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Gears of War 2

Console : Xbox 360
Éditeur : Microsoft
Développeur : Epic Games
Date de sortie : 7 novembre 2008
Multijoueurs : oui
Public : 18 ans et +

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Posté le Lundi 29 Septembre 2008 par Ganon
Gears of war (GeoW) aura sans doute été le point de départ du succès de la Xbox 360. Véritable blockbuster exclusif à la console de Redmond, le titre d’Epic a mis les bases du jeu Next-gen avec des graphismes encore jamais vu pour l’époque, un nouveau gameplay plus ou moins tactique pompé moult fois par d’autres jeux les années suivantes, et un mode multijoueur qui a encore beaucoup de succès aujourd’hui. Sa suite arrive donc le 7 novembre et Cliff Bleszinski n’a pas manqué de faire le déplacement pour une présentation de son jeu à Paris (et en Europe).


« Je me lance des fleurs »


Comme si on était dans une réunion d’entreprise, Cliff, à l’aide d’un écran, nous donne les principaux points importants sur les ventes de Gears of War et les objectifs fixés pour le second épisode. Ainsi, il se félicitait que le jeu se soit vendu à plus de 5 millions d’exemplaires à travers le globe et que le contenu additionnel multijoueur ait été téléchargé plus de 4 millions de fois. En ce qui concerne sa suite, il insistait beaucoup sur les petites nouveautés que l’on a déjà entendues de parts et d’autres dans des interviews ou annonces sur des sites américains. Comme un mode co-op où chacun pourra choisir sa difficulté : un équilibrage automatique sur la résistance du personnage et la puissance des armes se feront alors si l’un des joueurs a choisi un mode plus difficile ou plus facile par rapport à son allié. Mais aussi une campagne plus longue et aussi plus profonde scénaristiquement, avec par exemple un Dominic Santiago qui cherchera sa femme disparue. Ou bien encore de nouveaux modes multijoueur, comme un CTF à la sauce Epic où il faudra capturer un paria sur la map (qui se défendra) et le ramener dans sa base. Sans oublier les ajouts graphiques avec la possibilité d’afficher à l’écran des dizaines et des dizaines de locustes, l’eau qui réagit aux mouvements de nos pas et de nos tirs, une physique améliorée (même si l’on pouvait toujours jouer au foot avec les cadavres), etc.

En clair et sans trop « spoiler », les seules nouveautés venant de Cliff étaient la présentation du boss remplaçant Raam. Cette fois-ci, ce n’est plus un locuste lent et imposant, mais un être bien plus rapide et agile qui sautillera un peu partout. Skorge, c’est son nom, possédera une double épée (à la manière d’un Darth Maul dans Star Wars) avec à chaque extrémité une tronçonneuse, de quoi empaler deux soldats CGU à la fois. La seconde et dernière nouveauté était une petite démonstration du lead designer d’un nouveau niveau dans des cavernes locustes (sans doute le chapitre 2). L’originalité venait de l’interaction avec d’énormes vers invulnérables qui nous permettait de nous mettre à couvert ou de tout simplement débloquer le passage devant nous. Bref, pas de quoi casser trois pattes à canard ! Dans tous les cas le plaisir était ailleurs…


Bigger, better and more badass !

C’est donc durant une après-midi entière qu’on a pu mettre la main sur le premier chapitre du jeu ainsi que sur le tout nouveau mode multijoueur « Horde ». D’avance et pour tous les détracteurs parlant d’un Gears of War « 1.5 » : vous avez raison. Il est clair que ce Gears of War 2 est une simple évolution du premier opus et qu’il n’y a plus rien de surprenant quand on met les mains dessus. Pourtant on prend un malin plaisir, voire une quasi jouissance, de retrouver notre Marcus pendant le premier chapitre de l’aventure. Graphiquement, le jeu ne change pas, ce qui n’est pas plus mal, mais certains effets de lumières ou d’explosions montrent qu’Epic a bien optimisé le moteur. Malgré tout trois détails nous titillent l’œil et montrent une grosse évolution technique. La première est l’expression des visages. Enfin Marcus, Dom, Cole ou Baird possèdent une mine expressive. Fini donc les faciès qui ne bougeaient à peine à part leur bouche. Lorsque Dominic pique une crise on y croit enfin, avec des yeux exorbités, des sourcils épousant son front et une bouche aussi ronde qu’une balle. La seconde grosse évolution vient des décors totalement ouverts avec une énorme distance d’affichage. Après un prologue très classique pour du Gears, on a pu essayer ce fameux moment où l’on doit défendre un énorme convoi de foreuses des attaques locustes. Même si l’on est plus concentré à viser les missiles némacystes avec notre gatling sur pied, l’immersion est parfaite avec l’énorme arrière plan d’une vallée. On se sent réellement petit dans le décor et voir le second convoi en pleine bataille en contrebas nous donne quelques frissons, comme si la guerre était partout. On regrettera seulement que le feuillage des arbres proches de nous n’était que deux tranches de textures vertes posées sur un tronc. Enfin, la dernière évolution, déjà connue, est le nombre de locustes augmenté à l’écran. Ici, l’ambiance pourrait être similaire aux batailles de la trilogie de Peter Jackson : Voir presque une centaine de larves locustes sortir des énormes puits creusés, et prendre d’assaut une des foreuses de la CGU en étant aidé par deux Brumak et un peu plus loin par un Corpser, ça n’a pas de prix ! Bref ça tire de partout, l’intensité est à son paroxysme et on espère que le rythme de GeoW 2 ne baissera pas d’un iota par la suite. Mais dès la deuxième partie du chapitre, Epic Games en met plein la tronche !

