ces méchants Ricains, Japonais, Hongrois, Paraguayens…ou pas. Au fait, la fonction que je viens d’évoquer est la seule raison de la présence d’un logo « Nintendo Wifi Connection »…si vous vous imaginiez pouvoir battre un habitant de Saint-Kitts et Nevis ou un Jamaïcain (au hasard) au 100 mètres, c’est râpé ! Vous ne pourrez vous consoler qu’avec cette compétition indirecte, mais le plaisir de battre vos adversaires sur la piste manquera sûrement. Le problème est que je viens de faire le tour du jeu, je vais donc avant de conclure décrire les différents environnements de compétition.
Vous vous en doutez bien, l’athlétisme est au centre de toutes les attentions avec pas moins de 11 épreuves sur les 20 que compte le jeu. Cette grosse dizaine est subdivisée en 2 sous-environnements : la piste et le terrain, le premier cas de figure rassemblant les épreuves de course et le second…le reste. Vous pourrez également vous ébattre joyeusement dans une piscine olympique et vous prendre pour Laure Manaudou –avant les photos compromettantes-, ou bien déployer vos talents de gymnaste en intérieur. Envie de prendre l’air et de vous défouler ? Choisissez le tir à la carabine –la dénomination officielle est « skeet »- ou le tir à l’arc ! Si vous préférez le face à face, l’escrime et le ping-pong sont faits pour vous. Enfin, s’il vous reste quelques forces, vous pourrez vous dépenser dans l’épreuve d’aviron, particulièrement éprouvante pour les muscles et le cerveau, car elle exige un minimum de concentration. Mais pourquoi sont-ils aussi méchants ? Beaucoup moins réalistes, mais tout aussi amusantes, des épreuves « rêve » vous attendent aussi : certaines sont des reprises d’épreuves officielles, comme « l’athlétisme rêve », reprise d’un 400 mètres à la sauce Mario Kart. D’autres sont totalement originales, comme le saut dans les airs. Mais je vais vous laisser découvrir tout ça par vous-mêmes : mes muscles tétanisés semblent en redemander…ça vous surprend ? Moi aussi. On s’attendait au jeu de licence typiquement foutu en l’air par un budget surtout consacré à l’achat du logo des JO et on se retrouve avec un party-game assez bien fichu dans l’ensemble quoiqu’un peu creux pour peu que l’on s’y attarde au-delà de ce que notre corps nous permet. Je laisse le mot de la fin à mon confrère Nelson M. « Ouiiiiiii cher Greg, c’est une atmosphère de foliiiiiiiie ici dans le salon, les athlètes sont épuisés mais HEU-REUX ! Ah, je vois Sonic qui s’avance…Mister Sonic ? What can you say about –que pouvez-vous nous dire… » Désolé Nelson, je passe sous un tunnel ! A vous les studios.| Avantages -un bon moment en multijoueur -réalisation sans tache -sorti au bon moment Inconvénients -un mode solo pas franchement passionnant -la licence officielle J0 qui ne sert à…rien -un peu crevant à la longue |
Graphismes | C’est propre et efficace, on en prend pas plein la vue, mais ce n’est pas le but et rien ne pique les yeux : mission accomplie. |
| Jouabilité | Ce jeu était attendu au tournant, et rien ne vient entacher ce point : malgré des mouvements répétitifs, il n’y a rien de complexe et les bugs sont aux abonnés absents. | |
| Durée de vie | Les amateurs de records auront de quoi faire avec les 20 épreuves disponibles et le classement mondial. Les épreuves en multi rentabilisent l’investissement, mais ne jouez pas à ce jeu des heures d’affilée, sinon le soufflé retombe (jeu fini trop vite) et vous aurez mal aux bras. | |
| Bande Son | Un speaker omniprésent mais moins énervant que sur d’autres jeux et des thèmes connus pour les fans du plombier et du hérisson bleu…Gentillet. | |
| Scénario | C’est un plombier et un hérisson qui se rencontrent et décident de participer aux JO de Pékin avec leurs cliques respectives…Pas de scénario ici, on note presque la « licence officielle des JO », donc badaboum. |
Commentaires
philyra [2113 Pts] le 30/12/2007 à 11H18
Gregdark [4747 Pts] le 30/12/2007 à 11H39
Zefi [3203 Pts] le 31/12/2007 à 15H15
Poster un commentaire