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El Shaddai : Ascension of the Metatron

Console : Playstation 3
Éditeur : Konami
Développeur : Ignition entertainment
Date de sortie : 9 septembre 2011
Multijoueurs : non
Public : 12 ans et +

Note des membres
2 votes (3.25 / 5)
Posté le Vendredi 12 Août 2011 par philyra
Avant d’être des témoignages spirituels à dimension religieuse, certains diront que l’Ancien Testament et ses textes associés sont avant tout remplis d’histoires aussi diverses que variées. Outils de références intemporels, les acteurs du jeu vidéo avaient déjà pris conscience de la magie qui anime les pages évoquant une mer qui se scinde en deux, un homme qui marche sur l’eau ou bien encore des anges qui s’opposent aux démons. Le résultat s’annonce-t-il aussi impressionnant que l’ouvrage en ce qui concerne El Shaddai ? Des éléments de réponse se cachent dans les lignes qui suivent...


Anges & Démons


El Shaddai : Ascension of the Metatron résume de manière assez libre les 71 premiers chapitres du livre d’Enoch. En découle un scénario qui met en scène le déclin céleste des anges et l'éclatement de la colère de Dieu à travers le Déluge. Pour prévenir cette catastrophe qui menace alors la race des Hommes l’un d’entre eux, un scribe inférieur du ciel nommé Enoch, propose une alternative à ce lavage par le fond et se lance tel un émissaire guerrier dans une quête épique pour mettre fin aux agissements des renégats. Il s’agit d’anges, les Grigori, qui ont eu pour tâche de veiller sur le monde des mortels mais ont finalement voulu goûter aux délices de la vie humaine et de ce fait ont perdu leurs attaches avec le Créateur. Seulement il ne convient pas de Le décevoir et notre cher Enoch va devoir se battre comme un lion pour remettre les principaux responsables dans le droit chemin... Et quoi de mieux qu’un Beat’m all pour leur faire comprendre la leçon ?

Les combats justement, qui s’annoncent boostés à 60fps avec un moteur PhysX en support de l’action, s’enchaînent principalement dans des arènes. Fermées ou non, celles-ci se succèdent au fur et à mesure de notre ascension dans la douzaine de niveaux de la Tour de Babel, monument blasphématoire bâti à la gloire des anges déchus et où ces derniers se sont cachés. On remarque d’ailleurs avec amusement qu’à cette époque Lucifer est encore le bras droit de Dieu et votre allié. Toujours occupé au téléphone à discuter avec le Créateur, il représente à chaque rencontre un point de sauvegarde. Néanmoins on remarquera très vite que la mort n’est pas des plus pesantes dans le jeu. Ainsi vous sera-t-il possible de revivre même après avoir perdu tous vos morceaux d’armure (qui représentent vos points de vie en somme) et ce en appuyant sur tous les boutons de la manette à la fois ou presque. Certes il existe un écran de Game Over mais il vous faudra sans doute jouer dans le mode le plus difficile (sur 5 degrés de difficulté) pour le voir s’imposer à l’écran.

Outre ses poings et ses pieds qui font d’Enoch un personnage relativement peu puissant, il existe 3 armes de combats. Le système fonctionne alors sur un schéma pierre-feuille-ciseaux. On trouve the Arch, l’équivalent d’une épée avec une forme d’arc, the Gale, un engin de tirs multiples, et enfin the Veil, un bouclier qui se scinde à loisir en deux gantelets. A chacune de ces armes est associé une Sagesse de Dieu. Dans l’ordre cela donne la capacité de planer, de faire un rush, et enfin de se protéger. En clair, on a droit à un certain classicisme du côté du gameplay, et une certaine simplicité puisque seuls 3 boutons sont requis : un pour l'attaque, un pour le saut et un dernier pour la garde. Toutefois, au bout de 30 min de jeu (soit après avoir fini le niveau 2 dans son intégralité) on peut considérer que le timing, la capacité de voler les armes de ses adversaires une fois assommés, l’overboost quand les combats s’éternisent ainsi que la nécessité de purifier son arme pour qu’elle ne soit pas trop dépourvue de puissance offrent de la profondeur aux combats. Sans compter l’usage des pouvoirs ni même la jauge de boost qui permet de faire passer un ultra combo inratable une fois remplie mais qui dans les faits semblait difficile à obtenir. Ce sont d’ailleurs principalement les boss ou mi-boss qui seront l’occasion de creuser cet aspect du gameplay compte tenu des mécaniques qui en font des personnages plus puissants de nature...


Le Mal au service du bien


Cependant, ces phases ne représentent q'une partie du temps de jeu et pour le reste il s’agit plutôt d’explorer les environnements à la recherche de points de boost (pour votre jauge), de cœurs (pour reconstruire morceau par morceau votre armure) ou de bonus divers (principalement des tenues, artworks, musiques, voire des nouvelles fins), avec quelques mécanismes à activer à droite et à gauche. Toutefois on est loin de s'en plaindre tant les environnements sont inspirés et devraient attirer le regard de la majeure partie des joueurs. Il faut dire que la direction artistique tire habilement parti de plusieurs univers connus. Chaque niveau se pose comme l’antre d’un Grigori et révèle une esthétique différente : par exemple le niveau 3 rappelle Okami, avec ces volutes d’encre qui sentent bon le Nippon, le niveau 4 évoque Midgard (de la série des Final Fantasy), cité utopique où les conflits vont bon train et où a lieu une course de moto incongrue pendant laquelle notre armure revêt un style Dead Space alors que la phase se rapproche clairement d’un Wipeout...

Dans l’ensemble ces univers sont très épurés mais bénéficient de couleurs et d’effet visuels dynamiques qui transpercent l’écran. C’est le cas pour les séquences 3D et d’autant plus vrai lors les moments de plateformes en 2D qui constituent environ la moitié des environnements (40% pour être exact). Ici beaucoup moins de combats, on use principalement des trois pouvoirs des armes à disposition pour atteindre la fin des niveaux à force de sauts et de pirouettes en tout genre. Seuls les Nephilim, les rejetons des anges et de leurs amantes, seront sources d’obstacles notables. Là encore les références sont agréablement vivantes, avec des blocs musique sortis de chez Mario-world, ou un immense et sublime vitrail en arrière-plan qui rappelle à notre bon souvenir ces artworks du même acabit de Fable ou de Zelda the Windwaker. En choisissant de ne jamais mettre d’indications à l’écran (pas de HUD en somme), les développeurs ont accentué d’autant plus le potentiel immersif de l’aventure.

S’il y a donc un élément qui retiendra nécessairement l’attention du public c’est bien celui-là. Or, si on ajoute le décalage avec le blondinet Enoch qui sous son armure porte un jean en plus d’être torse nu, Lucifer qui arbore un look de beau gosse rebelle en plus d’être une victime de la technologie portable, et les quelques phases qui paraissent totalement hors-contexte (la fameuse course en moto) on se retrouve avec un cocktail véritablement (d)étonnant qui tranche avec le banal jeu d’action. Pour en rajouter une couche on notera le dynamisme qui émane du jeu dans son ensemble et des combats en particulier, les musiques qui pour le peu qu’on en a entendu se profilent sous un angle épique et les dialogues pour la version anglaise qui étaient convaincants (à savoir que la version japonaise sous-titrée sera disponible). Seules quelques rigidités inopinées des personnages lors de certaines séquences, les petites zones souffrant d’aliasing ainsi que les fautes d’orthographe dans la traduction ternissent un tableau malgré tout extrêmement prometteur. Sortie prévue le 8 septembre 2011.


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