C’est justement après ce passage qu’on se rendra réellement compte des évolutions du gameplay dans GeoW 2 puisqu’ici nous devrons percer un front au convoi dans un village en montagne. Pour les férus des succès, des encadrés avec une jauge apparaitront sur le coin droit de l’écran et nous donneront en temps réel le nombre d’actions restant pour le ou les débloquer. Par contre, petit souci, si on en effectue trois, comme tuer plusieurs locustes avec une arme différente, alors trois encadrés noirs apparaitront nous cachant ainsi légèrement la visibilité sur la droite. Autre grosse nouveauté, c’est, à la manière d’un Halo 3, l’apparition d’armes lourdes avec un nombre extrêmement limité de munitions. On avait pu voir la Gatling lors d’une vidéo cet été, là on a eu l’occasion de s’équiper du mortier. On maintient alors le bouton de tir pour jauger la distance puis on le relâche pour libérer l’obus, une fois celui-ci en l’air, il explosera en plusieurs petits missiles -une dizaine- qui s’écraseront rectilignement pour faire un véritable tapis de bombes massacreur.

Enième changement qui a son importance, le fait de se déplacer lorsqu’on est à terre que cela soit en solo ou multijoueur. Plus la peine d’attendre dans un coin pour qu’on vous relève ; dans GeoW 2, vous pourrez vous éloigner du front où vous êtes tombé et rejoindre doucement vos coéquipiers postés derrière vous. Petit détail supplémentaire, cela marche aussi en étant seul dans la campagne solo puisque l’IA aura la possibilité de venir vous relever. Par contre, si un locuste vous voit à terre, il n’hésitera pas à vous faire un petit « fatality » en vous écrasant la tête. Autre modification et cela concerne les bourrins qui adoraient courir vers les ennemis, fusil à pompe à la main, pour leur flanquer une rouste à bout portant ; on ne pourra plus les surprendre si on est pris sous un feu soutenu. Notre personnage ralentira dès qu’il se prendra une grosse bastos dans la poire, et il sera impossible de viser correctement si on s’arrête de courir à cause du « trop plein de balles ». En clair, la stratégie « rush sur le front » ne devrait plus être aussi efficace comme auparavant.

Le solo avait donc de la gueule avec de nouveaux ennemis bien casse-burne et plutôt variés comme ces chiens locustes kamikazes. On émettra seulement un doute sur la durée de vie de la campagne puisqu’il nous a fallu à peine plus d’une heure pour terminer le chapitre un en facile, mais l’intensité et la variété de certains passages ainsi que la richesse des décors mettaient ce petit bémol quasiment aux oubliettes pour cette preview.


« Dés-horde » en perspective

Horde, voici l’un des nouveaux modes multijoueur de Gears of Wars 2. Rien de très original puisqu’en résumé, ce n’est qu’un mode « survivor » en coopération à cinq joueurs où il faut résister à une cinquantaine de vagues locustes sur une carte multijoueur. Dans le fond, il est plutôt fun et sacrément corsé, mais il sera loin de remplacer le classique deathmatch en équipe dû à une certaine répétitivité. Pourtant cela nous a permis de nous rendre compte des ajustements qu’Epic Games a fournis dans cette suite.

