Une très bonne surprise
Voici un jeu qu’on n’attendait pas parce qu’on en n’entendait pas trop parler, mais qui était bien conscient de son potentiel. Disaster : Day of Crisis disposait au Festival des Jeux Vidéo d’un stand réservé à lui seul. J’avais déjà entendu parler d’un projet en développement qui nous aurait mis face à des catastrophes naturelles (séismes, tsunamis…). On aurait alors dû les surmonter au côté d’une jeune fille qu’on aurait secourue, mais c’était il y a déjà quelques années et franchement je ne sais pas s’il s’agissait vraiment de Disaster. En tout cas le concept m’avait semblé prometteur.

Car effectivement, Disaster est TRES prometteur, et pour peu qu’il sorte un peu plus tard que prévu, à Noël par exemple, il mériterait de faire un carton. Car Disaster alterne intelligemment les gameplay. Et je dis bien les gameplay, car on en aurait au minimum trois sortes : aventure classique (je cours, je sauve, j’en apprends plus sur le scénario), arcade (je pointe et je tire) et course de voitures ! Le tout utilisant à ravir les fonctionnalités de la wiimote, décidément une merveilleuse manette. Le point fort du titre est de mon point de vue que les gameplay sont circonscrits dans des temps courts, et en conséquence, sont beaucoup plus intenses. Ils savent renouveler le plaisir de jeu, car la séquence suivante (c’est-à-dire le type de gameplay) est chaque fois imprévisible. Comment aurais-je pu prévoir qu’après avoir sauvé tout le monde en ville, je devrais shooter des terroristes du groupe nommé SURGE ?

Oui. Dans Disaster : Day of Crisis, on incarne Ray (de son vrai nom Raymond), un ancien Marine et membre d’une équipe de secours en milieu extrême. Pas n’importe qui, donc. Mais lors d’une mission de sauvetage, tout tourne mal (je n’en dis pas plus, on ne fait pas de spoil !). Et voici qu’un an plus tard, un sismologue est enlevé par des terroristes (le fameux groupe SURGE, constitué de Marines). Il va falloir découvrir pourquoi, mais je vous avoue qu’on va avoir aussi d’autres chats à fouetter dans une ville en proie aux tremblements de terre et aux intempéries ! Qui plus est, je ne pense pas que le cas de cette ville soit unique. Ca ne m’étonnerait pas qu’on voyage un peu pour trouver des réponses… mais ça, c’est de la pure spéculation.
Parlons peu, parlons bien.

Avouons-le, ça a l’air difficile de « mourir » dans Disaster, à moins de franchement le vouloir. Bien sûr, avec la version démonstrative proposée nous ne faisions que la partie « introductive » du jeu, donc c’est somme toute assez logique que ce ne soit pas trop dur au début. Puisqu’on parle de vie, c’est un point qui a été travaillé mais qui est resté très intuitif. En effet, on n’a pas une barre de vie, mais trois. Trois manières de mourir : l’une est une jauge de pureté des poumons, l’autre une barre d’endurance et la dernière une barre de vie. Poumons encrassés = moins d’endurance. Si je n’ai plus d’endurance et que je veux quand même piquer un sprint, je perds de la vie. C’est simple, et toutes les informations sont visibles en un seul endroit. C’est, disons, la petite subtilité du jeu.
Enfin, pour ce qui est de sauver les diverses personnes en difficulté que vous serez amené à rencontrer, plusieurs possibilités s’offrent à vous selon la situation. La chose à garder en mémoire c’est que chaque séquence de sauvetage est précédée d’un écran servant de didacticiel. Pas de prise au dépourvu donc. Et même si cela rend ces phases bien plus facile à appréhender au final la variété des missions donne à l’ensemble une tournure très sympathique. Sans compter qu’en matière de graphisme et de maturité ce jeu pourra enfin faire plaisir aux vieux gamers, enclin à se plaindre d’un manque en la matière sur la console de Nintendo.
Vous devez être membre pour pouvoir poster des commentaires.