Uncharted multiplie les comparaisons avec d’autres genres puisque son gameplay est le mélange de trois jeux bien distincts. On pourra donc le comparer à Gears of War pour ses phases de tir puisqu’ici la couverture est primordiale pour avancer. En effet, une dizaine d’individus pourront vous prendre en chasse, et seuls les obstacles comme des ruines ou caisses pourront vous sauver d’une fusillade perdue d’avance. L’autre ressemblance viendrait de Prince of Persia pour sa partie plate-forme. La plupart de ses passages seront sur des corniches instables à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. On aura quelques rares sauts en longueur à faire mais un système d’aide se déclenchera pour assister le saut si la corniche en face est plus ou moins lointaine. Par contre, pas de retour en arrière dans le temps mais un système de checkpoint automatique très pratique qui vous laissera souvent à quelques secondes voir, au pire, à quelques petites minutes de votre chute. La dernière comparaison viendrait de Tomb Raider et de cette chère Lara Croft. Cela viendrait plus de l’ambiance et des endroits que l’on traverse mais aussi d’une partie du gameplay. Des ruines, des cités englouties, un peuple disparu mystérieusement…cela peut rappeler des souvenirs. L’autre détail similaire viendrait des énigmes, souvent simplistes et peu nombreuses certes. Mais activer une roue à eau afin de libérer un passage éveille une certaine nostalgie pour les fans inconditionnels de notre héroïne aux proportions démesurées.
Un bon point là-dessus puisqu’elles sont très variées, les développeurs n’ayant pas voulu nous pousser dans une grande lassitude. Le mariage entre les jeux cités dans la partie précédente influe directement sur les missions et donne un aspect très rythmé. La plupart seront composées de passages de tirs à pied, mais aussi d’une partie plate-forme, d’ailleurs certains chapitres seront entièrement dévoués à un véhicule. Nathan étant très polyvalent, il n’hésitera pas à prendre les commandes d’une mitrailleuse à pied sur un 4x4 poursuivi par des pirates, ou bien conduire un jet ski tout en évitant les bombonnes explosives qui flottent à la surface de l’eau. Leur contrôle demande un petit temps d’adaptation dû à l’inertie, mais après avoir été tué deux/trois fois, on commencera à piger le maniement.
Sur le contrôle de Drake, là aussi, un effort certain a été fait. Drake court, roule, s’accroupi, saute avec une certaine aisance. Mais viser et tirer demande un vrai doigté. En effet, les combats se déroulant souvent à une portée plus ou moins lointaine, viser la tête d’un ennemi est plutôt ardu. Avec un aussi petit viseur, un recul très prononcé et une sensibilité pas si bien adaptée, on ne sent pas que l’on maitrise Drake sur le bout des doigts, et on aura souvent la rage de tirer à deux millimètres de la tête d’un mercenaire alors qu’il ne bougeait à peine. On notera aussi l’implémentation (forcée ?) du Sixaxis pour certains mouvements. Comme jouer sur l’équilibre de Drake sur un tronc d’arbre couché dans le vide ou le lancé de grenade. Mais prenant un temps fou à calculer la trajectoire de l’explosif, dû à l’imprécision de cette technologie, on évitera souvent cette option lors d’une rude bataille.
Le combat rapproché, quant à lui, est, à la manière d’un Metal Gear, le maniement des bras et des jambes de Drake afin d’assener des coups fatals à l’ennemi. Tout dépendra de la position du personnage par rapport à « sa proie » ainsi que du contexte où l’on se trouve. Par exemple, si vous n’avez pas été repéré et que vous arrivez par l’arrière, Drake cassera la nuque du garde sans que personne ne s’en aperçoive. Par contre, si vous avez déjà été repéré et que vous êtes à moins d’un mètre du mercenaire, vous pourrez le frapper de coups de poings et coups de pied jusqu’à le mettre à terre. Le problème, c’est la dangerosité de l’action. L’ennemi répliquera avec des coups puissants si vous ratez votre combo, ou bien si des ennemis vous attendent derrière, ils pourront vous canarder sans problème durant votre petite manipulation. Cette caractéristique est donc très peu utilisée car suicidaire.
Et en ce qui concerne la santé de notre Drake, et bien si vous connaissez Call of Duty ou Gears of War, vous savez que la vie de votre personnage n’est pas un système classique de 100 points de vie, mais une jauge invisible se basant sur le nombre de coups subi en très peu de temps. Si vous êtes à découvert et que vous vous faites toucher plusieurs fois, votre écran changera de couleur (souvent en rouge) pour signaler l’état critique de votre personnage. Il faudra alors se poser dans un endroit calme pendant quelques secondes pour que cette alerte disparaisse. Et bien pour Uncharted, c’est le même système. Cette technique nous force à nous cacher derrière des obstacles et à ne pas charger comme des barbares dans une situation délicate. Un choix plutôt judicieux puisqu’on évite la gestion d’une jauge de vie et les recherches de trousses de secours.
Ce qui avait tout de suite été la marque de fabrique de ce Uncharted, c’est bien ses graphismes. Une palette qui nous montre que la PS3 en a bien sous le capot. Certains ont même essayé de comparer l’un des plus beaux jeux toutes consoles confondues avec la claque PC qu’est Crysis. Peine perdue puisque Crysis opte pour un style beaucoup plus réaliste et donc des textures plus travaillées. Mais Uncharted: Drake’s Fortune fait, lui aussi, tomber beaucoup de têtes avec des textures magnifiques, des ombres dynamiques maitrisées dans une quasi-perfection et des animations totalement bluffantes. Nathan évolue dans une jungle d’une beauté rarement atteinte et les décors sont d’une grande richesse. On prendra comme exemple l’arrivée sur un site où une carcasse d’un sous-marin est échouée près d’une cascade. Un cliché magnifique ! On regrettera peut-être le peu d’interactions avec le décor outre le fait de se cacher. On ne note, par ailleurs, aucune baisse importante de Frame-rate malgré le nombre d’effets affichés à l’écran. Un petit exploit que l’on se doit de souligner sur cette console. On finit par les expressions du visage de Drake toutes aussi réussies, ses faciès dignes d’un film d’animation venant d’une production de chez Pixar.| Avantages - Graphismes splendides - Gameplay convaincant - Variété des missions - Les répliques de Drake Inconvénients - Faible durée de vie - une visée dure à maitriser |
Graphismes | Il n'y a quasiment rien à reprocher. UDF est sûrement dans le top 3 des jeux ayant la meilleure réalisation au jour d'aujourd'hui. |
| Jouabilité | La jouabilité est correcte mais on regrettera une visée mal assistée qui nous donne quelques crises de nerfs. | |
| Durée de vie | Le point faible du jeu puisqu'un joueur lambda réussira à le finir en 8 heures en moyenne. | |
| Bande Son | La bande-sonore n'est pas mauvaise mais un peu trop en retrait. Les doublages sont quant à eux très convaincants. | |
| Scénario | Un scénario digne d'un Indiana Jones. En clair, il est de qualité sans de trop grandes prétentions. |
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Commentaires
Zefi [3172 Pts] le 07/05/2008 à 13H23
Ganon [3420 Pts] le 07/05/2008 à 15H16
Zefi [3172 Pts] le 09/05/2008 à 13H59
Ganon [3420 Pts] le 11/05/2008 à 01H08
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