Le championnat propose d’emblée un choix cornélien de nationalité (américaine, européenne ou asiatique) qui, outre le choix de la première voiture, déterminera le prix des modèles suivants et l’accès aux premiers championnats. Avant chaque course il est évidemment possible voire fortement recommandé de passer par le combo réglages + essais libres. Les amoureux du réglage de rapport et les fêlés de la barre anti-roulis s’en donneront à cœur joie tant les possibilités sont nombreuses et réellement déterminantes en course. Mais si les techniciens chevronnés trouveront de quoi s’occuper quelques longues journées d’été les esthètes purs ne seront pas en reste puisque la partie customisation du véhicule est encore plus poussée que dans le précédent épisode laissant libre court à l’imagination du joueur (et à sa coordination des pouces) pour transformer votre bête de course en LA voiture qui vous rendra unique sur le live.
Mais outre cet aspect purement pratique le miracle de la multiplication des bagnoles dispose aussi du revers de la médaille à savoir une modélisation en dents de scie des voitures les moins ‘tape à l’œil’. Et là où les souris agiles de chez Bizarre Creation (PGR) pouvaient modéliser des voitures comportant jusqu’à 90 000 polygones incluant une reproduction terrifiante de détails des intérieurs, on se retrouve avec des caisses à savon aux vitres opaques. En découle directement l’absence d’une vue cockpit digne de ce nom, le joueur doit alors se contenter d’une capot qui aux dires des développeurs serait bien plus réaliste puisque le pilote de course se concentre sur la route au loin et ne peut donc pas voir son tableau de bord, mouais pas convaincu d’autant que sur les plus petites bagnoles le capot n’apparaît même pas ! A trop vouloir en faire on finit par bâcler le boulot diraient certains aigris…
A l’instar du reste le jeu se veut dans sa conduite à la fois complet et accessible. Très simu dans sa gestion du transfert de masses ou du comportement des différents bolides le jeu impressionne par le soucis du détail et le respect de règles de physique strictes avec par exemple une excellente simulation du comportement des pneus. Selon la gomme choisie, la surface, le temps, la température, le nombre de tours, l’accroche se retrouve sensiblement modifiée et impose une adaptation de tous les instants de la part du pilote. Cependant le tout reste à la portée de n’importe qui avec de nombreuses aides à la conduite activables comme le tracé de la trajectoire parfaite ou l’avertissement de freinage. Avec le nombre de voitures à débloquer et les différents réglages la progression s’effectue en douceur et la marge est plutôt importante sans être rebutante. En gros que vous soyez expert de Gran Turismo, accro frénétique de courses de grand tourisme avec vos place réservées à Magny Court ou simple curieux, il y a toujours matière à s’amuser sur Forza 2.
Mais si Forza Motorsport 2 semble proposer tout ce que l’on est en droit d’attendre de la part d’une simulation de haut standing le jeu se heurte aux limites du genre. Les graphismes par exemple sont très propre, les modélisations des différents bolides vraiment fines et l’ambiance des tracés plutôt bien respectée. Et pourtant le parti pris réaliste et l’univers strict de la course sur circuit impose une austérité glaciale, oubliez les effets de lumière aveuglants dans le Tokyo nocturne de PGR ou l’impression de vitesse affolante sur les spéciales de Colin McRae ici C10 nous propose le circuit dans une froideur implacable, seul le ciel très bien rendu apporte un peu de couleur c’est assez dommage et d’autant plus gênant que les effets de motion blur permettant de doper l’impression de vitesse via un filtre ‘flou’ sur les décors sont étrangement absents rendant la conduite assez molle, même à plus de 200km/h on n’a jamais la sensation d’être scotché au fond de son baquet. Plus étonnant encore la gestion des dégâts est assez folklorique : mis à part quelques rayures de carrosseries et spoilers enfoncé rien n’arrivera à votre voiture indestructible et ce, même en tapant violemment dans une glissière à 260km/h. Ca fait franchement tâche après les démantèlements complets de FlatOut ou Colin McRae.| Avantages -Complet -Long -Simu -Quand même joli Inconvénients -Rigide -Froid -Pas de dégâts? -Pas de Motion blur |
Graphismes | Trés joli mais manque d'effets. |
| Jouabilité | Simu accessible, pas de problème de ce coté là . | |
| Durée de vie | Ceux qui accrochent auront de quoi s'amuser un bon bout de temps + Live. | |
| Bande Son | Vroum vroum | |
| Scénario |
Images (4)
Commentaires
Vinz [8713 Pts] le 24/07/2007 à 01H40
BlueHunter [2694 Pts] le 24/07/2007 à 19H17
Zefi [3203 Pts] le 16/08/2007 à 00H23
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