Cette fois-ci et après un court et mystérieux prélude, l’aventure débute par les malheurs d’une charmante habitante de Casablanca. Est-elle en danger de mort ? Echappe-t-elle à une explosion ? Combat-elle des monstres hideux ? Eduque-t-elle des dauphins ? Non, elle se questionne sur son programme de la journée et sur la manière de s’habiller. Non Zoë n’est pas une aventurière en minishort et à longue natte, elle ne planque pas une armure de combat dans son armoire rongée par les mites et ne cache pas de combinaison moulante sous son jean. Ficelle traditionnelle du jeu d’aventure, un peu oubliée avec la mort du genre, la mise en situation extraordinaire d’un personnage tout à fait lambda marche ici à la perfection et les problèmes (parfois ultra futiles) de l’héroïne renforcent sa crédibilité de même que son doublage français réalisé par Laura Blanc (la voie de Jennifer Garner et Kate Beckinsale entre autres) dommage que tous les personnages n’aient pas bénéficié d’un tel traitement de faveur…
Réaliser la suite d’un jeu qui a fait l’unanimité dans la presse comme chez les joueurs n’est jamais chose aisée, en effet comment réussir à conserver le charme du jeu original tout en apportant assez d’innovations pour agrandir le cercle d’amateurs et rendre le jeu plus accrocheur ? Dans le cas Dreamfall l’équipe a d’abord souhaité passer à la 3D. Intention très louable il est vrai, mais terriblement hasardeuse quand on connaît le principe même du titre : chercher, discuter, comprendre. Pour donner un peu de peps aux phases d’exploration et faciliter grandement la prise en main, le jeu est doté d’un système de « champ de vision » qui fait apparaître une mire distinguant les objets/PNJ avec lesquels il est possible d’interagir. Bon ça révolutionne pas le genre et c’est moins fin que le système de Fahrenheit mais c’est toujours agréable de pas avoir à se coller à chaque bout de décor pour voir s’il n’y a pas quelque chose à actionner.
Tous les lecteurs assidus du site vous le dirons : Dreamfall a été annoncé il y a longtemps, très longtemps. Et voir un jeu clef de l’aventure se cantonner au PC et à la Xbox en ces temps de « nesk gen » au rabais, fait un peu un drôle d’effet. Impression directement confirmée dès les premiers pas dans l’univers : graphismes chaleureux, mais loin de surexploiter les cartes graphiques, personnages modélisés selon leur importance dans l’histoire, présence de nombreux clones pour un nombre de PNJ finalement pas extraordinaire et surtout, surtout, des temps de chargements à la limite du supportable qui rappelleront quelques crises de nerfs aux amateurs de Shenmue… En effet quoi de plus lourd que de se taper un écran noir aux couleurs du titre à chaque fois que l’on passe une nouvelle porte ou que l’on tourne au coin d’une ruelle. Ce détail pourrait sembler anecdotique si la progression était faite pour les minimiser, mais bien au contraires les millions d’allers-retours imposés par la narration ne fait que mettre le doigt sur un défaut pourtant inexistant dans des jeux proposant des aires d’évolution largement aussi grande et laissant planer un petit doute sur l’habilité des développeurs à maîtriser les techniques du chargement camouflé (pendant le jeu ou dans une cinématique).| Avantages -Un jeu d'aventure, ça manquait. -Pas désagréable visuellement. -Persos et univers attachants. -On sourit parfois. Inconvénients -Animations en carton. -Temps de chargements insoutenables. -Dialogues mous et longs. -Trop de phases de jeu inutiles. |
Graphismes | C'est correct, mais la carte graphique de votre PC ne surchauffera pas... |
| Jouabilité | Quelques bonnes idées, mais on n'égale pas Fahrenheit. | |
| Durée de vie | Comme d'hab : trop courte pour ceux qui affectionnent l'ambiance. | |
| Bande Son | Très sympathique au niveau des musiques, le doubalage est de bonne qualité. | |
| Scénario | Le point fort du jeu, dommage que les differents dialogues soient aussi inégaux |
Images (7)
Commentaires
Vinz [8725 Pts] le 13/07/2006 à 21H50
Giggs [1809 Pts] le 28/07/2006 à 15H45
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