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Killzone 2

Console : Playstation 3
Éditeur : Sony
Développeur : Guerrilla
Date de sortie : 25 février 2009
Multijoueurs : oui
Public : 18 ans et +

Note des membres
1 vote (5.00 / 5)
Posté le Lundi 02 Février 2009 par Ganon
Pendant tout son développement, Killzone 2 aura fait beaucoup parler de lui. Entre la fausse vidéo in-game diffusée à l’E3 2005, ou bien les dires de Sony voulant rassurer en vain le public sur l’authenticité graphique du soft, c’est peu dire d’avouer que le développeur hollandais Guerilla, en charge du projet, avait un poids conséquent sur ses épaules. A moins d’un mois de sa sortie, nous avons eu la chance de passer quelques heures en sa charmante compagnie. De quoi décortiquer sans vergogne ce qui nous attend durant la campagne et si les promesses de l’éditeur ont bien été tenues.


War is so good


D’emblée, il est bon de savoir qu’aucun spoiler ne viendra entacher l’article et l’on s’attardera principalement sur l’expérience de jeu. Néanmoins une petite piqûre de rappel sur le synopsis ne fera de mal à personne. Killzone 2 fait donc suite aux évènements de Killzone 1 sorti sur PS2 et Killzone Liberation sorti sur PSP. Après avoir repoussée l’attaque des Helghasts sur la colonie Vekta deux ans auparavant, l’alliance (ISA) décide d’envahir Helghan, la planète mère des Helghasts, afin de capturer le leader auto-proclamé Scolar Visari et d’endiguer la menace pour de bon. On suivra ainsi le périple de la team Alpha à travers les yeux de Tomas Sevchenko, dit Sev, et de ses acolytes Rico, Natko et Garza qui essayent à tout prix de survivre sur cette planète hostile. L’univers Neo-apocalyptique de Killzone 2 semble maitrisé et cela est très rapidement prouvé par les graphismes du soft.

Car oui, Killzone 2 en met plein la vue. Malgré des textures ternes dans les premiers niveaux, le jeu sera par la suite beaucoup plus varié dans ses environnements et nous montre tout le potentiel du monolithe noir. Des effets de lumières saisissants avec un lens flare aveuglant, un aliasing inexistant prouvant la maitrise des studios hollandais et une action soutenue font du titre de Guerilla l’un des plus beaux jeux de cette génération. Tout ceci étant englobé par une qualité de l’animation et des ragdolls, quoique exagérés pour certains, presque jamais atteinte dans un soft à l’heure actuelle. Mais ce n’est pas tout, malgré cette ambiance post-apocalyptique très froide, on ressent un monde cohérent et vivant, avec des cendres virevoltant dans l’air, certains objets s’envolant au gré du vent, ou la possibilité de détruire certaines surfaces (des plaques de bétons s’écroulant d’un pilier) à la manière d’un Gears of War 2, qui font de Killzone 2 une des plus grosses prouesses graphiques de cette génération. En clair, le soft de Guerilla nous décroche la rétine et ce n’est pas pour nous déplaire.


Headshot en combo X4

La campagne se divisera en dix chapitres, chacun correspondant à un environnement différent, et même s’il n’a pas été possible de le vérifier, le joueur lambda devrait arriver au crédit de fin en une petite dizaine d’heures tout au plus. Ce qui est dans la norme des FPS d’aujourd’hui. Sev aura un arsenal plutôt conséquent puisqu’il a la possibilité de prendre toutes les armes de l’ISA mais aussi celles Helghasts. Cela va du simple fusil d’assaut, au pompe en passant par le classique lance-roquettes. Ne croyez pas pour autant que cela se limite à ce genre d’armes puisque certaines moins conventionnelles viendront garnir votre arsenal. Cependant, on ne pourra en porter que deux à la fois, une dite lourde comme un fusil mitrailleur et une autre dite légère comme le magnum. Leur maniement demandera un léger temps d’adaptation car celles-ci deviennent très rapidement imprécises (le crosshair s’élargit voire disparait lors d’un tir continu), il faudra alors tirer avec de courtes rafales pour rester le plus efficace possible.
Il ne sera pas étonnant par ailleurs de tomber en rade et de fouiller les cadavres pour obtenir quelques précieuses balles, surtout si le jeu est paramétré en difficile (quatre niveaux en tout) étant donné qu'un chargeur est souvent nécessaire pour mettre un Helghast à terre. Ces derniers sont plutôt intelligents, ils chercheront souvent à se couvrir et prendront un malin plaisir de vous contourner ou de tirer en aveugle pour vous forcer à vous cacher. Bref, les joueurs attendant un FPS difficile ne seront pas déçus. Par contre on regrettera la progression qui nous a parus très classique, Il faudra la plupart du temps nettoyer le secteur avant que le jeu nous donne l’occasion -l’autorisation- d’avancer à la zone suivante. Aussi, et même si le jeu s’avère linéaire, on reprochera un level-design peu pratique qui n’indique pas implicitement la direction à prendre. A quelques occasions, on se sentira perdu dans tous ces décors et il ne sera pas étonnant de chercher son chemin durant de petites minutes. Heureusement qu’une pression sur le haut de la croix directionnelle permet d’afficher une indication vers le prochain objectif mais répéter cette action une cinquantaine de fois par niveau reste énervante.

Concernant sa maniabilité, Killzone 2 demandera un léger temps d’adaptation au joueur pour assimiler la plupart des déplacements de Sev. Elle s’avère lourde voire lente mais n’est pas pour autant pénalisante. En effet, Guerilla a opté pour des mouvements réalistes. On se retrouvera donc sans défense si l’on a voulu donner un coup de crosse à un Helghast et que ce dernier nous a esquivés en se logeant derrière notre dos. Cela va de paire avec certains passages en véhicules. Une jouabilité qui force le joueur à rester prudent, mais la plus grosse particularité du soft est la possibilité de se planquer derrière les murs. Une pression continue sur L2 près d’un muret vous permettra donc de vous couvrir derrière celui-ci. Il faudra alors maintenir le joystick droit vers une direction -en haut ou sur les côtés- afin de sortir votre tête de l’abri pour ensuite tirer avec R1, mais vu l’imprécision des armes il sera nécessaire de presser également la touche L1. En résumé, il faudra utiliser quatre voire cinq doigts pour utiliser correctement cette fonction. Une particularité déconcertante et peu ergonomique qui gâche totalement son utilisation. Quant au Sixaxis, Guerilla a réussi à très bien l'intégrer puisqu’il servira à tourner des manivelles ou à activer des explosifs en inclinant la manette, et cela sans aucune difficulté.

Killzone 2 semble bien parti pour devenir le meilleur FPS de la PlayStation 3. Doté d’une plastique de rêve et d’un gameplay classique mais efficace, cette exclusivité Sony risque de taper très fort en ce début d'année. Il ne restera plus qu’à confirmer l’essai avec un scénario solide impliquant suffisamment le joueur, des moments forts dans la campagne solo avec un replay-value honnête et surtout un multijoueur de qualité pour ne pas le lâcher trop vite. On croise les doigts.
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Commentaires

04 Feb. 2009 | 19h20


Zefi
Bon ben quand j'aurais la PS3, il sera miens, ne serait-ce que pour la prouesse graphique !
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