Tout d’abord au niveau des armes déjà apparues dans le précédent opus (je ne ferai pas allusion aux détails déjà connus comme les batailles de tronçonneuses). Commençons par le changement qui fera jaser pas mal de monde : le sniper. Mauvaise nouvelle pour tous les campeurs adorant foutre à terre ses adversaires avec des balles en argent (ou éclair peu importe son appellation) : la puissance de tir a été abaissée. Vous aurez donc beau tirer dans le corps d’un locuste, il ne s’écroulera pas avant deux à trois tirs même en ayant rechargé rapidement. Seul le Headshot est radical. Le boomshot quant à lui a une trajectoire en parabole beaucoup plus prononcée et a lui aussi été diminué en puissance. Bref là encore, certains joueurs vont faire grise mine. La dernière arme où l’on a pu déceler un léger changement concerne l’arc. Cette fois-ci rien de bien méchant puisque si on atteint une cible à la tête, elle explosera purement et simplement et le kill sera considéré comme un Headshot. Sans oublier que le ciblage blanc (avant bleu) devient maintenant jaune si on vise correctement un ennemi pour plus de lisibilité.

Le mode Horde nous a aussi laissé entrevoir la variété des ennemis qu’on aura à affronter en solo. C’était une grosse faiblesse dans le premier épisode, et on peut vous dire que l’équipe de Cliff a mis le paquet. On retrouvera bien sûr les anciens, des variations d’anciens et des nouveaux. Le Locuste boomer par exemple sera décliné en plusieurs formes : un soldat avec une machette à la main, un autre avec une chaine où est accroché une grenade qu’il fait tourner autour de sa tête, ou encore un avec une énorme sulfateuse. On pourrait encore en citer plusieurs mais ça serait gâcher certaines surprises. Bref, on sera clairement bien servi à ce niveau là ! Enfin, le dernier point qui laissera certains perplexe est la destruction des décors qui fait plus gadget qu’autre chose. Certes, cela rajoute de l’immersion et de la tension lors des combats quand un petit bout de placo se détache du bloc où l’on s’est caché, mais cela fait pour le moment très léger. N’exagérons pas non plus en disant qu’on attendait des décors totalement destructibles mais on aurait pu s’attendre à une feature un peu mieux implantée. Dans tous les cas, ces changements ont été aperçus sur quelques cartes multijoueur, donc il est tout à fait possible que cela change dans la campagne…


En clair, Gears of War 2 s’annonce comme la meilleure exclusivité Xbox 360 de cette année. Le jeu d’Epic Games a toujours ce côté « addictif » qui nous donne une impression de découvrir pour la première fois cet univers. Toutes ces petites nouveautés qui permettent au joueur de renouveler son plaisir et d’y découvrir un jeu nouveau. Seul la question de la durée de vie de la campagne solo reste en suspens, mais, au vu de cette journée, on peut déjà dire que tout le reste promet d’être dantesque ! La bataille pour Sera recommence donc le 7 novembre.
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Commentaires

29 Sep. 2008 | 23h07


Vinz
Bon y'a plus qu'à attendre qu'il sorte :-) !
Mais vu les qq bons jeux qui sortent dans cette période, le choix ne sera pas forcément facile mmm, on fera avec ! (enfin tu me diras, quels "bons" jeux vont sortir hein ? ^^)

02 Oct. 2008 | 12h01


Zefi
Linéaire, bourrin à souhait, scénario sans importance (A suivre mais je me fais pas trop d'idée), Mode coop sur une même console, un jeu que je prendrais en occasion avec son prédécesseur lorsque je me prendrais la 360.

Fable II et Ninja Gaiden II reste une priorité malgré tout :D

02 Oct. 2008 | 18h39


Gomo
Le gameplay est bien plus technique qu'on peut le croire. La coop est dispo en local sur une même console, en LAN et sur le Live. Arrête de déconner, si tu te prends une 360, prends Fable 2 et au moins GoW à 25€ en premium.

03 Oct. 2008 | 10h21


Zefi
Seul le coop sur la même console m'attire, pas de live, pas envie de payer 60 euros en plus... Technique, heu, je te renvoie aux anciens Raimbow Six (le III et ses prédécesseurs), je vois ce que tu veux dire Gomo, il suffit pas de courir et de tirer, se mettre à couvert, faire des roulades, tirer à l'aveugle sera vite une obligation pour ne pas mourir (J'y ai joué au premier Gear Of War). Je n'ai jamais dit que c'était un mauvais jeu ! Pas besoin d'être si agressif ;-)

04 Oct. 2008 | 16h51


Vinz
Le live à 60 euros n'est pas cher vu que le service est de très bonne qualité. Nintendo est sûrement gratuit à ce niveau là mais ça va pas loin ... vraiment pas du tout.
* Pour le reste du jeu je vous laissez discuter :-p

05 Oct. 2008 | 21h06


Zefi
Je préfére neammoins pas trop encourager cette façon de faire... Acheter le jeu suffirait d'après moi. :-)
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